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  La commune de Parlan aujourd'hui

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Parlan. — La commune de Parlan dépend du canton de Saint-Mamet et de l'arrondissement d'Aurillac. Elle est bornée au nord par les communes de Saint-Saury et de Roumegoux ; au sud, par celles de St-Julien-de-Toursac et de Rouziers; à l'est, par celles de Roumegoux et de Cayrols, et à l'ouest, par le département du Lot (la Bastide). Elle est arrosée par les ruisseaux de Sargaillat, du Quiers, d'Algoux, de Besseyre, d'EIges, d'OIs, de Mauzian et la rivière de Veyre, qui la sépare du département du Lot.

Son sol granitique est d'assez bonne qualité; il produit beaucoup de seigle et de sarrasin; le*arbres de toutes essences y croissent avec vigueur; oo y voit de nombreuses châtaigneraies, des bois taillis et de futaie ; une partie de la commune est encore couverte de bruyères. Il y a de bons pacages, et quelques prairies qui attestent le besoin du drainage par leur état marécageux ; les nombreux étangs qui l'accidentaient autrefois ont été réduits à deux ou trois, les propriétaires trouvant un plus grand avantage à en exploiter le lit. Le ruisseau des Calmels fertilise cette commune.

On y compte 21 villages, 35 hameaux, 219 maisons et 951 habitants.

Le chef-lieu, Parlan, à 1 myr. 4 kil. nord-est de St-Mamet et à 2 myr. 7 kil. d'Aurillac, est un bourg bien bâti, d'une trentaine de maisons. Entouré de prairies à l'est, au sud et à l'ouest, il s'élève sur une petite éminence; sa position offre quelque attrait, et les environs du bourg présentent un aspect fertile.

L'église, placée sous l'invocation de saint Georges, avait titre de prieuré. Ses bas-côtés sont soutenus par des colonnes cylindriques. On y voit deux chapelles. Deux de ses autels sont en marbre, luxe qui se multiplie de nos jours. Parmi les anciens curés de Parlan, on doit citer Pierre Place, en 1703; Antoine Magne, en 1706; André d'Oradour, en 1720 ; Jean de Plagnes, en 1742 ; N. Lacalmontie, en 1756; Dejou, en 1771. Le curé actuel est M. Damaison.

Le bourg de Parlan a quatre bonnes foires, le 20 janvier, le 20 avril, le 7 juin et le 5 décembre; celle du 20 avril est renommée pour les bêtes à laine.

On remarque dans ce bourg le château qui existe depuis un temps immémorial. Construit d'abord sous une forme gothique, il fut brûlé en 1740, par suite d'une imprudence; rebâti immédiatement après cet incendie, il subit une transformation en harmonie avec les goûts du temps; enfin, saccagé en 1792, il n'a pas été restauré, et n'a reçu d'autres soins que ceux qui étaient nécessaires à sa conservation. La flèche de la tour, avant qu'elle ne fût détruite, était des plus élevées de la province. — On y remarque encore des peintures sur bois que les connaisseurs apprécient malgré leur délabrement.

C'est dans ce château que vécut, durant près de quatre siècles, la maison de La Garde de Saignes, recommandable , dit le généalogiste du roi, par son ancienneté, ses services et ses alliances. »

Ce jugement est fondé sur:

1° Les dignités éminentes du sacerdoce qu'elle a occupées, ayant produit un cardinal (dix-septième général de l'ordre des Frères-Prêcheurs), un évêque de Maguelonne et deux archevêques d'Arles, dont l'un, légat du Saint-Siége, fut patriarche de Jérusalem;

2° Les services distingués qu'elle a rendus dans les armes et dans les négociations, particulièrement dans la situation critique où se trouva la France après la prise et durant la captivité de François 1er;

3° Les alliances qu'elle a contractées avec les maisons d'Adhémar, d'Ailly Picguigny d'Assas, d'Astouand. de Barsac de Barjac. de Belcastel, de Clermont-Touchebœuf, de Beynac, de Bignicourt-Chambly, de Bais-Linan, de Bourdeille-Brantôme, de Chabans, de Chastaigner de Larochepolay, de Corn d'A m pare, de Durfort-Boissières, d'Escayrac, de Fontanges , de Frédeville, de Goulejac de Gironde , de Langeac , de Lestrade-Floisac , de Luzech, de Malbon, de Meallet de Fargues, de Melun, de Miers, de Parlan, de Peyrusse, de Peyronnencq-St-Chamarand , de Plas de Valon , de La Porte-Luzignac, de Roger de Beaufort, de St-Chamans de Trancheleon, de Turenne d'Aynac, d'Usson, de Vabres, de La Valette-Cornusson, de Valzergues, etc.

Géraud De La Garde vivait en 1240 dans son château de La Garde, diocèse de Tulle. Il put faire ses preuves pour faire admettre son fils, Gaucelin de La Garde , comme chanoine du chapitre noble de Brioude, dont en 1278 il fut le sous-doyen. Ces preuves, alors fort difficiles à établir, font remonter la filiation de la maison de La Garde au VIII° siècle.

Une généalogie manuscrite, conservée dans l'ancien fonds du cabinet de l'ordre du St-Esprit, lui donne pour fils:

Pierre, 1er du nom de La Garde , d'où descend la branche de Saignes et de Parlan, par Géraud. 2° du nom. Gaucelin De La Garde, chanoine, puis sous-doyen du chapitre de Brioude. Nommé à l'évêché de Ladène en 1290, il fut transféré à celui de Maguelonne en 1296. Il fut présent au concile de Béziers, le 29 octobre 1299, et assista, le 25 juin 1300, dans Te couvent des frères prêcheurs de Pamiers, à l'absolution qu'y reçut le comte de Foix de l'excommunication qu'il avait encourue du Saint-Siége.

L'année suivante, Gaucelin de La Garde se trouva à l'assemblée de Senlis, où le roi Philippe-le-Bel fit informer contre Bernard de Saisset, évêque de Pamiers, accusé du crime de lèse-majesté. On sait que ce fut l'arrestation de cet évêque qui souleva cette grande querelle, dans laquelle le roi de France défendit avec tant d'énergie les droits de son royaume et île sa couronne contre les prétentions de Boniface VIIL

Philippe-le Bel, décidé à opposer la force aux menaces, et jugeant nécessaire de s'unir plus étroitement avec les autres souverains contre les empiétements du St-Siége , nomma , en 1303 , Gaucelin de La Garde , Ithier de Nanteuil, grand prieur des hospitaliers de France, et Gauthier de Joinville, ses ambassadeurs pour traiter à Narbonne avec l'évêque de Saragosse et les autres ambassadeurs du roi d'Aragon. Le 15 novembre 1304, Gaucelin de La Garde ratifia le traité conclu entre l'archevêque Gilles Aycelin et Amalric, vicomte de Narbonne. Il mourut le Il mars 1504, et fut inhumé- devant le maître-autel de son église.

Pierre, 1e r du nom, eut pour fils:

Guillaume De La Garde, damoiseau, marié avec Etoile de Parlan, fille de Rai— mond de Parlan et de Souveraine de Bonnefonds. Bernard De La Garde. ,

Géraud, 2° du nom, auteur de la branche de Saignes et de Parlan.
Bernard De La Garde eut pour fils:

Géraud De La Garde, qui entra, en 1323, dans l'ordre des Frères-Prêcheurs, au couvent de Brives, dont il fut nommé prieur; transféré à Paris, il y enseigna la philosophie en 1336 et 1327. L'éclat de ses vertus et de sa renommée ayant réuni sur lui les suffrages de son ordre, quoiqu'il n'eût pas l'âge requis, il fut élu général des frères prêcheurs dans l'assemblée tenue à Carcassonne en 1340. Clément VI, son cousin, l'ayant appelé à Avignon immédiatement après son exaltation, le créa cardinal du titre de Ste-Sabine, le 20 septembre 1342; il jouit peu de cette éminente dignité, étant mort à Avignon le 27 septembre 1343.

Etienne De La Garde fut pourvu de l'archevêché d'Arles au mois de décembre 1350. Peu après , Clément VI le nomma son légat en Lombardie et en Romagne. Il soumit les rebelles de Salon, de la Crau (dépendant de son archevêché) , et rétablit le droit de battre monnaie dans la seigneurie de Montdragon. Il mourut le 14 juin 1349, et fut inhumé dans l'église de St-Trophime d'Arles.

Guillaume De La Garde fut d'abord chanoine de l'église d'Orléans, puis archevêque de Braga, en Portugal. Il était revêtu de cette dignité lorsque le pape, son cousin, l'envoya à Rome pour couronner en son nom Louis de Tarente, époux de la reine Jeanne, et lui donner solennellement l'investiture du royaume de Sicile et d'Apulie, alors envahi par André, roi de Hongrie. Après le rétablissement de ces princes, Guillaume de La Garde fut envoyé par le même pontife dans le royaume de Sicile, avec le même titre et la mission spéciale de couronner Louis et Jeanne, comme roi et reine de Jérusalem et de Sicile, ce qui eut lieu à Naples le 27 mai 1352. Le zèle que ce prélat avait montré pour leur cause, durant leur guerre contre le roi de Hongrie, lui valut toutes sortes de témoignages de leur reconnaissance; il en reçut des terres en Provence, qui restèrent longtemps dans sa famille. Sous Innocent VI, Guillaume de La Garde succéda à son frère Etienne, à l'archevêché d'Arles, en 1360. Au mois de mai 1363, il tint et présida un concile général, tenu à Apt, et, le 4 juin de la même année, il couronna, au nom d'Urbain V, l'empereur Charles IV, comme roi du royaume d'Arles, dans son église métropolitaine de St-Trophime, en présence du comte de Savoie et du duc de Bourbon, des archevêques d'Embrun et d'Aix, et d'un grand nombre de seigneurs et d'évêques d'un haut rang. Nommé patriarche de Jérusalem vers 1371, il conserva le titre d'administrateur de l'archevêché d'Arles; il y fonda trois chapellenies, savoir : celles de St-Barthélemy , de Ste-Marguerite et des onze mille Vierges, ordonnant qu'on y dît la messe tous les jours, et que Pierre de La Garde conservât à perpétuité le titre de patron de ces chapellenies. C'est à lui que l'église de Maurs doit les reliques de saint Césaire, qui sont en grande vénération dans le pays.

Antoine De Là Garde, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de la

chambre du roi, lieutenant commandant de Ta compagnie du duc de Guise et gouverneur du duché de Guise, épousa Françoise d'Ailly, fille d'Antoine d'Ailly, vidame d'Amiens et seigneur de Picguigny, et de Marguerite de Melun.

Pierre III De La Garde, seigneur de Saignes, de St-Victor-do-Maleap, coseigneur de Lavergne, naquit en 1411, fut lieutenant du sénéchal du Quercy et gouverneur des ville et château de Boussac, en Berry; il avait épousé, en 1436, Isabelle de Malceu, dite de Bar.

Barthélémy De La Garde, seigneur des châteaux et châtellenies de Saignes et de Lunegarde, épousa, le 4 mai 1479, Guine de Miers, fille de Bertrand de Miers, coseigneur de Parlan.

Pierre De La Garde, leur fils, seigneur de Saignes, de Parlan, de Palaret, de Bio et de la Mégrinie, fut nommé, en 1518, conseiller au parlement de Toulouse; l'année suivante, ambassadeur extraordinaire de François I" près des rois de Pologne, de Hongrie et de Bohême, pour engager ces souverains à ne pas lui être contraires dans ses prétentions à l'empire.

Après la bataille de Pavie, Henri VIII profitant de la captivité de François I°r, mit tout en œuvre pour rompre l'union qui existait depuis si longtemps entre la France et l'Ecosse. Sa politique ne pouvait espérer des conjonctures plus favorables, et rien n'échappa à sa prévoyance de ce qui pouvait lui assurer le succès.

La régente de Fiance, informée de ses progrès dans le parlement d'Edimbourg, et de l'activité qu'il mettait à négocier les fiançailles de la seule fille qu'il eût alors avec le jeune Jacques V, nomma Pierre de la Garde ambassadeur extraordinaire en Ecosse, avec mission d'empêcher ce mariage et de resserrer l'alliance entre les deux couronnes.

En arrivant à Edimbourg, La Garde de Saignes trouva que le roi d'Angleterre était sur le point d obtenir ce qu'il prétendait, tant de la régente d'Ecosse, pour le mariage de son fils, que du parlement de ce royaume, pour la rupture avec les Français; car, outre les pensions que S. M. anglaise avait fait distribuer, elle avait su prendre les Ecossais par le défaut qu'on leur reproche le plus, la vanité.

Elle leur avait persuadé que le plus grand honneur qui pût arriver à leur monarchie était ce qu'ils avaient prétendu depuis tant de siècles, en s'assujettissant les Anglais; enfin, qu'après cette union, l'alliance des Français serait inutile

.aux Ecossais.

La Garde n'ôta pas tout d'abord des esprits une prévention si dangereuse, et ce ne fut qu'à force de conférences avec le conseil d'Ecosse et de discours prononcés en plein parlement, qu'il convainquit l'un et l'autre que le roi d'Angleterre les trompait en leur offrant son héritière, puisqu'il ne leur proposait qu'un bien éloigné, cette princesse étant trop jeune de huit ou dix ans pour consommer le mariage, qu'à dessein de leur attirer le mal présent, qui était de les obliger de rompre avec la France ; que S. M. anglaise oublierait ce qu'elle promettait lorsque le moment serait venu de l'accomplir, et que l'Ecosse recevrait alors le plus grand préjudice qui put lui arriver; car, par la maxime de Henri VIII, que l'accessoire suivait le principal, l'Ecosse, qui l'était à l'égard de l'Angleterre, serait réduite en province de ce royaume, de quelque nation que fût le roi de ces deux Etats, et les Ecossais deviendraient les sujets des Anglais, dans la voie qu'ils prétendaient devenir leurs maîtres.

La Garde revint en France avec tout le succès qu'il pouvait attendre.

Après le traité de Cambrai, François 1er lui donna de nouvelles lettres de créance, le 17 octobre 1529, pour se rendre, comme son envoyé extraordinaire, près du roi du Portugal. Loi#des troubles de la Guienne et de l'interdiction du parlement de Bordeaux, Pierre de La Garde y fut envoyé par le roi et y exerça la charge de premier président de la Tournelle, depuis le 1" août 1549 jusqu'au 15 août 1550. Il avait épousé Antoinette d'Albin de Valzergues, fille de Charles d'Albin, seigneur de Valzergues, de Naussac et de Florette de Villemade; il eut pour fils:

François De La Garde, docteur ès-droits, archiprêtre de Tégra et de Catmaing, conseiller au parlement de Paris, où il fut reçu le 27 août 1565. Il assista au colloque de Poissy.

Louis De La Garde, 1er du nom, seigneur de Saignes, de Parlan, de Bio de Palaret, de l'Anglade de Reilbac, Maniargues, etc., chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme de la maison de Sa Majesté, naquit en 1518, fut page de François 1er; il suivit ce prince en Italie et se trouva sous le grand écuyer de France à la prise de Fossano. En 1552, il accompagna le roi Henri II en Lorraine et assista à la prise de Metz, de Toul et de Verdun sur les impériaux, puis à la bataille de Renty , gagnée par Gaspard de Tavannes, le 15 août 1554. Lors de la paix avec les religionnaires, le seigneur de Saignes fut choisi, en 1581, pour arbitre de tout le parti catholique du Quercy. Henri IV lui écrivit, en 1589, pour qu'il maintînt les sujets de son gouvernement sous son obéissance.

René De La Garde, 1er du nom, chevalier, seigneur de Saignes, Parlan, Bio, Palaret, Langlade, Ganac et partie de Lavergne, né en 1551, fut successivement gentilhomme de la maison de Charles IX, mestre de camp du régiment de Quercy, le 1er août 1575, et gentilhomme du roi Henri IV, par brevet du 3 janvier 1582. En 1572, il avait accompagné dans son ambassade en Angleterre le duc de Montmorency, grand maître et maréchal de France, lors de la conclusion de la ligne défensive avec la reine Elisabeth. René de La Garde rendit de grands services à Henri IV et à Louis XUI, en Guienne, et particulièrement en Auvergne, où il reprit la ville de Maurs que les religionnaires avaient surprise. Le parti royal, en Quercy, l'avait choisi, en 1589, pour conclure un traité avec le parti de la ligue. En 1597, la noblesse de la Haute-Auvergne le députa vers M. de Roquelaure, gouverneur de la province, pour lui porter l'assurance de son dévouement au roi.

Gaspard De La Garde, son fils, servit sous le maréchal de Thémines et se trouva au siége de Rethel. Plus tard, il se distingua dans les guerres de la Guienne, fut le premier qui franchit les barricades de Nérac en 1621, et le 2 septembre, même année, fut tué à l'assaut donné à Ville-Bourbon, lors du siége de Montauban.

Jean De La Garde servit avec distinction dans les guerres de son temps. Ce fut lui qui, à la tête de son régiment, mit pied à terre dans l'Ile Ste-Marguerite.

Lotis De La Garde, 2° du nom, chevalier, baron de Saignes, Parlan, Palaret, seigneur de Langlade, Bio el Reilhar, épousa, le 27 septembre 1619, Anne de St Mamet; il fut appelé à la convocation du ban de la noblesse d'Auvergne.

Jean De La Garde De Saignes, chevalier de l'ordre de St-Lazare, fit la guerre de Candie en qualité de capitaine au régiment de Tinières. En 1689. il fut gouverneur du fort des Bains et lieutenant du roi à Villefranche, en Roussillon. Il fonda la terre de Lestrade pour soutenir au service les cadets de la maison de Saignes, et repose dans l'église de Parlan.

Louis II De La Garde De Saignes, chevalier, comte de Saignes, baron de Palaret, Parlan et Tegra, seigneur de Bio, Rouziers, Malières, etc., capitaine au régiment de Laurière, fut inhumé, le 8 mai 1708, dans l'église de Parlan, an tombeau de ses prédécesseurs. Il épousa, en premières noces, Claude de Durfort-Boissières, fille d'Armand de Durfort, baron de Boissières, et de Marie de Çruzy de Marcillac, et en secondes noces, Jeanne-Catherine de Turenne d'Ainac, fille de Louis de Turenne, marquis d'Ainac, et de Marie Hélène de Felzins, dame de Montmurat.

René III De La Garde Dr Saignes, chevalier, comte de Saignes, baron de Palaret, Parlan et de Tegra, seigneur de Bio, Rouziers, Reilhac, Malières, etc., épousa, en premières noces, Françoise de Corn d'Ampare, et en secondes noces, Jeanne-Calherine de Turenne d'Ainac, sa cousine germaine.

Il servit dans les mousquetaires de la maison du roi.

De son dernier mariage naquirent:

Jean-marc-louis De La Garde De Saignes, chevalier, comte de Saignes, baron de Palaret, Parlan et Tegra, seigneur de Bio, Rouzières, Reilhac, Malières, etc. , né à Parlan le 11 mai 1738. Il sortit des pages de la grande écurie du roi pour entrer aux carabiniers où il devint capitaine; de là, il fut nommé successivement lieutenant-colonel du régiment de Bourgogne-cavalerie, chevalier de St-Louis et mestre de camp de cavalerie. Il épousa Louise-Elisabeth-Allyre de Langeac, fille de Gilbert-Allyre, marquis de Langeac, grand sénéchal d'Auvergne, et de Louise-Elisabeth de Melun, princesse d'Epinay.

Plein de bravoure et de talent, protégé par le maréchal prince de Soubise, dont il était le plus proche allié, il devait arriver au faite des honneurs..... Il périt en 1773, à l’âge de trente-cinq ans, dans une partie de chasse qu'il donnait dans la forêt de Sédan, aux officiers de son régiment qu'il allait quitter pour prendre, en qualité de colonel, le commandement d'une brigade des gardes du corps.

Il laissa sa veuve avec un fils:

Charles-Jean-Louis-Armand De La Garde, chevalier, comte de Saignes, qui mourut à Clermont-Ferrand, le 20 juin 1795, après avoir réuni sur sa tête et les biens de la maison de Saignes et les terres considérables de sa mère, qui possédait plusieurs seigneuries en Picardie, en Touraine et en Bretagne. Il était grand d'Espagne de 1ere classe et allié aux maisons de Rohan , de Montmorency, de Béthune, d'Albret, d'Arembert et de Mouchy.

A sa mort, sa fortune se divisa, et les terres de Saignes et de Parlan devinrent le partage de son oncle paternel.

Jean-Marc-Gabriell De La Garde De Saignes, chevalier, comte de Saignes, qui naquit au château de Parlan, le 1e r janvier 1743. Il fut reçu page du grand maître de Malte, le 4 mars 1755, fit ses campagnes, et rentra en France où il servit d'abord dans le régiment de la Fère-infanterie, puis aux carabiniers, qu'il quitta en qualité de capitaine, forcé par des douleurs cruelles de goutte de prendre un congé, après avoir cependant obtenu la croix de Saint-Louis

Il avait refusé de faire ses vœux comme chevalier de Malte jusqu'à l'établissement de son neveu.

Pour continuer sa maison, il épousa, le 1 5 novembre 1796, Marie-Anne de Peyronnenc-St-Chamarand, fille d'Antoine, vicomte de Peyronnenc-St-Chamarand, et de Françoise de Fortet.

A la suite de ce mariage, considérant que le château de Parlan avait été rendu inhabitable par suite des fureurs révolutionnaires, il se décida à se fixer au château de Lestrade, près de Maurs, dont la substitution s'était, en vertu des nouvelles lois, éteinte sur sa tête. Il y a vécu jusqu'à 1824, époque à laquelle il décéda.

Le nom de M. De Peyronnenc-St-Chamarand est encore trop gravé dans les souvenirs des habitants de Maurs, auxquels il a fait tant de bien, pour qu'en faisant mention de son alliance avec la famille de La Garde de Saignes, dans laquelle la sienne est venue s'éteindre, il ne soit pas indispensable de consacrer une notice spéciale à cet homme supérieur auquel Maurs doit ce qu'il est.

Issu d'une famille des plus distinguées et dont la notice trouvera place dans la statistique de la commune de Sansac et au château de Veyriéres, Antoine, vicomte de Peyronnenc-St-Chamarand, seigneur d'Hautevaurs, Sansac-de-Marmiesse, de Murat, et coseigneur de la ville de Maurs, entra aux pages de la grande écurie du roi. Il passa de là, le 28 avril 1759, aux carabiniers de Monsieur, comte de Provence, puis fut nommé capitaine au régiment de royal-Champagne ; il fit en cette qualité toutes les guerres de l'époque, et fut obligé de se retirer, ayant reçu deux coups de feu dans la poitrine. Dignes appréciateurs de l'honneur, les maréchaux de France le nommèrent leur lieutenant pour la Haute-Auvergne, le 19 octobre 1772.

Le 1er avril 1775, le grand écuyer de France le nomma inspecteur des haras de la Haute-Auvergne.

Le 20 juillet 1787, le roi le nomma président de l'assemblée d'élection d'Aurillac.

Et le 27 mai 1788, il fut nommé chevalier de Saint-Louis, après trente ans de service et quatre campagnes, où il avait essuyé deux blessures.

M. le marquis de Lafayette eut mission de le recevoir en cette qualité.

Excellent écuyer, connaissant à fond tout ce qui tient à la science équestre, la race des chevaux d'Auvergne, régénérée par ses soins, prit un essor que n'arrêta pas même la phase révolutionnaire de la république , et que seules purent comprimer et amoindrir les guerres de l'empire, que le besoin de chevaux força de s'emparer des juments destinées à la reproduction.

Longtemps après lui, l'opinion du vicomte de Peyronnenc fut encore invoquée en ce qui touchait aux haras; et, au sein même de l'Administration supérieure de cette branche importante de notre agriculture, cette opinion influa sur un grand nombre de décisions.

Ses voyages et ses campagnes, mis à profit, lui donnèrent les moyens d'améliorer l'agriculture de son pays, et surtout la culture des prairies naturelles, par un système d'irrigation jusqu'alors inconnu , mais qui subsiste encore aujourd'hui. C'est à lui qu'est due la transformation des marais qui croupissaient alors, en prairies de bonne qualité.

C'est à sa sollicitation que M. de Monthyon , de bienfaisante mémoire, qu'il reçut à Maurs, donna les fonds nécessaires pour combler les fossés de la place et pour assainir la ville.

Allié de la maison de Noailles, aimé et protégé par le prince de Pons, de la maison d'Autriche; par le prince de Lamberc, dela maison de Lorraine; par le maréchal de Noailles et le duc d'An mont, desquels la famille de Saignes conserve un grand nombre de titres.

II fut lié d'amitié avec le prince de Talleyrand et le marquis de Lafayette, bien que ses opinions fussent en désaccord avec celles de ces hommes devenus célèbres. Il reçut chez lui, à Aurillac, M. de Lafayette à son retour d'Amérique.

L'estime qu'il inspirait était générale ; il était recherché debout le monde, et ceux qui l'avaient connu ne pouvaient s'empêcher de l'aimer ; aussi lui fut-il donné d'être utile à bien du monde, et lorsque la route royale 122, de Clermont à Toulouse, fut décidée, il lui fut possible, dans un voyage fait exprès à Paris, de vaincre, à l'aide de ses nombreux amis, toutes les résistances, et de doter la ville de Maurs de cette importante voie de communication.

II y a plus de quarante ans que M. de Peyronnenc n'est plus; mais son nom, resté populaire, est vénéré comme s'il existait encore, et tous reconnaissent que c'est à lui que Maurs doit la prospérité de son commerce et l'aspect riant et fertile de sa vallée.

Généreux, spirituel, bienfaisant, il charmait ceux qui l'entouraient et qui tenaient à honneur d'être admis chez lui. Sa maison, ouverte à tout ce qui était distingué et honnête, était le sanctuaire de l'esprit et des bonnes manières.

Il dut émigrer. Son fils aîné suivit son exemple et périt à l'armée des princes. Une chute de cheval lui enleva ce fils qui lui restait; sa seconde fille mourut bientôt après, et d'une descendance qui lui donnait tant d'espoir, il ne lui resta, pour le consoler, que les enfants de sa fille aînée sur lesquels il reporta toutes ses affections et ses espérances, jusqu'au moment où, en 1814, il fut appelé dans un monde meilleur.

Le château de Parlan, qui était jugé défensable, reçut, en 1574, dix hommes de garnison commandés par le capitaine le sieur de Bause. La même année, 208 arquebusiers à pied, commandés par le Sr de Miramont, firent la montre à Parlan devant les Sr de Cambefort et de Viescamp, commissaires. Ce château n'est plus habité; mais il appartient toujours au chef de la maison de La Garde de Saignes.

Les villages et hameaux de cette commune sont:
Alqoux, hameau.
Rastidet, hameau.
Bastide (la), village sur le chemin de Dauziers.

Baylie (la), village près du bourg.

5° Belaubre, village sur le ruisseau de Parlan.

6°Bergmir(la), hameau dn côté opposé du précédent.
Besseyre, moulin.
Beurnière (la), village entre deux ruisseaux.
Borie (la), village au sud du bourg.
10° Bos (le), hameau.
11° Brandesque, hameau.
12° Brouesctle (la), village entre deux petits vallons.

13° Cabannes (la), hameau.

i Cam (la), hameau.

15° Cardailhaguet, village.

16° Devises (les), hameau.

17° Drulhe (la), hameau.

18° Embordes, village sur la limite du département.

19° Enfours, village également sur la limite du département.

20° Fissayes (les), gros village sur les frontières du département.

21° Ganiole, village.

22° Garde (la), village sur une hauteur.

23° Garrouste (la), hameau.

24° Gazai, village au nord d'un bel étang.

25° Govzou, village.

26° Gailbaldie (la), hameau. •

27° Jaulhac le-Bas, village.

28° Jaulhac-le-FIaut, hameau.

29° Lazerou, hameau.

30° Longues-Combes, village.

31° Modèles, village.

32° Maison-Neuve (la), hameau.

33° Marios, hameau.

34° Maurian, village.

35° Mazic, hameau.

36° Mélie (la), village.

37° Moulin-Bas, hameau.

38* Moulin-de-Bélaubre, hameau. .
39° Moulin de-Madèles, hameau.
40° Moulin de-Maurian, hameau.
41° Moulin-de-Sargaillot, hameau.
42° Mourandel, hameau.
43° Ols (les), village avec un étang que traverse le ruisseau.

44° Perrier-Canot, hameau.

45° Pouget (le), hameau.

46° Puech (le), village.

47° Puech-de-Quiès (le), hameau.

48° Quiès (le), hameau sur le ruisseau de ce nom.

49° Bessègue (la), hameau.

50° Sol (le), village.

5I° SouUguet, hameau. *
52° Souquiires (la), hameau.
53° Travers, hameau.
54° Vedrines (les), hameau.
55° Vitarelle (la), hameau.
Il existe, dit-on, deux souterrains aux environs de Parlan ; mais leur position n'est pas bien connue.

On voit, dans Sistrières, qu'Antoine de Seguy, écuyer, résidant au château de Las-Marios, paroisse de Parlan, tenait en franc fief et noble, dépendant de la baronnie de la Vinzelle, sa seigneurie, cens et rentes qu'il y possédait.

Parlan était de droit écrit relevant d'Aurillac. Chabrol dit que ce lieu avait été omis dans les éditions de Prohet. La justice en appartenait à la maison de La Garde de Saignes.

L'église de Parlan était à la présentation de l'archiprêtré d'Aurillac.

Parlan fut compris pour la somme de 2,050 livres dans la répartition de l'impôt de 1696, pour l'élection d'Aurillac.

 

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