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Le Musée Conservatoire des Traditions Rurales

de la communauté urbaine Mauriac-Le Vigean.




Il se situe entre Mauriac et Ally sur la route de Pléaux

On peut y retrouver :

  • L'intérieur d'une habitation des années 1950

  • Un grenier qui servait de chambre d'appoint ainsi que pour le stockage du pain.

  • Une grange où sont exposés des outils pour les travaux des champs : labour, fenaison, moisson, etc.

  • Une étable aménagée pour présenter des métiers aujourd'hui disparus.

  • A l'extérieur : des chars, des tracteurs,des charrues, des batteuses, etc

 

  • Chaque année le dernier dimanche de septembre, à l'occasion de la journée "portes ouvertes" du Musée-Conservatoire, a lieu la FETE DU BATTAGE DU BLE NOIR.

    Heures d'ouverture : du 1° juin au 15 septembre
    Mardi- Jeudi-samedi-dimanche de 15 h à 18 h.
    Visite des groupes en dehors des heures
    d'ouverture contacter: 04 71 68 09 91 ou 04 71 67 32 03 ou 04 71 68 14 70 ou 04 71 68 04 84.

     

HISTORIQUE DE L’ESCOLA FELIBRENCA

Depuis sa fondation en 1974 (œuvre de Clément Besombes devenu en 1985 majoral du fébrilige), l’école fébriléenne de Mauriac, née pour mettre en valeur la noblesse et la richesse du parler mauriacois (parler de l’auvergnat méridional de l’ouest) a connu plusieurs étapes dans son activité.

Dans un premier temps, elle tenait des réunions mensuelles dans une salle de la mairie, il s’agissait de donner à ses membres une culture de base sur le fébrilige : origine, orientation, méthodes de travail, découverte des œuvres de base, découverte des félibres cantaliens.

Les assemblées générales comprenaient, outre leur nécessaire aspect administratif, un petit repas traditionnel et une veillée. Ces veillées étaient décentralisées (Pons, Salins, Drugeac, gare de Mauriac, Moussage …). Le magnétophone à portée de la main, les responsables enregistraient chants, contes, récits facétieux.

On passa ensuite à la transcription graphique de ce matériel. Cela fit l’objet de longues discussions, les Mauriacois ayant été habitués à une graphie à la française par le chroniqueur éditorialiste (et collaborateur) du "Réveil de Mauriac", Justin Bourgeade. Un inventaire complet des termes en Oc publié dans le Réveil fut réalisé (par un T.U.C affecté à la Miramontesa et par les élèves de la section occitan du Lycée Marmontel dans le cadre d’un P.A.E). Fort heureusement, et ils n’avaient pas le choix, les élèves travaillaient en graphie moderne (étymologie classique). Il fut donc possible de sortir rapidement un numéro spécial de la revue de la maintenance d’Auvergne du fébrilige, La Cabreta consacré uniquement au parler mauriacois. Tous les membres de l’Escola n’étaient pas encore convaincus du bien-fondé du système graphique (imposé par le Capistol). Des progrès furent réalisés quand Clément Besombes, répondant à une demande du directeur, le Député-Maire Augustin Chauvet, ouvrit dans Le Réveil sa chronique occitane "Les Novèles prepaus". Plus de 600 textes ont été publiés (maintenant un membre de l’Escola, Jean Faucher a fait son entrée avec des souvenirs du vieux Mauriac. Dans ses écrits beaucoup de personnes retrouvent des personnages oubliés). L’Escola a par ailleurs un bulletin BUTA (qui n’est pas sorti depuis 2 ans pour raisons financières et parce que les loisirs de l’équipe dirigeante sont pris par le CONSERVATOIRE.

VERS UN CONSERVATOIRE DES TRADITIONS RURALES

En 1983, La Miramontesa s’est vue affecter un local à Mauriac. Elle est devenue le Groupe Artistique de l’ Escola et a inclus dans son spectacle, dans sa première cassette audio des morceaux collectés par l’Escola. Elle a également créé sur des musiques du voisin (Spontour, commune corrézienne de Soursac) Altéro Betti ; sur des musiques de l’ami Altéro, Clément Besombes a composé des paroles occitanes. Depuis le répertoire du groupe a évolué sous l’ influence limousine et avec la création collective.

Très rapidement la salle de la rue Marcel Bonnet est devenue, pendant la saison estivale, une salle d’exposition pour des créateurs locaux et pour des outils qui commençaient à sortir des greniers des membres du groupe.

L’impulsion était donnée pour lancer, la Miramontesa d’abord, puis l’ensemble de l’Escola dans une collecte de témoignages du passé rural (avant les années 50, véritable charnière dans les techniques agricoles et arrivée de la grande mécanisation). L’ Escola a donc vu germer en son sein le but lointain d’ installer un musée; un P.A.E du Lycée Marmontel intitulé "de l’araire al ventadorn" a bénéficié des apports en matériel et en témoignage du premier travail de l’Escola et a débouché sur une diffusion en direction du secteur scolaire. La publication a fait affluer de nouveaux témoignages et des offres de dons de matériel. L’affaire paraissait donc jouable. Il a fallu récupérer le matériel et le rassembler dans un local dont le propriétaire était membre de l’Escola.

A partir de là, le projet a été présenté à Monsieur le maire qui a fourni annuellement une subvention pour achat de matériel.

L’Escola s’est lancée dans la recherche d’un local. Il a fallu deux ans de visites de locaux agricoles pouvant être achetés par la commune. Enfin "l’Ostau roge", route de Pléaux s’est trouvée en vente. L’acquisition par la commune a demandé 8 mois. Il a fallu une année de travaux rudes et quasi quotidiens pour des membres de l’association présentant des compétences pour restructurer le niveau cuisine grange et grenier, avec l’aide d’un C.E.S de la commune, fort heureusement technicien en bâtiment et disposant pour la menuiserie des machines de son père, artisan menuisier retraité. Sans cela nous n’aurions pas abouti. Imaginez la mise en place des planchers, d’un escalier avec seulement des outils à main et … de la bonne volonté !

En janvier 97 commençait l’installation de l’outillage au niveau 2 (grange et cuisine). Il fallait aller vite sans oublier la vocation félibréenne de la réalisation (nom des machines, des outils, des ustensiles en français et en oc) de panneaux bilingues. Le Musée devenu "Conservatoire des Traditions Rurales de la Communauté Urbaine de Mauriac-Le-Vigean" se remplit de matériel lourd : de l’araire à la batteuse en passant par les premiers tracteurs … En 1997 le niveau 2 fut inauguré et ouvert au public.