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1 Description

C’est au massif montagneux dans lequel il se trouve que le département du Cantal doit son nom.

Le Cantal voit le jour en 1790. Il est issu de la province de la Haute-Auvergne.

Jusqu'au 21 décembre 2015, il faisait partie, avec le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et l’Allier de la région Auvergne. Depuis le 1er janvier 2016 les régions Auvergne et Rhône Alpes ont fusionné, il est désormais l'un des 12 départements  de cette nouvelle grande région  

Le Cantal occupe une portion de territoire faisant le lien, du nord au sud entre le Centre de la France et le midi méditerranéen.

De l’est à l’ouest, il se situe à une distance à peu près égale des frontières italiennes et de la côte Atlantique.

Le département du Cantal est traversé par le méridien de Greenwich qui parcourt, du nord au sud, le département sur une droite allant de Mauriac à Mourjou en passant par le village d’Ayrens près d’Aurillac. En latitude il est traversé par le 45° qui touche à l’ouest Montvert et à l’est Villedieu (près de Saint-Flour), en passant par Velzic.

2 L'antique habitat

"Les constructions mégalithiques ont été peu étudiées jusqu'à ce jour. L'habitat des grottes a eu lieu sur plusieurs points. On a relevé également des traces de cités lacustres" (Menet, la Crégut). Nos tables basaltiques constituent par leur altitude, leur isolement, et l'à-pic de leurs pentes, des emplacements privilégiés pour l'installation d'enceintes fortifiées ... Les travaux de M. Pagès Allary nous ont permis de connaître ces «îles aériennes» où l'homme est venu de bonne heure chercher un refuge. En ce qui concerne les cases (isolées ou réunies), grossières constructions édifiées à pierre sèche, en contre-bas du sol, elles abondent sur nos plateaux. Leur point de départ probable peut être fixé au néolithique, mais on a dû en construire à toutes les époques : les bergers en élèvent encore aujourd'hui. La case est le type le plus élémentaire de l'habitation que l'on occupe aux heures d'insécurité de troubles ou d'invasions. On comprend ainsi que leurs ruines aient livré le plus souvent les vestiges de civilisations successives»

(Source : A. Aymar, La Préhistoire dans le Cantal, Revue de la H. A., 1921, p. 173.)

3 Les Mégalithes

(1921)

D'après l'inventaire des monuments mégalithiques publié en 1880 par la Société d'Anthropologie de Paris, le Cantal posséderait 23 dolmens, 18 menhirs, 2 cromlechs, 2 pierres à bassin et 3 pierres diverses.

En 1901, dans la Revue scientifique, A. de Mortillet porte à 34 le nombre des dolmens et à 26 celui des menhirs ; total repris par Déchelette.

Pour en connaître les emplacements, nous conseillons de se reporter au Guide du Cantal de M. H. Delmont dont la bibliographie, à ce sujet, est complète.

Mais beaucoup de ces monuments sont en partie détruits, ont disparu, ou n'ont existé que dans l'esprit fertile de certains celtomanes.

Une enquête sérieuse menée de visu, commune par commune, reste à faire. La toponymie peut venir en aide au chercheur. Les peires, plantades, ficades ou levades (Pierrefitte, Pierrefiche, Peyrelevade, Peyrelade etc...) sont nombreuses en Haute-Auvergne avec les Peyre grosse, les Cayre ou Cayrou. Il s'agit parfois d'accidents naturels, de bornes de limites parcellaires (surtout en montagne), ou d'anciens repères signalant les chemins effacés par la tourmente neigeuse.

Tout ce que l'on a écrit à propos de la religion druidique locale ne repose sur aucun fondement sérieux.

4 Age du bronze

(1921)

"Parmi les nombreux tumulus que l'on observe dans le Cantal, un certain nombre sont de l'âge du bronze. Telles sont plusieurs sépultures des environs d'Ydes et notamment le Suc des Demoiselles, qui donna à son explorateur, Deribier du Chatelet, un beau poignard. Mais les trouvailles les plus nombreuses consistent en objets isolés ou en trésors placés dans des cachettes. C'est ainsi qu'en 1818, en faisant un canal d'irrigation dans le bois de la Margide (Commune de St-Gérons), près du Roc Cobolaïre, on dé¬couvrit un lot d'une vingtaine de bracelets, et qu'en 1872, trois superbes épées en bronze furent retirées d'une fente de rocher à Allliés (Commune de Menet).

(Boule et Farge : Guide du Cantal, p. 80.)

Son chef-lieu, Aurillac, (latitude 44°56, longitude 2°26) est situé, à vol d’oiseau à 435 kilomètres de la capitale.

Le Département du Cantal est limité au nord, par celui du Puyde-Dôme ; à l'est, par celui de la Haute-Loire ; au sud-est, par celui de la Lozère  ; au sud, par celui de l'Aveyron et à l'ouest, par ceux du Lot et de la Corrèze.

Le Cantal a aussi des frontières naturelles marquées par des cours d’eau : au nord-ouest, la Dordogne, le sépare du département de la Corrèze. Au sud-est, le Bès, le sépare de la Lozère. Les cours d’eau de la Maronne, de la Cère, de la Veyre, du Lot, du Goul, et de la Truyère font également partie de ces frontières naturelles.

La superficie du département du Cantal est de 577,933 hectares qui s’étalent sur une longueur maximum de 110 kilomètres et une largeur de 90 à 95 kilomètres.

La population du Cantal en 2013 était de 147 035 habitants

Le Cantal est divisé en 3 arrondissements (Aurillac, Mauriac, Saint-Flour), 27 cantons et compte 260 communes.

Le plomb du Cantal est le point culminant du département, 1858 mètres. Par temps clair, la vue est limitée par les monts du Puy de Dôme au nord, et la Planèze à l’Est.

Du plomb du Cantal dévalent quelques torrents qui conduisent les eaux côté Murat, par l’Alagnon, jusqu’à l'Allier puis la Loire, et sur le versant opposé, par la Truyère et la Cère, jusqu’à la Gironde en passant auparavant par le Lot et la Dordogne.

Un autre massif, le Puy Mary se dresse à 1787 mètres au nord-ouest du Plomb du Cantal. Le Puy Mary est sillonné par de nombreuses vallées verdoyantes dans lesquelles coulent de petites rivières.

5 L'âge du fer

L'époque hallstattienne, premier âge du fer, période de transition, est représentée principalement chez nous par les trouvailles de Mons, près de St-Flour, où sur le plateau, les tumulus à incinération sont juxtaposés aux tumulus dolmens.

En 1877, MM. Delort, professeur au collège de St-Flour, et Baldram père et fils, entrepreneurs, y découvrirent, dans une chambre sépulcrale mise à jour, un amas d'ossements humains (dont plusieurs crânes), de multiples outils instruments et armes de silex de bronze et de fer, des coupes en bronze, et des vases en terre rouge grossière, une épée en fer à la poignée de bronze, un bracelet en bronze qui en proviennent, sont au Musée Rames à Aurillac. Le bracelet se compose de six anneaux superposés retenus solidement ensemble par une tringle mobile. Est-ce une parure ou le signe distinctif d'un chef ?

«Sur ce contrefort des Cévennes, au passage des hordes barbares en marche vers les contrées méridionales, le grand nombre des tumuli de Mons indiquerait, non pas une résidence, mais un champ de bataille où l'on aurait brûlé des morts par petits monceaux» (Rapport de M. Mathieu à l'Académie de Clermont-Ferrand, 1877)

Le tumulus de Celles, au sud-ouest de la gare de Neussargues, (détruit par l'agrandissement de celle-ci) fouillé au début du siècle par Pagès-Allary, marque la seconde époque de l'âge du fer dite de la Tène qui vit l'apogée de, la puissance celtique.

Il s'agissait d'un four d'argile préparé pour incinérer un «Arverne de condition qui, par une coutume fort heureuse pour les préhistoriens, fut accompagné de ses armes, de ses instruments préférés, de ses poteries de choix. Les cendres du mort vénéré se sont mélangées aux cendres du foyer. Le mobilier est des plus remarquables : d'abord une superbe pointe de lance en fer et les débris d'une armature de bouclier rappelant le combattant prêt à lutter pour l'indépendance ; à côté deux grands couteaux de fer et une faucille ; enfin tout un matériel spécial : scies, limes, racloir, compas, ciseaux, tranchets, gouges, perçoirs, marteaux, poinçons qui pourraient convenir à un de nos ébénistes modernes.

Qu'en conclure ? Que le mort devait être un artisan de condition aisée, soldat quand besoin était. Les poteries restaurées par M. Pagès dépassent la vingtaine. Ajoutons un moulin à bras...

«Le tumulus de Celles a dû recevoir les cendres d'un Arverne qui vivait sans doute peu d'années avant Vercingétorix» (D` Paul Girod : Une sépulture gauloise de l'époque de Vercingétorix : Moniteur du Puy-de-Dôme, 12 janvier 1904.)