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«Toi l’ Auvergnat qui, sans façon …»   (1)

auvergnat

 

Les rallonges s’étirent  :  table,  soupe, fromages
Sourires …  de la ferme …pour  un,  pour  deux, pour trois  …
Pour Citadins qui passent, qui ont faim, qui ont froid,
Qui  n‘ont rien : c’est la guerre (2): La restriction fait rage.
Presqu’autant qu’à Paris ...

Orge grillée (3), bourriols, (4) ou savons fabriqués,
On en met de côté  pour  ces «mendiants»  qui  passent.
Dans leurs poches vidées, la guerre a fait main basse.
Nous, avec  de la terre, du  labeur, des idées,
On vit mieux qu’à Paris !

Sans oublier les villes (5) …,  qui furent nourricières,
Comme la capitale où nous avons gagné
L’argent, compté, en vue d’un unique projet :
Revenir   "au  Pays"   mériter  de  la  terre
Et plus d’air qu’à Paris.

Alors : point  de  folies ! Juste le nécessaire :
Épargne , prévoyance … car «1 sou c’est 1 sou».
Soupçonnait-on qu’un jour (6) «un chou serait un chou» ? (7)
Surtout pour le Titi réfugié vers la Cère
Bien loin de son Paris ?

Aujourd‘hui (9) plus qu’hier, il faut doper l’entr‘aide
Indigne société de consommation !
Qui accroît les «trop-plus» et les privations ! (8)        
Prévoyance ?! Partage ?! ... Bougnat, porte ton aide …
…Aux élus de Paris !

(1) Brassens: « Toi l’Auvergnat , qui , sans façon…m’a donné… quand dans ma vie,  il faisait faim...»
(2) 39-45
(3) Production de la ferme qui remplaçait le café.
(4) Sorte de crêpe qui remplaçait le pain.
(5) Paris et  par extension  , toutes les villes qui concentrent l’Activité.
(6)  l’Exode pendant la guerre de 39-45 .
(7) Le sens propre répond à la dérision.
( 8) Les Riches encore plus riches et les Pauvres plus pauvres.
( 9 ) 2008.

 

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