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Il y a 10 ans, déjà, le 14 janvier 2006, Jacques Faizant disparaissait à Suresnes à l’âge de 87 ans. Et là, je vous entends dire «Mais quel rapport y a-t-il entre Jacques Faizant et le billet bi-mensuel de Cantalpassion ?»

La réponse est : son lieu de naissance. En effet, Jacques Faizant est né à Laroquebrou le 30 octobre 1918, quelques jours à peine avant la signature de l’Armistice, dans la maison Terrisse, route de Siran où sa maman avait trouvé refuge en ces temps troublés de première guerre mondiale.

Ayant eu connaissance de ce fait, dans les années soixante, M. Leyrat, président de l’Amicale des enfants du Canton de Laroquebrou à Paris, l’a contacté et c’est ainsi que pendant plusieurs années, Jacques Faizant a honoré de sa présence le banquet parisien de l’Amicale.

Grand amateur de cyclotourisme, Jacques Faizant avait l’habitude d’organiser chaque année un circuit en vélo dans les Pyrénées. Dans le courant des années 70, il a été sollicité pour organiser un circuit vélo dans le Cantal. A l’occasion de cette randonnée cycliste originale qui a réuni, entre autres, 25 coureurs américains, il a émis le souhait d’être reçu et hébergé à Laroquebrou. Il semblerait que la commune n’ait pas pu répondre favorablement à sa demande, les hôtels de Laroquebrou n’étant déjà plus que des ombres d’hébergement touristique. Jacques Faizant a donc été logé à Aurillac, ce dont il se dit qu’il aurait été relativement affecté. Quel dommage d’avoir raté le parrainage d’un passionné de cyclisme nommé à ce titre Chevalier des Palmes académiques et titulaire de l’Oscar du cyclisme (1968) !

Quelques années plus tard, entre 1992 et 1996, le maire de Laroquebrou, souhaitant valoriser les atouts de la commune en mettant en avant un homme à la renommée nationale, voire internationale, l’a contacté. En effet, rares sont les communes qui peuvent s’enorgueillir d’avoir vu naître un Chevalier de la Légion d’Honneur, également Officier des Arts et des Lettres (1988). Malheureusement, en dépit de quelques échanges de courriers encourageants, les choses en sont restées là.

Quand on sait que Jacques Faizant a quitté Laroquebrou à l’âge de 11 jours, on se dit que, décidément, entre lui et la cité roquaise, c’est un peu une histoire de rendez-vous manqués.

montage dessins bis

La collaboration de Jacques Faizant avec l’Amicale des Enfants du Canton de Laroquebrou a, elle, été beaucoup plus fructueuse puisque pendant plusieurs années, il a participé au banquet annuel de l’amicale qui se tenait habituellement au Salon Vianey ou Delbor, près de la gare d’Austerlitz. D’un abord facile et sympathique, il dédicaçait avec bonne grâce les menus à tous les membres qui en faisaient la demande. Il a également offert un certain nombre de dessins originaux pour illustrer les menus et même accepté que certains d’entre eux soient édités en pin’s, les fameuses épinglettes arborées par tout un chacun à la fin des années 80, début 90.

Impossible de terminer ce billet sans mentionner que, dans son édition du 14 décembre 2005, soit à peine quelques semaines avant son décès, l'hebdomadaire Charlie Hebdo avait consacré deux pages à Jacques Faizant, avec des hommages, parfois grinçants, rendus par Luz, Tignous, Sattouf, etc., sous le titre : « Jacques Faizant prend sa retraite, les dessinateurs de Charlie postulent au Figaro ».

 

 

 

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