Les filles de Lou Parou

Coralie et Élodie : au départ on s'emmêle un peu les pinceaux entre les prénoms, mais très vite le caractère des deux soeurs ingénieurs, qui produisent aujourd'hui Lou Parou, s'affirme...

LOU PAROU

Elles pourraient être jumelles, elles qui sont nées à un an d'écart seulement ; elles pourraient aussi l'une comme l'autre être cadre chez Danone, William Saurin ou Nestlé ou encore ingénieur dans un laboratoire d'analyses biochimiques... Une voie royale et des sirènes de l'agrobusiness que ces deux soeurs n'ont pas suivies préférant un métier de passion à une profession de raison.

Et peu importe l'étonnement et les allusions de leurs anciens camarades d'amphi de l'Énesad(1) ou de l'Insa(2) de Toulouse, il suffit de les écouter parler de leur organisation sur la ferme, de leurs projets, sous le regard protecteur de leur papa Jean-Louis, pour comprendre qu'elles n'ont pas fait fausse route et que c'est bien elles, Élodie (28 ans) et Coralie (27 ans) qui mèneront dans quelques années la barque de la Ferme du Bos, dignes héritières de générations de producteurs de lait au Parou.

Une affaire de famille

Pourtant, alors qu'en mai 2007, après plusieurs années de réflexion et des essais à l'Énilv d'Aurillac (École nationale des industries laitières et viandes), Jean-Louis Caumon met la main dans le caillé de son premier fromage fermier, ni l'une ni l'autre n'envisage alors un retour à la terre au Bos de Leynhac, même si Élodie reconnaît avoir toujours aimé marcher dans les bottes de son père. Été 2008, avant d'envoyer ses premiers CV, Coralie, tout juste diplômée, s'accorde une pause : comprenez un stage intensif de transformation dans l'atelier paternel. Une main d'oeuvre bienvenue alors que le salarié de J.-L. Caumon vient de partir.

Deux mois plus tard, c'est Élodie, diplôme d'ingénieur agronome en poche, qui pose ses valises momentanément au Bos. Trois ans plus tard, aucune des deux n'a envoyé le moindre CV, ni n'est repartie de la "farm sweet farm"... apprenant sur le tas aux côtés de leur père à transformer chaque semaine près de 1 400 litres de lait en yaourts, faisselles, fourmes du Bos (fromage de 10 kg type cantal(3)). La ferme du Bos a aussi lancé ses propres fromages maison élaborés avec l'appui de l'Énilv : Lou Parou, une pâte pressée, et Le P'tit Parou, une pâte égouttée qui devrait bientôt être rebaptisée Lou Carretou pour ne plus être confondu avec son grand frère auquel il n'est pourtant pas apparenté.

Et à chaque membre de la famille sa tâche : Jean-Louis est tout naturellement affecté aux cultures, soins aux vaches, à la traite du matin, tandis que son aînée prend le relais de la traite du soir et officie à la fromagerie et à l'affinage avec sa soeur, toutes deux valorisant ainsi les bases d'hygiène et de microbiologie acquises tout au long de leur cursus.

Dans la cour des grands

La cadette Coralie s'est elle tournée vers la commercialisation avec succès. Depuis que les deux jeunes femmes ont rejoint l'exploitation, dont elles sont pour l'heure salariées avec l'intention à terme de s'installer, la clientèle de la ferme s'est notablement diversifiée : une douzaine de GMS (sur Aurillac, Maurs, Figeac, Rodez...) leur font confiance : "Je suis allée les démarcher et ça s'est bien passé. Je pense que le fait que je sois une fille, qui plus est jeune, facilite les choses", expose Coralie Delpuech, regrettant des critiques trop systématiques de la profession agricole en direction de la grande distribution.

Les produits de la ferme, qui comptent aussi des tartes à la tome et des P'tits caillés, sont aussi distribués par des crémiers et fromagers. Coralie et Élodie installent par ailleurs leur camion frigo les jeudis au marché de Maurs et les samedis matin à Aurillac, avec l'appui régulier de leur mère. L'été, elles assurent les marchés de pays des alentours, des visites à la ferme et la vente au magasin.

Leur objectif ? Augmenter les volumes transformés, leur atelier ayant largement les capacités d'absorber plus du double de la production actuelle (70 000 l sur les 388 000 l de références). "Depuis trois ans et surtout cette année, nous sommes sur une courbe ascendante", se félicitent père et filles qui sont en attente d'une réponse sur deux nouveaux débouchés intéressants. De quoi envisager sereinement l'avenir pour ces jeunes entrepreneuses qui arrivent déjà à dégager un salaire à la ferme du Bos, et rendre un peu plus fier encore leur père : "On nous dit tellement que le Cantal, c'est la France profonde, alors si des jeunes peuvent y rester..."

de PATRICIA OLIVIERI avec l'aimable autorisation de lunion - Paru le 29/10/2011

(1) Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon, devenu AgroSup Dijon.

(2) Institut national des sciencesappliquées.

(3) Les Caumon ne produisent plus d'AOP cantal ayant une partie de l'exploitation hors zone.

Chefs d'entreprise au féminin

Elles n'ont pas 30 ans et ne s'en laissent pas compter. Souriantes, mais volontaires et déterminées, les soeurs Caumon gèrent leur boutique et leur vie harmonieusement. 

"Au début, quand des gens appelaient pour avoir un prix, ils demandaient à me parler, se rappelle Jean-Louis Caumon. Mais ça n'a pas duré." Sous-entendu, ces demoiselles se sont vite fait un prénom auprès de la clientèle. "Sur les marchés, les clients qui ne nous connaissent pas s'adressent spontanément à ma mère qui vient nous aider, alors qu'elle n'y connaît pas grand chose", s'amuse Coralie. Et sa soeur de confirmer : "Le fait d'être jeune a des bons et des mauvais côtés, c'est vrai que parfois on ne nous prend pas au sérieux."

Pas de quoi chagriner les deux soeurs qui ont trouvé leur équilibre avec des conjoints issus du milieu agricole eux-aussi : après le marché du samedi, la semaine est finie, hormis, comme le week-end dernier, à l'occasion de foires ponctuelles. "Je pense qu'il faut faire un métier qui nous plaît, ici, c'est diversifié, on transforme, on affine...", liste Élodie. "On fait aussi nos étiquettes, la comptabilité...", complète Coralie. "C'est tout à fait différent du métier de producteur de lait, c'est quelque chose qu'on ne maîtrisait pas trop et c'est pas toujours gagné, on a eu au départ quelques échecs", enchaîne leur père.

Du pré à la cave ? Jean-Louis Bos a investi 220 000 € en 2007 dans l'atelier de transformation (8 x 20 m2), qui comprend une salle de fabrication, de presse, deux caves d'affinage (une pour les Parou, une autre pour les fourmes) et une chambre froide. La production est fixée en fonction de la demande. 

Visite de la ferme de Salvaroque

dite " Ferme de la vache rouge"

 

Commune de Vic sur Cère: lieu dit Salvaroque.

plan-masse

 

Visite organisée par l'office du tourisme du Carlades.

 L'office du tourisme organise, en saison, la visite de fermes du Carlades.

Ce vendredi 13 avril 2012 sous la conduite du propriétaire nous avons pu faire le tour de l'exploitation de la famille Pouilhes sise à

Salvaroque, lieu de dit de Vic sur Cère.

 

--Propriètaire exploitant  Jean-Claude Pouilhes --

Salvaroque

Origine du nom: Pouilhes

 

{__Porté dans le Tarn et les départements voisins, le nom s'écrit aussi Pouilhès, Pouillès. Peut-être un dérivé de l'occitan "pol" (= coq, poulet), ou encore, selon F. Mistral, un homme querelleur ou injurieux (en français celui qui chante pouilles). À noter cependant que la finale -ès, dans cette région, est souvent liée à un toponyme. Peut-être le hameau du Pouil à La Louvière-Lauragais (11), ou encore la commune de Poilhes, dans l'Hérault. Signalons enfin que Poulhès est le nom d'un hameau à Raulhac (15)."__}

 La maison construite au cours des 17, 18 et 19 éme siècles comprenait à l'origine: un corps de ferme, une porcherie, une étable. Il lui fut ajouté une stabulation.

La ferme (60 vaches ,80 hectares) est tournée essentiellement vers la production bouchère et le lait.

Monsieur J.C. Poulhes est président d'une coopérative regroupant 5 fermes:

" Objet : assurer le maintien et le développement des élevages en système traditionnel salers situés sur la vallée de la Cère et ses environs par une valorisation spécifique de la production laitière. Pour ce faire, l'association a pour but de : créer un ou plusieurs produits permettant de valoriser le lait salers produit par ses adhérents ; organiser la production, la fabrication et la commercialisation de ces produits ; mettre en œuvre des actions susceptibles d'améliorer la qualité de ces produits ; déposer une marque permettant d'identifier et de protéger ces produits ; assurer la promotion des produits ; et plus généralement mettre en œuvre toute action susceptible de favoriser la réalisation de l'objet de Val'lait Salers. "

Après de nombreuses recherches, un ancien fromage reprend vie: Vache-rouge

le fromage de la vache rouge.

 

 

Le Cantal laitier

Depuis octobre 2000, l'association Tradition Salers et la coopérative de St Bonnet de Salers (Cantal), ont mis en place une démarche de valorisation du lait de Salers à travers la fabrication de fromages AOC Cantal au lait cru 100 % lait de Salers. Ce fromage ne peut bénéficier de l'appellation Tradition Salers puisqu'il n'est pas fabriqué en ferme, mais il se distingue des autres "Cantal" par la spécificité de race.

En 2005, la Fromagerie des vaches Salers, située à Riom-ès-Montagne est constituée. Elle regroupe actuellement 20 adhérents (14 dans le Cantal et 6 dans le Puy de Dôme). En collaboration avec la Laiterie Wachli de Condat, elle fabrique 2 types de produits : un Cantal au lait 100 % de vaches Salers et une fourme de 2 kg appelée « Trésors des Volcans ».

 

Une 3e filière prend forme actuellement en 2007, avec l'Association Val' Lait Salers, basée à Vic-sur-Cère.Le lait de vaches Salers des 5 adhérents est partiellement transformé à l'Enil d'Aurillac sous forme d'un nouveau fromage de 6, 2 kg ou 350 grammes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Boeufs vendus lorsqu'ils ont atteint un poids avoisinant 350kg partent en majorité vers le Maghreb. Ils sont achetés à leur descente du bateau par des familles pour leur consomation personnelle.

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Le diaporama de format  *.mp4  est un peu long à charger..... Patience.

Voir les photos

 

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A Calvinet en Châtaigneraie


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Dans un petit village auvergnat coquet et reposant

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Louis Bernard Puech Artisan Cuisinier.

" Enraciné dans son terroir, pétri de tradition, ce cuisinier exprime son savoir avec précision et modestie. Demeurer proche des hommes, respecter le produit, aimer la terre, tel est le vrai message qu'il transmet dans l'assiette".

 

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Un accueil et des repas de qualité...

HÔTEL BEAUSEJOUR** 15340 CALVINET.
Tél.: 04 71 49 91 68. Fax: 04 71 49 98 63

http://www.cantal-restaurant-puech.com

Cabecou du Marilhoux – GAEC des Bessonnies

15400 TRIZAC – 04 71 78 6619. Le Cabecou du Marilhoux

On le trouve pour le moment, à Paris et à Clermont-Ferrand, dans certains restaurants ! De quoi s’agit-il ? D’un petit fromage de chèvre bien comme il faut et sympathique en bouche. Pas de vacances pour les fermières Sandrine et Pascale qui confectionnent cette gourmandise. Elles se sont installées depuis 2 ans, après 5 ans de métier et de pratique, en Auvergne, proche de la petite ville de Trizac, jadis temple du « bleu ».

Le fameux bleu de Trizac, un fromage communément appelé également bleu d’Auvergne, ne se fabrique plus depuis un certain temps dans cet endroit. La laiterie a fermé ses portes et les agriculteurs se tournent plutôt vers l’élevage des vaches Salers, un peu pour la viande, beaucoup pour le fromage à pâte cuite du même nom, ou encore la fabrication et la vente de fromage de chèvre.
Bien que le fromage obtienne son goût particulier plus par son environnement (herbages, climat, altitude), que par la dénomination des herbivores, l’utilisation des animaux du cru, est presque obligatoire pour être pris au sérieux par le consommateur qui, la plupart du temps, comme moi d’ailleurs, n’y connaît rien ou pas grand’chose aux critères de fabrication des fromages en général.
Nos deux expertes en fromage de chèvre expliquent avec passion que la petite bergerie gère un cheptel de 35 mères, 15 chevrettes et 2 boucs et que la production de lait atteint une moyenne de 800 l/an (120 l/jour en période de lactation, au printemps). Les chèvres, des vraies du Massif Central, sortent toute l’année et la ferme fonctionne au rythme des saisons, dix mois sur douze.
On peut imaginer que la bergerie s’octroie deux mois de vacances, mais ce n’est hélas pas le cas.
Du mois de décembre au mois de janvier, les biquettes n’ont plus de lait et les naissances des petits ont lieu de fin janvier à avril ... Comme vacances, il y a quand même mieux !
Et puis, quand le fromage est fabriqué, affiné, il faut le commercialiser. Sandrine et Pascale disposent à cet effet d’un petit camion frigorifique qui leur permet de livrer les commandes à Clermont-Ferrand, qui dispatche sur Paris, et d’approvisionner les marchés locaux des petites, moyennes et grandes agglomérations du secteur.

Il ne s’agit pas simplement de vendre sa production. D’énormes contraintes, toujours plus pointues, plus fréquentes, (contrôle sur les marchés et régulièrement deux à trois fois l’an, à la ferme) et plus systématiques en autocontrôle (coût env. 80 €), représentent la partie la moins joyeuse de ce métier, qui tient plus du sacerdoce et de la passion, que de la façon « libre » de gagner sa vie.
Le cahier des charges ne cesse d’ailleurs de s’allonger. Alors, pendant vos vacances, pensez-y ! Allez acheter vos fromages chez le fermier. Vous ne paierez pas plus cher et vous avez la garantie d’un produit frais. En prime, vous aurez le plaisir de visiter la bergerie, la fromagerie et d’avoir un contact avec de vraies gens. Rien que ça, c’est déjà formidable.

Pierre Dolivet. Photographe Auteur