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  La commune de Talizat aujourd'hui

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Talizat.

— La commune de Talizat dépend du canton nord et de l'arrondissement de Saint-Flour. Elle s'allonge du nord au sud, et se trouve bornée au nord par la commune de Valjouze, et par celle de St-Mary-le-Cros qui en est séparée par le ruisseau de Loudaroux; au sud, par la commune d'Andelat; à l'est, par celles de Fournols et de Coren, et â l'ouest, par Joursac, Coltines et Moissac.

Elle est arrosée parles ruisseaux de la Chevade, de Loudaroux, de Savignac, de Sailhans, de Mallet et du Boutarel.

Son territoire a une étendue de 3,600 hectares, dont 2,200 h. en terres cultivées, sur un fonds volcanique et de bon produit, comme tout le terrain de la Planèze: on y récolte du froment, du seigle et quelques blés de mars; 930 h. en prés et pacages assez bons; 200 h. en bois, précieux dans ce pays, et 250 h. en terres vaines et bruyères.

La population est de 1,375 habitants. La commune renferme 12 villages, 2 hameaux et 350 maisons.'

Talizat, chef-lieu , situé à 1 myr. 2 kil. nord-ouest de Saint-Flour, est un gros bourg situé dans une plaine et très-fréquenté. L'église est sous le patronage de saint Lambert; elle avait le titre de prieuré fort anciennement. Etienne de Mercœur, évéque de Clermont et seigneur de Talizat, donna ce prieuré à St-Juien de Brioude; puis il fut réuni au séminaire de St-Flour, dont il dépendait dans les derniers siècles. Mancipe Saumate fut prieur de Talizat en 1326; N. Hugues de Chavaniac l'était en 1394, et aussi grand vicaire de Bertrand de Capdenac au commencement du XV° siècle ; N. Jean du Greil fut prieur de Talizat en 1484; Antoine duGreil, chanoine, en 1516; Guillaume de La Volpilhère, prieur de Talizat, mourut en 1614; Jean Audabert, religieux de Ste-Geneviève-des-Prés., l'était en 105I ; François David en était curé en 1689 et en 1706; Géraud David, en 1722, et Coste, Géraud, en 1789.

L'intérieur de l'église a été restauré il y a quelques années. Rien dans l'architecture n'indique l'époque de sa fondation. Le clocher a été aussi rebâti en même temps qu'on a réparé l'intérieur.

On a remarqué que dans la paroisse de Talizat il n'existait pas de serpents, ce que l'on attribue aux reliques de saint Menais, né en Egypte, et martyr sous Dioctétien, lesquelles furent transférées à Talizat lors des croisades. On y porte même encore de loin les personnes qui ont été piquées pour les leur faire vénérer et obtenir leur guérison.

Talizat, qui était une viguerie IX° siècle, appartenait aux anciens seigneurs d'Aurillac. Saint Géraud, qui le possédait, le donna à Bernard de Talizat; il passa plus tard aux barons de Mercœur, et puis à la maison de Leothoing. Il faisait partie do la seigneurie de Coren. Ce fief était à N. Antoine de Leothoing, en 1500, et, en 1579, à N. Jacques de Leothoing, baron de Coren. Dans la donation que fit ce dernier à François de Beauverger-Montgon , son neveu, fils de Louise, sa sœur, il comprit Talizat. Pierre de Beauverger-Montgon , fils de François, fut seigneur de Talizat et épousa, en 1598, Charlotte de Chabannes. Charles Alexandre de Beauverger-Montgon en jouissait en 1680; il le donna avec d'autres terres, en 1683, à Jean-François, son fils, maréchal de camp des armées du roi, et en 1700 à son petit-fils. Jean et Victor Beaufils, de St-Flour, ont été successivement et par acquisition seigneurs de Talizat, en 1766. Il ne reste plus de trace de l'ancien château où les seigneurs prenaient possession ; il était placé au milieu du village.

Le bourg de Talizat s'est embelli, ces dernières années , par la construction d'un beau presbytère qui lui manquait. Un couvent tenu par les Dames de Saint-Joseph y a été également établi pour l'instruction des jeunes filles. La mairie, qui a été aussi récemment bâtie , est grande et spacieuse, et renferme les salles pour l'école des garçons , et le logement de deux instituteurs et de quelques pensionnaires. L'instruction est donnée aux enfants par deux frères de la Congrégation du Saint-Viateur; elle leur est facilitée par une rente annelle de 400 fr., due â la générosité de M. Belet, ancien grand-vicaire de Saint-Flour, mort depuis peu d'années. Enfin, une fontaine abondante jaillit depuis quatre ans au milieu de la place. Cette œuvre, dont l'utilité est appréciée de jour en jour, préviendra désormais les manques d'eau qui se faisaient sentir si souvent et forçaient les habitants à aller s'en approvisionner au loin.

Talizat est déjà une des localités les plus importantes de la Planèze; mais il est appelé très-probablement à une plus grande importance encore, par suite de la route de grande communication de St-Flour à Bort qui le traverse dans toute sa longueur, et qui deviendra la route impériale du Midi par son embranchement avec le chemin de fer.

Les villages et hameaux de cette commune sont:

1° Alloux, village au sud et éloigné du bourg. Il est situé à l'ouest d'un puy élevé nommé le Puy-de-Barre. Il dépendait autrefois de Riom pour la coutume.

Aulhac, gros village sur le chemin de Valjouze. C'était un fief, et l'on y voit encore un château qui donna son nom à une famille éteinte. N. Henri d'Aulhac, damoiseau, vivait en 1285. Maurin de Mardogne reçut l'hommage d'Aulhac de Hugues, qui le possédait en 1566. Jean de Seveyrac fut seigneur en partie d'Aulhac et de Mons, en 1531. Il était plus tard à une famille Dupuy. N. Antoine Dupuy, seigneur d'Aulhac et du Fayet vivait en 1535; Jacques, son fils, en 1588; il contribua au mariage de François de Dienne avec Gabrielle de Foix, dame de Mardogne. Il eut à plaider contre Peyronnelle de Chavalhac, dame de Montgon. Jacques eut pour héritier Gabriel Dupuy, seigneur d'Aulhac en 1596. Un de ses fils ayant donné lieu à des poursuites dirigées par le vice-bailli La Carrière, en 1616, celui-ci ne put venir à bout de pénétrer dans le château d'Aulhac, et fut obligé de se retirer avec sa troupe.

On voit ensuite la famille de Sauret posséder Aulhac. Jean de Sauret, seigneur du Montlouhy, y habitait en 1678. Antoine de Sauret, son fils, donna Aulhac, en 1685, à N. Jean, son neveu, fils de Mathieu. Charles de Sauret de Montlouby, écuyer, était seigneur d'Aulhac et maire de la ville de St-Flour. La devise des armes de la famille de Sauret, eh 1560, était : Nec dolo, nec solo. Cette famille possède encore la propriété d'Aulhac , et un de ses membres occupait récemment avec distinction le poste de maire de St-Flour.

Bolzac, village situé à mi-côte et au midi d'un monticule dont le versant nord est occupé par des bois.

Chevade (la), hameau, sur le ruisseau de ce nom et au pied du versant nord du Puy-de-Barre. Il dépendait, pour la coutume, de Riom et de la justice de Sailhans.

Combes (las), hameau.

Frugères, village où restait, en 1651, N. Charles de La Faiges, seigneur de Lascombes.

Linlarguet, village peu considérable.

Lissargues, gros village qui était anciennement un fief. En 1675 il appartenait à N. Jean de Tremeughe, seigneur du Chaylard, et à Jean Gabriel de Tremeugbe, en 1779.

Mallet, gros village, fief qui avait donné son nom à une famille. N. Jaubert de Mallet, fils d'Ithier et de Marguerite, rendit au seigneur de Neuvéglise son hommage par Mallefosse, en 1419. N. Jean de Mallet ou du Chaylar, damoiseau, fit un don, en 1451, à l'église de N.-D.-de-St-Flour. N. Gabriel de Mallet du lieu de Mallet, vendit des rentes, en 1482, à Guinot d'Escorailles. N. Frezol du Chaylar, damoiseau, était seigneur de Mallet en 1495. Il avait épousé Marguerite de Montsalvy, sœur d'Antoine Vergnes ou de Montsalvy, seigneur de Cologne. Etienne de Mallet, chevalier, vivait en 1543. Ce fief relevait de Mardogne. N. Guillaume de Sévérac, seigneur de Paschou, habita Mallet en 1620. J Noble Mathieu de Sauret fut seigneur de Linargues et en partie de Mallet. Sa veuve, Lucrèce de Brives, donna, en 1668, à Guillaume de Brives, son neveu, seigneur de Peyrusse, une partie de ses rentes. Pierre de Sauret était coseigneur de Mallet en 1766. Jean-Antoine do Bonafous était seigneur de Mallet en 1768. Ce village est situé au pied de la montagne assez élevée qui porto le nom de Wonilouby, du côté qui regarde le couchant.

10° Pierrefitte. village où a dû exister un monument celtique. Le nom le fait présumer. 11 est situé sur le chemin de St-Flour à Talizat. On y remarque une narse ou petit lac qui fournit de la tourbe. N. Michel de La Faige y restait en 1654. Il dépendait de la justice de Merdogne.

11° Piniargues. village qui appartenait, en 1658, à N. Jacques de Jacques, seigneur de Copiac. Il y avait jadis un petit château dont il ne reste plus rien. Ce château avait appartenu a M. de Blady, ainsi que Pierrefitte. M. de Chazelèdes était en dernier lieu seigneur de Piniargues et de Labrousse.

12° Savignac, village qui dépendait de Riom pour la coutume, et, selon toutes les apparences, de la justice de Sailhans.

13° Vernières, gros village avec un château, à l'est et auprès de Talizat. Noblo Pierre de Vernières, capitaine du château de Murat, en était seigneur en lit Claude du Thiel, seigneur de Vernières, vivait en 1587. Il était capitaine des caracoleurs en Suisse, et vendit cette seigneurie, vers cette époque, à Crispin Bigot de Vernières. En 1760, François, seigneur de Vernières, rebâtit le château dont la foudre avait renversé la tour.

M. de Sistrières dit: « François de La Faye, Sr de La Roche, tient en franc fief et noble de la vicomté de Murat, sa maison de Frugheyres, en la paroisse de Taleysac, comme aussi des rentes dans ladite paroisse.

Louis de Séveirac, chevalier, tient en franc fief et noble dépendant de ladite vicomté de Murat, sa maison appelée de la Chassagne, avec un domaine dont partie est jouie en roture, comme aussi une rente de 6 septiers de blé de 8 cartons, mesure de Murat, comme aussi un four banal en arrière fief. »

En 1696, Talizat était divisé en deux parties distinctes dans l'élection de St-Flour. Talizat-Haut était imposé à 1,850 livres, et Talizat-Bas, à 1,550 livres.