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Le Moulin de Bargues

partie intégrante de l’histoire de Sansac de Marmiesse.

Derrière son aspect anodin se cachent près de 1000 ans d’histoire, celle du château de Marmeyras (Marmiesse), aujourd’hui disparu. Pour comprendre les origines de ce moulin et  du château dont il dépendait, il faut se plonger au XII eme siècle qui a vu sans doute l’édification du château. Les terres des domaines de Sansac et de Marmiesse étaient alors distinctes.

Marmiesse appartenait à Henri, comte de Rodez qui donna en 1219 le château de Marmiesse et ses dépendances à son fils Gilbert. Puis la seigneurie de Sansac et celle de Marmiesse réunies passèrent des comtes de Rodez à la famille de Marcenac, seigneur de Marmiesse, est soupçonné par le roi d’avoir quelques dispositions envers l’ennemi Anglais : ordre fut donné aux habitants d’Aurillac d’assiéger le château de Marmiesse et de le raser. Retournant la situation à son profit, Guillaume de Marcenac évite l’affront en contribuant financièrement à la lutte contre les Anglais. C’est deux siècles plus tard que le château, fortifié et donc dangereux pour la royauté est mis en péril : en 1589, le roi ordonna d’en prendre possession et de le léguer à l’armée royale. Mais la suite ne fut pas celle espérée par le roi, dès 1590 le château devient un repaire de brigands qui rançonnent les voyageurs empruntant la route des bords de Cère avant d’être réinvesti par la seigneurie. L’histoire du château de Marmiesse prend fin par sa destruction à la révolution de 1789.

De ce fait de toutes les dépendances du château, seul le moulin a survécu :

Situé sur les bords de la Cère, en contrebas du Château il se compose de deux corps de bâtiment formant un L et son aspect extérieur est presque discret comparé à la richesse de’ style de ses intérieurs.

Il ne reste plus grand-chose du château, détruit lors de différentes batailles et achevé pendant la révolution française, le moulin ne fonctionne plus et la petite chapelle a été rasée, remplacée aujourd’hui par un terrain de tennis, le souterrain qui permettait de passer sous la Cère lui est toujours existant même s’il serait dangereux aujourd’hui de l’utiliser.

D’après Céline MERLE & Julien VEYRIERES (Bulletin Municipal N° 24 Février 2002)

 N.B. : Le Moulin de Bargues pourrait bien avoir été celui qu’évoque Arsène VERMENOUZE dans son poème « Paillargue», il reste à l’établir……