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S’il est quasi impossible de dater son apparition dans nos campagnes, le sabot, réalisé d’un seul tenant en creusant un morceau de bois, hêtre ou noyer, est probablement apparu vers le XVè siècle. François Villon l’évoque dans sa Ballade de la Grosse Margot en 1512. Jusqu’à l’apparition de la chaussure dite « moderne » après la 2ème guerre mondiale, le sabotier/galochier était indispensable à la vie quotidienne du plus petit village.

La galoche, plus tardive et plus élaborée que le sabot, est une chaussure à semelle de bois et à empeigne et contrefort en gros cuir. Elle a longtemps eu la réputation d’être la chaussure de l’élite cantalienne. D’ailleurs un vieux dicton ne disait-il pas «qui porte le chapeau porte les galoches, qui porte le béret porte les sabots» * ? Cependant la galoche va se démocratiser au point qu’en 1930, 200 000 galoches étaient fabriquées à Aurillac

Berthomieux Ainé Galoche 

L‘entreprise familiale La galoche d’Aurillac, créée en 1910 par Jean Berthomieux, s’établit d’abord rue Victor puis dans une ancienne forge, Place du Préfet Erignac, l’actuelle boutique « Le Jardin de mon grand-père ». Le grand-père en question, André Berthomieux, qui a succédé à son père Jean, déplace l’atelier de fabrication sur un terrain proche du Parc Hélitas (l’actuel Hôtel La Thomasse) en 1950, il y restera jusqu’en 1970, date du déclin progressif de la galoche au profit de la chaussure. L’activité se poursuivra encore quelques temps dans un atelier de la rue Jean-Jaurès avant de fermer en 2006 près d’un siècle après sa création.

Cependant, la fabrication de la galoche est reprise en 2007 par Jean-Claude Lafon, cordonnier et fils de cordonnier, qui installe son atelier au Rouget et la rebaptise La Galoche du Cantal. A l’approche de la retraite, en 2013, il cherche un repreneur, ce sera Eric Mas qui, jusqu’ici, vendait des chaussures et des pantoufles sur les marchés de la région (Lot, Cantal, Aveyron). Une solide formation avec son prédécesseur et la relève est assurée. 

En 2017, finis les marchés et les inévitables intempéries, Eric Mas, en digne héritier de Jean Berthomieux, fondateur de la galoche d’Aurillac en 1910, ouvre son atelier/boutique La Galoche du Cantal à St Etienne de Maurs (Cantal) en novembre. Longue vie à la Galoche du Cantal !

Sources :
* Les Sabotiers du Veinazes de Bernard Coste - Édition IEO Cantal - Ostal del libre, collection País.
https://www.lagalocheducantal.fr/
http://www.persee.fr/doc/rgpso_0035-3221_1935_num_6_1_4185 (pages 98 à 104).
http://www.aurillac.fr/index.php/thematiques/commerce/commerces-centenaires - Le Jardin de mon grand-père