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Mary-le-Cros (St).

 

— La commune de St Mary-le-Cros fait partie du canton de Massiac et de l'arrondissement de St-Flour. Elle est bornée au nord par celle de Molompise; au sud, par celles de Valjouse et de Fournols; à l'est, par celle de St-Mary-le-Plain, et la commune de Valjouse la borne à l'ouest.

Elle est arrosée par la rivière d'AIlagnon, le ruisseau de Bouzeyre et celui del Passage.

L'étendue de son territoire est de 1,871 hectares, dont 756 h. en terres cultivées; 586 h. en prés et pacages; 479 h. en bois, et 54 h. en terres vagues el rochers.

Le pays est en général coupé de vallons profonds, de gorges, de ravins, et couvert de bois de sapins, de chênes et de pins. Le sol est de nature schisteuse et volcanique.

Sa population est de 867 habitants, dans 8 villages, 1 hameau et 174 maisons St-Mary-le-Cros, chef-lieu, à 1 myr. 6 kil. de Massiac et à 2 myr. 1 kil. de St-Flour , est situé dans un vallon dominé par le mout Journal. C'est un petit bourg remarquable, par ce qu'en rapporte la tradition et l'historien des trois Saints d'Auvergne, le R. P. Dominique de Jésus, carme déchaux, qui écrivait en 1635 sur les manuscrits de saint Odon, d'abord religieux à Mauriac, ensuite abbé de Tulle, et mort en 913, abbé de Cluny. Celui-ci avait puisé dans des mémoires plus anciens la vie de saint Mary. Ce saint était romain et fut compagnon de saint Austremoine , lorsque ce dernier fut chargé, en 252, par le pape Fabien, d'aller évangéliser dans les Gaules avec d'autres compagnons.

Saint Mary prêcha dans la Haute-Auvergne, surtout dans la vallée du mont Journal et tout le pays qui est compris entre Murat, Massiac et Brioude; il parcourait les campagnes, faisait bâtir des oratoires. Il ne serait pas étonnant que la paroisse de St-Poncy, dédiée à saint Pentien, pape, mort quarante ans avant la venue de saint Mary en Auvergne, ne lui dût son origine. Saint Mary mourut avant saint Austremoine, qui lui fil bâtir une église ou chapelle auprès du mont Journal, et nommée aujourd'hui St-Mary-le-Cros. Sa mort arriva vers la fin du III° siècle.

Le corps de saint Mary resta quelque temps dans ce lieu jusqu'à sa translation à Mauriac, c'est-à dire au milieu du XI° siècle.

Ermangarde, comtesse d’Apchon, et que l'on croit de la famille de Roche-Dagoux, ayant visité en grande dévotion les reliques de saint Mary, ne les trouva pas assez honorées ni richement entourées; en outre , le lieu de Saint-Mary ne lui parut pas de facile abord pour les pèlerins en hiver, à cause des neiges dont ces montagnes étaient couvertes une partie de l'année. Elle résolut d'en faire la translation à Mauriac : on ne sait pas la raison qui l'aurait déterminée à ce choix. Le convoi passa au château d'Apchon où, suivant la tradition populaire, le saint fit surgir une fontaine dans la cour du château et opéra plusieurs autres miracles durant le trajet. Le corps fut reçu à Mauriac, en grande pompe, par Etienne, évêque d'Auvergne, son clergé et celui de la ville, le doyen à la tête. La chapelle qui devait recevoir les saintes reliques fut consacrée par l'évêque ; elles y furent déposées après cette consécration. Le chef du saint fut donné à l'abbaye de Beaulieu. Plusieurs églises du pays et d'ailleurs sont sous l'invocation de saint Mary. On voyait encore du temps du père Dominique de Jésus, dans l'église de St-Mary-le-Cros, une châsse en bois toute couverte de bandes de fer, suspendue par quatre chaînes à la voûte de l'église et perpendiculairement sur l'autel. C'est là, dit-on, que reposait le corps en premier lieu. On y lisait l'inscription suivante : « Hic jacet corpus B. Marii, confessoris. »

On montre près du bourg la chaire de saint Mary, qui est un rocher taillé grossièrement ; on s'y asseoit en esprit de dévotion pour être guéri des maux de reins. On s'y rendait autrefois en procession. La fontaine du saint est tout près de là. On a eu la maladresse de blanchir l'église et de recouvrir d'anciennes peintures. Elle avait jadis titre de prieuré, sur lequel, en 1286, N. Guérin de Châteauneuf avait des droits; il fut uni à celui de Talizat, dont il dépendait en 1541. Guillaume Clavières, ancien professeur de théologie, fut curé de St-Mary en 1708; Pierre Chaput l'avait été en 1679.

Suivant une tradition qui nous est communiquée, ce ne fut point du consentement des habitants du village que les reliques vénérées du saint furent transportées à, Mauriac. Un certain nombre de citadins de cette ville s'armèrent, profitant de l'absence de la population qui s'était rendue à une foire de Massiac, enfonça le coffre doré qui contenait les reliques et les enleva, A leur retour , les gens du village furent consternés; mais, voulant recouvrer les restes précieux de leur saint apôtre, ils formèrent le projet de les reprendre, et se concerteront un jour de foire de Mauriac pour cela. Maïs on fut prévenu de leur complot : la porte de l'église fut fermée, et, n'étant pas assez forts pour exécuter leur dessein  ils furent obligés de se retirer.

La seigneurie de Mary-Ie-Cros appartint, au XV° siècle, à N. Antoine de Bouillé de Chariol et passa ensuite au marquis de St-Poncy.

On trouve dans les champs, aux environs du bourg, une grande quantité d'ossements humains. L'histoire ne nous en explique point la cause.

Les villages et hameaux de cette commune sont:

Chabrial, hameau.

La Champ, village.

Ferrières, gros village de 80 maisons. On y a construit une petite église depuis quelques années, sur la route départementale do Massiac à Murat; elle est maintenant érigée en succursale. Il y avait jadis à Ferrières un château qui était un fief relevant de Merdogne; il avait donné son nom à une ancienne famille. Ayrol et Galvaing de Ferrières, damoiseaux, vivaient en 1279 et 1320. Cette famille s'éteignit en 1691.

Labro, village.

Montsétéroux, village dont était seigneur Gabriel de Mallet, qui vendit ce fief, en 1482, à Guinot d'Escourolles, seigneur de Mons.

Signalade, village qui appartenait, en 1697, à Simon de Riom, seigneur de Villeneuve.

L'Usclade, village à la famille de Brezons , puis, en 1783, à François de Ferry, seigneur de Confolens; il y résidait. ,

Le Ventoux, village.

Vidlet, village et ancien fief possédé , en 1308, par Beraud Gouix; il passa longtemps après à Bernard de Lavre , seigneur du Chaylar , qui le vendit, en 1580, a Pierre de Brugier. Anne de Chambaud, dame de Bégoul, devint propriétaire de Videt; elle le donna en dot à Marie de la Vernède , sa tille , qui épousa Gabriel de Leotoing, en 1681. N'ayant pas eu d'enfants, ce fief advint à Gillette de Leotoing, leur héritière, qui épousa Christophe de Frétat de St-Germain-l'Herm. Il revint, en 1717, dans la famille de Brugier, en paiement de ce que Gillette de Leotoing devait à Joseph de Brugier, seigneur d'Andelat.

Les villages de Latérisse et de Prat-Vieille existaient dans cette commune en 1499. Il n'en reste plus de traces.

St-Mary était de droit écrit, relevant d'Aurillac.

Il fut imposé a 1,550 liv. dans l'impôt de 1696.

 

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