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Document tiré  du Dictionnaire Statistique du Cantal de Déribier-du-Chatelet  Edition de MDCCCLII  (1852) Volume 1/5.

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Illide (st). — Cette commune dépend du canton de St-Cernin et de l'arrondissement d'Aurillac. Sa forme est allongée de l'est à l'ouest; elle est bornée au nord par la commune de St-Martin-Cantalès; au sud, par Freix-Anglards et St-Victor ; à l'est, par St-Cirgues et St-Cernin, et à l'ouest, par St-Santin-Cantalès.

Sa surface est de 3,900 hectares, dont 800 hect. en terres cultivées; 950 hect. en prés et pâtures; 600 hect. en bois taillis et de haute futaie, et 1,400 hect. en terres vaines et bruyères.

Elle est arrosée par la rivière de Bertande, le ruisseau d'Auze, qui limite avec St-Santin ; ceux de Soulanne, près de St-Victor; d'Ugeol, de Broulhat, de Peyrat, de Morion, etc.

Sa population est de 1,923 habitants, dans 14 villages, 14 hameaux et 338 maisons. St-Illide, le chef-lieu, est à 1 myriamètre de St-Cernin et à 2 myr. 5 kil. d'Aurillac. C'est un assez gros bourg bien bâti, dans une plaine que traverse la route de grande communication d'Aurillac à Plcaux, se joignant à Jussac avec la route impériale.

L'église, de style lombard, est fort ancienne; elle est sous l'invocation de saint Illide. Sa longueur est de 18 mèt., sur 12 de largeur, y comprises les chapelles latérales. Elle avait primitivement la forme de croix latine; de nouvelles constructions l'ont modifiée; elle est voûtée. Le clocher est carré et sur le milieu de la nef. Quelques statues des églises des chapitres de St-Chamand et de St-Cernin lui ont été données. C'était un riche prieuré dépendant de l'abbaye d'Aurillac, à la présentation de l'abbé.

Les prieurs connus sont : Aymeryde Montai, en 1223; Guy de Veyrac, en 1353; Rigal de Veilhan, en 1368 et 1387 ; Julien Guiny fui sous-prieur en 1425; Antoine de la Salle, en 1442; Jean de la Salle, en 1459; Jean de la Garde, en 1507; Louis de Caissac, en 1531 ; Antoine de Caissac, en 1550; Dénys Aurouze, en 1566. De son temps les titres du prieuré furent pillés, et les bâtiments tombaient en ruines faute de réparations. Les principaux habitants de la paroisse firent saisir les arrérages des dîmes et des rentes pour subvenir aux réparations. Ce prieuré rapportait 800 livres. Nicolas de Caissac fut prieur en 1572; Pierre de la Valette, en 1660; Jacques de la Valette, en 1704$ Jean-Baptiste de la Valette, en 1751; Lavalette-Parisot, en 1767. Le sol de l'église devait l'hommage au Sr de Barriac, fondateur de cet édifice.

Les villages et hameaux de cette commune sont:

Albars, village dans la plaine, à l'ouest du bourg; il a donné son nom à une ancienne famille connue depuis Raymond d'Albars, chevalier, qui par acte scellé de son sceau à Scorailles, en décembre 1259, rendit aveu au doyen de Mauriac de tout ce qu'il tenait en fief dans la mouvance du monastère. (Voir le Nobiliaire d'Auvergne.)

Le château d'Albars prit le nom de Barriac lorsqu'il entra dans les possessions de cette famille venue du lieu de ce nom, près de Pleaux. Noble Astorg de Barriac était seigneur de St-Illide en 1349. Le capitaine de Barriac, connu par son courage farouche, fut chargé par le roi du commandement de cent hommes (Voir le Nobiliaire d'Auvergne.) Joseph de Barriac fut seigneur de Barriac et y mourut en 1754. Le comte de Fargues possédait le vieux château en 1789.

Le château tombait déjà en ruines avant d'appartenir au comte de Fargues. Son corps de logis principal était encadré par deux tours; celle de gauche avait une chapelle voûtée; l'autre renfermait l'escalier à vis. Les étages supérieurs étaient divisés en appartements, ainsi que le corps de logis; on y entrait de plain-pied ; de beaux jardins et des vergers étaient i l'entour.

Barbazac, hameau.

Le Bellestat, hameau, avec un ancien château. Ce fief a appartenu à plusieurs familles; la plus ancienne connue est celle du Crozet, que l'on croit avoir tiré son origine des anciens seigneurs de Vcyrac. Daruien du Crozet vivait en 1249 (voir le Nobiliaire). Cette seigneurie passa dans la famille de Plagnes, en 1331, par le mariage de Jean de Plagnes avec Jeanne du Crozet. Autre Jean de Plagnes, en 1619, donna par testament le Bellestat à Guy de Prallat. Ëdme de Caissac fut seigneur de Beilestat en 1752. Elle passa ensuite, par le mariage de Marie de Prallat, dans la famille de Lautoing. Aujourd'hui elle est la propriété des habitants de la commune.

Le château, en 1610, avait deux corps de logis et deux tours.

Le Boisson, hameau qui appartenait à Guy de Barriac en 1540.

La Bountat. village avec un château. C'était un ancien fief appartenant à la maison de Prallat. Rigaud et Guillaume de Prallat furent présents, en 1177, à la donation faite par Hugues de St-Martial à l'abbaye d'Obazine. La seigneurie de la Bountat leur était venue par le mariage d'Armand, en 1374, avec Jeanne de Selves, dont la famille la possédait précédemment. Louise de Prallat, héritière de la Bountat par son mariage, en 1612, avec Mercure de Peyrol de Jugeais, lui porta ce fief. La famille de Peyrol, en Auvergne, s'est éteinte en 1789, et ses biens advenus, par mariage, à M. de Bar, qui habite Argentat.

Il y a dans ce village une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, qui déjà, en 1507, avait des revenus suffisants pour défrayer un chapelain ; elle a été érigée en annexe depuis quelques années. Le château est vaste, avec corps de logis, portail, cour, et flanqué de tours carrées qui sont plus anciennes que le reste des bâtiments. Des bois de haute futaie considérables entourent le château.

La Cam , hameau.

Carmonte, village dominant le vallon de la rivière de Valz; il s'y trouve as moulin.

Cassan, hameau sur la route d'Aurillac.

Castanier, village sur un plateau, contourné par deux ruisseaux.
10° Caus. hameau.
11° Caussin, village.
12° Couderc, gros village au confluent des rivières de Valz et de Bertrande.
13° Darnise, hameau avec un moulin au nord du bourg.
14° Encajou, hameau.
15° Escarbagieux , hameau.
16° Le Fau, hameau.
17° Foulhouroux , hameau.

18° la Fon de Gibanel, hameau à l'est du bourg. Ce fief appartenait à Pierre Fortet en 1417.

19° Gounnoulès, village entre deux ruisseaux, près Castanier.
20° Goutaneyre,village presque entouré par la rivière du Valz.
21° La Lande, hameau.
22° Laygue, village.
23° Montalat, village sur le chemin de St-Santin, sur la rivière de Valz.
24° Moulin-de-Causin, village.
25° Moulin-de-Peumèghe, hameau.
26 Parieu-Bas, et 27° Parieu-Ilaut, villages sur la rive droite de la rivière de Valz. Ce dernier appartenait, en 1739, à Joseph de la Salle. Cette seigneurie passa ensuite à la famille Esquirou, alliée à celles de Perle et de Péallet. Elle en prit alors le nom. Jean-Baptiste Esquiron de Parieu, conseiller du roi, était seigneur de Parieu en 1788. M. Hippolyte de Parieu est actuellement député du Cantal. Son fils, M. F. de Parieu, est vice-président du Conseil d'Etat.

28° Pont-de-Bretonne , hameau près le moulin de Barriès.

29° Le Poulx, village.

30° La Serre, village.

31° La Vayssière, village a l'est du bourg, vers St-Cernin.

32° Veilhan, village dans la plaine, appartenant très-anciennement à Vézian de Veilhan, et en 1325 à Bernard de Montal. Veilhan appartenait, en 1413, à Guyon d'Albars, et en 1571, à Jean de Tournemire.

33° Le Verdier, village près du Couderc, à l'embranchement des rivières.

34° Vernhes, village avec un moulin, entre Veilhan et St-Illide.

35° Vialle de-Poulx, hameau.

36° Ugeol, village à l'est du bourg.

Les terres ensemencées sont légères et de médiocre qualité; cependant elles produisent beaucoup de blé noir. Les prairies sont de bonne qualité; mais néanmoins donnent peu de fourrages. Les bois de la Bountat sont en général d'essence de chêne et de hêtres d'une belle venue. De nombreux troupeaux de moutons paissent dans ses bruyères.

Quant au sol, il est sablonneux sur un fond granitique et schisteux.

Parieu est mentionné dans la charte de Clovis; il y a deux métairies, y est-il dit, occupées par les serfs Arlard et Albert, qui donnent trois sols et trois mesures de blé.

Les foires de St-Illide sont renommées pour la vente des moutons principalement ; elles ont lieu le 1er mai, le 6 juin et le 25 octobre.

La commune de St-Illide fut comprise pour une somme de 6,000 livres dans la répartition de l'impôt de 1696.

St-Illide était de droit écrit et relevait d'Aurillac.

 

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