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VILLAGES ET HAMEAUX DÉPENDANT DE LA COMNLNE DE CARLAT.

Almeyrac.

Altouret.

La Bastide.

Cabriol.

Calves, sont autant de localités qui n'offrent rien de remarquable.

Cabanes, village et château situé à mi-coteau, au nord-ouest, entre Carlat et Puy-Basset. sur le chemin qui conduit à Arpajon et Aurillac. D'après le manuscrit de M. Déribier-du-Châtelet, le château de Cabanes aurait successivement appartenu aux familles dont les noms suivent : de Greffeuille, en 1296; de Beauregard, en 1315; de La Garde, en 1370, et de Resigade, en 1460. Nous croyons que cet auteur a pu se tromper en appliquant à ce château de Cabanes des actes concernant un autre château de même nom situé dans la commune de Polminhac et berceau de la famille de Cabanes-Comblat.

Suivant une brochure récemment publiée et dont nous devons un exemplaire à la gracieuseté de son auteur, le baron de La Morinerie, le château de Cabanes serait d une date plus récente et aurait une origine tout-à-fait romanesque. Laissons parler M. de La Morinerie. dont nous voudrions pouvoir transcrire ici tout entier l'intéressant écrit:

« D'après la légende du pays, dit-il, Cabanes serait né du caprice d'une femme, la plus parfaite en beauté, comme dit Brantôme. Marguerite de Valois, reine de Navarre, fille de Henri II et femme de Henri IV.

….. A une telle femme, si enviée, si adulée, combien dut paraître triste la solitude de Carlat!

Ici nous entrons en pleine légende. Traînant un jour ses ennuis et ses regrets à travers la campagne, Marguerite aperçut un pâtre dont les traits et la physionomie attirèrent ses regards. Les jours suivants, même rencontre. L'habitude de se voir, le besoin d'aliment pour l'imagination d'une femme abandonnée de tous, les séductions de la nature pour une âme de poète, entraînèrent peu à peu la reine vers le berger. Enfin, un beau jour elle lui fit construire une habitation voisine du château de Carlat : ce fut Cabanes. Du haut des remparts de Carlat, Marguerite voyait ainsi poindre le castel où elle oubliait ses tristesses et son isolement; mais ils fuirent bien vite, ces instants de calme et d'oubli. Contrainte de quitter Carlat, la reine de Navarre, en quête d'un refuge, se dirigea sur Ybois, etc., etc

Reprenons maintenant la route d'Auvergne que nous avions quittée pour suivre la reine de Navarre, et revenons à Cabanes : cette dénomination modeste était-elle destinée à rappeler le souvenir de la pauvre demeure du pâtre?

Peut-être le château fut-il construit sur son emplacement. Etait-ce une désignation de pure fantaisie, de sentiment? Ou lui vint-elle par contraste de la redoutable forteresse de Carlat? Nous en sommes réduits aux hypothèses

Et d'abord, quel fut le bienheureux pâtre de la légende? Nous pensons l'avoir découvert : il s'appelait Jean de Resigade, et nous trouvons son fils désigné dans une pièce du 15 juillet 1648 sous le nom d'Antoine de Cabanes;  cette pièce, la seule qui nous serve de base pour établir notre opinion, est le testament original d'Antoinette de Resigade de Cabanes, petite-fille de Jean. Ces dernières dispositions sont scellées du cachet de la testatrice, et les armoiries qui y sont figurées ont été pour nous une révélation subite. L'écusson est divisé en deux parties : la première représente un chevron chargé de trois rocs d'échiquier accompagné de deux moutons en chef et d'un chien en pointe. Chien et moutons, ces attributs parlants, de la profession de berger, sont venus comme  un rayon de soleil éclairer les brouillards de la légende, et le favori de l'illustre  princesse nous est apparu. Un regard de la reine l'avait anobli, et Jean de  Resigade put contracter, après le départ de sa bienfaitrice, une noble alliance: il épousa en effet Antoinette de Naucaze qui, veuve bientôt après, convola à  de secondes noces avec le sieur de La Vallade; elle avait eu de son premier mari un fils, Antoine de Resigade, père d'Antoinette de Resigade, déjà citée.

Arrêtons-nous un instant, et avant de résumer la fin de la brochure de M. le baron de La Morinerie, plaçons ici une observation : M. Déribier-du-Châtelet mentionne dans son manuscrit la famille de Resigade comme possédant Cabanes dès l'an 1400, et comme ayant fourni deux capitaines du château de Carlat, Christophe de Resigade , en 1565, et Jean de Resigade, son fils, en 1571. Nous ignorons où M. Déribier a puisé ces renseignements; mais il est évident que si ses assestions sont fondées, on doit en conclure que la légende racontée par le baron de La Morinerie, et à laquelle d'ailleurs il ajoute peu de foi lui-même, est mensongère, du moins en ce qui concerne la profession de pâtre qu'elle attribue a Jean de Resigade; car il n'est pas probable que cette famille de capitaines de Carlat fut, en si peu de temps, réduite à exercer la profession de berger.

Quoi qu'il en soit des faits antérieurs au départ de Marguerite de Valois, de Carlat, M. de La Morinerie nous prouve , en citant des actes authentiques , que le château de Cabanes, avec le fief qui en dépendait, passa par engagement à la maison du Pouget-de-Nadaillac, vers 1600, puis aux mêmes conditions à celle de Beauclair, en 1607 Antoinette de Resigade, fille et héritière d'Antoine et veuve du sieur de Selves, revendiqua, en 1648, la propriété de Cabanes sur Jeanne de Beauclair, épouse de Jean du Buysson, marquis de Bournazel, avec offre de rembourser le prix de l'engagement; mais ayant éprouvé un refus , il s'en suivit un procès terminé au profit d'Antoinette de Resigade, en 1651. Celle-ci étant morte l'année suivante, Cabanes passa à son héritier, Jean de La Roque de Senezergues, puis, par alliances de 1721 , au marquis de Cadrieu , qui vendit cette terre, eu 17C6, à Antoine Larguèze, contrôleur des guerres. Ce nouveau propriétaire laissa deux filles : 1° Marguerite Larguèze, mariée en 1804 à M. Pierre Vial de Machurin, issu d'une maison noble du Dauphiné; cette dame, aujourd'hui veuve sans enfants, possède le château de Cabanes et l'habite ; 2° Marie Larguèze, mariée eu 1806 à Antoine Briot-de-Montremy, aïeul de dame Claire Briot de Montremy, épouse de François Jaqiiot, marquis d Andelarre, député au Corps législatif.

Celles, village sur la rive droite du ruisseau de Carlat, au sud du bourg. On y remarque un petit château du moyen âge, ayant successivement appartenu aux familles d'Ouvrier, de Ravel, de Boisset et de Cassagne-Miramont; cette dernière le possédait en 1789.

La Chaud est un petit château flanqué de deux tours, à l'ouest de Carlat.

9J Courbeurre.

10' Dat-Soubeyrol.

W° Embarre.

12° Farreyroles.

13° Jugelles..

14° Lessenat.

 5° Montal, tous petits villages ou hameaux de peu d'importance.
16° Moulin de Caleei.
17° Moulin de Celles.
18° Moulin de Peyrolle, situés sur le ruisseau de Carlat.
19° Peyre-Ficade, hameau.
20° Piadel, hameau.

21° Pny-Basset. village situé sur une hauteur, au nord-ouest de Carlat. On y remarque les restes d'une ancienne route pavée, entretenue par les vicomtes de Carlat avec le produit d'un droit de péage qu'ils y percevaient. Du plateau de Puy-Basset, la vue s'étend à la fois sur les vallées de la Cère et de la Jordanne, qui partent l'une et l'autre du groupe du Cantal et dont les eaux vont se réunir au-dessous d'Arpajon, après avoir coulé parallèlement du nord-est au nord-ouest pendant l'espace d'environ 35 kilomètres.

DE SARTIGES-D'ANGLES

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