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La commune Gourdièges aujourd'hui

Document tiré  du Dictionnaire Statistique du Cantal de Déribier-du-Chatelet  Edition de MDCCCLII  (1852) Volume 1/5.

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Gourdièges.

 — La commune de Gourdièges est comprise dans le canton de Pierrefort et l'arrondissement de St-Flour; elle est bornée au nord et à l'est par le ruisseau de Mandilhac qui la sépare de celle de Cezens; au sud, par les communes de Sainte-Marie et d'Oradour, et à l'ouest par celles de Pierrefort et de Cézens. Sa surface territoriale est de 850 hectares, dont 400 hect. en terres labourables; 300 bect. en prés et pacages, et 150 hect. en terres vaines et rochers.

Cette commune est arrosée par les ruisseaux de Mandilhac ou de la Souche, et de la Champ.

Sa population est de 297 habitants, dans 2 villages et 58 maisons.

Gourdièges, chef-lieu, est à 4 kilom. du chef lieu du canton, et à 20 kilom. de celui de l'arrondissement. Il est situé à l'extrémité sud de la commune, et près de la route de Pierrefort à St-Flour. Ce village n'a rien qui soit digne d'être remarqué. Deux maisons, toutefois, sont supérieures aux autres.

Son église est sous l'invocation de saint Men, et les reliques de ce saint, que l'on y possède, sont vénérées dans le pays. Elle faisait partie de la mense du chapitre de St-Flour, qui avait la présentation de sa vicairie perpétuelle. L'évêque percevait partie de ses revenus; mais en payait le desservant. Il y avait, en 1690, à Gourdièges, une communauté de prêtres. Jean Puniat en était curé en 1755, et Pierre Bru, en 1787.

Le château de Gourdièges et sa seigneurie sont mentionnés dans des actes du XI° siècle. Il appartenait alors à Ladiarde, femme d'Armand Comptor d'Apchon, qui fit don à cette époque, conjointement avec Amblard et Astorg, ses enfants, au monastère de St-Flour, de l'église, de la maison-forte et son jardin, les prairies et les paroissiens de Gourdièges.

Raymond de Gourdièges, seigneur dudit lieu, était, en 1324, garde-scel et chancelier d'Isabelle, comtesse de Rodez. Pierre de Combes, chevalier, ainsi que Guillaume, son fils, furent seigneurs de Gourdièges en 1411. Ils en firent hommage, en 1418, au Sr Comptor d'Apchon. Anne d'Ussel, femme de Jean de Peyre, baron de Pierrefort, fit, en 1494, hommage à l'évêque de St-Flour, du château de Gourdièges et des rentes qui en dépendaient, comme relevant de cette baronnie. Cette seigneurie et terre appartint par héritage, en 1679, à la maison de Castries, qui la vendit, vers 1750, à N. de Brugier, doyen d'Ennezat. Celui-ci donna, en 1776, ce château et domaine à son neveu Pierre-Joseph de Brugier, lors de son mariage avec Mlle Marie Dantil. Le château n'était pas habité en 1790.

Joux est le seul village de cette commune, avec son chef-lieu dont il est isolé. Il est près du ruisseau de Cézens. Il appartenait, en 1699, à N.-François de Brezons, seigneur de Neyrebrousse, qui le donna en dot à Luvière, sa sœur, dame de Chabannes.

Gourdièges était de droit écrit avec appel à St-Flour.

Cette commune fut comprise pour une somme de 550 livres dans la répartition de l'impôt de 1696.

Son sol est généralement volcanique, et ses terres, quoique froides, d'un assez bon produit en céréales. Ses prairies et pacages sont de bonne nature, surtout aux environs du chef-lieu.

 

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