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SCULPTURES ET DORURES

Dalmas, curé,Secheyroux d'AuzoJIes-Soutro, et Antoine Dutrieux deMurat, luminiers, firent prix avec Antoine Boyer, sculpteur de cette ville, et passèrent avec lui un traité,en date du 17 juillet 1706, pour la construction du retable encore existant, moyennant le prix et somme de 400 livres. Il n'était point tenu de faire les figures et basses-tailles. L'ancien retable lui était donné, et il reçut dix livres pour l'enlever. Moyennant le prix stipulé, ledit Boyer s'engageait à mettre en place le nouveau , parfait, sans que lesdits curé et luminiers fussent tenus à d'autres frais: promettant en sus, ledit Boyer, de fournir le bois nécessaire pour les statues et basses-tailles au sieur Journiac , sculpteur. Le tout devait être terminé dans deux années.

Dorure.

Entre Jean Francon, porteur de la procuration de M. Louis-Henry de Murat, prieur de Bredon; Antoine Chaumeil, curé; Pierre Leyret, vicaire; Antoine Dutrieux, et Charles de Traverse , luminiers , d'une part; et Noël Verdier, Maistre doreur, d'Apchon , furent faites, le 12 juin 1722, les conventions suivantes: Verdier s'oblige de dorer le retable du coté de l'épître du maître-autel, savoir: les ornements en or et le fond en azur; de plus les statues de saint Roch et de saint Jean-Baptiste, qui sont au retable , en or pour les vêtements et en glacis, à la réserve de saint Roch , qui devait être doré sur toutes ses faces. En outre il fut convenu qu'il serait fait au fond, au-dessous du piédestal, un ornement en gravure, doré aussi par le sieur Verdier. Il s'obligeait encore à dorer l'image de saint Jacques comme la statue de saint Roch, et devait, ledit doreur, fournir tout l'or nécessaire et tous les accessoires, moyennant la somme de deux cent quatre-vingt-dix livres, qu'il devait recevoir des fonds de la marguillerie. Enfin, il devait dorer la statue de la Vierge, qui était au milieu du retable de l'autel, moyennant cinq livres dix-sept sols.

Ces traités témoignent qu'une grande partie du retable était terminée avant 1706, et qu'ils s'appliquaient seulement au côté de l'épître, lequel côté ne fut sans doute achevé qu'en 1721. De plus, le prix fait du doreur concerne uniquement ce même côté, certaines statues et autres objets déterminés pour la quotité affectée à la caisse de la marguillerie. L'intervention des prieurs, dans ces dépenses, ne saurait être révoquée en doute, et s'il n'en reste pas de traces, c'est que leur participation était un fait personnel. On peut juger approximativement, par les prix faits , de ce qu'il en a coûté pour le surplus du retable commencé en 1616.

La chaire fut faite en 1715, dans le style de celle de la cathédrale de St-Flour. Elle devait être en chêne, à l'exception des marches. Les sieurs de Traverse et Dutrieux , marguilliers , traitèrent avec Jean et Baptiste Teissèdre père et fils, menuisiers de Murat, qui devaient ferrer et mettre en place le tout, moyennant le prix de cent trente-cinq livres.

Le 16 décembre 1726, les mêmes marguilliers payèrent au sieur Marc, fondeur, la somme de sept cent cinquante-une livres dix sols trois deniers, pour avoir fondu et fait des fournitures à la cloche neuve de Bredon.

On trouve dans l'église deux ou trois tableaux assez bien peints, et qui lui furent donnés en ex-voto. La sacristie renferme quelques ornements qui sont d'une grande richesse. Ils auraient besoin d'importantes restaurations. L'église de Bredon obtint du Gouvernement, en 1839, un secours de cinq cents francs. Mais que faire avec une aussi faible subvention, dans une commune aussi pauvre, quand il y a tant de dégradations à réparer?

La cloche et le clocher ont disparu, victimes du vandalisme d'une sinistre époque. Le clocher actuel n'est point en rapport avec l'église. Le 1er vendémiaire an XIII, les membres du Conseil municipal de Bredon passèrent avec Pierre et Jacques Delorme, maitres-maçons et charpentiers, demeurant à Vabres et a Ruynes un traité dans lequel ces ouvriers s'engagèrent à faire et parfaire le clocher, rétablir les escaliers et le couvert, remettre en état tous les toits de l'église, moyennant la somme de 560 francs.

Lors de la fabrication du salpêtre, vers 1793, on découvrit sous le pavé, d'après l'inscription des pierres tumulaires, les cercueils en plomb de deux jeunes comtes d'Armagnac, décédés peu après le supplice de leur père.

Il ne reste plus aujourd'hui sur l'esplanade, où existaient tant de constructions imposantes, que l'antique sanctuaire de la paroisse. Il a survécu seul au prieuré, dont on voit encore quelques ruines, et au fort de Beccoire dont l'enceiute est marquée par les mouvements du terrain. Eloignée du village, isolée de toute habitation, l'église de Bredon règne sur les décombres d'une antique splendeur.

Voici, par ordre chronologique, les noms de quelques prieurs de Bredon dont les souvenirs ont été conservés:

Durand d'Henrv , frère du fondateur, 1050.

Guillaume de Cardaillac, 1429.

Malfred, 1107.

Guillaume de St-IIilaire, 1430.

Guillaume Fonteille, 1216.

Bérengarius, 1444.

Bernard, 1230.

Du Prat, 1463.

Hugues Arnulphe, 1236.

Despreis, 1470

Bérenger de La Tour, 1237.

De Montpezat, 1502

Guillaume de Lespinasse, 1240.

Antoine d'Oriol, 1533

Guérin, 1288.

Antoine d'Apchon, 1 552

Pons de Ville-Vialle, 1289.

Laurent, 1575

Bertrand de Montaguac , 1300.

Anglade, 1628.

Gaubert, 1357.

Lastic de Sieujeac, 1664.

Bégon de Cardaillac , 1358.

Louis-Henry Maret, 1717.

Guibert de Veyrac, 1372.

Joseph Teurandin, 1738.

Guillaume de Cardaillac, 1391.

Louis d'Ossou de Bonnac, 1780.

Jean de Roquemaurel, 1426.

 

Quant aux recteurs et curés, le plus anciennement connu est Etienne, qui assista comme témoin, en 1107, à la donation de Valuéjol; Pierre Martin en 1289 ; Bertrand Vital en 1359; Jean de Cheminade en 1460; Guillaume de Comblat en 1466; Guillaume Gardés en 1483; Claude Hours en 1594; Jean Aimery en 1620; Guillaume Leyrits en 1658; Dalmas en 1706; Chaumeil en 1722.