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L'origine de Murat est inconnue. Tout ce que l'on sait, c'est que la naissance de cette ville remonte à très longtemps : sa première trace dans l'histoire se situe en 270 après J.C., à l'endroit des prédications de saint Mamet, envoyé pour apporter les « lumières de l'évangile ». En langue celtique, Murat signifierait « roc escarpé ».

Ensuite on en perd malheureusement toute trace, jusqu'en 1008, où l'on apprend que Murat est une vicomté puissante, avec un château établi depuis longtemps. La ville est alors une place fortifiée (en 1283, elle est dénommée dans un traité « Castrum apud castrum de Murat », c'est à dire « forteresse appuyée au château de Murat). Une note rapporte qu'en 1044, Henri le Noir, le roi de Germanie, aurait assiégé le château.

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Anterrochesdeloin

Située à l'entrée de Murat en venant de Laveissière, le château d'Anterroches était à l'origine (XIIIe sicèle) une ferme fortifiée. Le donjon rectangulaire a été construit au XVe siècle et au fil du temps y ont été adjoints un logis à droite (Est), flanqué d'une tour d'escalier et d'une autre tour ronde à l'angle droit, ainsi qu'une construction basse. Le corps de logis à gauche a été ajouté au XVIIIe siècle.

D'importants travaux de rénovation ont été effectués entre 1890 et 1906 sous la houlette de Jean Delpirou, architecte à Murat.

AnterrochesCPAAnterroches avant les travaux de 1890

La famille d’Anterroches, fort ancienne, portait anciennement le nom de Chambon. En 1478, Julianne de Chambon, et son époux, Jean de Laire, vendirent le domaine et le château à Jean de Traverse (qui prit alors le nom d'Anterroches), coseigneur du Chambon, gouverneur de Murat et fils Guillaume de Traverse d'Anterroches, médecin du roi Louis XI. 

Parmi les anecdotes notables du château d'Anterroches, l'histoire d'Alexandre d’Anteroche, lieutenant général, qui se distingua à la bataille de Fontenoy, le 11 mai 1745. Il commandait la première ligne de l’infanterie française, et ce fut lui qui, en levant son chapeau en l’air, aurait dit aux ennemis :

« A vous Messieurs à tirer les premiers, » ce qui lui valut plusieurs blessures.

On lui attribua aussi cette réponse à un officier qui qualifiait d’imprenables les fortifications de Maestricht : « Monsieur ce mot n’est pas français ! »

(Source: dictionnaire statistique du Cantal de Deribier)

Les châteaux

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