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LE CARLADÈS.

Le pays de Carladès, auquel le château de Carlat a donné son nom, était originairement un alleu ou franc-alleu, c'est-à-dire , un territoire possédé en toute franchise, ne devant ni foi et hommage, ni redevances ou servitudes quelconques; ne relevant, comme on disait alors, que de Dieu et de l’épée du leude qui le possédait, sauf cependant la souveraineté du roi, toujours réservée, toujours respectée. Ces sortes de terres provenaient de concessions faites par le chef de l'Etat, quelquefois à titre héréditaire, plus souvent à titre de bénéfice amovible, à ceux des principaux leudes qui, par des services éclatants, avaient mérité de grandes récompenses. Cet alleu, contrairement aux assertions des historiens locaux, subit au X° siècle la transformation à peu près générale qui s'opéra alors dans les propriétés nobles; il fut soumis au régime féodal héréditaire, ainsi que le constatent de nombreux actes de foi et hommage prêtés et reçus par ses vicomtes; les convocations au ban, arrière-ban, etc., etc. Toutefois, nous ferons remarquer en passant que les fiefs de l’Auvergne, pays essentiellement allodial, conservèrent en partie ce caractère de liberté dont ils avaient joui dès le principe; car ils ne furent jamais assujettis à d'autres charges que celles de la foi et hommage et du service militaire, sans aucun droit utile au profit du suzerain. C'est cette nature de fiefs que l'on nommait : fiefs d'honneur (Chabrol, t. m, p. 154. — Laplace, p. 387).

Le pays du Carladès, situé partie en Auvergne, partie en Rouergue, s'étendait sur les deux rives de la Cère, depuis le mont Cantal, qui le domine au N.-E., jusque vers la ville de Maurs, au S.-O., tandis que la Jordanne le limitait au N.-O. et la Truyère au S.-E. La vicomté de Murat, qui relevait de toute ancienneté de celle de Carlat, y fut définitivement réunie en 1414, de sorte que la superficie totale, suivant un mémoire imprimé en 1789, ne comprenait pas moins de cent dix lieues carrées, et renfermait une population de plus de soixante mille habitants, payant en tailles et dixmes six cents mille livres. Les principales localités étaient: Murat, Vic, Carlat, Montsalvy, en Auvergne, et le Mur-de-Barrès, en Rouergue. Le nombre des paroisses était d'environ cent; celui des principaux fiefs dépassait ce chiffre. Nous en donnerons la nomenclature, ainsi qu'un aperçu sur les juridictions particulières auxquelles était soumis ce pays avant 1789 (Mémoires imprimés ct inédits . manuscrit de Sistrières; Notice historique sur Montsalvy, par Muratet, p. 16).

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