Jean-Louis Charbonnel (1848-1885)

Né à Paulhac (cantal) en 1848, il meurt dépressif, atteint de troubles de la vue à l'âge de 36 ans.

Après avoir peint un extraordinaire portrait de sa grand-mère à l'âge de 13 ans, il est envoyé en 1862 à Paris suivre la formation de l’École des beaux-arts où il fréquente les ateliers de Léon Cogniet (1794-1880), de Gérôme (1824-1904), de Carolus-Duran (1837-1917), de Jean-Baptiste Farochon (1812-1871) et Oliva. Il fut membre des ateliers d’Antoine-Jean Gros, de Merry-Joseph Blondel, et de David d’Angers. Il expose au Salon de 1848.

 

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Jean-Louis Charbonnel voit le jour en 1848 à Bélinay de Paulhac et passe son enfance au pied du Plomb du Cantal, dans le vert et sauvage paradis des estives. Encouragé moralement et financièrement par le département du Cantal, il s’engage dans des études artistiques, entre à l’Ecole des Beaux-Arts et reçoit l’enseignement très complet qui y était délivré à l’époque, sous l’égide de Jean-Léon Gérôme. Lorsqu’il expose ses premières œuvres au Salon, il a tout juste dix-huit ans et une carrière prometteuse s’ouvre devant lui. En 1870, il s’engage dans les brigades mobiles et fait preuve d’un courage exemplaire qui lui vaudra les honneurs de la Médaille militaire. Lorsqu’il reprend ses pinceaux, il s’affirme dans la voie du réalisme, avec une nette tendance naturaliste. S’il excelle dans la peinture d’histoire, c’est avec des scènes de genre qu’il obtiendra ses lettres de noblesses. Quant aux portraits, qu’il exécute pour des motivations sans doute plus alimentaires, ils recouvrent quelques figures nationales comme le sculpteur Pompon, ou locales, comme le juge sanflorain Alfred Passenaud, ou le banquier d’origine aurillacoise Jacques-Emile Beyne.

Remarqué par les critiques d’art de l’époque, notamment Huysmans, il sera constamment encouragé par les Cantaliens, fiers de leur compatriote, et par la presse locale qui rendra compte chaque année de ses travaux avec enthousiasme. Mais ce « rude enfant de l’Auvergne » comme l’appelaient ses amis, va devoir affronter la concurrence terrible qui existait à cette époque dans le monde artistique. Il mourra dépressif à l’âge de 36 ans, et suprême acharnement du sort, le même jour que Victor Hugo, une coïncidence qui contribuera à le précipiter presque immédiatement dans l’oubli... Cent vingt ans plus tard, Pascale Moulier sort enfin de l’ombre ce peintre oublié et attachant, au parcours à la fois exemplaire et tragique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Infos pratiques:


Jean-Louis Charbonnel, un artiste cantalien à Paris
Livre de Pascale Moulier
Editions Cantal Patrimoine
16 x 24 cm, impression couleur
108 pages, 52 illustrations
15 €
http://cantalpatrimoine.free.fr/

Ouvrage vendu au siège de l’association :

Cantal Patrimoine, 58, rue de Belloy, 15100 Saint-Flour,

ainsi qu’en librairie.