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  La commune de Nieudan aujourd'hui

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Nieudan. — Cette commune est comprise dans le canton de Laroquebrou et dans l'arrondissement d'Aurillac. Elle est confinée au nord par le ruisseau de Coënne, qui la sépare de St-Santin-Cantalès; au sud, par celles de St-Paul-des-Landes et de St-Etienne-Cantalès ; à l'est, par celle de St-Victor, et à l'ouest, par Laroquebrou.

Sa superficie est do 1,350 hectares, savoir : 200 h. en terres cultivées; 500 h. en prés et pacages; 150 h. en bois taillis et quelques futaies, et 550 h. en terres vaines et bruyères.

Elle est arrosée par les ruisseaux de Coënne, des Garrigues, de Riounégre. de Branugues.

Sa population est de 270 habitants, dans 4 villages, 14 hameaux et 55 maisoos.

Nieudan, le chef-lieu, à 5 kil. de Laroquebrou et a 1 myr. 8 kii. d'Aurillac, est un petit bourg au centre de la commune, situé sur la hauteur qui domine lu plaine de St-Paul-des-Landes et la route impériale de Tulle. Une particularité la distingue. Son nom, suivant une ancienne tradition, proviendrait de l'échec qu'aurait subi dans ce lieu un lieutenant de César lors de la conquête des Gaules; les Arvernes auraient été complètement vainqueurs des Romains. Quelques savants pensent que le champ de bataille entre Attila et AEtius, général romain, aurait compris Nieudan et les plaines des environs. L'existence d'un camp romain, dont on reconnaît les traces à l'est du village, serait un indice de la présence en ces lieux de ce peuple envahisseur.

L'église de Nieudan n'a rien de remarquable; elle est sous l'invocation de saint Julien. Elle dépendait anciennement de l'archidiacre d'Aurillac, qui en percevait les revenus. L'cvéquc de Clermont nommait à cette cure titrée, prieure dès 1245. Germain de Selves en fut recteur en 1340 ; Pierre La Besseyre, en 1406; Guillaume de Cabanes, en 1506; Pierre de Cabanes, son neveu, lui succéda. N. Grandrue fut curé en 1619 ; Géraud Castanier, en 1654; Joseph Fauré, en 1706; Louis Sacreste était prieur en 1720; il fonda la chapelle du St-Sacrement en 1751

Au sud du bourg et sur le sommet d'une élévation d'où elle domine les environs, est une chapelle fort vénérée, dédiée à la sainte Vierge, sous le nom de Notre-Dame-du- Puy-Rachat.

Sa construction remonte à une époque très-ancienne. Elle existait au xV siècle. Il est question de la chapelle dans un hommage rendu, en 1502, par Guillaume de Cabane, curé, Dominique del Bruel et Jean Imbertie, prêtres de Nieudan, au seigneur Amalric de Montal, baron de Laroquebrou et de Carbonnières. Plusieurs legs constatés dans des dispositions testamentaires des XVI°, XVII° et XVIII° siècles, attestent de la part des fidèles une vénération et une confiance qui durent de nos jours.

En 1793 la statue de la sainte Vierge fut conservée pieusement par une pauvre femme. La chapelle fut vendue le 23 prairial, an nr de la république, et cédée, en 1811, à la fabrique. Des processions de fidèles des paroisses environnantes ont souvent lieu pour implorer un temps plus propice et des jours plus favorables pour la conservation et la maturité des récoltes.

Si l'on en croit divers renseignements que semblent confirmer des actes, des

testaments en langue espagnole, l'érection de la chapelle Notre-Dame-du-Puy

Rachat serait la réalisation d'un ex-voto émis en Espagne par des jeunes gens de

la localité, pendant l'invasion des Maures. Il a existé une famille du nom de Nieudan. Jean de Nieudan fut bailli de Calvinet, en 1298, pour Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse. Irlande de Nieudan fut. en 1429, abbesse du Buys, à Aurillac. Les villages et hameaux de cette commune sont:

Branugues, hameau, petit château ou repaire qui était habité, en 1650, par Antoine Dubois, seigneur de Languirou. Madeleine, sa sœur, veuve d'Antoine de Pralat, seigneur de St-Victor, habitait aussi le château de Branugues. Elle fit don d'une somme de 3,000 f. pour la construction d'une chapelle en l'honneur de sainte Madeleine, et fournit en outre tous les ornements nécessaires au service divin. La chapelle fut bâtie près du château. Jeanne Dubois, devenue héritière d'Antoine, son père, mariée à Joseph de Comargues, seigneur de Leyrède, lui porta, en 1704, le domaine et château de Branugues.

Bruel (le), hameau et moulin. Il y aune chapelle avec un château habité par la famille Bourrieu de Boisse. Dans le commencement du XVII° siècle, le Bruel était possédé par Antoine de Cébié, conseiller du roi, etc., etc. Un de ses descendants eut douze fils, tous prêtres, dont un était vicaire général du diocèse de St-Flour en 1757. De ses deux filles, une épousa M. de Gain de Montaignac, d'une famille originaire du Limousin, illustre par elle et par ses alliances, qui avait figuré dans les croisades et dont un des membres fut évêque de Tarbes. Héritier et veuf de Mlle de Cébié, M. de Gain de Montaignac, seigneur d'Ourgon et de Cavaroque, s'allia à la famille de Montai. Sa fille, Anne-Elisabeth, épousa M. Jean Bourrieu de Boisse, originaire du Rouergue, allié des familles de Bonnal, de Fargues, de Lavalette et de La Rochemontaix de Nastrac. Antérieurement, et en 1650, noble Géraud Bourrieu, sieur de Lacombe, avait épousé demoiselle Delphine de Cébié; en 1720, Pierre Bourrieu, seigneur de Boisse, demoiselle Marie-Camille de Gain de Montaignac, fille de M. Henri de Gain, seigneur de Puechardy et d'Ourgon ; et, en 1758, son fils, Jean-Louis, Mlle Marie de Fortet; et sa fille, Rose-Madeleine, M. Antoine de Falvelly.

Cayre (le), hameau.

Faure, hameau.

Garrigue (la), hameau où se trouvait le domaine de la Glaise (l'église) de Nieudan.

Goueyrès (le), hameau.
Huguesfond, village.
Lalande, hameau.
Limbertie, village; Pierre Limbertie, damoiseau, habitait son repaire en 1357. 10°Megniel (le), hameau.

11° Peyrelevade, hameau où l'on trouve un monument celtique, sur le chemin d'Ayrens. Il consiste aujourd'hui en deux pierres isolées au milieu des bruyères. Celle qui fait table a 1 m. 73 c. de long sur 1 m. 37 c. de large, et 0 m. 36 c. d'épaisseur; elle est un peu arrondie. Cette table a une forte inclinaison. Ella repose sur l'autre pierre qui a 2 mètres de longueur hors de la terre dans laquelle elle s'enfonce. Auprès de ce monument est un tumulus de 60 mètres de circonférence à sa base, couronné par un cordon de grosses pierres pour retenir les terres qui le recouvrent; ce tumulus confirmerait la croyance d'une bataille livrée dans ces parages. Ces monuments celtiques furent découverts en faisant le tracé d'un chemin.

12° Poni-d'Ourgon, hameau avec un pont sur lequel passe la route impériale n° 126.

13° Roddier (le), village.

14° Sayer (le), hameau.

15° Serieys (le), hameau.

16° Sibérie (la), hameau.

L'affar de Perissat ou Peyrissac, aujourd'hui propriété de la famille de Boisse, dans cette commune, sur le ruisseau de Coënne, était jadis habité par une famille de ce nom. Il fut donné, en 1340, par Hugues de Périssac, damoiseau, à son neveu du même nom, ainsi que l'affar del Muratel. Le repaire de Peyrissac était la résidence, en 1423, de Guillaume, qui, outre ses rentes, en possédait encore à St-Victor et à Angouste.

Le terrain de cette commune est en général maigre, sablonneux et peu productif. Les prés et pacages sont de bonne qualité; une faible partie du sol est calcaire. Il y a un four à chaux que les bois de la commune et ceux des communes environnantes approvisionnent.

Nieudan était de droit écrit relevant d'Aurillac. La justice appartenait à son prieure. Sa coutume locale était celle de Jussac.

Nieudan fut imposé à la somme de 1,500 livres dans la répartition de la taille de l'élection d'Aurillac, pour l'année 1696.

 

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