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VÉGÉTATION DES MARAIS.

On observe une différence bien marquée entre la végétation des sources et celle des marais. On trouve à la vérité quelques espèces qui végètent dans l'une et l'autre de ces stations, mais elles sont en assez petit nombre.

La plante des marais qui paraît la plus commune est le caltha palustris, qui abonde le long des filets d'eau et sur les masses mouvantes des marais élevés; il reste beaucoup plus petit que celui du bassin d'Aurillac ; ses fleurs ont plus d'éclat et offrent un jaune doré très-intense. On le trouve dans les lieux les plus élevés, partout où il existe des marais tourbeux; ses fleurs dorées semblent sortir de la neige qui dans le mois de mai couvre encore la plus grande partie de ces plateaux.

Le pinguicula vulgaris et le viola palustris croissent souvent sous les touffes soyeuses du salix lapponum et de quelques autres espèces du même genre. Le comarum palustre, qui babite les lieux bas et humides ds la Belgique et de l'Allemagne, ne se trouve dans le Cantal qu'à une certaine élévation. Il en est de même du geum rivale qui se mêle rarement à l'espèce précédente, mais qui la remplace quelquefois. Les sphagnum sont extrêmement communs partout ; ils forment des touffes arrondies qui s'élèvent comme des îles au-dessus de l'eau ou de la vase. Un grand nombre de plantes se développent sur ces monticules demi-flottants. On y voit le saxifraga steltaris, déjà si commun autour des sources, l’ériophorum vaginatum et le polystachion, dont les épis laineux sont souvent fléchis par le vent. Ailleurs, comme dans les marais de Prat-de-Bouc, c'est l’ériophorum alpinum, dont les aigrettes légères ressemblent à une fumée vaporeuse qui s'échappe des épis. La valériane dioique apparaît çà et là; mais on trouve plus rarement les orchis, si communs dans les prés marécageux des environs d'Aurillac.

Les trifolium spadiceum et badium suivent les filets d'eaux qui s'échappent des marais, et lorsque la saison ne permet plus l'épanouissement du caltha et des cardamines, on voit paraître les fleurs étoilées du swertia perennis et les corolles d'azur du gentiana pneumonanthe. Une autre plante lui succède et dure pendant long-temps : c'est le parnassia palustris, qui est peut-être l'espèce la plus tardive du Cantal, et qui paraît en petits groupes sur ces sphagnum où croissaient auparavant le drosera rotundifolia et l’equisetum sylvatimm.

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