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fete locale

 

Dernièrement, en visitant une exposition, j'ai été stupéfaite d'entendre les exposants me remercier de ma visite et d'avoir pris le temps de discuter avec eux. Cela m'a interpelée puis j'ai rapidement compris pourquoi. Et vous aussi car, comme moi, vous avez dû constater la faible, voire la très faible, fréquentation des manifestations proposées ici et là par les Comités des Fêtes ou par des associations ? A l’heure où on nous parle à longueur d’ondes et d’émissions télé de bio, de circuit court, de consommation locale, de valorisation du savoir-faire local, etc, quelle déception de voir si peu de chalands déambuler devant les étals ou dans les halls d’exposition ! Que se passe-t-il ? Sommes-nous blasés, lassés de ces manifestations qui - parfois, mais pas toujours - ne se renouvellent guère d’une année sur l’autre ? Pour certaines, on a beau jeu d’invoquer le mauvais temps, la pluie, le vent, la neige ou le froid mais alors pourquoi si peu de monde dans les expositions, même gratuites, qui, elles, se tiennent à l’intérieur. Bref triste constat qui nous amène à nous interroger sur ce désamour.

A cela, plusieurs causes possibles, qui se combinent certainement les unes avec les autres :

  • Tout d’abord, la publicité de la manifestation. Les tarifs des media professionnels  sont prohibitifs pour les organisateurs au budget forcément contraint. Quant à la publicité gratuite, elle s’est réduite comme peau de chagrin avec, entre autres, l’interdiction, certes légale, de l’affichage « sauvage » qu’on découvrait traditionnellement aux différents ronds-points du département. Parfois, on ne savait plus où donner de la tête mais c’était sympa. D’un seul coup d’oeil, on prenait connaissance de tout ce qui se passait autour de nous. Cette application stricte de la loi a probablement causé beaucoup de tort à toutes les manifestations locales. Il reste la gratuité des réseaux sociaux mais des progrès restent à faire dans la maîtrise de ces outils, tant du côté des organisateurs, des  exposants, et même du public.
  • L’autre facteur que je retiens, c’est la multiplication des fêtes dans un rayon géographique relativement restreint sur une même période, trop de fêtes tue la fête. Pas facile de faire communiquer des entités organisatrices qui n’ont pas ou peu de contacts entre elles pour harmoniser le calendrier des manifestations.
  • Il faut, bien sûr, compter avec le porte-monnaie. Si le respect d’un budget est en ligne de mire des organisateurs, il est évident que c'est également le souci principal du citoyen lambda qui, depuis longtemps déjà, ne sort plus son porte-monnaie sans réfléchir, le note peut vite grimper pour une demi-journée en famille.
  • Enfin, je fais le constat que nous ne nous sommes jamais aussi peu rencontrés, regroupés, retrouvés, qu’à l’ère actuelle, alors que nous disposons d’une multitude de moyens de communication et d’information. Pourquoi faire «l’effort» d’aller chercher ce qui nous «tombe tout cuit dans le bec» ?

Un fête ou une manifestation, quelles qu’elles soient, ce sont avant tout des liens qui se tissent et des occasions de rencontres et d’échanges. Si nous, c’est-à-dire, vous et moi, ne répondons pas plus présents, il est à parier que l’énergie des bénévoles va s’essouffler et nos villages continuer de s’étioler faute de vie, tout simplement.

Alors en cette période de beaux jours, sortons de nos foyers, allons à la rencontre des autres, qu’ils soient bénévoles, producteurs, artisans, musiciens, etc !

Cessons de compter sur les touristes, qui ne sont guère présents plus de deux mois par an, pour donner vie à nos fêtes et à nos villages !

DTF