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 EGLISE ET CHATEAU

Boisset avait une petite prévôté avec un procureur du roi et un substitut; elle relevait de la cour d'appeaux de Vic. Lorsque le roi eut réuni la vicomté de Carlat à la couronne, cette prévôté porta le titre de cour royale. Elle se tenait à Boisset au-devant de l'oratoire et de la place publique du lieu.

L'église , sous l'invocation de saint Martin , est du style lombard. Elle compte plusieurs chapelles et cinq autels.

Jean de Fleurac lut recteur de Boisset en 1344; Jean Delolme , prieur en 1456; Jean Revel, curé en 1547; Jean Borie, curé en 1632, Antoine Borie, curé en 1652; François de Aura , curé en 1706; Henri Revel en 1753; N. Jalinques en 1789. L'évêque de St-Flour se disait prieur de Boisset en 1777; il percevait les revenus du prieure, qui valaient 1,800 liv., mais il fallait 400 liv. au vicaire et la portion congrue du curé. Il y avait à Boisset une communauté de prêtres qui achetaient des rentes et vivaient ensemble. En 1540 ils firént leur nommée au roi pour leurs possessions.

Le lieu de Boisset est remarquable par la fondation d'Isabelle de Rodez, vicomtesse de Carlat, qui y érigea en 1323, pour le salut de l'âme de son père, Henri II comte de Rodez, un monastère de religieuses de Sle-Claire. A cet effet, elle donna son château de Boisset et le domaine dit de l'Auriga, avec de belles rentes en seigle et froment à prendre sur les châtellenies de Toursac, de Vic et du Mur-de-Barrès. Le nombre des religieuses fui fixé à dix, lequel nombre ne pouvait pas être dépassé, à moins que l'on ne pourvut à l'entretien du personnel excédant. Les premières sœurs vinrent du couvent de Milbaud. Etaient de ce couvent Mme N. de Morèze, abbesse, souveraine de Tournemire; Gilline de Bonnavent, et Hélis de Caucase qui fut abbesse de Boisset en 1571. Jeanne de Lentillac, abbesse en 1586, plaida long-temps à Vie pour qu'on lui rendit certains droits accordés par les anciens vicomtes de Carlat à son abbaye. Après elle il faut citer Isabeau de Pons, en 1616; Françoise de Reilhac. en 1625; elle se démit en faveur de Louise de Reilhac, sa nièce , qui fut nommée par le roi. Mais déjà depuis quelque temps cette communauté déclinait, et en -1618 il n'y avait qu'une seule religieuse qui résidât. Aussi les chanoines du chapitre de N.-D. de Murat demandèrent l'abandon à leur profit des revenus de l'abbaye. Mais ils ne purent l'obtenir, et, en 1668, le couvent fut réuni à celui de Ste-Claire d'Aurillac dit de St-Joseph, alors placé au faubourg des Cordeliers, sous les ordres de Françoise de Pesteil, supérieure. Les bâtiments de la communauté de Boisset sont tombés en ruines, et des constructions particulières les ont remplacés. Il reste une chapelle dite de St-Pierre, qui pourrait bien en avoir fait partie.

Boisset a donné son nom à une très-ancienne famille ; mais la suzeraineté du lieu appartenait aux vicomtes de Carlat, qui y avaient un château, comme on l'a vu. Déjà en 1268 la succession de Bernard de Boisset, chevalier, était en litige entre Bernard de Villa, chevalier, et le monastère de Maurs.

Guirbert de Boisset fut abbé de Figeac. Son frère, Hugues de Boisset, vivait en 1360. Il semble qu'une branche de cette famille vint alors s'établir à Vic , où l'on trouve des Boisset de La Salle, dont il sera parlé. Une autre branche se fixa au château de Camburat, près Figeac. L'héritière épousa Hugues de Conquans en 1634.

Une famille de Bcaumont a habité Boisset fort anciennement. Guillaume de Beaumonl, chevalier, y vivait en 1284. Nobles Guillaume et Gaillard de Beaumont vendirent les biens et rentes qu'ils y avaient et quittèrent le pays; une branche de la famille vint se fixer à Marmagnac.

Bertrand de Moléen , fils de Jean , seigneur de Marcillac, et de Catherine de Maumont, fut seigneur de Boisset en 1400.