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 La commune de Quézac aujourd'hui

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Quézac

— Cette commune dépend du canton de Maurs et de l'arrondisse ment d'Aurillac. Elle est allongée du nord au sud. Ses confins sont : au nord, St-Julien-de-Toursac, dont elle est séparée en partie par la rivière de Rance; au sud, St-Etienne-de-Maurs; à l'est, encore St-Julien-de-Toursac, et à l'ouest, la rivière de Veyre, qui la sépare du département du Lot.

Sa superficie territoriale comprend 1,650 hect., savoir : 400 h. en terres cultivées; 300 h. eu prés et pacages; 150 h. en buis: 500 h. en châtaigneraies, 200 h. en bruyères.

Elle est arrosée par la Rance, les ruisseaux de Veyre, de Nialis, de Capmax, de Breuil, de Pillenq, de Bouscaliou, de Trapès, de Cassagne, etc.

Sa population ne s'élève qu'à 312 habitants , répartis dans 16 villages, 23 hameaux et 108 maisons.

Quézac, le chef-lieu , a 5 kil. de Maurs et à 4 myr. d'Aurillac, ne se compose que de deux maisons et de l'église , placée sous l'invocation de saint Pierre-ès-Liens; elle est d'une construction très-ancienne; sa longueur est de 19 mètres. Il s'y trouve deux chapelles au sud et deux au nord. La porte de l'église, d'ordre toscan, est plus récente; son clocher consiste en une tour carrée surmontée d'une flèche. Les retables du maître-autel et de deux des chapelles sont d'un beau travail. La statue de la Vierge qui se trouve dans cette église est en grande vénération dans la contrée. Elle attire beaucoup de pèlerins qui viennent chercher auprès d'elle la guérison de leurs maladies.

La notice suivante sur l'église de Quézac et le pèlerinage dont elle est l'objet intéressera certainement le lecteur:

Notre-Dame de Quézac a été bâtie dans les premières années du xiv siècle, ainsi que le prouve la charte de consécration, en date du 20 mai 1315 , charte qui fut déposée sous le maitre-autel, avec de saintes reliques renfermées dans un reliquaire d'argent remarquable au point de vue de l'ancienneté et du travail.

L'église paroissiale était primitivement située dans un village voisin; mais, comme sans doute il existait à Quézac quelque oratoire consacré à la sainte Vierge et qui attirait déjà les fidèles, on y transféra le chef-lieu de la paroisse. Ce fait d'un pèlerinage antérieur à la translation de l'église paroissiale peut seul expliquer pourquoi, bien que dédiée à saint Pierre, elle a toujours été désignée sous le nom de Notre-Dame de Quézac. Les fidèles, habitués à venir invoquer Marie en ce lieu, ont dû donner à l'église le nom que portait l'oratoire.

Malgré l'impossibilité où l'on est de suivre dans ses progrès la dévotion à N.-D. de Quézac, il est certain qu'elle s'accrut constamment. Au XVII° siècle, les pèlerinages étaient devenus si fréquents, qu'un curé de Quézac, Joseph Boussuge, écrivait à l'évêque de St-Flour, Mgr de Lamothe, pour lui demander la prorogation des pouvoirs de son vicaire, « attendu qu'il lui serait impossible d'assister  seul tous les malades qui se trouvaient parfois dans ladite paroisse , et même  de pouvoir vaquer au service de l'Église, à cause du grand nombre de pèlerins  qui y viennent en dévotion. »

Depuis la révolution, cet antique sanctuaire a recouvré sa pieuse renommée. Pendant toute l'année, des pèlerins accourent à Quézac; à certaines fêtes, ils s'y rendent en foule. On est touché surtout d'y voir arriver annuellement en procession des paroisses entières, telles que Maurs et St-Etienne.

Grâce aux soins de plusieurs personnes pieuses, la statue miraculeuse de la sainte Vierge fut préservée de toute profanation en 93 et soigneusement conservée . ainsi que d'autres objets précieux . dans une tourelle qui faisait partie de l'ancien presbytère. Quand vinrent des temps meilleurs, le prieur, Guillaume de Chaudesaigues, qui était toujours resté caché dans la paroisse, remit fidèlement ces objets à leur place. L'église a été heureusement restaurée et embellie par le curé actuel.

Quézac dépendait anciennement de l'archiprêtré d'Aurillac et portait le titre de prieuré; l'évêque avait la collation. N. Cathelin était recteur de Quézac en 1293; Jean Bladier, curé en 1501 ; Antoine Gely lui succéda, puis Guillaume Gibert, en 1524. A cette époque, la peste faisant des ravages à Maurs, les moines se retirèrent dans leur domaine de la Vigairie , dans cette paroisse; et, pendant leur séjour, ils firent le service de l'église de Quézac. Louis d'Anjony fut curé en 1549; il fit des dons a l'église de St-Cernin et a la chapelle de Saint-Hubert; Joseph de Bassignac fut curé en 1680; Claude Chirol, en 1695; Pierre Chirol, son neveu, en 1703; Gilhert de liames, en 1742 ; N. Chaudesaigues, en 1789.

La seigneurie de Quézac appartenait, en 1319, à Mathieu de Quézac, qui habitait la ville d'Aurillac. Elle devint, en 1540, la propriété de Jean de Lermon, qui racheta les droits d'Aubert que ses frères avaient sur le château , dont il n'existe rien. Guillaume de la Roque en devint seigneur en 1663; il avait remplacé N. de Naucase.

On trouve dans les mémoires du temps, qu'en 1575 il y eut un choc très-vif à Quézac entre les catholiques commandés par François-Robert de Lignerac , bailli des montagnes, qui se distingua dans cette journée, et les religionnaires, sous les ordres de Henri de Bourbon, vicomte de Lavedan. Les huguenots furent défaits et le sire de Lavedan fait prisonnier.

Les; villages et hameaux de cette commune sont:

Barthe (la), hameau.

Bedon, village près du bourg.

Bournazel, village au nord de Quézac.

Brousse, village.

Bruel (le), village sur le ruisseau de ce nom.
Cabanne (la), hameau.
Capmay, hameau.
Carays, village sur le ruisseau du Breuil. M appartenait à la famille d'Escadre du Trioulou.

Cout (le), village.

10° Dèzes, village au sud du bourg.

11° Escuroux, village sur le ruisseau de Siscamp.

12° Fournolès, hameau

13° Fragitte (la), hameau.

14° Frayste (le), hameau.

15° Galtère (la), hameau.

16° Garrissoux, hameau appartenant, en 1540, à Aubert de Lermon , qui le reçut en apanage de son frère.

17° Garrouste, village sur le ruisseau de ce nom, vers St-Hilaire.

18° Maison-Neuve-de-Jagoi, hameau.

19° Junhac, hameau.

20° Majouffle, hameau.

21° Maurelle (la), hameau.

22° Moulin-du-Cayre, hameau.

23° Moulin-de-la-Galterie, hameau.

24° Peyralbe (la), village près du bourg, sur le ruisseau. Il appartenait, en 1540, à César de Lermon.

25° Plaine-de-Redon, hameau.

26° Plantade (la), hameau.

27° Pradel[e (la), hameau.

28° Puech-de-Trins, hameau.

29° Siscamp, village sur le ruisseau de ce nom.

30° Soumac, village entre deux ruisseaux, sur la limite de la commune. Jean Rigal, damoiseau, en était seigneur en 1403 ; Jean de Faverge, en 1679.

31° Ténardie (la), hameau.

32° Trins, village au nord et loin du bourg.

35e Vayssière (la), hameau.

34° Vente (la), village. 35° Vert (le), village.

36° Vieil-Quézac, village où jadis se trouvait le bourg. Pierre de Malcoux, en 1683, en était seigneur.

37° Vigne (la), hameau.

38° Vitarelle (la), hameau.

Cette commune est coupée de profonds ravins aux flancs secs et rocheux; le» cours d'eau y sont profondément encaissés. Les prés produisent peu, à l'exception de ceux qui sont arrosés. Les habitants retirent leur principale nourriture de leurs châtaignes; il s'en fait aussi une exportation considérable.

Quézac était de droit écrit Une partie relevait d'Aurillac, et l'autre de Vic.

La paroisse fut imposée à 700 livres dans la répartition de la taille de l'élection d'Aurillac, pour l'année 1696.

P. de C. 

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