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 paulate

Dessin  de Roland Sabatier pour le Carillon de Barriac

Noël ! Ce mot, à lui tout seul, contient tout un monde … évocateur pour la plupart d’entre nous de souvenirs d’enfance liés à la venue du Père Noël et à la fébrilité qui nous a tous saisis au moment d’ouvrir les cadeaux. Cependant si l’ancienneté séculaire de la tradition de Noël est attestée, celle du Père Noël, bonhomme replet au costume rouge et à la longue barbe blanche, ne s’est vraiment généralisée qu’à partir de la deuxième moitié du XXè siècle.

La légende rapporte que, dans quelques communes du Cantal, particulièrement en Xaintrie, mais également en Artense selon certains témoignages, la nuit de Noël, Paulate (ou encore Polate, voire Poulate), sorte d’ancêtre du Père Noël en cape grise, venait apporter des sucreries et des friandises, aux enfants sages et peut-être bien des orties à ceux qui l’avaient mérité.

Il semble qu’à Pleaux, Mauriac ou encore à Salers, cette tradition ait été encore plus importante puisque, pendant toute la période de l’Avent, d'abord à l’heure de l’Angelus, les cloches des églises sonnaient Paulate, à la volée, sur l’air approximatif du « Roi Dagobert ». Pourquoi cet air en particulier ? Peut-être, si l’on en croit l’hypothèse avancée par Raymond Mialaret*, parce que cette tradition remontait au temps du « bon roi ». Puis peu à peu (étymologie probable de Paulate), les cloches sonnaient de plus en en plus tardivement pour annoncer la messe de minuit le 24 décembre.

Ces carillonnages festifs dont le son devait se répercuter de vallées isolées en campagnes lointaines étaient sans doute un moyen de communication efficace destiné à rappeler l’approche de Noël (la Nativité) aux ouailles des paroisses concernées.

Aujourd’hui, d'une certaine manière, la tradition se poursuit avec la tenue, à l'approche de Noël, du Marché de Paulate à Barriac les Bosquets.

*R.Mialaret, poète né à Pleaux (1890-1983), ami d'Arsène Vermenouze.