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ARCHIPRÊTRÉ DE MAURIAC.

 

L'institution des archiprêtres est fort ancienne. Le pape Léon IV, en 830, détermine quelques-unes de leurs attributions, dont la principale était de veilier sur les curés de leur archiprêtré et de rendre compte à l'évêque de leur conduite. (De Héricourt, Lois ecclés. de France, p. 104). L'époque à laquelle le diocèse de Clermont fut divisé en archiprêtrés n'est pas connue; mais il est certain que cette division est antérieure au XII° siècle. La chronique de St-Pierre-le-Vif-de-Sens fait mention, en l'année 1109, de Pierre de Saignes, archiprêtre, qui favorisait la rébellion du doyen de Mauriac contre l'abbé de St-Pierre-le-Vif. Pierre, archiprêtre, qui pourrait bien être Pierre de Saignes, est témoin du traité fait entre les moines de Mauriac et Guido de Miremont, avant l'année 1124. Un assez grand nombre d'actes du XIII° siècle, dont j'ai les extraits, sont faits en présence de l'archiprêtre de Mauriac; il en est de même au XIV° siècle et dans les siècles postérieurs. La Haute-Auvergne était divisée en trois archiprêtrés, qui avaient pris le nom des trois villes principales, Aurillac, St-Flour et Mauriac.

A une époque que je ne saurais indiquer, mais que je crois postérieure à l'érection de l'évêché de St-Flour, en 1317, les fonctions d'archiprêtre de Mauriac furent réunies à la cure de St-Thyrse d'Anglars. Il en fut de même de tous les archiprêtrés du diocèse de Clermont, qui furent unis à une cure. L'archiprêtré de Rochefort fut uni à la cure de St-Bonnet, près Salers.

L'archiprêtré de Mauriac était, après celui de Limagne, le plus vaste du diocèse; il se composait de cinquante-deux cures, sur lesquelles l'archiprêtre avait le droit de visite; il comprenait l'arrondissement de Mauriac tout entier, moins le canton de Champs; il formait un triangle limité à l'est et en partie au nord par la rivière de Rue; encore au nord et au couchant, par la Dordogne, et au midi, par les rivières de Bertrande et de Maronne.

Quoique cette circonscription fût uniquement ecclésiastique dans le principe, elle était si naturelle, qu'elle fut adoptée à la fin du XIII° siècle pour la prévôté, et au XVII°, pour l'élection de Mauriac.

Malgré le désir que j'ai d'abréger et de ne pas donner à cet article des proportions démesurées, je ne crois pas pouvoir me dispenser de reproduire le pouillé de l'archiprêtré de Mauriac, ou, en d'autres termes, la notice des bénéfices et des cures qui y étaient compris. Cette partie de notre histoire ecclésiastique est aujourd'hui fort peu connue. Une publication semblable a été faite dans la 7° livraison, par notre collaborateur, M. de Chazelles, pour l'ancien évêché de Saint-Flour. Nous avons donc le pouillé des archiprêtré de St-Flour et d'Aurillac; en donnant le pouillé de l'archiprêtré de Mauriac nous aurons une notice complète sur les bénéfices et les cures de la Haute-Auvergne avant la révolution de 89. Pour la rédaction de notre travail, nous nous sommes servis d'un pouillé manuscrit de l'évêché de Clermont de la fin du XVII° siècle, et du Calendrier d'Auvergne de 1763. C'est dans ce dernier ouvrage que nous avons puisé tout ce qui est relatif aux cures; pour tout le reste, nous avons suivi le pouillé manuscrit.

L'archiprêtré de Mauriac, uni à la cure de St-Thyrse d'Anglars, est à la collation de l'évêque; l'archiprêtre a droit de visite sur cinquante-deux cures.

Le chapitre de St-Chamand est composé d'un doyen et de douze prébendes, qui sont à la nomination du seigneur du lieu et à la collation de l'évêque. Revenu, à la fin du XVII° siècle, le doyen. 200 livres; les prébendes, 100 livres.

Le doyenné de St-Pierre de la ville de Mauriac, ordre de St-Benoit de la congrégation de St-Maur, est à la nomination du roi et tenu en commande. Les offices claustraux, avec les prieurés de Mauriac, du Falgoux, de Bassignac et de St-Vincent sont unis à la mense; le doyen pourvoit à ceux d'Orcet et du Vigean, et nomme aux cures de Prodelles, d'Arches, de Dassignac, de Mauriac, du Vigean, du Falgoux et de St-Vincent. Revenu : le doyen, 4,000 liv. ; les moines, 4,000 liv.

L'abbaye et couvent des religieuses de Brageac, ordre de St-Benoit, a la nomination du roi Revenu : 1,700