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La commune de Drignac aujourd'hui

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Drignac

 

— La commune de Drignac fait partie de l'arrondissement de Mauriac et du canton de Pleaux. Elle s'étend du nord au sud , et est bornée au nord par les communes de Drugeac et du Vigean, qui en sont séparées par les rivières d'Auze et de Siounac ; au sud, par Ste-Eulalie et Ally; à l'ouest, par Ally et Escorailles; enfin à l'est, par Drugeac. Elle est arrosée par les rivières d'Auze et de Siounac, et par le ruisseau de Breuil.

Le sol de cette commune est en partie primitif et en partie volcanique; on y rencontre en outre, sur plusieurs points, des couches de calcaire lacustre qui ont été exploitées autrefois pour la fabrication de la chaux. Il est généralement fertile, et on y voit des terres, des prairies et des pacages excellents, des forêts de belle venue et des vergers de quelque produit, malgré la rigueur du climat. On peut juger, du reste, de sa fécondité par le fait suivant, dont je dois la communication à l'obligeante érudition de M. Delalo, président du tribunal de Mauriac: « Le 1 9 mars 1541, fut passée devant Artiges, notaire, une transaction entre François Vigier, sieur du Verdier, faisant pour messire Durand Vigier, son frère, curé de Drignac, et les habitants, par laquelle la dîme de cette paroisse fut réglée à une rente fixe de 40 septiers de froment et de 60 de seigle, mesure de la ville de Salers. » Si cette transaction eut pour base, comme il est présumable, le produit moyen des terres de la paroisse, il en résulterait que ce produit fut évalué à 400 septiers de froment ou 208 hectol., et à 600 septiers de seigle ou 520 hectol., chiffres considérables, si on les compare à l'étendue de ces terres. Il importe de dire, toutefois, que les villages d'Apcher et de Vernet, dépendant aujourd'hui de Drugeac, faisaient alors partie de cette paroisse.

La surface du territoire de Drugeac est de 572 hectares 81 ares 1 centiare, dont 559 h. 77 a. 81 c. de propriétés imposables, qui se subdivisent ainsi : terres, 270 h. 59 a.; prés, 110 h. 20 a. 18 c.; pacages, 141 h. 24 a. 40 c. ; bois, 23 h. 20 a. 98 c. ; jardins, 5 h. 78 a. 48 c.; bruyères, 6 h. 21 a. 40 c.; superficies bâties, 2 h. 53 a. 37 c., et 13 h. 3 a. 20 c. d'objets non imposables. Sa population est de 348 habitants, répartis dans 1 bourg, 5 villages, 4 hameaux et 55 maisons.

Drignac, chef-lieu de cette commune, est un petit bourg éloigné de 14 kil. de Mauriac et de Pleaux; il n'a de remarquable que sa situation à mi-côte sur le versant gauche de la vallée d'Auze. Son église est sous le patronage de saint Babylas.

La seigneurie du bourg de Drignac et de ses dépendances appartenait, en 1507, à Jean de St-Amand, co-seigneur de Merle et de Scorailles; elle fut démembrée des deux terres de Scorailles

, connues sous le nom de baronnie et comptoirie, par la vente qui en fut faite, le 16 septembre 1648, à Hercule de St-Martial, baron de Drugeac; le 20 avril 1691 , le baron de Drugeac l'échangea avec le prieur de Drugeac, par acte reçu Crespin, notaire; enfin, en 1753, Jacques Vigier, fils de Claude Vigier, seigneur de Prades, et de Marguerite de Montal, prenait la qualification de seigneur de Drignac.

Les villages et hameaux de cette commune sont les suivants:

Bourlanges, village situé sur le cehrmin de Scoraille..

Champiels, village. La seigneurie de Champiels appartenait, en 1404, à André de Clavières; il la donna à sa fille Guyotte, lors de son mariage avec Amaury de Ribier, seigneur de Lavaur. Elle fut cédée en 1519, avec celle de Pougeade et autres lieux, à Antoine Ternat, prêtre de Mauriac; fut rachetée en 1524, et, suivant désormais le sort de la terre de Lavaur, passa dans la maison de Laronade.

Elbeis, hameau.

Les Martres, village. Ce village, qui doit sans doute son nom à quelque événement tragique remontant à l'époque de l'établissement du christianisme dans les montagnes, est fort ancien, et on trouve dans ses environs, particulièrement dans une terre dite des Garennes, une grande quantité de briques gallo-romaines. On y voyait au XVI° siècle un château qui portait le nom de Malfarras.

Meyssac. Il appartenait à une famille de Lafon, qui l'habitait en 1768; il passa ensuite, par voie d'alliance, dans celle de Bardet-de-Burc.

Nesbouillères, village. On remarque à Nesbouillères, près de la maison Parlange, un souterrain qui mérite de fixer l'attention des archéologues.

Le Moulin-du-Puech, hameau.

Le Puech-Bas, hameau.

Le Puech-Haut, hameau.

Il a existé un autre village dans cette commune qui était situé à peu de distance de celui des Martres; il était encore habité en 1423 et portait le nom de Bourg-de-Pougeade , ce qui permet de supposer qu'il possédait une église et qu'il était chef-lieu de paroisse; il n'en reste plus que quelques traces insignifiantes.

 

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