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NOËL LAFON (NADAL LAFONT)

lafon

Né en 1942 à Aurillac, Noël Lafont y a passé presque toute son enfance, excepté quelques années à Montgailhard (Ariège) où son père, cheminot, avait été nommé.
Revenu à Aurillac, il passe le concours d’entrée à l’Ecole normale. Il est reçu 1er. Excellent élève, il part à Clermont préparer son bac de mathématiques élémentaires mais choisit finalement la voie littéraire.

Le professeur de Lettres... et d’occitan

Après une Licence de Lettres à Poitiers, et une Maîtrise de Lettres à Clermont (un mémoire sur Albert Camus que Roger Quillot a fait publier), il revient dans le Cantal et enseigne les Lettres au Lycée Emile Duclaux puis au Lycée Jean Monnet (Aurillac). Ses collègues se souviennent d'un homme de cultivé, discret e modeste, d'un esprit fin, qui utilisait ses connaissances pour faire de l'humour.Noël Lafon s’est toujours intéressé à la culture occitane. Vers 1983, il décide d’apprendre l’occitan : il suit les cours d’Eulalie Moissinac puis de Roger Teulat (Université Blaise Pascal, Clermont). En 1997, le voyant courir d'Aurillac à Mauriac, on se demandait ce qui lui était arrivé : il était devenu professeur d’occitan !

Le musicien de bal

Noël Lafon a été guitariste dans les bals dès l’âge de 16 ans : une façon de gagner un peu d’argent de poche. Il a appris aussi le piano, l’orgue électronique, l’accordéon, la cabrette... qu’il sortait régulièrement quand il jouait, entre autres, avec Tonin Lours. Il a créé deux orchestres : "Generation" et "Le Sud". Il est ensuite revenu aux formules "musette" et traditionnelle, acompagné d'un batteur ou d'un cabretaire, souvent Claude Descombels, puis seul à partir de 1996.

Lo Convise

A partir de 1987, Noël Lafon anime, au sein de l’Institut d’Etudes occitanes du Cantal, les activités du « convise » (conversation occitane). En 1992, il crée sa propre association, Lo Convise, désormais indépendante de l’IEO, mais qui reprend les mêmes activités, qu’il anime avec sa femme, Lucienne. En 1994, il fonde la revue Lo Convise, à laquelle il sait assurer de nombreuses collaborations d’écrivains de langue d’oc.

Outre ses activités de conversation occitane, de cours d’occitan, d’atelier de chant et de danse, Le Convise assure aussi des éditions : particulièrement intéressé par les écrivains occitans du Cantal, Noël Lafont a publié par exemple le troisième recueil de poèmes en occitan de Vermenouze (Inédits languedociens), le Dictionnaire carladésien de Maurice Dage, les poésies de jeunesse de Raymond Four et, à l’occasion du cent cinquantenaire de la naissance d’Arsène Vermenouze, le catalogue de l'exposition faite à Ytrac.

En 2008, il publie Ecrits occitans cantaliens, ouvrage monumental, à la fois guide littéraire et historique et anthologie. En 2010, il prépare l'édition de l'intégrale de Pèire Biron, et la réédition de l'œuvre de Louis Delhostal. La création littéraire actuelle a aussi sa place dans le catalogue du Convise : on y trouve des auteurs contemporains comme Roger Teulat, le majoral Zefir Bòsc, Jòrdi Maurici Maury.

cigale

La reconnaissance de cette œuvre en faveur de la langue d’oc trouve son expression chez le Félibrige*, qui l’a nommé Majoral** : Noël Lafon a reçu la Cigale du Gardon le 6 mars 2010.

*Félibrige : organisation de défense et de promotion de la langue et de la culture d'oc créée en 1854 par 7 jeunes poètes, dont Frédéric Mistral.

**Majoral : le Félibrige possède en son sein une académie appelée « consistoire », garante de la philosophie félibréenne et composée de cinquante majoraux élus à vie par cooptation. Le majoral est détenteur d'une cigale d'or portant le nom que lui donna son premier titulaire.