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         BRUNON est un surnom devenu nom de baptême germanique. Il vient de « brunja» qui signifie cuirasse ou bouclier. Dans l’ancienne religion germanique, « Brunon » était l’un des nombreux surnoms d’Odin, chef des dieux Ases.

         Ce surnom fut pris comme dénomination ethnique par un ancien clan de la noblesse (nobiles) saxonne westphalienne. En l'an 785, Widukind, leur chef à cette époque, prêta serment de fidélité à Charlemagne. Après plusieurs missions infructueuses de ses « Missi dominici », le roi des Francs édicta la fameuse "Capitulatio de partibus Saxoniae" et le clan des BRUNON fut converti de force au christianisme. Des familles issues de ce clan sont venues s’installer notamment sur le contrefort est du Massif Central. L'histoire nous montre qu'elles s'adaptèrent très vite à leur nouveau pays et y firent souche, ce nom de baptême étant devenu très tôt nom de famille héréditaire (cf. ci-dessous).

         L’un des descendants de Widukind, BRUNON, duc de Saxe, fonda en 865 le bourg de BRUNSVICK, en latin « Brunonis vicus » qui signifie le « village de Brunon ».

Du Xe au XIIe siècle, on compte une vingtaine de personnages ecclésiastiques importants nommés BRUNON, issus du clan saxon, certains saints ou bienheureux, dont deux papes : Grégoire V (à qui succéda Gerbert d’Aurillac) et Saint Léon IX, ainsi que plusieurs évêques en Germanie et en France.

       Eusèbe BRUNON est évêque d’Angers en 1047. Une famille portant ce nom vivait en Bordelais aux XIIIe et XIVe siècles. Les BRUNON essaimèrent principalement en Forez, Velay et Lyonnais. On trouve un certain Jean BRUNON de "Strata", écuyer, sergent-général du Comté de Forez en 1373, prévôt de Cleppé et de La Tour-en-Jarez, au service de Louis II de Bourbon. Son épouse est dame de compagnie d'Anne Dauphine. Il convient ici de noter que l'orthographe de ce nom féodal n'a jamais varié au cours des siècles.

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Dénombrement et répartition géographique actuelle des BRUNON                                                                                                                                    

 

       Seulement mille personnes portent aujourd'hui le nom BRUNON en France. Ce nom est considéré par l’INSEE comme étant très rare par rapport au million de noms répertoriés. C’est dans le département de la Loire que le nom BRUNON est le plus répandu, puis viennent la Haute-Loire et le Rhône. On trouve aussi aujourd'hui ce nom en moindre part en Allemagne, en Europe centrale et aux Etats-Unis.

       En Haute-Auvergne, le nom BRUNON apparaît en 1756 à Aurillac, date d’installation d’une branche issue du Forez via la Bourgogne et la Lorraine. Elle donna notamment des magistrats et des militaires, dont un garde du corps du Roi de Pologne Stanislas (Benoît), un chevalier de Saint-Louis (Just), un zouave pontifical (Gerbert) et un général gouverneur militaire de Verdun (Jean).

Consciente de ses origines et de ses devoirs, cette branche est très attachée à la Couronne de France et au Saint-Siège, qu’elle a toujours servi et défendu.

       En 2012, les descendants de cette même famille, portant le nom BRUNON, résident à Aurillac, Toulouse, Paris et en Allemagne (soit 12 personnes).

Armoiries portées par cette branche :

« D’azur au chevron d’or accompagné en chef de trois brugnons mal ordonnés, tigés et feuillés du même, en pointe d’une tête de lion arrachée d’argent »

- Timbre : heaume d’écuyer, une tête de lion arrachée d’or en cimier, lambrequins d’azur et d’or.

- Devise : « Dieu, le Roi et la France »

Des ascendances européennes occidentales :

   En remontant aujourd’hui en progression géométrique les différents rameaux de cette branche aurillacoise des Brunon, on rencontre des noms issus de diverses provinces françaises, mais aussi de différents pays d’Europe occidentale.

Provinces françaises :

Normandie (Caudron de Coqueréaumont, de La Foye…), Bretagne (de La Monneraye, de La Bourdonnaye, de Baudran, Yviquel de l’Escly, de Berthou, de Boiséon …), Artois (de Linas…), Flandre (Macquart…), Limousin (de Bar del Peyroux, Meynard de la Sudrie, de Commines de Marcilly…), Haute-Auvergne (de Giou de Caylus, de La Carrière, de Cabanes-Comblat, de Fortet, Esquirou de Parieu, de Cabrol de Cinquarbres, de Vernhes de Boussac… ), Basse-Auvergne (de Cohade de Rodadour, Lafon de Saint-Marc…), Provence (de Beaussier), Anjou (de La Grandière), Hainaut (Barbier de La Serre), Lorraine (du Lys)

Pays européens :

Flandres occidentale et orientale (de Navigheer de Kemmel, de Ghellinck…), Italie (d’Aronio…), Espagne (d’Hespel, de Tarragon…), Irlande (O’Garvey of Morisk, O’Murphy of Leacum, Mac Dermot, Butler, Gogan of Galynge…), Ecosse (Ramsay of Dalhousie, Fletcher of Dunans…), Angleterre (Plowden…)

  • Sources : "Les Petits Bollandistes" Dom Piolin ; "Le mémorial des siècles" Gérard Walter ; "Dictionnaire" Moreri (tome II) ; "Manuel d’histoire, de généalogie et de chronologie" Stokvis (tome III) ; "Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule, du VIème au XIIème siècle" M-T. Morlet (tome I, noms issus du germanique) ; "Les noms féodaux" Dom Bettencourt ; ″La noblesse du Moyen-Age dans l'ancienne Francie″ Léopold Génicot, Annales 1962 ; " Les origines ethniques des Européens" Georges Cerbelaud-Salagnac. Archives familiales.

Jean-Yves Brunon

Lire aussi : Gerbert BRUNON zouave pontifical  &  Jean BRUNON Général d'Armée

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