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Histoire de la commune de Prunet


Quand on cherche un peu, il apparaît que PRUNET, était sous l’emprise d’une certaine bourgeoisie et de seigneurs venus de tout horizon.
Pierre de la Roque, Capitaine du château de Conros y habitait vers 1555, un peu plus tôt, dans les années 1456, Noble Pierre de Montal coseigneur de Folboles, était le maître incontesté du village des Roumiguières (les Roumiguines).
Noble Mondot de Verdelon régnait sur le village de Béteille, Jean de Séguy sur celui du Bousquet.
L’illustre Maître Antoine Fualdès, Juge près la cour d’assises de Rodez, était propriétaire d’un vaste domaine à Cantuel, et nombre de prêtres issus de familles nobles furent curés du Prieuré de PRUNET : Noble Maurice de Pouzols en 1517, Nicolas Bonhomme en 1620, Charles Alexandre d’Estaing en 1706, Joseph de la Force en 1743 etc …
Le réseau cantalien de ces châteaux et demeures seigneuriales y était particulièrement serré et les redevances perçues étaient parmi les plus élevées. La sévérité des gens d’affaires des seigneurs, percepteurs de cens et de dîmes, ne fut jamais accepté, et aux exécutions militaires, répondaient des mutineries armées de paysans. C’est peut-être pour cette raison que le bourg de PRUNET eut le malheur d’être incendié en 1750. Dieu seul le sait !...

Village de CANTUEL

Le manoir de Cantuel , est une magnifique bâtisse : certainement une des plus anciennes de PRUNET, elle date de 1600. Dans ces murs de près de 1,50 m, s’ouvrent des fenêtres à meneaux : ce sont des montants verticaux ou des traverses horizontales en pierre qui divisent les baies en plusieurs compartiments, cette originalité est peu commune. La maison possède également deux très grandes pièces superposées, une au rez-de-chaussée et l’autre à l’étage qui ont la particularité d’avoir deux énormes et magnifiques cheminées en pierres de taille qui sont elles aussi superposées mais, elles ont la rareté de n’avoir pas le même conduit d’évacuation. Au bout de l’escalier partant du vestibule, le palier offre au regard, une niche imposante dans le mur, avec deux ou trois marches apparentes, qui laisse à penser, d’après l’actuel propriétaire, que cette ouverture condamnée donnait l’accès par un petit escalier, à une tour située sur le derrière de la bâtisse et aujourd’hui disparue.
Cette maison bourgeoise et cossue, ainsi que la ferme de Cantuel, très étendue sur le territoire de notre Commune (elle allait jusqu’à Aubugues), était vers les années 1800, la propriété du Procureur Impérial Maître Fualdès qui venait se reposer avec sa famille dans cette maison de campagne. 
L'étrange histoire de cet éminent personnage ?
Maître Antoine Bernardin Fualdès était né à Mur-de-Barrez, le 10 Juin 1761. Avocat, puis notaire dans sa ville natale, il avait occupé diverses fonctions publiques au début de la révolution. Il fut juré au Tribunal de Paris, Juge puis Procureur de la République près la Cour d’assises de Rodez où il resta en exercice jusqu’à la Loi de 1816 supprimant cette fonction. 
Fualdès avait un passé politique chargé et tourmenté, on disait même qu’il avait siégé comme juré au procès de Marie-Antoinette. En 1816, il vivait de ses maigres rentes, mais l’heure était au règlement de comtpes. 
La Ville de RODEZ n’avait pas bonne réputation et ne comptait guère que six mille âmes. Sur la ville et la campagne environnante miséreuse, planait une tristesse infinie et l’angoisse de l’inconnu. Dans la soirée du 19 Mars 1817, la boulangère Marie Chassan trébucha sur une objet tombé dans le caniveau : c’était une canne à pommeau d’argent, qui fut peu après identifiée comme celle appartenant au Procureur Fualdès. Le Jeudi 20 Mars, la femme Salacroup longeant l’Aveyron à pied, aperçut le cadavre d’un homme ligoté, qui tournoyait à la surface du fleuve : c’était celui de Maître Fualdès, une entaille béante à la gorge montrait sans équivoque, qu’il avait été assassiné.
Ce fut le début de ce que l’on a appelé « la rumeur de Rodez », des centaines de témoins étant pris d’une véritable hallucination collective. L’enquête fut d’abord menée par le Commissaire Constans et le Juge Teulat. C’est la maison Bancal qui faisait la honte de Rodez, un sinistre taudis avec des chambres d’hôtes insalubres et des tenanciers hideux et malpropres, qui fut le théâtre du crime. Des dizaines de témoins à l’imagination sanguinaire étaient surs d’avoir vu les assassins comploter, assassiner et transporter le cors vers l’Aveyron à travers la ville. Peu après l’emprisonnement de plusieurs suspects, les premiers soupçons se portèrent d’abord sur Jean-Baptiste COLLARD qui logeait à la maison Bancal. La longue enquête, pleine de rebondissements,, de dénonciations, aboutit ensuite sur l’inculpation de Charles Bastide Gramont dit « le gigantesque ». C’était un bourgeois étriqué, qui habitait à une dizaine de kilomètres de Rodez, au château du Domaine de Gros. Il était le filleul de Maître Fualdès. Puis ce fut enfin au tour de l’agent de change, Joseph Jausion d’être inculpé. C’était un riche usurier qui vivait au château d’Esclauzade et qui avait épousé la sœur de Bastide. Colland, Jausion et Bastide furent exécutés à Albi le 3 Juin 1818. Plusieurs complices, beaucoup plus tard, après de nombreuses procédures en réhabilitation, furent remis en liberté. L’instruction et le procès eurent lieu en 1817 et 1818. Une bien longue et ténébreuse affaire que a fait couler beaucoup d’encre et dire beaucoup de paroles. Ce complot politico-judiciaire reste encore à ce jour un mystère sur bien des points. 
On ne sait pas aujourd’hui … quel retentissement avait eu à l’époque cette bien sinistre histoire, sur les gens de PRUNET !...

Village du BOUSQUET

Le Bousquet était un village assez important, habité en 1743 par Noble Jean de Séguy, puis en 1768 par son fils Jean-François « Seigneur du Bousquet » et en 1789 par Joseph de Séguy, écuyer. Vers 1870 un des descendants de cette illustre famille fut Maire de la Commune de PRUNET.Les De Séguy habitaient dans une somptueuse demeure . La bourgeoisie fréquentant ces lieux avant 1780, allait quelque fois « prendre ces eaux bienfaitrices ».
Il existait en effet à PRUNET, plusieurs sources d’eaux minérales. Celle PRUNET était acidulée et ferrugineuse. Elle s’échappait des fissures de terrain primitif, elle convenait pour la chlorose, l’anémie et les fièvres intermittentes invétérées. Au Bousquet, une autre source était fréquentée avant la révolution par quelques malades.
Les sources d’eaux minérales au 16ème siècle suscitaient beaucoup d’intérêt pour nombre de médecins, car elles étaient un ultime recours pour les maladies chroniques. Elles étaient très prisées en Auvergne. Dans un tableau de l’époque, on parle de la fréquentation des sources entre 1780 et 1789 et notamment pour celles du Cantal.
Plusieurs centaines de buveurs pour Vic-sur-Cère, quelques dizaines de buveurs pour Saint-Géraud d’Ally et Saint-Martin-Valmeroux, quelques personnes du voisinage pour Condat. Ne sont plus fréquentées ou très peu : le Bousquet de PRUNET, les Chazes à Saint-Jacques-des-Blats, Raulhac, etc…

Village de BETEILLE

Béteille, qui s’écrivait aussi Betheille ou Béteilhe, est situé à environ 4 kms de PRUNET, sur un plateau qui domine l’ensemble de la Commune. On accédait au Manoir de Béteille par une somptueuse allée de chênes, aujourd’hui disparue. De là, on a une vue exceptionnelle et magnifique sur toute la chaîne des Monts du Cantal. Cette bâtisse majestueuse possède sur le derrière une tour pointue, les anciens disent même qu’elle possédait des oubliettes ! Mais le propriétaire actuel, Monsieur BOISSE ignore leurs existences. Cette demeure de maître appartenait depuis 1454 à Noble Mondot de Verdelon qui était seigneur de Mayat et originaire du Périgord. Un de ses descendants François de Verdelon portait le titre de Seigneur de Las Daliés quand il épousa en 1594 Françoise de Sénezergues, fille du Seigneur de Réghaud. François de Verdelon fut gouverneur du château de Salers, comme d’ailleurs tous ses descendants et se distingua pendant les guerres de religion. Il fut Capitaine des Gardes et avait pour combattre auprès de lui Cat de Rastignac Seigneur de Messillac, alors Gouverneur du Haut Pays d’Auvergne. Il mis en déroute l’armée du Duc de Joyeuse, il était à a tête de cent arquebusiers à cheval à la baille d’Issoire. Il fut aussi Gouverneur du Château de Salers.
Pierre Laurent de Verdelon de la Cassagne et Antoine de Verdelon Seigneur de Roannes, furent tellement avantagés par leur père François au détriment de sa fille Marie-Anne née en première noce avec Marie Salsac, que celle-ci intenta un procès contre son père qui aboutit en 1774 à une transaction avec son demi-frère Antoine.
Les difficultés financières de la famille de Verdelon à la veille de la révolution n’étaient pas un cas isolé. Hippolyte de Verdelon fut le dernier propriétaire de domaine de Béteille. Malgré les troubles révolutionnaires, les De Verdelon purent se maintenir à Roannes. Un membre de la famille fut même Maire de cette Commune. Il habitait au château de Roannes qui fut bien plus tard, vendu à la Commune, qui en fit un bâtiment occupé aujourd’hui par la Poste et la Mairie.
La disette
Les années 1693-1694 ont été marquées par une terrible disette due surtout à de terribles conditions climatiques et des hivers très rigoureux. Les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes étaient les plus atteints.
A Teissières en 1693, le curé notait sur son registre « malheureuse année, 31 sépultures, tous grands corps. A Montsalvy, 111 décès pour 450 habitants. Ils moururent de famine plutôt que d’autre mal. Presque tous les vignerons du Fel moururent et leurs vignes cessèrent dès lors d’être travaillées. Les curés faisaient enterrer dans les jardins ou au pied des arbres. A Montsalvy, le curé indique « qu’il n’a plus le temps d’enregistrer les décès et qu’on ne sait plus où enterrer les morts ».
A Aurillac et aux alentours, beaucoup de mendiants ou pauvres sont découverts morts dans des granges.
Ce n’était pas la canicule…

(*) d'après le bulletin municipal de décembre 2003