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Vedrines-St-loup.

— Cette commune dépend du canton de Ruines et de l'arrondissement de St-Flour. Elle est bornée au nord par la commune de Soulages; au sud, par la montagne de Margeride et les communes de Ruines et de Clavières; à l'est, par la commune de Chastel, qui dépend du département de la Haute-Loire, et à l'ouest, par la commune de Montchamp.

Sa superficie est de 2,715 hectares, dont 511 h. en terres labourables, 195 h. en prés, 1,143 h. en bois, 286 h. en pâtures et 575 h. en bruyères.

La commune est arrosée par trois ruisseaux, ceux de Puechignol, de l'Hergue, et celui de Montgon, qui limite de ce côté le département de la Haute-Loire.

Vedrines est peuplé de 780 habitants, pour 147 maisons, 12 villages ou hameaux.

Le chef-lieu de la commune est le bourg de Vedrines-St-Loup, renfermant 66 maisons et 502 habitants. Ce bourg , situé à 1 myr. de Ruines et à 1 myr. 5 kil. de St-Flour, est bâti à la limite extrême du département, sur les flancs d'un mamelon entouré par les ruisseaux de Puechignol et de l'Hergue. Les terres des environs, basées sur le schiste, sont très-peu productives; il y a des prairies et des pacages; le seul produit important est le bois. Une partie des habitants émigre, les autres travaillent dans la forêt de la Margeride.

Vedrines-St-Loup est le chef-lieu de perception de la réunion des communes de Montchamp, Lastic, Celoux , Rageade, Soulages et Chazelles. Ce bourg est très-fréquenté. Il est le rendez-vous de tous les habitants des communes environnantes. C'est là que se traitent les marchés de bois de la forêt de Margeride, ainsi que des forêts du Tenezin, de la Tenezelle, etc., qui, bien que situées dans la Haute-Loire, touchent la commune de Vedrines-St-Loup. Cette commune est traversée par l'important chemin de grande communication , n° 2, d'Aurillac à St-Etienne, qui passe très-près du bourg et va rejoindre, par un embranchement, la route départementale de Langeac à St-Flour.

L'église paroissiale est dédiée à saint Loup. Son clocher maltais, qui avait été abattu en 1793 , a été remplacé en 1845 par un clocher à flèche. L'église a aussi été agrandie; elle n'avait que deux chapelles latérales, maintenant elle en a quatre. A la clé de voûte d'une des anciennes, celle de la sainte Vierge, on voit encore les armes des comtes de La Tour-d'Auvergne, propriétaires de l'importante terre de Margeride. L'église de Vedrines-St-Loup avait titre de prieuré. Jean Coffin était prieur de Vedrines en 1680; Jean Culherier, curé en 1670; Paul de Breschet, en 1704; N. Molinier, en 1739.

Les reliques de saint Loup furent données le 21 août 1670 à cette paroisse par un ecclésiastique de la paroisse de Besse, diocèse de Clermont, en reconnaissance de ce que les habitants de Vedrines avaient arrêté un voleur qui avait pillé la chapelle de N.-D.-de-Vassivières.

Le presbytère, qui tombait en ruines, a été rebâti presqu'en entier en 1847.

Les villages et hameaux de la commune sont:

Banet (le), village à l'est du bourg et vers la limite du département.

Fage (la), village qui était un fief de la famille de ce nom. En 1637, noble Pierre de Champ-Redonde y habitait. Cette maison a donné quatre comtes de Brioude. Mme la comtesse de Pradt, née de Ré, et belle-sœur de l'illustre publicite, avait une propriété à la Fage.

Gay (le), hameau. La forêt du Gay, essence de sapins et d'une contenance d'environ 180 hectares, faisait autrefois partie du domaine de la Page. Elle fut vendue, en 1835-, aux propriétaires de Margeride.

L'Hergue, village sur le ruisseau de ce nom. On croit qu'il y existait une ville ou bourgade qui aurait été saccagée par les Anglais. Ce qu'il y a de certain, c'est que le régisseur de Margeride , ayant fait abattre des arbres séculaires en 1841, trouva sous les racines de ces arbres des vestiges de constructions qui devaient remonter à des temps très-reculés.

Jaladoux ou Jalesoux, village sur un petit ruisseau, au sud du bourg.

Longuesagne, village près de Jalesoux.

Margeride, hameau sur la montagne, entre deux ruisseaux et au sud de Vedrines. Il y avait jadis un château qui fut reconstruit au commencement duXV° siècle. La terre de Margeride a appartenu très-anciennement à des seigneurs de ce nom. Le seigneur de Margeride est cité comme un des seigneurs qui ravageaient les biens du monastère de Chanteughe en 1150. Margeride passa ensuite à la famille de Mont-Gascon, puis à Robert, comte d'Auvergne , en 1279. Une autre famille de Margeride possédait ce château au XV° siècle. N. Louis et Bertrand de Margeride furent témoins pour N. Raymond Raynal, gentilhomme verrier de Thiézac, en 1491. Il est à croire qu'eux et leurs prédécesseurs avaient pris le nom de Margeride, comme s'étant fixés en ce lieu, et qu'ils étaient aussi gentilshommes verriers dirigeant la verrerie qui y était établie.

La seigneurie de Margeride passa dans la famille de Tailhac. Balthazar de Tailhac en était seigneur en 1540. Tristan , son fils, lui succéda et fut baron de Margeride; il était un des chefs des huguenots et ennemi particulier, de Jean d'Apchier, seigneur de Serieys. Tristan, à la tête d'un corps de religionnaires, se porta en 1586 en Limagne, et attaqua Jean d'Apchier, 2e du nom, qui commandait des troupes du roi. Le combat fut terrible; les deux adversaires, s'étant pris corps à corps, se poignardèrent l'un l'autre.

Catherine de Tailhac fut, en 1586, abbesse du Buis, à Aurillac. Dauphine de Tailhac, fille de Tristan, épousa» malgré l'événement ci-dessus rapporté, Jacques d'Apchier, seigneur de la Garde , et fils de Jean II, baron d'Apchier. Son fils, Christophe, seigneur de Margeride , épousa Marguerite de La Rochefoucaud. Il eut un fils du nom d'Henri-Louis, et une fille, Marie d'Apchier, mariée avec Jean de La Tour-d'Auvergne. Jean-Marie de La Tour, fils de Marie d'Apchier, devint, par donation , seigneur de Margeride, à la charge de porter les armes d'Apchier accolées à celles de La Tour.

Jean-Maurice de La Tour, capitaine distingué., fut seigneur de Margeride en 1720. Son fils, Nicolas-Jules de La Tour-d'Auvergne, qualifié de duc, eut la terre de Margeride et fut lieutenant-général des armées du roi.

Pendant la révolution , la propriété de Margeride resta entre les mains de la nation ; mais, en 1815, elle fut rendue à ses anciens maîtres, en la personne de M. le prince de La Tour-d'Auvergne, qui la vendit, en 1835, à une compagnie lyonnaise. La forêt de Margeride a près de 800 hectares en sapins d'une belle venue. Elle est exploitée au moyen d'une usine à vapeur et de deux scieries hydrauliques. Une grande partie de ses produits est embarquée sur l'Allier, au port de la Mothe, près de Brioude (Haute-Loire].

On a vu que la verrerie de Margeride remonte au moins au XV° siècle. En 1756, cette verrerie portait le titre de manufacture royale et occupait un grand nombre d'ouvriers.

8° Mut (le), village à la limite du département.

Real (le), village.

10° Trayglaise, hameau.

11° Truchaillou (le), hameau.

12° Vaissière (la), village.

13' Vedrinettes. village.

Le bois de Nydassal fut, en 1629, un repaire de brigands que le prévôt La Carrière poursuivit longtemps; il en détruisit beaucoup.

Le mandement de Vedrines-St-Loup dépendait de la châtellenie de Turlande, quoiqu'il en fût distant de dix à douze lieues. Dans le terrier qui fut fait, après sa réunion à la couronne, par le sieur Torrète, alors commissaire départi à cet effet, on trouve une soixantaine de reconnaissances faites au roi par divers particuliers. Ce mandement fit partie de l'acquisition faite par Pierre de Bourbon et Anne, sa femme, des vicomtes de Carlat et de Murat.

 

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