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Le résumé historique du 139e  pendant la Grande Guerre n’a pas la prétention d’exposer les faits de guerre au jour le jour ; il fera ressortir les évènements saillants qui mettent en relief les brillantes qualités de ce régiment.

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Vosges  1914 (août 1914)

Le 139e RI tenant garnison à Aurillac est un des régiments  du 13e CA (Corps d'Armée), 26e DI (Division d'Infanterie), 52e Brigade .

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Le colonel  Mienville le commande, à l’effectif de 60 officiers, 3300 hommes (recrutement du Cantal, Lot, Aveyron, Puy-de Dôme, Haute Loire,) ;il s’embarque à Aurillac le 7 août 1914, débarque le 9 près d’Epinal et après trois heures  de marches  pénibles, heurte l’ennemi vers Sainte-Pôle, Saint-Maurice, Badonvillers.

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Le 14 au soir, les 1er et 2e bataillons bravement , tentent à l’arme blanche de rejeter sur la rive droite de la Vezouze, (Est de Cirey), les allemands qui font rude accueil, mais lâchent pied. C’est le premier engagement du régiment, le baptême du feu par une charge folle à la baïonnette qui nous coûte cher mais dont l’élan irrésistible et bien français impose l’admiration.

 

Le 17 la frontière est franchie, et c’est la marche sur Sarrebourg suivie d’un recul sur Rambervillers qui nécessitent l’arrivée de renforts ennemis, les gros canons et surtout la menace d’enveloppement.

 

Du 25 août au 8 septembre on se bat rudement entre la Meurthe et Rambervillers, tenant pied en déplorant de grandes pertes, sans repos, sans vivres, mais confiants quand même.

 

SOMME 1914  sept.1914

Puis, c’est  la Marne et l’ennemi qui se dérobe ; le 139e, relevé le 9 septembre, gagne Tahon-les-Vosges le 10, et Creil le 14.

Déjà le 16 septembre, on se brûle à bout portant dans les bois de Thiescourt, vers Lassigny ; les Allemands se cramponnent aux hauteurs de la ferme Saint-Claude.

C’est une période de durs combats, la guerre de mouvement sous bois, avec ses surprises, en alerte continuellement, et des effectifs réduits.

 

Le 18 septembre le régiment ne compte plus que 10 officiers 1.720 hommes malgré de nombreux renforts.

 

BELGIQUE  1914   nov  1914

Le 139e s’embarque pour la Belgique le 12 novembre et relève le 15, près de Zonnebecke, un régiment anglais ; le secteur est agité, le sol de Belgique boueux et glissant, mais le régiment ne reste  là que quelques jours ; après avoir stationné à Poperinghe jusqu’au 6 décembre, il vient jouir près de Compiègne d’un premier repos de quinze jours.

 

SOMME  1915  déc 15 à fév 16

Fin décembre 1914, le régiment relève devant Roye un régiment du 4e Corps, et, longtemps, participe à de dur travaux entre Tilloloy  et l’Echelle-St-Aurin ; il tient également un secteur vers Lihons et Maucourt, vers  Beuvraignes et Canny-St-Matz, d’où il est embarqué pour Verdun le 22 février 1916.

 

VERDUN  1916  mars 1916

C’est la grande ruée des Allemands sur Verdun ; pour s’emparer de la glorieuse citadelle ils ne ménagent pas leurs obus, et envoient des régiments entiers à la mort ; mais cette poussée furieuse que l’insuccès exaspère et qui se croyait irrésistible se butte à l’ardente ténacité des troupes françaises ; « ils ne sont pas passés ! »

 

Comme presque toutes les divisions, la 26e va jouer son rôle glorieux pendant cette période critique.

Le 139e R I .débarqué le 26 février vers Ste-Menehould  gagne par étapes la région de Recicourt où il stationne pendant quelques jours ; puis les lignes Béthelainville  au bivouac devant le paysage lugubre, neige, chemins boueux, trous d’obus, arbres abattus, cadavres de chevaux, pas d’abris, pas de feux !

Cependant le 92e R.I. s’empare du bois des Corbeaux, et après trois kilomètres sous les gros obus, notre 1er Bataillon pénètre à son tour dans le bois des Corbeaux pour renforcer ce régiment ; le 9, l’artillerie adverse donne  violemment et un bataillon nous attaque à la côte de l’Oie ; il se heurte à la 2e compagnie qui l’accueille de rude façon, s’obstine, et enfin nous laisse 130 cadavres et 18 prisonniers.

 

Le colonel MACKER du 92e, et le commandant ARNOUX du 139e, 1er bataillon, venus reconnaître plusieurs régiments Allemands qui avancent, sont frappés à mort.

L’attaque se déclenche le 10 à midi, ne peut pénétrer dans le bois des Corbeaux, mais nous déborde par le bois des Cumières ; elle s’intensifie et nous reculons malgré l’héroïque résistance du capitaine de La Pomelie, tué, et de son petit groupe.

Resté le seul officier debout, le lieutenant Trenty se bat vaillamment et mérite une citation à l’ordre de l’Armée.

Les 2e et 3e bataillons se portent en renfort sous le feu violent des canons ; les deux chefs de Bataillon, plusieurs commandants de compagnie et de nombreux chefs de section tombent blessés ; pas de défaillance pourrant malgré la tourmente d’artillerie jusqu’à la relève dans la nuit du 13 au 14.

Pendant ces quelques jours le Régiment a joué un rôle remarquable : le 1er bataillon par son ardente attaque ; d’où il revient presque complètement anéanti, les 2e et 3e bataillons par leur hardi mouvement de soutien et leur résistance sous un tir écrasant.

Le 1er bataillon obtient une citation à l’Ordre de l’Armée :

« Chargé sous les ordres de son chef le Commandant ARNOUX d’appuyer des troupes que venaient de conquérir une position ennemie et qui étaient contre-attaquées, a réussi par sis assauts énergiques à arrêter la progression de l’ennemi devant nos tranchées. »

Aux Armées, le 13 avril 1916

Le Général Commandant  la 11e Armée.

Signé : PETAIN.

 

 

COMBATS DEVANT CHAULNES    juillet-nov.1916

Le 139e R.I. participe à la grande offensive Franco-Anglaise dur la Somme, de juillet à novembre 1916.

L’ennemi s’obstine sur Verdun, il faut absolument disperser ses efforts en frappant un grand coup sur un point sensible.

La 26e D.I. rattachée au 10e C.A., général ANTHOINE, pour ces opérations de la Somme opère devant Chaulnes, et est placée au centre du dispositif d’attaque.

Le 139e R.I. participe de la position ennemie à l’ouest de Chaulnes jusqu’à l’élément de cette position appelée « Tranchée Ferdinand «. L’attaque doit avoir lieu le 4 septembre ».

Dans les tranchées, dans les boyaux, c’est un amas de débris et de matériel, des abris défoncés, des places d’armes éboulées, c’est surtout la boue inoubliable de la Somme où s’ensevelissent à moitié les corps des hommes et contre laquelle il faut déjà lutter.

Le colonel MIENVILLE qui s’est porté à la tranchée de départ  adresse quelques paroles vibrantes à ses soldats ; les vagues franchissent successivement la première ligne sans flottement, sans défaillance ; les pertes sont nombreuses, surtout parmi les officiers, sans toutefois diminuer le mordant de l’attaque qui se poursuit jusqu’aux objectifs  assignés. Cependant un fortin allemand au centre de l’attaque n’a pu être réduit ; ses mitrailleuses infligent aux vagues qui avancent, à celles qui le dépassent, aux blessés même, des pertes sensibles.

Le Colonel  MIENVILLE tombe blessé d’une balle à la cuisse au moment où il franchit nos fils de fer ;  l’aumônier divisionnaire, Abbé de CHABROL, toujours au premier rang parmi les braves, est tué. Le commandant du régiment passe au Commandant DUROUCHOUX, resté à son poste malgré sa blessure au début de l’affaire ; on le retrouve une heure après tué dans un poste d’écoute ; le commandant MAIILLEFER, qui doit lui succéder, vient d’être tué en premier ligne.

La nuit est tombée, les liaisons s’établissent  péniblement, les listes de tués et de blessés s’allongent ; c’est le moment le plus pénible depuis le début de l’action ; la pluie tombent à verse, les corvées de ravitaillement n’arrivent pas, les hommes s’enlisent dans la boue et s’égare dans la nuit sans lune. Cependant le fortin tient toujours, le jour va  venir, il faut absolument le réduire ; c’est à la 2e compagnie qu’incombe cet honneur, et c’est ici que si place un des épisodes les plus glorieux de notre régiment.

Le lieutenant TRENTY, 2e Cie, prépare et dirige cette opération au cours de laquelle se distinguent particulièrement le sergent BARRA et le caporal LAVAL avec ses six hommes, FABRE Auguste, CROS Antoine, FILLIOL Léon, PASTURAL  Vital,  CAILLOL Félix.

Le sergent BARRA opère par combats de boyaux ; ses grenadiers énervés  par la résistance voient à chaque instant, tomber un des leurs sous les balles du fortin. BARRA prend le revolver d’un aspirant tué, franchit résolument le barrage et tue deux ennemis ; son audace donne l’élan décisif ; il sort des hommes de partout.

Au cours de l’attaque du 4 septembre, le caporal et son groupe de nettoyeurs se heurtent au fortin ; frôlé par un coup de feu tiré de près par un felwebel, le caporal LAVAL abat cet adversaire d’un coup de fusil, et par un feu intense de sa petite troupe, tient en respect la garnison du  fortin  pendant la nuit du 4 au 5.

Au petit jour, profitant d’un instant où les Allemands s’étaient mis à l’abri d’une pluie torrentielle, le caporal LAVAL bondit avec ses hommes et par son attitude résolue amène la reddition des adversaires : 1 officier, 80 hommes et 6 mitrailleuses.

Le lieutenant  TRENTY et le sergent BARRA sont faits Chevaliers de la Légion d’honneur ; le sergent BARRA devait se faire tuer le 15 septembre. Le 139e, pour perpétuer le souvenir glorieux de ce brave, donne son nom à une tranchée devant Chaulnes.

Pendant cette affaire, la 26e D. I. atteint tous ses objectifs, tandis que les divisions voisines qui l’encadre pour soutenir éventuellement  son effort ne parvient pas à remplir leur mission.

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Le 139e mérite une Citation à l’Ordre du 10e C. A. qui sera transformée en une Citation à l’Ordre de l’Armée :

« Le 4 septembre 1916, sous le commandement du colonel  MIENVILLE , s’est porté à l’attaque dans un ordre parfait, a enlevé dans un élan irrésistible malgré le violent bombardement, six lignes ennemies de tranchées, sur lesquelles il s’est installé définitivement après avoir réduit brillamment plusieurs îlots , fait plus de 250 prisonniers, et s’être emparé d’un matériel de guerre important, dont plusieurs mitrailleuses et une dizaine de canons de tranchées. »

 

Le lieutenant Colonel de CERTAIN prend le commandement du Régiment le 9 septembre 1916.

 

 

SAINT  QUENTIN 1917

Nos ennemis contenus à Verdun et vaincus sur la Somme, opèrent le grand repli dit stratégique, qui conduit le 20e D.I. jusqu’aux abords immédiats de St-Quentin. Le contact est repris sur la fameuse ligne Hindenburg.

 

Le 139e a pour mission de s’emparer de la côte 108, devant Grand Seraucourt ;  c’est le 1er bataillon, Commandant RUNACHER, renforcé en cours d’opération par le 2e bataillon, Commandant DUPLOUY, qui en chargé.

L’attaque arrêtée par les feux de mitrailleuses provenant de la côte 108 reprend sous la protection de nos tirs d’artillerie et atteint son objectif.

Le 15 avril le régiment relève le 121e  dans le secteur de Pire-Aller, Moulin-de –tous –Vents, et reçoit le 18,  après un violent bombardement, trois attaques convergentes sur un saillant du secteur Pire-Aller.

Contenus à la grenade, les assaillants ne parviennent à pénétrer dans  quelques éléments de tranchées que lorsque les défenseurs ont épuisé leur  approvisionnement en grenades.

Aussitôtravitaillée, la 10e compagnie, 3e bataillon, Commandant WEISS, et une section de la 11e Cie, contre-attaquent.

Le terrain est repris intégralement.

Le lieutenant MICHAUD est fait  Chevalier de la Légion d’honneur à la suite de cette action brillante.

 

 

VERDUN  1917  août  1917

Les avantages obtenus par les allemands à Verdun au prix de sacrifices insensés, évoquent l’idée d’une fortune patiemment amassée au cours d’une existence  entièrement consacrée au travail et qu’un coup de bourse malheureux emporte.

Ils perdent en un jour le résultat de plusieurs mois d’efforts.

La 26e D. I. : qui défendit Verdun aux heures pénibles de 1916 méritait bien de participer à ce retour offensif.

Le Général PETAIN, commandant en chef, rassemble la 26e D.I. au Camp de Mailly quelques jours avant l’attaque ; son entretien se résume par une promesse conditionnelle qui sera tenue grâce à la vaillance de notre régiment. Avant de partir à l’assaut, les  hommes en connaissent la récompense ils sont  bien sûr de la mériter.

Le 139e a pour mission de s’emparer de la côte 304. L’attaque se déclenche le 20 août ; les mouvements des bataillons se font sous de violents tirs de barrage ; le débordement de la côte 304 n’ayant pu être complètement réalisé, l’attaque reprend le 24 : le 1er bataillon, commandant RUNACHER, s’empare de l’ouvrage du Peyrou, palgr& le bombardement d’une estreême violence par obus ordinaire et par obus toxiques : des reconnaissances dépassent même largement les objectifs et poussent jusqu’au village de Haucourt.

 

A la suite de cette affaire,  le Général commandant la 11e Armée  cite à l’ordre de l’Armée le 139e  Régiment d’infanterie :

« A  participé de façon la plus brillante sous le commandement du Lieutenant-Colonel de CERTAIN à l’enlèvement  de la côte 304, le 20 août en appuyant de la région du Peigne d’enserclement  progressif réalisé  malgré la violence du bombardement et en exerçant une action de refoulement sur le  front ennemi, le 24 août en enlevant l’ouvrage du Peyrou et ses avancées jusqu’au village d’Haucourt, dépassant ses objectifs, tandis qu’un de ses bataillons étayaient la droite du dispositif de la Division et contribuait à la progression vers l’ouvrage de Lorraine. A montré ainsi au même degré les qualités de ténacité et d’allant qui caractérisent une troupe d’élite et assurent le succès final. »

Q. G. A. le 26 septembre 1917

Le Général Commandant la 11e Armée,

Signé : GUILLAUMAT.

 

Le Général Commandant en chef tenant sa promesse décide que la citation à l’Ordre du 10e C. A. accordée au 139e pour les affaires de septembre 1916, sera transformée en citation à l’Ordre de l’Armée. De ce fait, la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre est conférée au 139e Régiment d’infanterie.

Cette suprême distinction, récompense légitime d’une longue série d’efforts couronnés de  succès, et, il faut bien le dire, depuis longtemps enviée, est fort appréciée par tous nos braves soldats

 

BEZONVAUX  décembre 1917

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Février, mars et avril 1918, le régiment tient le secteur de Bezonvaux ; c’est une période d’occupation longue et pénible. Les coups de mains ennemis à peu près quotidiens imposent une vigilance soutenue ; le 139e en reçoit plusieurs qui sont arrêtés net  par le déclenchement immédiat de feux nourris.

En dépit des conditions matérielles très mauvaises, le Régiment entend prouver une fois de plus qu’on n’aborde pas impunément son secteur.

Le Lieutenant-Colonel CERTAIN, en quittant le 139e R. I. pouvait en faire ce brillant éloge :« Grâce à vous, pendant les 18 mois où j’ai eu le grand honneur de le commander et particulièrement sur la Somme, à St-Quentin et autour de Verdun, le Régiment, par son courage, sa ténacité et son esprit de discipline, s’est classé parmi les plus solides de l’Armée française et a même mérité la haute distinctiont il a été l’objet ». Le Lieutenant-Colonel ADAM prend le Commandement du Régiment le 21 mai 1918.

 

LA  FERTE-MILON  juin 1918

Nous en sommes aux heures critiques de 1918.

Avec des forces supérieures l’ennemi poursuit son offensive foudroyante ; il avance chaque jour d’une quinzaine de kilomètres.

Débarqué en pleine bataille, le 139e arrête net l’avance ennemie, infligeant à 2 Divisions de la Garde, l’élite de nos adversaires, des pertes sérieuses : telle est la conclusion brutale et suffisamment éloquente des durs combats autour de la Ferté-Milon du 31 mai au 6 juin.

Il s’agit d’interdire l’infiltration de l’ennemi remontant l’Ourcq et de s’opposer à tout prix à une avance sur la Ferté-Milon. Les bataillons jetés dans la bataille aussitôt débarqués, sur un front mobile où les surprises ne manquent pas, participent également au redoublement de l’ennemi.

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Le 3e bataillon, Commandant WEISS ; des le début de l’engagement, la 4e section de la 9e Compagnie est décimée ; aucun gradé ne subsiste ; les 7 soldats survivants rejoignent des fractions avancées de la compagnie voisine ; la 2e section appuyée par une section de mitrailleuses se trouve submergée. Ce n’est qu’après avoir repoussé trois fois les vagues ennemies que les débris de ce groupe se replient sur la ligne de résistance ; de la section de mitrailleuses il ne reste que 2 soldats dont l’un, HOUDRE, emporte précieusement sa pièce.

La 3e section de la 10e compagnie engage le combat à l’ouest de Marisy-Ste-Geneviève ; submergés par les vagues allemandes, les 9 survivants de la section sont renforcés par la section de réserve qui fera le lendemain une hécatombe d’allemands, grâce à l’énergie du fusilier-mitrailleur LAURENT.

Ailleurs, l’héroïque  fusilier-mitrailleur GODART, de la 11e Cie, continue tir efficace bien que ses deux camarades soient tombés à ses côtés.

Les tentatives ennemies sur le Plateau de Mosloy sont toutes repoussées ; on compte plus de 300 cadavres sur le front du bataillon.

Au premier bataillon, commandant RUNACHER, les faits d’armes sont aussi nombreux ; la 2e Cie qui supporte  le choc principal d’une contre-attaque est presque entièrement hors de combat, ayant perdu son commandant de compagnie et tous ses chefs de section. Tous les chefs de section de la 3e Cie sont blessés. Parmi les nombreuses actions d’éclat il y a lieu de signaler celle du caporal PAUCH, de la 1ere C. I.  qui, voyant son officier blessfé à quinze mètres d’un groupe ennemi, s’est précipité à son secours, l’a dégagé en faisant feu de son arme et l’a ramené près de sa pièce. Mettant rapidement en batterie a réussi à arrêter net la progression de l’ennemi.

Le  2e bataillon, Commandant DUPLOUY, reçoit l’ordre de nettoyer le Buisson de Cresnes et de s’emparer d’Ancienville.

Au cours de la progression, la 6e Cie saute sur une section de mitrailleuses qui s’enfuit laissant ses deux trépieds et un tué : l’ennemi tente une attaque sur la Carrière de Troesnes : il est repoussé.

Le bataillon passe la nuit sur ses positions, l’attaque est reprise par les 1er et 2e bataillons ; le mouvement s’exécute ; contrordre parvient au chef de bataillon alors que les compagnies ont déjà pénétré sans le Buisson de Cresnes ; la 7e Cie qui n’est pas touchée par cd contre-ordre avance toujours et ne se replie sur la cote 107 que menacée par des mouvements de flanc.

 

Le capitaine JOANNY qui compte parmi les brillants officiers du 139e est tué.

Le sous-lieutenant BERNARD dirige une action offensive très hardie, il est cité à l’Ordre de l’Armée, une citation à l’Ordre du 2e Corps d’Armée de cavalerie atteste la tenacité du 139e pendant ces durs combats.

 

SAINT-MIHIEL  sept. 1918

En septembre 1918, le Régiment participe à l’action offensive de l’armée américaine pour la réduction  de saillant de St-Mihiel.

Cette opération menée avec : beaucoup de calme et de sang-froid et dans le plus grand ordre, réussit pleinement. L’ennemi durement malmené sur chaque face du saillant se replie précipitamment : le 139e est le premier régiment qui entre dans Saint-Mihiel, après quatre longues années d’occupation ; les malheureux habitants se portent au devant de nos soldats avant même que les derniers Allemands aient quitté la ville.

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BOIS DES CAURES  1918     octobre 1918

Continuant à coopérer avec l’armée américaine, le 139e R. I. termine la guerre dans le secteur de Verdun par la prise de Beaumant, du bois Fays et du bois de la Wavrille.

C’est la fin.

Attaqué partout, en retraite sur tout le front, l’ennemi s’accroche désespérément à ce dernier piller d’une résistance désormais inutile ; rendons lui cette justice qu’il sy bat jusqu’zu bout avec courage et ténacité.

Malgré de violentes réactions par plus de tous calibres et par obus toxiques, le terrain conquis reste entre nos mains.le courage famillier au 139e et sa ténacité légendaire font que une fois de plus leurs preuves. C’est dans cette opération que le soldat PACHOT se distingue ; agent de liaison il s’avance tranquillement quand il aperçoit dans la direction de l’ennemi une ligne d’ombres ; il s’avance vers cette ligne ; arrivé à quelques pas une ombre se détache du groupe qui se trouvait être une patrouille allemande et de précipite sur lui.le coups à coups s’engage,

PACHOT, surpris & son équipement arraché mais eu l’ordre de se rendre il accepte la lutte et parvient à se dégager, puis sans tenis compte du danger, il se tourne vers ses camarades et s’écrie follement :

« Voilà les boches ; les mitrailleurs tuez, déclenchez le barrage ! »

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Le 139e R. I. était à la veille d’attaquer dans l’Est quand l’armistice a été signé.

 

La victoire ou la mort était la devise de la 139e Demi-Brigade, c’était aussi celle de tous ceux qui ont eu l’honneur de servir la Patrie pendant la Grande-Guerre ; la longue liste des braves tombés au champ d’honneur en est une preuve éloquente.

Leur sacrifice n’a pas été vain, la Victoire est venue.

Malgré sa victoire la France n’a pas encore, le droit de se reposer sur ses lauriers, trop de ruines sont à réparer.

A l’abri de ses troupes qui montent la garde au Rhin, mettons-nous courageusement à l’œuvre et , unis, travaillons à passer ses blessures afin que la France vive comme le voulaient ceux qui sont morts pour elle.

 

 

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