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La commune de Condat aujourd'hui

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Condat

— Condat fait partie du canton de Marcenat et de l'arrondissement de Murat; à 7 kilomètres nord-ouest du chef-lieu de canton, et à 31 kilom. nord de Murat. Avant le démembrement de la commune de Chanterelle, c'était une des plus considérables du département.

Elle est bornée au nord par les communes de Trémouille, canton de Champs; St-Geneix et Eglise-Neuve (Puy-de-Dôme); au sud, par St-Bonnet, St-Amandin et Lugarde; à l'est, Chanterelle, Montgreleix et Marcenat; à l'ouest, par SaintAmandin et une autre partie de Trémouille.

Sa surface territoriale est de 5,037 h. 71 c., dont 155 h en terres labourables; 1,251 h en prairies; 3,111 h. en pâtures; 475 h. en bois, et 87 h. en étangs.

Elle est arrosée par la rivière de Rhue, de la Santoire, de Condat. Les ruisseaux de Donzou, du Couderc, de l'Etang, de Montboudif, du Bac-de-Lascombes, de la Vergne, de Trémisseaux, de la Bastide, etc.

La population de la commune est de 3,051 habitants, dans 34 villages, 57 hameaux, 533 maisons.

Condat est un gros bourg de 600 habitants, situé au fond du vallon et près du confluent de la Rhue et de la Santoire, avec le ruisseau de Condat qui vient s'y réunir. Des antiquaires veulent que ce nom de Condat (Condate) soit une étymologie celtique ou romaine provenant de sa position topographique. Quoi qu'il en soit, ce bourg paraît remonter à une époque reculée.

 L’église

 L'église, dédiée à saint Nazaire, a été restaurée il y a peu d'années. Elle fut dotée en 1199 par la comtesse de Mont-de-Ferrand; elle fut reconstruite en 1321 avec les matériaux de la chapelle de Notre-Dame-de-Vassivière qui avait été ruinée, et qui furent donnés par l'évêque de Clermont, Bernard de Latour, qui en écrivit en 1231 au bailli de Besse; il ordonna aussi de prendre les bois nécessaires pour la reconstruction de cette église dans les forêts de l'abbaye de Feniers. Cette église ayant été dévastée par les huguenots, il fallut encore de grandes restaurations en 1579, et le chapitre de Clermont s'y transporta pour en constater l'urgence.

On trouve aux archives de l'intendance, à la préfecture de Clermont, en 1728, déclaration des revenus de la cure de Saint-Nazaire de Condat; M. Pierre Fauchin, titulaire; MM. du chapitre cathédral de Clermont, nominateurs.

« Il n'y a point de revenus affermés.

REVENUS NON AFFERMÉS.

 Portion congrue du curé et de son second, payée par le chapitre. 450 liv.

L'église, telle qu'elle existe aujourd'hui, a la forme d'une croix latine; mais elle n'a qu'une seule nef. Le portail est d'une belle architecture gothique, en ogive trilobée, ornée de quatre archivoltes supportées par autant de colonnettes dont les chapiteaux sont décorés d'ornements composés de feuillages. Elle est divisée en deux parties par un pilier en pierre.

Guy, évêque de Clermont, légua par son testament, en 1276, une coupe d'or pour faire un ciboire. Cette église avait été réunie au chapitre cathédral de Clermont, qui avait la cotation de sa cure. Des démêlés eurent lieu alors avec l'abbé de Feniers, au sujet des dîmes et rentes. Une bulle du pape Alexandre III, mort en 1181, défendit à l'abbé de s'opposer à la prise de possession de l'église par le chapitre. Il y eut entre eux à cet égard, en 1304, une transaction sur ces dîmes et les nouvelages. L'abbé reçut sur le village de Bonnenuit un septier de vin payé par le chapitre, et comme le démêlé durait toujours tant pour la dîme des grains que pour le droit de charnage, Géraud de Cros, archidiacre sous Jean XXII, fut chargé de terminer ces discussions. N. Pierre Armand, chevalier, et le baron de Mercosur furent choisis pour arbitres; ils décidèrent que le chapitre aurait la seigneurie de l'église et de ses alentours ; que le cimetière de Respains, le Puy et la Mathe seraient à ce chapitre et à l'église de Condat; mais que le couvent en prendrait la dîme. Le ruisseau devait faire la limite entre la tour, l'avenue de l'abbaye et le lieu de Condat.

En 1345, le cardinal archidiacre de St-Flour excommunia l'église de Condat, faute du paiement de certains droits de promotion; mais la révocation eut lieu de suite.

Parmi les anciens curés de Condat on trouve : Pierre Boyer, recteur en 1337; Jean de Tronquait, en 1421 ; Jacques Méraville, curé en 1655 ; Jean-Baptiste Roueyre, en 1747; Bernard Rigaudière, en 1788.

Le bourg de Condat fut détruit par un incendie en 1637. L'église seule et sept ou huit maisons furent sauvées. On accusa, mais fort injustement, le régiment du marquis d'Effiat, qui s'y trouvait en garnison, d'y avoir mis le feu.

Condat faisait partie de la prévôté de la Roche-Sanatoire.

La perception de la collecte de Condat avait été anciennement divisée en quatre quartiers, savoir :

1° Artance;

2° Marvan;

3° Entraïgues;

4° Mercœur,

parce qu'elle était difficile et quelquefois dangereuse à opérer à cause des crues de la Rhue, sur laquelle il n'existait que deux ponts fort distants l'un de l'autre. Les consuls perdaient souvent un temps très-considérable pour opérer dans les quartiers, ayant quatre lieues à parcourir d'une extrémité à l'autre; plusieurs fois même il était arrivé que les consuls avaient péri, ayant tenté de passer la rivière à gué.

Ces obstacles avaient porté les habitants à se diviser volontairement pour le paiement des tailles ; mais quand il y avait des augmentations, ils se refusaient réciproquement à les supporter.

Pour obvier à ces difficultés, les habitants de Condat, par délibération du 14 février 1773, demandèrent que les quartiers d'Artance et de Marvan fussent séparés pour la rentrée des contributions, en sorte que sur neuf parties, Artance en supporta cinq et Marvan quatre.

Cette demande fut accordée.

Condat est situé dans un bassin profond et triangulaire, et l'aspect de son paysage est très-agréable, quoique élevé de 600 mètres au-dessus du niveau de la mer; comme il est abrité des vents du nord parles montagnes qui l'entourent, il jouit d'une température assez douce. Ces montagnes sont de toute pari couronnées de villages qui viennent compléter l'aspect pittoresque de sa vallée.

On rencontre dans les environs de Condat quelques curiosités naturelles. A l'est, sur la rive droite de la rivière, au lieu appelé Saoto-Bedel (saut du veau), à la base d'un grand escarpement, coulent trois sources d'eaux minérales froides, peu abondantes, dont les bassins ont été creusés dans le rocher; elles sont fréquentées par les habitants de la contrée.

Il s'y trouve une roche d'aragonite minéral qui pourrait être utilisée pour en tirer de la chaux. Dans les bois du Gaulis, il y a une fontaine pétrifiante; enfin, tout près de Condat, dans le lit même de la Rhue, s'élève une pyramide basaltique curieuse, connue sous le nom de la Roche-Pointue.

Maurice de Bréon et Hugues de Guilhan, chevaliers, traitèrent en 1229 avec Hugues de Latour, évêque de Clermont, pour la seigneurie de Condat.

Lors de la division de la France (par le décret de l'Assemblée nationale du 22 décembre 1789) en départements, districts et cantons, Condat devint chef-lieu de canton. Mais dans la dernière organisation, suite de la loi du 28 pluviôse an VIII, le chef-lieu fut transféré de Condat à Marcenat.

Les villages et hameaux de la commune de Condat, sont:

1° Anglards ou Anglarieux , hameau appartenant en 1540 à Jean Chapel, seigneur de la Salle.

Augers. hameau.

Les Bachas, hameau.

Baynard, gros village vers la limite du Puy-de-Dôme et sur le ruisseau du Couderc.

La Baronne, village.
La Barthe, village.
Bellair . hameau.
Bonebos, village.

Bonnenuit. village sur lequel fut imposé en 1340 un septier de vin de rente au profit de l'abbaye de Feniers; il est situé à l'est de Condat, sur le chemin de Montgreleix.

10° La Borie-de-Ferrand, hameau.

11° La Borie-Basse, village près du chef-lieu.

12° La Borie-de-Buffier, hameau. ,

13° La Borie-de-Pourtou, hameau.

14° La Borie-des-Taules, hameau.

15° Bouriasse, hameau.

16° Bourioune, hameau.

17° Breuil hameau

18° Buffier, village.

19° Cartelade, hameau.

20° Chabrein . hameau.

21° Chastellaise. hameau.

22° Chatelnay, village sur la montagne, vers la limite du département et rapproché de Trémouille. Ce nom indique qu'il existait un château dominant le vallon que forme le ruisseau du Couderc.

23° Chareyre, village.

24° Chey de-Carry, village.

25° Cournillou, hameau.

26* Courtille, village au sud du bourg.

27° La Chapelle-du-Pont-des Taules, hameau avec une chapelle sous l'invocation de N.-D.-de-l'Assomption. Cet édifice est situé dans un vallon pittoresque et sur la rivière de la Rhue. Les pèlerins viennent en grand nombre visiter cette chapelle et y obtenir leur guérison. La tradition a conservé le souvenir d'un grand nombre de miracles, et l'on voit, appendues sur ses murs, des béquilles déposées en signe de reconnaissance. On vient de Condat à cette église en procession à la fête de l'Assomption, qui y est célébrée avec une grande pompe.

28° Les Chomeils. hameau.

29° Coussoul, village.

30° Creux-du-Loup, hameau.

31° Lacoste, hameau.

32° Lascombes, village.

33° Espinassouse, village.

34° Les Essards-de-Falleix, hameau.

35° Falleix Gro, village dans la plaine, à l'ouest du chef-lieu.

 FENIERS.

 L'abbaye de Feniers, de l'ordre de Citeaux, que l'on nommait aussi de la Vallée-Honnête, avait donné une certaine illustration à cette partie de nos montagnes; elle dut sa fondation, en 1137 ou 1170, d'autres enfin disent en 1173, aux barons de Mercoeur, aux comtes d'Auvergne et aux barons de Latour. Les barons d'Apchon y contribuèrent aussi. Pons était alors évêque de Clermont, et le territoire sur lequel elle était construite dépendait de l'archiprêtré de Mercœur. Elle était affiliée à l'abbaye de Bellaigue, en Combrailles, aussi de l'ordre de Citeaux, existant avant elle, et qui la pourvut de moines et de novices.

L'esprit du temps était aux fondations religieuses; toutes les familles riches et puissantes du pays voulurent la doter. Aussi devint-elle riche très-promptement en forêts, terres, cens, dîmes; de près et de loin ils étaient décimateurs d'un grand nombre de villages, en sorte qu'au XIV° siècle, le revenu dépassait 2,000 liv., somme très-considérable à cette époque et dont la quotité a suivi la progression des temps.

Les forêts de Maubert (210 h.), de Gaulis (59 h.) et de la Font-Sainte appartenaient à l'abbaye. Les deux premières, lors de la suppression, en 89, devinrent des propriétés domaniales; quant à la dernière, elle fut vendue,en 93 à divers particuliers. Outre les forêts ci-dessus, l'abbaye possédait dans l'arrondissement de Mauriac la forêt d'AIgère, de 86 h., et la forêt de Miers, de 69 h.

Relativement aux autres terres que l'abbaye possédait, nous trouvons, dans le relevé qui en fut fait le 5 septembre 1728. le résumé suivant:

« Déclaration, à M. l'intendant d'Auvergne, des revenus de l'abbaye de Feniers, diocèse de Clermont, archiprétré d'Ardes, par M. Antoine de Montmoiillon, titulaire a la nomination du roi.

Revenus non affermés : il n'y en a point.

Revenus affermés, consistant en terres, prés, bois, directes et bestiaux, le tout par bail du 15 mars 1726, montant à 3,000 liv

 CHARGES.

 Au curé de Peyrusse, pour une partie de portion congrue 200

Entretien de la maison abbatiale, bâtiments, domaines. . 250

Digues nécessaires contre les eaux des torrents 150

Aumônes obligatoires 100

Gages de deux gardes-bois 100

Reste net -2,200 liv.

11 existe un procès contre les habitants d'un village dont les frais monteront à plus de 1,000 liv.

Par autre déclaration du 8 avril 1729, sur le revenu du tiers-lot dont jouissait dans la contrée l'abbaye de Feniers, ils s'élevaient à. 1,6201.15 s.

Elle se trouvait alors composée de quatre religieux profès, de deux novices; mais elle pouvait être plus ou moins nombreuse.

Les charges, outre celles ci-dessus détaillées, étaient à:

Taille 40

Sacristie, ornements, luminaire 150

Médecin, chirurgien et remèdes 100

Frais et honoraires des avocats et procureurs 100

Contributions à l'ordre et frais des visiteurs 100

. Gages des domestiques étant éloignés de la ville .... 200

Reste net 930 15

Ce qui dans ces deux natures fait un revenu net de. . . 3,1301.15 s.

Il y a deux étangs, dont l'un est entièrement détruit et dont l'autre ne peut être en état de porter un revenu que dans dix ans. »

Les moines, à ce qu'il paraît, propriétaires de forêts fort étendues et approvisionnées de quantité de gibiers de toute nature, se livraient à l'exercice de la chasse, et le souvenir en est resté dans le pays. On lit dans Chabrol : « Suivant une transaction passée le 24 avril 1421, entre les habitants de Condat, les abbés et religieux de Feniers, ces habitants sont obligés de leur envoyer ou amener les chiens pour la chasse; ils ont la liberté de se retirer ensuite, et si les chiens s'en retournent, ils ne sont pas tenus de les ramener. Ils s'obligeaient en outre, dans le même acte, de payer 30 liv. à l'abbé pour son entrée, et 20 sols par famille pour sa rançon, s'il était pris par les ennemis. »

Depuis que le relâchement s'était introduit dans celte abbaye, l'abbé faisait de Paris sa résidence habituelle, et la justice était rendue en son nom.

Marie de Villemur, femme de Béraud, sire de Mercœur, fonda, en 1373, une vicairie perpétuelle à l'autel de la Madeleine de la chapelle de l'abbaye. . Dans sa construction primitive, l'abbaye était défendue par de grosses tours, ce qui ne la préserva pas de la dévastation à plusieurs reprises; elle avait été rétablie dans l'état où la trouva la suppression des établissements religieux, état dont une description officieuse nous a été communiquée et qui trouvera sa place dans cette notice.

Liste chronologique aussi complète que possible des abbés de Feniers.

1". Jean De Latour, de la famille du fondateur, qui, en 1190, se joignit à d'autres abbés qui accompagnèrent Philippe-Auguste en Palestine.

2e. Durand Chaps, premier du nom, mort en 1284.

3*. Raymond rendit hommage à Béraud de Mercœur pour tout ce que possédait l'abbaye.

i". Durand II rendit hommage, en 1306, au baron de Latour.

5° Béraud D'ormete traita, en 1308, avec Bertrand de Latour, au sujet de la seigneurie et de la haute justice d'un grand nombre de villages. Ce fut vers ce temps-là que la comtesse de Mont-de-Ferrand et Robert, comte de Germent, firent de grands dons à l'abbaye.

6° Giraud Tuessac fut, en 1317, un des exécuteurs testamentaires de Bernard de Latour. Quelques écrivains cependant placent avant lui Guillaume de Lachamp, qui aurait été abbé en 1314 et aurait assisté au testament de Robert VI, comte d'Auvergne. Giraud traita, en 1319, avec le chapitre cathédral de Clermont, au sujet des droits de l'église de Condat, dépendante de ce chapitre.

7° Jean II De Praneyre traita, en 1331, avec N -Maurin de Bréon, seigneur de Mardogne, au sujet des rentes que ce seigneur possédait dans Condat.

8° Jean III, de la maison de Latour, prieur de Sainte-Foi-de-Molompize, défendit la seigneurie de Valence, qui appartenait à l'abbaye, et la retira, en 1369, des mains d'Arnaud, sire de Mercœur, qui l'avait usurpée. C'est de son vivant que Marie La Vie, vicomtesse de Villemur, nièce du pape Jean XXII, fit des donations à l'abbaye.

9° Jean IV. Sa vie est inconnue.

10° Hubert De Peschin fut abbé en 1428.

11°. Bernard De Crestes passa un traité avec les habitants de Condat pour les dîmes.

12°. Antoine P'de Serre fit faire de grandes restaurations à l'abbaye et fit placer ses armoiries, soit dans l'église, soit dans le cloître. Il reçut, en 1454, une bulle du pape Eugène IV, en faveur des droits de son abbaye. Il autorisa, en 1165, les habitants d'Albagnac à construire des moulins à la Volpilière.

13°. Claude De Chapel était abbé en 1508.

14°. Bernard De Serre l'était en 1517. De son temps, les moines étaient au nombre de dix-huit résidant dans l'abbaye.

15° Rancion, abbé en 1527. Vie inconnue.

16°. Claude De Mondor. Sa conduite prévaricatrice et abusive de ses droits dans l'abbaye motiva, en 1529, une enquête ordonnée par le duc d'Albanie, gouverneur de l'Auvergne. Le résultat justifia les moines, réduits à la misère, quoiqu'ils ne fussent plus que cinq ou six. Faute du nécessaire, ils ne pouvaient accomplir convenablement le service divin. Les bois étaient dévastés; les revenus de l'abbaye, quoique très-considérables, ne profitaient qu'à l'abbé, qui ne se rendait jamais à Feniers. On ignore quelles furent les mesures prises par le duc d'Albanie pour faire cesser ces désordres. Claude de Mondor avait été en rivalité avec son prédécesseur pour ce bénéfice; il fit, en 1541 hommage au dauphin, duc de Bretagne, comte d'Auvergne et baron de Latour.

17°. Antoine II D'Apchon, conseiller du roi, fut abbé de Feniers en 1558; il donna en engagement la seigneurie de Soulhès, près de Vodable. L'abbaye eut encore beaucoup à souffrir de son temps et tomba en décadence.

18°. Claude De Cintra n'habitait pas l'abbaye, ainsi qu'en avait usé ses prédécesseurs depuis la sécularisation dont l'époque n'est pas bien précise; il chargea, en 1578, N.-Henri de Saint-André, gentilhomme de la chambre du roi, de donner dans les bois de Feniers, à N.-Maurice de Chalus, des bois de construction et de chauffage.

19°. Jean V Des Monts, abbé en 1588. Vie inconnue.

20°. Pierre De Langorne , abbé commanditaire en 1597. Sous ces deux derniers abbés, l'abbaye fut pillée et ses revenus envahis par plusieurs seigneurs qui en jouissaient à son détriment. Pierre mourut en 1606.

21°. N.-françois D'espinchal, fils du baron des Ternes, fut nommé abbé de Feniers en 1607 par Henri IV. Il fit hommage à Marie de Luxembourg, dame de Mercœur, en 1609 ; il fit faire le grand autel de l'église de l'abbaye; il se démit en faveur de Jean de Caylus, après avoir été titulaire pendant cinquante-quatre ans; il mourut en 1660. Son corps fut porté à Massiac et enseveli dans le tombeau de sa famille.

22°. Jean VI De Caylus De Levy devint abbé commanditaire de Feniers par la démission donnée en sa faveur par François d'Espinchal. Il rendit hommage au duc de Mercœur en 1673, ce qui établit clairement l'erreur dans laquelle sont tombés ceux qui ont avancé que Jean de Castries avait succédé à F. d'Espinchal; car il n'est pas inscrit sur le cartulaire de cette abbaye. Jean mourut en 1678.

23° Louis Giraud De Cordemoy , fils d'un célèbre académicien, avait la charge de lecteur de Mgr le dauphin; il mourut en 1718.

Ce fut au commencement de ce siècle que de grandes restaurations furent faites à l'abbaye par Martin Verdier, habile architecte. Comme les anciens bâtiments existants avaient beaucoup souffert par suite de nombreux incendies, Nicolas de La Barrière, vicaire-général, donna en 1691 l'ordre de les réparer, et, en sus des anciens bâtiments, on y fit trois corps de logis dont les dépenses s'élevèrent à la somme de 30,000 liv.

24°. Antoine De Montmorillon. Vie inconnue.

25°. Philippe De Crécy, qui fit réparer le palais abbatial, vivait eu 1747.

26°. Marie Le Comte était chanoine de Foui et aumônier de la comtesse d'Artois.

27°. Don De Pigo, qui signait de Bigo, était abbé en 1784 et fut le dernier; il est resté dans le souvenir des habitants du pays. Résidant habituellement à Feniers, aimant l'agriculture, il favorisa son développement. Cette contrée lui doit l'introduction de la pomme de terre.

Sa bonté était connue de tous. Lorsque le moine Andrand, cellerier de l'abbaye et chargé des recettes, pressait les retardataires, ils allaient trouver don Pigo qui leur donnait habituellement quittance. Aussi l'on trouve dans plusieurs livres de délibérations: « Je lui ai donné du temps pour payer tout ce qu'il doit. »

Il existe encore une grande partie des cloîtres et autres bâtiments de l'abbaye de Feniers, et, par ce qui a survécu, on peut rétablir l'ensemble de ces constructions tel qu'il était avant leur mutilation. A l'aide des communications qui nous ont été faites, nous allons rétablir autant que possible l'ancien état des lieux.

Un peu avant d'arriver au village de Feniers, on aperçoit un groupe de bâtiments couvert de tuiles basaltiques, parmi lesquels s'élèvent plusieurs maisonnettes dont le toit est en chaume. Une grande partie des bois des fenêtres est arrachée; les ouvertures sont murées, à l'exception de quelques-unes auxquelles on a conservé un petit jour pour éclairer l'intérieur de ces modestes habitations, devenues aujourd'hui la résidence de familles pauvres. Néanmoins, à la grandeur et à la forme de ces constructions, on reconnaît de suite qu'elles avaient autrefois une autre destination. „

Au centre de ces bâtiments épars, on voit les ruines d'une ancienne église, d'une grandeur majestueuse, et dont il ne reste que les murs extérieurs qui ont résisté au marteau des vandales; elle était adhérente à l'abbaye par les ailes parallèles, dont les murs latéraux remplaçaient les pignons dans lesquels on voit encore les portes qui donnaient la communication avec l'intérieur de l'abbaye.

Cette église était dans l'orientation en usage dans la religion catholique: sa forme, celle d'une croix latine, avec une nef et des bas-côtés. L'abside était quadrangulaire; dans chacun des transepts, et au-devant de leur paroi orientale, étaient pratiquées deux chapelles dont on voit encore les restes, qui consistent en deux arcades semi-circulaires dont les retombées portent d'un côté sur un mur de séparation. Les croisées étaient à plein-ceintre. La longue nef, ou, si l'on peut se servir de cette expression, le pied de la croix était orné de chaque côté de quatre colonnes sur lesquelles pesaient la grande voûte et celles des bas-côtés. On voit encore la place de la base de ces colonnes, dont une seule restait encore debout récemment; elle était du style roman et appartenait évidemment au XII° siècle, époque de la fondation de l'église.

Avant la démolition de l'église, vers la fin du XVIII° siècle, il y avait une chapelle renfermant une statue en pierre de la sainte Vierge, pour laquelle les habitants du pays avaient une grande dévotion; ils ont donc élevé à côté des ruines, vers 1820, une petite chapelle annexée au pignon où tous les fidèles du village viennent soir et matin , au son de la clochette , adresser leurs prières au Tout-Puissant; et, si une main sacrilège et le temps ont détruit ce monument autrefois si splendide, le temps aussi a fortifié et consolidé la foi qui ne périt jamais. L'ancienne statue vénérée a été retirée du milieu des ruines et déposée dans ce modeste oratoire, pauvre d'ornements, mais embelli par la piété des fidèles.

Toute la pierre des ouvertures ayant été arrachée, il ne reste aujourd'hui que les murs extérieurs, en partie démolis. Quoique cet édifice ait été certainement bâti en même temps que l'abbaye, la construction de ses murs est néanmoins bien supérieure à ceux du monastère. Ceux-ci sont d'une solidité éternelle; une partie tient comme par enchantement, et sa forme peut être comparée à une raquette debout sur son manche, tandis que ceux du couvent se démolissent facilement et que leur mortier tombe en poussière.

Le plan des bâtiments de l'abbaye est d'une figure rectangulaire, formant une façade et deux ailes parallèles, encadrant une cour carrée dont l'église ferme le quatrième côté. Aujourd'hui, l'aile du levant est démolie et remplacée en partie par une chaumière.

La façade , tournée au midi, a vue sur des jardins au-dessus desquels sont des prairies traversées par des massifs de pierres recouverts de gazon, et qui formaient les anciennes chaussées de deux étangs placés l'un au-dessus de l'autre. Cette façade était flanquée de deux tourelles carrées qui dominaient les autres bâtiments. Aujourd'hui, celle qui regardait l'orient est démolie ; celle de l'occident dénaturée eu grandeur et en hauteur; car, au lieu de dépasser les autres constructions, elle se trouve même moins élevée. Ces tourelles étaient en saillie sur les deux ailes parallèles; derrière elles, au levant et au couchant, s'ouvraient les portes d'entrée. Celle de l'occident est parfaitement conservée; elle appartient à l'ordre toscan et donne sur un large vestibule conduisant à l'escalier des galeries qui font le tour des bâtiments, au-dessus du cloître. Ce cloître, au niveau de la cour, était formé d'arcades à plein-ceintre, supportées de chaque côté par deux colonnettes accouplées l'une à l'autre. Leurs chapiteaux sont sans ornements, quoique l'architecture dans son ensemble ait de la grâce et de la légèreté. La galerie du midi, faisant face à l'église, affecte le style roman, tandis que les arcades des côtés latéraux tiennent au gothique. Leurs arceaux, d'une forme ogivale, sont chanfreinés et reposent sur une colonnette octogonale surmontée d'un chapiteau grec.

Il est évident que la première galerie fut construite en même temps que l'abbaye, parce qu'elle était indispensable pour communiquer avec les chambres du deuxième étage, dont les entrées donnent sur elle; tout porte à croire, au contraire, que celles des côtés ne furent construites que longtemps après. Dans le principe, on avait conservé dans l'intérieur du bâtiment un large corridor sur lequel étaient toutes les entrées des chambres. Il est donc vraisemblable que ces nouvelles galeries ne furent construites, plus tard, que pour élargir le bâtiment et donner plus d'aisance au monastère; mais l'architecte, au lieu de viser à l'harmonie de l'œuvre, imprima le caractère de son époque à la partie qu'il élevait. Ces dernières arcades, du reste, sont en pierres de Murat, parfaitement taillées, tandis que les arcades primitives sont en tuf et leur travail très-négligé.

Dans la galerie faisant suite au vestibule, s'ouvrent trois portes. Par la première, on entrait dans le salon, et de cette pièce, à droite, dans le salon du prieur, qui se trouvait dans la tourelle d'occident. Par la deuxième, dans une vaste salle boisée; c'était la grande pièce de l'abbaye, celle qui servait aux grandes réunions. Il s'y trouvait une vaste cheminée dont les jambages antiques ouvraient aux bûches un foyer assez large et assez profond pour recevoir des corps d'arbres entiers. Des fragments d'un beau parquet à point de Hongrie, un plafond à petites poutrelles ornées de moulures, reposant sur de grosses poutres d'une élévation majestueuse, noircies par la fumée des siècles, donnent l'idée du confortable des appartements d'alors. A la suite était le réfectoire, et à côté, dans la tourelle démolie, se trouvait la cuisine. Auprès et à l'orient, dans l'aile démolie, étaient les chambres des cuisiniers et des domestiques.

Au-dessous, s'étendent des caves voûtées en arête et bien conservées.

Dans le vestibule, à gauche, un peu avant d'arriver aux galeries, on aperçoit les premières marches d'un bel escalier en pierres de taille. Après avoir gravi une demi-rampe , on arrive au palier de repos de ce large escalier, éclairé par deux grandes fenêtres; et par la deuxième rampe, qui vous conduit au-dessus du vestibule, on atteint de nouvelles galeries, semblables à celles du rez-de-chaussée, excepté que celles-ci sont éclairées par des fenêtres rectangulaires dont les pierres ont été en partie enlevées; celles qui restent, attestent que ces croisées n'avaient aucun genre d'architecture ni d'ornementation, et étaient uniquement destinées à donner du jour à ces galeries couvertes , sur lesquelles s'ouvraient toutes les portes des anciens appartements des moines. Tous ces logements sont aujourd'hui transformés, dégradés, et devenus inhabitables.

Au fond du corridor de gauche existe une grande chambre délabrée, dans laquelle on retrouve encore une antique cheminée en pierres de taille,revêtue de bois fouillé au ciseau du sculpteur, et dont les jambages sont formés par deux cariatides soutenant des paniers de fleurs. Ces sculptures sont très-grossières.

Non loin, et autour de ces bâtiments, se trouvent ceux qui servaient à l'exploitation. A l'ouest, était l'écurie; au nord, la vacherie convertie mainte nant en maison d'habitation; à l'est, s'élevait la maison du fermier assez bien conservée. On reconnaît à ses croisées quelque chose de l'architecture primitive. Cette maison contenait aussi la buanderie, la lingerie, ainsi que le logement du jardinier.

Entre cette maison et l'abbaye était une belle fontaine an milieu de laquelle bruissait un jet d'eau. Le bassin, d'une forme octogonale et d'une seule pierre taillée, était sculpté extérieurement. Sur chaque face figuraient en saillie deux colonnettes grecques supportant une archivolte.

Cette pierre se trouve actuellement dans le jardin do M. Boyer.

A peu de distance de l'abbaye, sur un rocher adossé au versant de la montagne, on trouve les ruines d'un vieux château dont il ne reste plus qu'un fragment de muraille s'écroulant de jour en jour, et les vestiges d'une tour ronde. Ce château était le château abbatial et seigneurial, et donnait un asile aux moines dans les jours de danger. De ce manoir a construction féodale, il ne reste plus que les fragments indiqués, et des décombres en partie ensevelis sous le gazon, en partie élevés au-dessus du sol.

D'après une légende conservée dans le pays, M. d'Espinchal, neveu de l'abbé, résidait dans ce château pendant que son oncle était en possession du bénéfice, et comme il y existait un souterrain dont l'une des issues se trouvait dans les caves, et l'autre dans le bois du Lac, on le soupçonnait d'y faire fabriquer de la fausse monnaie. Il en résultait de fréquentes discussions entre ses gens et la maréchaussée.

De la plate-forme sur laquelle s'élevait le château, on domine une longue vallée fermée par deux montagnes boisées d'arbres verts. Au loin, apparaît la forêt de Maubert; à droite, un peu en deçà, la vue est arrêtée par une colline au pied de laquelle est groupé le bourg de Condat.

Sur la rive gauche, à l'occident, presque en face de ces ruines, à mi côte de la montagne, on voit le village de la Quérie, au-dessus duquel s'élèvent des rochers escarpés; à gauche, en regardant vers le sud, est le village de Feniers; au loin, vers le sommet de la montagne, on aperçoit les ruines du château de Lugarde, jadis si célèbre, et, un peu plus à gauche, le bourg de ce nom. Cet ensemble de paysage est plein d'attraits.

L'antique éclat de ces contrées a disparu! Qua reste-t-il aujourd'hui de leurs moines, de leur demeure si majestueuse, de leur château crénelé? Quelques années ont suffi pour les précipiter dans l'abîme des âges; mais si tout ce qui doit son existence à la main des hommes périt au moindre souille, il n'en est pas ainsi des créations surhumaines. A Feniers, tout n'a pu être changé! La poésie du vallon existe toujours, douce, suave, harmonieuse! et quand la nature semble sortir de son assoupissement, que la nuit luttant avec le jour rompt le voile universel qui fait tressaillir l'âme, alors que le ciel est pur et sans nuages, que le vent fait tournoyer la feuille des bois, et qu'en tombant elle produit un frémissement semblable à la voix qui s'éteint; quand le murmure du ruisseau qui serpente dans la prairie arrive jusqu'à vous comme une prière qui finit, l'âme se laisse aller à une mystérieuse rêverie : tout cet ensemble des splendeurs passées se déroule, la poésie se présente avec ses impérissables prestiges sur les décombres silencieux de l'abbaye, et l'extase qui s'empare de l'imagination, lui fait entendre les dernières notes d'une longue et triste mélodie!

37° Fraysse, hameau.

38° Le Furet, village.

39° Goirreix, village.

40° Le Gleise, hameau.

41° Le Gras, hameau.

42° La Giraude-de Condat, hameau.

43° La Giraude-deMorvan , hameau.

44° La Grangeoune-de-Courtille, hameau.

45° La Grangeoune-de-la-Furet, hameau.

46° La Grangeoune-de-Trémissoux , hameau.

47° Grelles, hameau.

48* La Grangeoune-de-las-Costas , hameau.
49° La Grangeoune-de-la Ribeyre, hameau.
50* Le Gros , hameau.
31° L'Hôpital, village vers Montboudif.

52° La Hutte-Basse, hameau.
53° La Hutte-Haute, hameau.
54° Le Grand Jallon, village.
55° Le Petit-Jallon, village.
56° L'Inclavade, hameau.
57° La Louche, hameau.
58° Le Londeau, hameau.
59° la Lheaume , hameau.
60° Margnac-Gros, village.
61° Le Maustat, hameau.
62° Marvau Gros, village.
63° La Meissonie , village.
64° Montboudif, gros village où existait déjà une chapelle en 1686. Elle a été érigée récemment en succursale, sur la demande des habitants de la partie ouest de la commune, trop éloignés du chef-lieu. Les mêmes habitants sont en instance auprès de l'administration supérieure pour obtenir leur séparation de Condat, et d'être érigés en commune comme l'a été Chanterelles. Leur demande n'a pas encore eu de suite.

65° La Montagnoune-de-Montboudif, hameau.

66° La Montagne-d' Espinassouze, village.

67° La Montagnoune, hameau.

68° Le Moulin-de-Condat, village près du bourg

69° Le Moulin-de-Loubinoux , hameau.

70° Montamadif, hameau.

71° Las Pareix, hameau.

72° Parrot-de-Mille, hameau.

73° Pacheroux, hameau.

74° Parpaleix, moulin.

75° La Planouze. village.

76° La Platte, hameau.

77° Le Pont-de la-Prade, hameau.

78° Prentegarde, hameau.

79° La Ribeyre-Basse. hameau.

80° Rochebac, hameau.

81° Les Rouchilles, hameau.

82° Roucoule, village.

83° La Ruche, hameau.

84° La Rode, hameau.

85° Souvelause. hameau.

86° Trémisseaux, village où résidait en 1757 Antoine Tristan, seigneur de Champrousse.

87° Védrine, village.
88° Veysset, village.
89° Le Vernet, village.
90° Les Vaurit, hameau.

91° La Voute-de-Bonnenuit, hameau.

Sur le bord de la rivière et dans le voisinage de Condat, existe une belle grotte que l'on croit avoir été un ermitage.

Imberdis rapporte qu'au mois d'octobre 1565, le docteur Fournier, protestant, vint prêcher ses doctrines à Condat.

- Le bourg de Condat et en général la justice de Feniers étaient du ressort de Riom; mais le quartier d'Attante dépendait de Clermont. La totalité était régie par la coutume.

Par suite de l'impulsion donnée sous Louis XIV, par son ministre Colbert, au commerce des dentelles en Auvergne, Condat se distingua dans cette fabrication, et un bon nombre d'ouvrières s'en occupait pendant l'hiver. En 1812, on comptait encore dans cette commune 72 dentelleuses. Aujourd'hui cette industrie est totalement tombée.

En 89, la révolution fut annoncée à Condat au son des cloches; le tocsin y sonnait ainsi qu'à Feniers. On répandait partout que les ennemis allaient arriver vers le Couderc, paroisse de Trémouille. Les moines réunirent des détachements et furent avec eux en reconnaissance.

Condat, par suite de sa position topographique, a un avenir important dans la voirie de l'arrondissement Plusieurs routes, entre autres celles de St-Flour à Bort et de Murat à Eglise-Neuve, Puy-de-Dôme, sont en voie d'exécution et donneront des débouchés importants à ce pays.

Quoique son sol soit peu productif en grains, on en récolte néanmoins de diverses natures, et principalement du seigle, lorsque les inondations et les grandes pluies n'ont pas endommagé les terres, et du sarrasin. On y voit quelques vergers; mais la partie nord de la commune étant très-froide, est principalement en pacages.

Le pays est bien boisé, et l'on a établi des moulins à scie dans les grandes forêts de sapin de Combret et de Maubert. Dans celle de Feniers, on trouve une source d'eau si froide qu'elle se glace, dit-on, au fort de l'été en coulant sur le gazon.

Les foires de Condat sont fort suivies; elles ont lieu le 21 janvier, le 29 avril, le 29 mai, le 4 septembre et le 15 octobre.

Les habitants de ces contrées émigrent en grand nombre et embrassent volontiers la profession de colporteur. Malheureusement il s'en est trouvé parmi eux qui, pour un gain frauduleux, ont défloré l'antique réputation de probité des Auvergnats. Un grand nombre n'a que trop mérité la qualification de leveurs.

Le caractère de cette population est plus ardent et plus querelleur que dans beaucoup d'autres contrées, et si, dans leurs combats au bâton, il n'arrive pas plus de malheurs, cela est dû à la boîte osseuse de leur tête, qui semble avoir été destinée par la nature à résister à des atteintes violentes.

 

P. de C.