cp

Récemment, une publication sur Facebook condamnait la promotion de produits locaux en raison d'une photo de vache Salers en toile de fond et suscitait un certain émoi pour ne pas dire plus sur la toile.

Réseaux sociaux

Cela m'a interpelée et incitée à la réflexion … Pour mémoire, à l'entré "réflexion", le dictionnaire Larousse spécifie : "Qualité de quelqu'un qui évite la hâte, la précipitation dans ses jugements et dans ses décisions", qualité de plus en plus rare dans une société où l'instantané et l'immédiateté règnent en maîtres.

Dans la publication en question sur Facebook, un site de vente par correspondance de produits locaux était mis en cause pour avoir présenté de la tome fraîche avec une photo de vache Salers à l'arrière-plan, association pouvant inciter à penser que ce fromage était issu de lait de cette race selon certains internautes.

Aussitôt les commentaires ont fusé, parfois argumentés, plus souvent vindicatifs et définitifs, les pro-Salers traites (avec le lait desquelles est fabriqué le Salers Tradition) contre les pro-races allaitantes (avec le lait desquelles sont fabriqués la tome, le Cantal et le Salers) et au milieu un entrepreneur littéralement cloué au piloris pour sa « malhonnêteté » supposée.

Hélas la polémique, générée par les appellations officielles (AOP, IGP, etc) qui jouent sur les mots et les images en tout légalité, ne date pas d'hier et flambe dès que les réseaux sociaux s'en mêlent.

En voulant, louablement, défendre la Salers traite, c'est la boîte de Pandore qui a été ouverte, celles de censeurs qui savent tout sur tout mais sans aller à la source de l'information, pour comprendre avant de condamner.

Qui, au milieu de tous ces commentaires, aura lu la publication en forme de droit de réponse de l'incriminé ?

Qui, dans ce concert de critiques, aura pris en compte sa bonne foi ?

Qui aura noté qu'il a acheté la photographie de son arrière-plan à un célèbre photographe de la place pour décorer sa boutique – je dis bien acheté pas volé ou copié/collé comme c'est monnaie courante sur les réseaux sociaux ?

Sa plus grande erreur aurait-elle été d'acheter une photo de vache Salers (parce qu'il la trouvait chouette) au lieu d'un paysage quelconque ?

Espérons qu'il ne le paie pas trop cher ! Et de grâce, (ré)apprenons à réfléchir avant d'écrire et souvenons-nous du bon vieux proverbe : les paroles s'envolent et les écrits restent.

DTF avril 2021