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LE PRIEURE

Bredon, par son prieuré, avait acquis un rang important dans le haut-pays d'Auvergne, à cause des fondations nombreuses et des privilèges qui lui avaient été concédés. Antérieurement à son érection, il paraît avoir existé sur le même rocher un château appartenant soit aux vicomtes de Murat, soit à des seigneurs de la même famille; il y aurait eu aussi une église du nom de St-Thimothée et de Ste-Croix, datant du VIII° ou IX° siècle.

Nous puisons dans les notes qui nous ont été communiquées par M. Paul De CHAZELLES, l’un de nos collaborateurs, la partie historique que nous allons donner.

Ce fut en l'année 1050, d'après les actes de fondation existant encore dans les archives de Murat et déposés dans l'étude de Me Achalme, notaire, que le prieuré de Bredon fut érigé sous le vocable de saint Pierre et de saint Paul par Guibert, le deuxième vicomte de Murat, dont le nom a été conservé, et Bernard d'Henry, qui était seigneur de Bredon , et possédait le château. Ce dernier était frère de Durand, archevêque de Toulouse , abbé de Moissac , second abbé de la Chaise-Dieu, et d'abord évêque de Clermont, où il mourut pendant le concile , et d'Etienne d'Henry, qui fit aussi abandon de tous ses droits au prieuré.

En 1062 Guillaume Ier, vicomte de Murat, fils de Guibert, confirma les donations faites à l'abbaye de Moissac par son prédécesseur, du prieuré et de l'église existante de St-Thimothée sous la clause que l'un et l'autre dépendraient de Cluny. Cette fondation fut faite en franc-alleu, moyennant cinq onces d’or et deux sicles d'argent, une fois payés. Il fut stipulé que les prieurs ne pourraient construire que les bâtiments nécessaires au service de Dieu et à la sûreté du monastère, mais qu'aucune forteresse ne serait élevée auprès du prieuré. L'emplacement du monastère fut choisi à l'extrémité nord du coteau, dont les pentes sont très-rapides en cet endroit, et sur une esplanade peu considérable, dominée par un rocher escarpé qui séparait au sud l'édifice religieux du village.

Vers l'année 1074, Giraud d'Henry, Etienne d'Henry, son frère, et Flourence, leur mère, firent don de la cure de Murat au prieuré moyennant 70 sols. Depuis cette époque, la ville eut pour église paroissiale celle de l'abbaye.

L'esprit du temps portait aux fondations pieuses; les revenus et les droits du prieuré prirent un rapide accroissement. Pierre Leroux, évêque de Clermont, par l'ordre et en présence du pape Pascal II, alors à Brioude , donna à l'abbaye de Moissac l'église de Valuéjol avec ses revenus, pour être réunis au prieuré de Bredon, au détriment de l'abbé de Conques qui la postulait.

En 1131, les Bénédictins jouissant de la faveur royale a cause de leur science, Aimery, évêque de Clermont, obtint l'assentiment du roi, et maintint cet ordre dans toutes ses possessions en Auvergne. La translation à Bredon de la paroisse de Murat se trouva ainsi définitivement confirmée.

Léger et Adalargue, sa femme, donnèrent au prieuré en 1132 le village de Laval, l'église de St-Hilaire de Moissac-sur-Allagnon , partie de celle de Ste-Anastasie et les droits qu'ils avaient sur celle de Valuéjol

Giraud Gobriant, damoiseau, lui céda au XII° siècle une partie de Loubeysargues, le mas de Ribes et son domaine de Chazelles.

Robert de Chastel, damoiseau; Giraud de Vabres; Pierre de Moussayes et sa mère ; Paul de Sallètes, et Rigaud de Murat, firent aussi de nombreuses concessions à l'église de Bredon. Ce dernier avait donné l'église de Virargues en son entier, ses eaux, prés et bois.

En 1240 Pierre III, vicomte de Murat, fit donation au prieuré de la moitié des hameaux et territoires de Haute-Besse , et de Las-Costas , à la charge de dire , chaque année, trois messes pour le repos de l'âme de son père. Cette donation fut faite sur l'autel des reliques de Bredon, en présence de Beraud de Murat. d'Armand de Gorse et de Guillaume de Bonafos.

Louis IX, roi de France, voyant que la suzeraineté des rois d'Aragon sur la vicomté de Murat, en qualité de vicomtes de Carlat, donnait au centre même de son royaume des titres à un prince étranger, voulut obvier à cet inconvénient. Comme il possédait des droits à proximité de l'Espagne, un échange fut fait entre ces monarques. Saint-Louis fit, par suite, construire, sur le petit mamelon qui domine l'esplanade de l'église, un fort qui fut nommé Beccoire, et le choisit pour siége de la suzeraineté royale dans cette partie de l'Auvergne. Les assises du bailliage d'Andelat y furent tenues plusieurs fois. Il fut détruit lors des hostilités qui eurent lieu entre le vicomte Beynaud et les d'Armagnac vers l'an 1409. L'enceinte de ce fort est encore visible aujourd'hui.

En 1288, sous le prieur Guérin, Pierre de Murat donna 6,000 sols du Puy pour continuer les fortifications du monastère.

Gaillarde de Murat, fille de Guillaume et d'Eléonore de Caumont, n'ayant point d'enfants d'Odon, comptor de Saignes, son époux, fonda deux chapelles à Bredon et les dota chacune de cinq livres de rente. Elle constitua aussi une rente annuelle de vingt septiers de blé, qui devaient être distribués par le prieuré aux pauvres du village. Elle voulut être enterrée près de la porte de l’église, et fit dresser un autel à côté de la tombe qu'elle s'était choisie.

Des différents surgirent en 1303 entre le vicomte de Murat et Bertrand de Montagnac, alors prieur. Ces deux seigneurs acceptèrent la médiation de Bertrand de Pierrefort, prieur de Champagnac; de Gilhert de Pierrefort, chevalier, et de Pons de Ville-Vialle , prieur de Duravel. Il s'agissait d'un règlement sur les eaux que le prieur avait le droit de prendre pour l'arrosement de ses prairies et le service de divers moulins.

En 1344, Bégon Ier, vicomte de Murat, voulut renouveler les mêmes discussions. Le prieur porta plainte au roi, qui rendit, à la St-Gal de cette même année, une ordonnance par laquelle il était prescrit à Bégon, Dauphine et Guillaume de Murat, de tenir les transactions consenties par leur père en 1303, et de ne plus troubler les prieurs dans leurs possessions.

Les prieurs de Bredon , presque toujours a cette époque parents des vicomtes de Murat, prirent souvent une part active aux démêlés qui les divisaient. Ainsi en 1408, Guillaume de Cardaillac , prieur, pendant les conflits qui eurent lieu entre Pons de Cardaillac, son puiné, et le vicomte Reynaud, donna long-temps un asile dans le prieuré à Pons et à ses enfants. Il leur fournit même des secours pour s'emparer du fort de Beccoire. Beynaud, qui avait la charge de bailli des montagnes, ne tarda pas à reprendre ce château, et le fit démolir. Pons se saisit alors du fort de La Bastide. Guillaume et les religieux de Bredon lui procuraient de l'argent et des vivres. Reynaud vint encore expulser son ennemi de la place; les moines qui s'y trouvaient furent tellement maltraités, que depuis lors, ce château fut nommé la Tour des Moines. Reynaud, en outre, porta plainte au roi Charles VI, le priant de destituer Guillaume, et de le remplacer par Antoine, son frère, alors moine de la Chaise-Dieu.

Le pape Jean XXII ayant succédé à Alexandre V, fit droit à la supplique que le roi Charles VI avait envoyée contre le prieur de Bredon. Par bref du 23 mai 1410, le prieur de la Chaise-Dieu fut commis pour informer sur les faits mentionnés dans l'accusation contre Guillaume. Les principaux étaient : d'avoir porté secours à Pons, son frère germain, dans un château près du prieuré, quoique celui-ci eût des alliances avec les ennemis du roi et qu'il eût été rebelle à la justice; de ne donner aucun soin à son prieuré; de ne prendre aucun souci des affaires de conscience de ses paroissiens, empêchés, par les malheurs du temps, de se rendre à l'église de Bredon pour y recevoir les instructions religieuses et les sacrements. On ne retrouve pas la suite de cette affaire, mais il est probable que Guillaume fut obligé de se démettre de son bénéfice en faveur de son frère Antoine.

Les courses des Anglais étaient fréquentes dans le pays à cette époque. Les fidèles ne pouvaient, sans danger, se rendre à Bredon pour y remplir leurs devoirs paroissiaux. Emu par ces considérations, Mgr d'Aurouze, évêque de Saint-Flour, concéda à l'église collégiale de Murat, nouvellement construite, et à son chapitre qui venait d'être érigé, le droit de faire les offices, les processions, et de recevoir les sépultures. Guibert de Veyrac, alors prieur, mit opposition, en cour de Rome, à ces concessions. Il allégua qu'elles étaient attentoires à ses droits; qu'ayant été faites sans son aveu et consentement, elles devaient être considérées comme non avenues. Mais Guillaume de Cardaillac lui ayant succédé, le différend fut arrangé par l'intermédiaire de Pons, son cousin, et d'Hugues de Chavagnac, prieur de Talizat, vicaire-général de Saint-Flour. Le chapitre s'obligea, dans cette transaction du 7 avril 1394 , à payer annuellement dix florins d'or pour l'église de St-Martin, que le prieur lui abandonna, et pour l'église nouvelle. Les processions ordinaires et extraordinaires, les droits de sépulture des chanoines et des laïques furent réglés, ainsi que la sonnerie des cloches; le patronage d'un canonicat fut laissé au prieur; enfin, tout fut déterminé jusques aux prérogatives de ce même prieur dans les deux églises et à la fixation du nombre des chanoines, des autels, des images et des conférences. Le 30 novembre 1394, Aimery de Peyrac , abbé de Moissac, ratifia les conventions faites; mais il modéra à huit florins Ja prestation due par le chapitre. Le pape Benoît XIII homologua le tout par bulle du 4 mai 1409.

Guillaume de Cardaillac intervint aussi au procès qu'eurent les chanoines et les choristes de Murat, au sujet de la perception des revenus. Les choristes furent supprimés, et le prieur eut deux nominations de chanoines, au lieu d'une seule qu'il avait précédemment.

Le prieur de Bredon intervint, en 1429, dans la fondation faite à Saint-Gal par Bernard d'Armagnac, fils du connétable, d'un couvent d'hommes qu'il donna aux cordeliers de l'Observance.

En 1432, une vive querelle s'éleva entre Guillaume de St-Hilaire, prieur, et le commandeur de Celles. On en vint à des hostilités.

Les privilèges que le prieuré avait sur la ville de Murat et sur sa paroisse furent diminués en 1449. Les habitants, qui avaient fait constamment des efforts inutiles pour être affranchis de la juridiction spirituelle des prieurs, obtinrent, cette année, des fonts baptismaux. Ils avaient été obligés, jusque-là, de porter les enfants nouveaux-nés à Bredon pour y recevoir le baptême.

Par suite du traité fait le 17 janvier 1469 entre Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, pour le roi, et Jacques de Nemours d'Armagnac, vicomte de Carlat et de Murat, Louis XI délégua Draguinet de Lastic, seigneur de Valheilles et de Rochegonde , maître-d'hôtel de la reine et chambellan du roi, pour recevoir le serment des nobles, ecclésiastiques, officiers, vassaux et populaire des vicomtes de Carlat et de Murat. Ce serment fut prêté à Bredon, en avril 1470. On l'avait consigné dans un cahier de parchemin, existant aux archives de Chavagnac de Dienne, et tiré de celles de Madic.

Voici l'état sommaire des ecclésiastiques des deux vicomtés qui se rendirent alors à Bredon; nous donnons ce document comme propre à jeter quelque jour sur la statistique religieuse de cette partie du pays à l'époque dont nous parlons:

VICOMTE DE CARLAT

PRETRES

Le Curé de Malho

1

Le Prieur de Sarrus

1

Le Curé de Raulhac

50

Le Curé de Thiézac

40

Le Curé de Vic

30

Le Curé de Polminhac

24

Le Curé de Giou

1

Le Curé d'Arpajon

1

Le Curé d'Yolet

1

Le Curé de Notre-Dame-de-Jou

1

Le Curé de St-Clément

8

Le Curé de La Chapelle-Barrès

3

Le Curé de Cros

1

Le Recteur de St-Etienne

7

Le Curé de Carlat

8

Le Curé de Roannes

1

Le Curé de Vossac

6

Le Curé d'Entraigues

32

Le Curé de Thérondel

1

Le Prieur de Ladinhac

1

Le Recteur de La Croix

1

Le Recteur de Boisset

1

Le Prieur de Roussi

1

Le Prieur de Rueyre

1

Le Prieur de Montchevel

1

Le Prieur d'Allansac

1

Le Prieur de Leucamp

1

Le Curé de Peyrac

1

Le Curé de Pons

14

Le Curé de Veissière

1

Le Chapitre de Notre-Dame-de-St-Flour

14

Le Prieur de la cathédrale de St-Flour

20

Pour la Communauté de Notre-Dame-d'Aurillac

2

   

VICOMTE DE MURAT

PRETRES

     

Le Chapitre de Murat

12

Le Prieur de Bredon, pour Murat .

33

Le Prieur de Bredon, pour cette paroisse. . . .

15

Le Curé de la Chapelle-d'Allagnon

5

Le Vicaire de Virargues .

8

Le Vicaire de Chavagnac

3

Le Vicaire de Chastel

5

Le Curé de Paulhac

6

Le Vicaire de Chalinargues

7

Le Curé de Dienne

25

Le Curé de Lavastrie et 6 Chanoines ...

7

Le Curé d'Anglards

1

Le Curé de Meallet

1

Le Curé de Paulhenc.

1

Le Vicaire de Namhac

1

Le Curé de St-Martin

1

Le Curé du Mur-de-Barrès

15

Ainsi, les vicomtés de Carlat et de Murat comprenaient en 1470 quatre cent cinquante-un ecclésiastiques occupant des emplois, dont deux cent soixante-dix-sept pour la première vicomté, et cent soixante-quatorze pour la seconde.

En 1622, le prieur de Bredon fit à la ville de Murat la concession de tous ses droits spirituels , pour favoriser l'érection d'une paroisse. Ainsi, la ville obtint sou affranchissement après sept cents ans de réclamations. Pendant ce long espace de temps, le curé de Murat avait résidé à Bredon, et les habitants étaient forcés d'y aller faire leurs pâques et remplir leurs autres devoirs religieux.

En 1697, M. de Lastic de Sieujeac acheta du roi la vicomté de Murat, et réunit en sa personne les suzerainetés spirituelle et temporelle de cette vicomté. La double prise de possession fut l'occasion de grandes fêtes, dont le détail sera rapporté dans l'histoire de Murat.

Les prieurs de Bredon avaient anciennement, comme tous les seigneurs, des droits de boade et de manœuvre, qui leur avaient été constitués soit, par la générosité des seigneurs, soit par la piété des habitants voisins du prieuré. Pour donner un aperçu de ce que pouvaient être ces droits, nous tirerons d'une procédure, existante aux archives de Murat, l'extrait rapide d'une des contestations que souvent ils suscitaient, renvoyant au titre même ceux qui voudront pénétrer plus avant dans cette discussion.

Le prieur Jean de Lastic réclamait des habitants de Bragheac et de Virargues douze boades et douze manœuvres en nature ou en espèces, savoir : les boades à vingt sols et les manœuvres à cinq sols, conformément à la coutume d'Auvergne. Il fondait sa demande sur un contrat d'échange de 1289, fait entre Guillaume, vicomte de Murat, et Pons de Ville-Vialle , prieur , par lequel le vicomte de Murat cédait à ce dernier les boades et manœuvres que lesdits habitants s'étaient engagés à faire pour le vicomte, a cause de son château de Murat.

Les habitants des deux villages répondaient qu'ils avaient été déchargés des droits de guet, de garde, boades et manœuvres, par arrêt rendu le 19 avril 1636, et que du reste les vicomtes de Murat, par bail emphytéotique de 1287, en leur abandonnant les terres dépendantes de leurs villages à la charge de cens, rentes, redevances et autres droits seigneuriaux , avaient modéré à trois le nombre des boades et des manœuvres.

Cette contestation fut portée devant la justice royale. Les habitants gagnèrent leur procès contre le prieur.

Les baillis d'Andelat siégèrent quelquefois à Bredon, lorsque le bailliage était ambulant; le bailli Guillaume de Villebœuf y tint ses assises en 1270. Il est constaté par un acte déposé aux archives de Murat, en date de 1326, que les assises royales s'y ajournèrent, alors que les haute et basse justice du prieuré avaient été saisies et mises sous la main du roi. Jean de Bénévent siégeait aussi à Bredon en 1328, et le vicomte Reynaud en 1409, avant de faire raser le château de Beccoire.

Nous avons dit que la commune de Bredon possédait de vastes communaux. La population étant pauvre, des empiétements ont eu lieu depuis une date fort ancienne. On trouve dans les archives de l'intendance, à la préfecture de Clermont, que M. l'intendant d'Auvergne voulut, eu 1724, s'opposer à l'absorption de cette partie du domaine public. M. Danty, alors juge et subdélégué à Murat, répondit à M. l'intendant que les communaux du village de Bredon étaient formés de coteaux ingrats et pleins de pierres; qu'ils étaient la seule ressource des habitants, presque tous indigents , et hors d'état de subsister si on les leur retirait; qu'au reste les pauvres étaient les seuls qui n'en eussent pas abusé en se les appropriant, puisqu'ils les échangeaient tous les trois ans; tandis que d'autres propriétaires riches s'étaient emparés des meilleures parties pour arrondir leurs héritages,ce qu'une enquête établirait facilement

L'administration d'alors n'était pas inintelligente; elle ferma les yeux sur les empiétements des pauvres gens.

Dans le rocher que surmontait le fort de Beccoire , à une vingtaine de mètres au-dessus du sol, et dans un endroit très-escarpé , se montre l'ouverture d'une caverne sur laquelle la tradition du pays rapportait, il y a cinquante ans, de nombreuses merveilles. Cette caverne est, à ce qu'il paraît, d'une grande profondeur perpendiculaire. La tradition disait qu'à l'époque des guerres des Anglais, et des hostilités avec le vicomte Reynaud, les moines y avaient jeté leurs trésors pour les soustraire au pillage des mécréants. A l'appui de cette croyance, les hommes assez entreprenants pour grimper jusqu'à l'ouverture de la grotte, prétendaient que les pierres lancées dans le gouffre produisaient en arrivant au fond un tintement argentin. On assurait même que de hardis explorateurs avaient osé y descendre à l'aide de cordages. Mais nul n'avait pu atteindre l'extrémité de l abîme, et les trésors qu'il cachait resteraient encore ensevelis.

M. de Laforce rapporte, dans sa statistique du Cantal, qu'il existait vers Bredon un antique monument brisé depuis peu. Il se composait de plusieurs pierres surmontées d'une dernière, sur laquelle figurait un personnage en pied, costumé à la romaine. Le souvenir en est entièrement perdu de nos jours.