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VILLAGES ET HAMEAUX

 

Les villages et hameaux de cette commune sont:

1° Les Barraques, hameau.

Beringer , village au centre de la commune, dans les dépendances duquel on a trouvé, il y a quelques années, une grande quantité de médailles romaines.

Billoux, village qui domine la vallée de la Dordogne, à l'endroit où cette rivière coule dans un encaissement creusé dans le roc, à une profondeur presque perpendiculaire de près de cent mètres.

Bois-de-Lampre, hameau vers les limites de la commune d'Ydes.

La Borie. hameau qui n'offre rien d'intéressant.

Boyssou, village près du chemin qui conduit de Champagnac à Madic et où il y avait jadis une chapelle dépendant du prieuré de Bort (Corrèze). On trouve, dans tes environs, de l'argile propre à faire des creusets et de la poterie; les fondeurs de cloches s'en servent avec succès pour confectionner des moules. On croit que cette argile a été employée, dans le XV° siècle, à la fabrication des tuiles qui formaient la toiture du château de Madic.

Busanges, village sur la plaine, dans la direction du nord. On y voyait anciennement un souterrain creusé dans le grès et aujourd'hui comblé.

Chaissac, village près du confluent du Combret et de la, Dordogne.

Chassaigne, village au nord-ouest du chef-lieu ; on y cueille diverses espèces de fruits de qualité médiocre.

10° Chaumes ou Chaumeil, village au nord, sur le plateau qui sépare les petits vallons de Pradines et de Combret.

11° Chenuscle, village à l'ouest du bourg de Champagnac. Il y a dans ses dépendances une étendue considérable de bois situés sur les côtes de la Dordogne.

12° La Colange, village au nord de celui de Chassaigne, non loin du pont suspendu au moyen duquel on franchit la Dordogne pour pénétrer dans la Corrèze.

13° Combret. village dans le vallon qui porte son nom; c'était anciennement un fief démembré de la seigneurie de Lavandès.

14° Falgères, village sur le plateau, presque au centre de la commune.

15° Gioux, village isolé, qui domine à la fois le petit vallon de Pradines et les côtes de la Dordogne.

16° Lampre, village situé sur le chemin de Champagnac à Bort. De ce lieu la vue s'étend sur la jolie vallée de la Sumène à l'est ; on y remarque une maison bourgeoise appartenant à M. Juillard et de belles prairies.

17° Lampret, village non loin du précédent, ayant le même aspect et le même horizon, terminé au nord-est par les montagnes du Mont-d'Or, et au sud-ouest par celle du Puy-Mary, au-dessus de Salers. Lampret était anciennement un fief qui appartenait avant 1543 à la maison d'Ussel-d'Anglars, puis à celle de Montfaucon, en Languedoc, et en 1656 à Jeanne de Duras, veuve de Charles de Lameth, comte de BussyK lieutenant général, gouverneur de Mezières. Lampret appartient depuis longtemps à la famille de Soualhat de Fontalard, dont l'habitation est l'une des plus belles et des mieux situées du canton. Nous avons déjà dit qu'il existe à Lampret d'abondantes mines de houille.

18° Lavandes, ancien fief et château à peu de distance et au sud-ouest du bourg de Champagnac. à l'entrée d'une gorge formée par les côtes abruptes qui descendent à la rive gauche de la Dordogne. Ce château, reconstruit au XVII° siècle, parait occuper l'emplacement d'un manoir plus ancien, que des titres des XIV° et Xxv° siècles qualifient de Maison forte. A proximité de cette habitation, est un étang d'où s'écoule un ruisseau qui, dans son cours vers la Dordogne, arrose les prairies du domaine et fait tourner un moulin dépendant de la même propriété- La seigneurie de Lavandes a appartenu, pendant plus de quatre cents ans, à une branche de la famille de Sartiges. On ignore l'époque précise où elle s'y établit; mais il est probable que ce fut par suite du mariage de Rigaud de Sartiges avec Sibille de Bort, antérieurement à 1323. Leur descendance s'est perpétuée jusqu'à nos jours, et c'est de cette branche que sont sorties toutes celles qui subsistent aujourd'hui. Nous ne nous étendrons pas sur sa généalogie qui a été publiée plusieurs fois, et en dernier lieu dans le Nobiliaire d'Auvergne, où l'on trouvera également des articles étendus sur les familles de Ribier et de Soualhat-Fontalard, qui habitent la même commune. Nous avons constaté plus haut que la famille de Sartiges a donné deux prieures au monastère de Champagnac. Le dernier représentant de cette branche, Antoine-Marguerite de Sartiges, aide de camp du général comte d'Emery, mourut célibataire à Paris, en 1779, et la terre de Lavandes fut alors vendue à M. Milanges, dont la petite fille, Mii° Rodde-Lamarge, l'a transmise par mariage à M. Frédéric de Ribier, propriétaire actuel, qui a restauré et embelli le château.

19° Ludiers, village dans lequel se tenaient, aux xv et xvr* siècles, les assises du fief de Roussilhe.

20° Majaillac, village non loin et au sud de Lavandès.

21° Monsoudez, village sur un point élevé qui domine le joli bassin de Madic, au fond duquel est un beau lac.

22° Montruc, village dans la plaine, à l'est du chef-lieu.

23° Moulergues, village; il occupe un petit plateau à l'extrémité nord-est de la commune, au-dessus de la Dordogne et à une petite distance du château dé Madic. Suivant M. Déribier-du-Châtelet, on découvre dans les environs de Moulergues quantité de briques romaines et des conduits d'eau bien cimentés; on y montre aussi un champ appelé le Champ-de-Diane, ce qui fait supposer qu'il a pu exister dans cette localité un temple ou une statue de la déesse de la chasse; un titre de 1463 atteste l'ancienneté du nom que porte le champ dont il s'agit.

23° Le Peil, hameau dans le vallon de Combret, près du village de ce nom. On a construit récemment, dans ce lieu, une église, érigée en paroisse et a laquelle on a réuni les villages et hameaux de la partie nord de la commune.

24° La Prade, village tout-à-fait à l'extrémité nord de la commune.

25° Peyrebesse, hameau.

26° Pradines, village dans la plaine, à la source d'un cours d'eau.

27° Prodelles, village au sud et près du bourg de Champagnac. C'était anciennement un prieuré dépendant du monastère de Mauriac, et en même temps une petite paroisse qui a été réunie, pour le spirituel comme pour le temporel, à la commune de Champagnac, par ordonnance royale du 24 décembre 1823; l'église a été démolie. Prodelles fut, au XV° siècle, le théâtre d'un petit évènement qui mérite d'être raconté : C'était le 22 novembre 1472, à l'aube du jour, les habitants furent tout-à-coup éveillés par les sinistres sons du tocsin; bientôt accoururent de toutes parts des paysans armés d'arbalètes, d'espiots, de javelines, de faulx, de barres, en un mot, de tout ce qu'ils trouvaient sous la main. L'effervescence, le tumulte étaient au comble. Que va-t-il se passer? demandaient les gens paisibles effrayés; le pays court-il un grand danger? Les Anglais, les écorcheurs sont-ils à nos portes Non, c'est une scène renouvelée de la Jacquerie, et les imprudents qui y prennent part auront à en rendre compte à la justice. La cause, la voici : le 12 juillet précédent, haut et-puissant seigneur Louis, comte de Ventadour, baron de Charlus, seigneur haut justicier de Champagnac, avait uni en mariage, Blanche de Ventadour, sa fille unique, à Louis de Lévis, seigneur de la Voûte. Cet heureux évènement avait donné lieu à des réjouissances célébrées dans toutes les terres du comte; les vassaux, nobles et vilains y avaient été conviés, on s'y était joyeusement ébattu et jusque là tout allait pour le mieux; mais en ce temps-là comme aujourd'hui, ceux qui dansaient dans les fêtes publiques payaient les violons. En effet, on sait qu'en droit féodal, une taille extraordinaire était due au seigneur qui mariait sa fille; le comte n'eut garde de l'oublier, et comme la monnaie était rare, à ce qu'il parait, l'équivalent de la taille fut prélevé en nature de bétail. Or, le 22 novembre, de grand matin, un beau troupeau, ma foi, s'acheminait paisiblement au rendez-vous donné, sous la conduite de Pierre Mercier, archer du comte, et de quelques autres de ses serviteurs. Ce jour-là, il y avait foire à Ussel, on espérait taire bonne vente. Le convoi, déjà parvenu au bas de la côte de Val-Barreyre, au dessous du lieu de la Prade, se disposait à franchir la Dordogne, lorsque l'attroupement que nous avons laissé à Prodelles, à 6 heures du matin, fondit à l'improviste sur les gens du comte, avec menace de les jeter à la rivière s'ils ne consentaient à abandonner le troupeau. La partie n'était pas égale, la résistance eût été inutile; Pierre Mercier dut céder à la force, et le bétail, ramené triomphalement, regagna les étables d'où on l'avait extrait. Les vilains durent s'applaudir d'abord du succès de leur audacieuse entreprise ; mais, malheureusement pour eux, l'affaire ne devait pas en rester là. La journée n'était pas encore à son déclin que déjà Jean Maurin, clerc, greffier du bailli de Charlus, procédait à une enquête; un certain nombre de témoins étaient entendus et s'accordaient à désigner, comme étant les plus coupables, les individus dont les noms suivent: Pierre de Tourni , prêtre, accusé d'avoir sonné le tocsin; Robert Barghon , Etienne Boyer, Jean de Tourni, du lieu de Prodelles; Haudigier Moys, Antoine et Robert Moys, ses fils; Antoine et Martin Moys, frères; Jean, Pierre et Guillaume Moys, frères; Antoine et Guillaume Moys, fils de Pierre; Pierre Moys, fils de Raymond; Guillaume Moys, fils do Jean; Guillaume Passelaigue, Jacques Floret, Jeanne Anglemard, Guillaume Botin, Martin Gobin et Antoine Boboul, dit Toinard, tous de la paroisse de Champagnac, et un grand nombre d'autres qu'on n'avait pas reconnus.

Au pied de cette enquête, que nous avons sous les yeux en forme authentique, et pour la lecture de laquelle M. Cohendy, archiviste de la préfecture du Puyde-Dôme, a bien voulu nous prêter son obligeant concours, on lit les lignes suivantes, d'une écriture tremblée, différente de celle du corps de l'acte : Veues et visitées les dites informations précédentes; les dits hommes ont grandement mespris et delinqué faisans tocasang, assemblée illicite, port d'armes et recosse et autres énormes, et pour ce soient prins au corps et mesmement les plus culpables s'il sont trouvés hors lieux saintz et religieux et leurs biens prins et mis en interdiction et pour en ce que les dits hommes ne soient ni se portent appellants de Monseigneur , sergens et officiers et autres qu'ils seroient ou se porteroient , il seroit nécessaire d'avoir mandement du roi ou de sa court. Signé De Fontanges. Ce réquisitoire ou ordre de suivre n'est probablement pas le dernier acte de la procédure; mais nous avons à regretter de ne pas connaître le résultat final des poursuites dirigées contre les délinquants.

Ici se présente la question de savoir si la conduite des paysans était justifiable? Le doute est permis; car, d'après les lois féodales et la constante jurisprudence des tribunaux, le droit du seigneur était réel et positif; les tenanciers ne pouvaient donc alléguer leur ignorance. Ainsi considéré sous ce point de vue, l'acte d'agression violente auquel les émeutiers se portèrent, fut un acte coupable; mais, sous un autre rapport, ils pouvaient être excusables : le seigneur, en exigeant la taille en nature, semble avoir commis un acte arbitraire. Toutefois, on ne saurait l'affirmer; car il faudrait pour cela connaître la quotité du cens dû par chaque tenancier et la valeur des animaux pris en échange. En Auvergne, la taille extraordinaire était double du cens annuel.

Nous avons déjà dit qu'il y avait à Prodelles des mines de houille; on y remarque aussi un mamelon volcanique de la cime duquel la vue s'étend fort loin.

28° Recoude, hameau.

29° Rouffiange, hameau.

30° Savergnoles, village au nord de Champagnac, dans le vallon de Combret ; il y a dans cet endroit une source ferrugineuse, fréquentée par les gens du pays. (V. t. i de cet ouvrage, p. 443.)

31° Teldes, village situé sur un mamelon volcanique, à l'extrémité nord de la commune, dans l'angle formé en cet endroit par la Dordogne; on y voit, les vestiges de bâtiments assez considérables ayant appartenu aux templiers , ainsi que d'autres débris antiques, tels que briques romaines, etc. — Il y avait autrefois, dans la commune de Champagnac, d'autres lieux habités qui n'existent plus aujourd'hui, entr'autres ceux appelés Chabrier et la Chaise, prés de Lavandes ; la Roussilhe, près de Ludiers, vers les limites de Madic.