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 La commune de St Paul de Salers aujourd'hui

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Paul-de-Salers (st).

— La commune de St-Paul-de-Salers dépend de l'arrondissement de Mauriac et du canton de Salers. Sa direction est de l'est à l'ouest. Elle est limitée à l'est par les communes du Falgoux et de Fontanges; au sud, par celles de Fontanges; à l'ouest, par celles de St-Bonnet et de St-Martin-Valmeroux; enfin, au nord, par celles de St-Bonnet et de Salers. Elle est arrosée parla Maronne et par de nombreux ruisseaux qui prennent tous leur source sur les flancs du Puy-Violent.

Son sol, très-accidenté, présente des vallées très-profondes et des montagnes d'une grande élévation, parmi lesquelles on remarque le Puy-Violent, qui en occupe le centre et dont la hauteur absolue au-dessus du niveau de la mer est dé 1,594 mètres.

Il est d'origine ignée et réunit dans sa composition des éléments volcaniques fort divers. Le Puy-Violent est formé d'un basalte scoriacé sur quelques points, mais généralement compacte, renfermant très-peu de pyroxène de couleur rouge, brune, blanche ou noire, affectant la forme tabulaire, hormis vers le sommet où il est prisme et reposant sur des conglomérats trachytiques. On retrouve cette même roche sur les plateaux qui environnent, comme d'une ceinture, le Puy-Violent, et elle y est prismée ou déposée en masses énormes que couronnent des conglomérats dans lesquels on observe sur plusieurs points, et notamment au-dessus du hameau de Recunet, de nombreux blocs de phonolites remarquables par la présence de l'haüyne. Enfin, les terrains des vallées sont un mélange de débris de phonolites, de conglomérats trachytiques, de basaltes et d'une sorte de pouzzolane rouge, en partie passée à l'état argileux.

Sa fertilité est aussi grande que peut le permettre la rigueur d'un climat très sévère. Les pacages surtout y sont excellents. On y fabrique la meilleure qualité de fromage et on y élève la plus belle race de bêtes à grosses cornes du département.

La surface de son territoire est de ô,637 h. 12 a. 22 c., dont 3,599 h. 50 a. 38 c. de propriétés imposables, qui se subdivisent ainsi : terres, 332 h. 92 a. 93 c.; jardins, 15 h. 81) a. 05 a. ; prés, 788 h. 99 a. 27 c.; pacages, 1,869 h. 68 a. 64 c.; bois, 572 h. 82 a. 41 c.; terres vaines, 12 h. 96 a. 56 c. ; superficies bâties, 6 h. 24 a. 54 c., et 37 h. 61 a. 84 c. d'objets non imposables.

Sa population est de 876 habitants, répartis daus 1 bourg, 11 villages, 17 hameaux et 144 maisons.

Elle est traversée par la ligne de moyenne vicinalité de Salers à Pierrefort.

St-Paul, chef-lieu de cette commune, est distant de 26 kilomètres de Mauriac et de 4 de Salers. Il mérite à peine le nom de bourg, car on n'y compte que sept maisons, y compris le presbytère. Son église appartient à l'époque romane, et il en est fait mention dans la charte attribuée à Clovis. « Dans la province d'Auvergne se trouve une certaine église édifiée en l'honneur de saint Paul dans la vallée de Maronne. Dans le village qui l'entoure sont trois métairies habitées par six hommes qui paient annuellement une mesure de blé et une corvée de charroi, dont ils peuvent se racheter. La cure de cette paroisse dépendait autrefois de l'archiprêtré de Mauriac, et la collation des bénéfices en appartenait à 1'évéque de Clermont. On lit dans un ancien terrier, qu'en 1657 lés rentes du prêtre chargé de desservir la paroisse étaient perçues par voie d'abonnement, et que chaque propriétaire de montagne lui donnait un fromage.

La seigneurie de St-Paul, qui comprenait la vallée de Malrieu et une partie de celle de Maronne, et qui a eu sans doute pour chef-lieu un château situé aux environs d'un pré de cette commune qui porte encore le nom de Pré du Chastel, appartenait, en 1526, à Pierre de Vie, baron de Calvinet et neveu du pape Jean XXII, qui concéda aux habitants de cette paroisse de nombreux privilèges; elle passa ensuite à Arnaul de Vielmur, qui, voulant marcher sur les traces de son prédécesseur, les affranchit de la taille aux quatre cas; elle devint plus tard la propriété de la maison de Salers.

St-Paul était régi par le droit coutumier. Il était assujetti à une coutume qui lui était spéciale et qui était conçue dans les termes suivants : «  Ceulx qui veulent nourrir et estiver leur bétail ez-montaignes communes de ladicte paroisse de St-Paul, sont tenus avoir ledict bétail qu'ils veulent nourrir et estiver ez-dictes montaignes le jour de St-Martin d'hiver, aultrement ne s'y peuvent mettre ; et quand il advient que, l'hiver passé, ils vendent leur bétail, ils en peuvent subroger un tel nombre qu'ils en ont vendu pour estiver aux dictes montaignes communes. » Un règlement du 4 juin 1562, clos le 19 septembre suivant, complétait la législation dans cette paroisse, au sujet de ces montagnes communes, et on y lit : « Que les propriétaires habitants de ladicte paroisse, qui ont droit de nourrir et estiver du bétail ez-dictes montaignes communes de St-Paul, sont tenus de faire coucher et parquer ledict bétail dans lesdictes montaignes communes et non ailleurs, dans l'intérêt de la bonification du terrain. »

Les villages et hameaux de cette commune sont les suivants:

Apcher, village dont la situation singulière est telle, qu'il faut passer par Salers pour faire les inhumations a Saint-Paul. Apcher était autrefois le chef-lieu d'un petit fief qui appartint successivement, dans le XIV° siècle, à la famille du Crozet ; dans le XV°, à celle de Pestels, et dans le commencement du XVII°, à celle de Durfort de Fumel, qui en fit hommage au roi, en 1609, à cause de sa baronnie de Crèvecœur. Antoine de Malrieux le posséda ensuite; puis il entra dans la maison de Laronade, qui en conserva la propriété jusqu'en 1789.

Bans (les), hameau.

Beauvinie (la). hameau.

Blavat, hameau.

Bouillères (les), village situé dans la vallée de Malrieux.

Chablanc, hameau.

Chaumeil, hameau. On voit près de ce hameau une source d'eau minérale froide et ferrugineuse.

Combe (la), hameau.

Couderc, village situé sur la Maronne, qui se précipite sur ce point de sou cours en une belle cascade.

10° Fagouzet. village peu distant de St-Paul.

11° Falgires (les), hameau.

12° Fau (le), village situé sur les bords de la Maronne.

13° Fauvelte (la), jolie maison de campagne avantageusement située et très proche de Salers. La Fauvelie était autrefois le chef-lieu d'un petit fief qui appartenait, en 1600, à Christophe de Chalvet, trésorier de France, et qui devint plutard la propriété de la famille de Lafarge, de Salers.

14° Freydevialle, village.

1 5° Laubenie, hameau.

16° Longeviaïle, village situé au sud du bourg, entre deux ruisseaux.

17° Mainial (le), hameau.

18° Malrieux, village. Ce village doit son nom à un ruisseau de quelque importance, sur les bords duquel il est bâti et qui était la limite séparative des baronnies d'Apchon et de Salers. On fabrique à Malrieux, avec du lait de chèvre, de petits fromages connus sous le nom de cabecous, qui jouissent d'une certaine réputation et dont on fait même des envois à Paris.

19° Maronnies (les), gros village situé sur la hauteur, à l'origine même de la Maronne, de laquelle, sans doute, il tire son nom.

20° Moulin-d' Andarlou, hameau.

21° Moulin-d'Armand, hameau.

22° Moulin-d' Usson, hameau.

23° Pierre (la), maison de campagne. Cette belle propriété appartenait, en 1611, à la famille de Vigier. Jacques de Vigier, seigneur du Verdier; Antoine de Vigier, seigneur de Prades, et Jean de Vigier, archiprêtre de Mauriac, la vendirent, dans le cours du XVIIe siècle, à Pierre de Lafarges, de Salers, seigneur de la Fauvelie.

24° Pont (le), hameau. Ce hameau situé sur les bords de la Maronne, et, comme son nom l'indique, aux abords d'un pont jeté- sur cette rivière, a été autrefois un village. Il était le chef-lieu d'un fief que la famille Chazette de Bargues possédait dès le XV° siècle.

25° Reçusset, village situé à la source même de la Maronne.

26° Roucheyre (la), hameau.

27° Rouchinie (la), hameau.

28° Vielmur (le), gros village situé au sud du chef-lieu et sur les bords du ruisseau de la Rouchinie. Il doit probablement son origine à l'occupation temporaire de la seigneurie de St-Paul par la maison de Vielmur.

 

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