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Notices Biographiques sur les Hommes Célèbres du Cantal

Albaret (Bernard), caporal à la 106* demi-brigade, né à Cassane, se précipita le premier, lit-on dans les Victoires et Conquêtes des Français, dans les retranchements autrichiens, à la prise de la position des Deux-Frères, le 30 avril 1800, tua les canonniers, fit mettre bas les armes à plusieurs soldats qui défendaient la redoute. Peu de jours après, ce brave se distingua encore en avant du fort Diamant, où il tint tête à un peloton entier de cavalerie autrichienne; assailli par le nombre, il fut écrasé, mais il ne fut pas vaincu.

Anjony (Claude d'), de Foix, d'une ancienne famille dont plusieurs membres ont rendu des services militaires honorables, fut page du roi en 1680, mousquetaire en 1684, lieutenant de carabiniers en 1604, capitaine de cavalerie au régiment du Maine en 1704, mestre de-camp en 1718, brigadier d'armée en 1734 et maréchal-de-camp en 1740. Il mourut quelques années après.

   Anterbocbe (Joseph-Claude-Alexandre, comte d'), d'une famille noble, ancienne et distinguée des environs de Murât, qui existe encore, embrassa la carrière militaire comme la plupart de ses aïeux : il était brigadier d'armée en 1759, maréchal-de-camp en 1762 et lieutenant-général en 1780. Il mourut en 1785, après s'être signalé à Eltingen, Philisbourg, Dettingen, Menin, Ypres, Fume , Hagueneau, Fribourg, Hagueneau, Maestrickt et surtout à la bataille de Fontenoy. C'est à lui qu'on attribue cette belle réponse à un officier qui prétendait que Maestrickt était imprenable : Monsieurce mot n'est pas français.

   Antebroche ( d'), de la même famille que le précédent, parvint par son courage au grade de maréchal-de-camp. On peut voir le portrait qu'en fait Mme de Genlis, dans ses Souvenirs de Félicie, L. xxx(1804). — Alexandre-César d'Anterroche, d'une branche de la même famille établie dans le Limousin , fut comte de Brioude, commandeur de l'ordre de Saint-Lazare, évêque de Condom et député de Nérac aux Etats-Généraux, en 1789. Il refusa le serment à la Constitution civile du clergé.

  Apchon (Guillaume VI, Comptour d'), seigneur de diverses terres, d'une des plus anciennes, des plus puissantes et des plus illustres familles de la HauteAuvergne, fut fait capitaine-général de l'Auvergne et commandant de toutes les forces militaires de cette province, à la prière de la noblesse qui le considérait comme le plu» brave et le plus capable de résister aux Anglais, après la funeste journée de Poitiers. D'Aprhon se montra digne du choix qu'on avait fait de lai. Il était l'un des chefs de l'armée qui s'opposa à l'invasion des Anglais, en 1359, et il figurait encore comme tel dans celle qui fut placée sous les ordres du duc de Berry, en 1370. — Son fils, Louis Comptonr d'Apchon, marié en 4375 au château fort d'Apchon, se fit une grande réputation de bravoure pendant la guerre des Anglais. Chabrol place la date de sa mort en 1408. — Le fils de ce dernier, Jean Comptour d'Apchon, fut chambellan du roi Charles VI; il mourut en 1420. I es d'Apchon étaient les premiers barons de la Haute-Auvergne.

   Armand (François), né à St-Eticnne, arrondissement de Mauriac, était avocat à Sl-Flour lorsqu'il fut nommé par le Tiers-Etat de cette ville député aux EtalsGénéraux où il satisfit aux vœux de ses mandants. Chargé quelque temps après delà surveillance de la fabrication des assignats, il remplit cet emploi délicat avec une grande intégrité. En l'an IV il fut envoyé comme députa du Caotal au conseil des Cinq-Cents. Après le 18 brumaire il devint juge au tribunal d'appel de Rioni, où il mourut en 1812, avec la réputation d'un des plus habiles jurisconsultes de celte époque.

   Astorg ou Austau D'aurillac, septième du nom, troubadour et guerrier, l'un des plus puissants soigneurs d'Auvergne, fut fait chevalier par le roi Saint-Louis, le jour de la Pentecôte, en 1267, accompagna ce monarque dans son expédition contre les infidèles et fut témoin de sa mort. Il nous reste de ce poète une seule pièce de vers.

   Auzers (Charles de Douhet d'). né au château d'Auzers en 1771, mort en 1834, fut curé de Mauriac, vicaire général d'Amiens et enfin évéque de Nevers, en 1829. La maison de Douhet, divisée en plusiers branches, a produit plusieurs autres personnages distingués. •

   Ayrens (N. d')né à St-Flour, dans le xvu* siècle, fut conseiller au parlement de Toulouse, et s'acquit dans celle ville l'estime et l'amour de tous les gens de bien, autant par ?es vertus privées que par son immense savoir et une probité à toute épreuve.

   Beauclair (Guy de), chevalier, fils de Rigaud de Beauclair, qui avait clé nommé bailli des montagnes, en 1415, en considération des services qu'il avait rendus à la couronne de France contre les Anglais, suivit, comme ses ancêtres, la carrière des armes, obtint la capitainerie de Route, en Bourgogne, et des lettres de chambellan du roi, en 1470. — M. le «orote Charles de Beauclair, mort en 4817, légua par son testament deux domaines à l'hospice d'Aurillac, 6,000 fr. aux Sœurs de la charité, 2,000 fr. au collège de cette ville et diverse» sommes aux pauvres.

Beaufeti (Guillaume), évéque de Paris, naquit au château de Veyrac, près d'Aurillac ou â Aurillac même. Il fut d'abord médecin du roi Philippe-le-Bel : ayant ensuite embrassé l'état ecclésiastique, il devint chanoine de Notre-Damede-Paris, et enfin évéque de celle ville, en 4504. Tous les auteurs s'accordentj à loutr son grand savoir en médecine, en droit canon et en théologie. 11 fut prélat ferme, vertueux, faisant Je bien et le préchant aux autres. Il mourut en 1320.

   Beaufils (Guillaume), jésuite, né à St-Flour en 1674, et mort à Toulouse en 1757, passa presque toute sa vie à diriger des âmes, à composer des ouvrages et à prêcher. On a de lui des Oraisons funèbres; la Vie de Um* de Leslonac, fondatrice des religieuses deNotre-Dame , 1742 , in-12; celle de Mm' Chantai, ■première ivperiiure des religieuses de lu Visitation, et des Lettres sur legouvernement des Maisons religieuses, 1740, in-12.

Beaurain, un des principaux chaudronniers de Paris, fil partie de cette BandeNoire qui, pendant le cours de la révolution, acheta plusieurs châteaux, entre autres celui o'e Choisy. qu'elle fit démolir pour en vendre les matériaux. Il fut le premier signataire de l'acte fédératif des faubourgs St-Marceau et St-Antoine, inséré au Moniteur, sous la date du 10 mai 1815.

   Bellestat (Faydit de), troubadour, né au château de Bellestat, dans la commune de Sl-IUide, près de St-Cernin, n'a laissé qu'une seule pièce de vers insignifiante. On ne connaît aucune particularité de sa vie.

   Belloi (Pierre-Laurent-Buirette du), membre de l'Académie française, naquit i St-Flour en 1727. Ayant abandonné contre le gré d'un de ses oncles, avocat célèbre au Parlement de Paris, la carrière du barreau pour suivre celle des lettres, il se retira en Russie où il exerça la profession de comédien. De retour dans sa patrie, en 1758. il fit représenter à Paris plusieurs tragédies, dont quelques-unes eurent le plus brillant succès. Le Siège de Calais surtout lui valut des applaudissements, des éloges et de justes récompenses. M. Gaillard, de l'Académie française, publia les œuvres complètes de du Belloi, en 1779, 6 vol. in-S°. On y trouve ses pièces de théâtre, des mémoires historiques et diverses pièces fugitives. Il mourut en 1775, regretté de ses nombreux amis.

   Berard (Pierre), chirurgien célèbre, natif de Murât, fut attaché au service d'Henri IV, à qui il rendit de grands services. En 1626, Louis XIII l'anoblit pour ses cures admirables.

   Bernet (Joseph), né à St-Flour en 1770, mort à Aix en 1846, se consacra à l'état ecclésiastique au milieu de la tourmente révolutionnaire, et se livra tour a tour à la direction des âmes et à l'instruction de la jeunesse. Ayant repris , en 1802, l'exercice du ministère pastoral, il remplit pendant 14 ans les fonctions de vicaire à Orléans; il devint ensuite premier aumônier de la maison royale de St-Denis, chanoine honoraire et chanoine titulaire du chapitre royal, curé de St-Vincenl-de-Paule à Paris, évéque de la Rochelle, en 1827, archevêque d'Aix en 1855 et cardinal en 1845. On a de lui des Sermons, des Panégyriques, des Instructionspastorales, et les Statuts synodaux du diocèse de la Rochelle.

   Bertin (Louis), né à Mauriac le 27 août 1751 , mort à Marchant, près de cette ville , le 21 décembre 1822, assista au concile de 4 797 comme député du Cantal. Le 13 octobre 1800, il fut élu évéque de ce département et sacré le 3 mai de l'année suivante, par Primat, métropolitain de Rhônc-et-Loire, Perrier, évéque du Puy-de-Dômo, et Debertie, évéque de l'Aveyron. Il donna sa démission la même année, et obtint une pension du gouvernement.

   Bertrand (Antoine de), né à Fontanges, prés de Salers, au commencement du Xti* siècle, a publié : Amour» de P. Ronsard, mis enmusique à partiel. Paris, 1578, 3 vol. in-4° oblong.

   Blanc ( Pierre le ), né à Saignes, vers 1600, d u t faire ses éludes classiques sous les jésuites, au collège de Mauriac. Ordonné prêtre, il se rendit à Paris où il enseigna pendant de longues années la grammaire grecque et latine. Il eut toujours soins d'inculquer dans le cœur des enfants les principes de religion, et, pour y mieux réussir, il publia le Catéchisme royal en vers, qu'il dédia au roi en 1646. In-8".

   Bohier (Dom Jean), natif de Murât, mort en 1688, a l'âge de 80 ans, fui visiteur général des Chartreux et grand-prieur de la Chartreuse de Bordeaux.

   Boissy (Louis de), poète comique, né à Vic-sur-Cère en 1694, mort à Paris en 1758, entra, en 1751, à l'Académie française, dont ses succès au théâtre lui ouvrirent les portes , et fut chargé de la rédaction du Mercure de France en 1755. Il nous a laissé un grand nombre de comédies, qui ont été recueillies en 9 vol. in-8°. On distingue et on voit encore avec plaisir l'Impatient. le Français àLondres, Y Homme du jour, le Babillard , la Surprise de la haine . le Comte de Neuilly, la Pièce sans titre, etc. — Son fils, Louis-Michel de Boissy, mort vers 1788, membre de l'Académie des inscriptions, est auteur de divers ouvrages d'histoire et de critique.

   Boni (Guillaume), né à St-Flour, a publié : Sonnets de P. de Ronsardmis en musique à 4 parties. Paris 1576,1579, in-4° oblong. i",2« liv., 2' vol. ; Quatrains du sieur de Pibrac, mis en musique à 3 , 4, 5 et parties. Paris 1582 ; Psalmi Davidici noeti concentibussex vocibus modulati, cum oratione regid. 12 voc. conlextd. Lufetia 158a.

   Bonnefons (Dom Elie-Benoît), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Mauriac en 1622, mort à Saint-Vandrille en 1702, a laissé, manuscrits, deux ouvrages considérables : Histoire civile et ecclésiastique de la ville de Corbie, 2 vol in-folio ; Vie desSaints religieux de Yabbuye de Fontenelle, 3 vol. in-4".

   Boria (Antoine), médecin , né à Murât, fit et publia, en J603, l'analyse des eaux minérales de Vic-en-Carladès. et leur donna une telle réputation que les étrangers affluèrent dans cette ville de toutes les provinces de la France. Sa brochure est devenue très-rare.

   Bouillé (Nicolas de), d'une famille recommandable par l'ancienneté de sa noblesse et par son illustration, naquit à St-Flour en 1702. Il fut comte de Lyon en 1722, doyen de celte église en 1753, abbé de St-Nicolas d'Angers, maître de la chapelle de l'Oratoire du roi, premier aumônier de Louis XV, en 1757. U fut nommé évéque d'Autan en 1758 et conseiller d'Etat en 1761. Il mourut le 22 février 1767.

   Boiillé (Jean-Baptiste de), né à Pichauzet, diocèse de St-Flour, en 1759, fut d'abord grand-vicaire, ensuite chanoine, comte de Vienne et enfin aumônier delà reine Marie-Antoinette, à l'époque de la révolution. Obligé de s'expatrier, il alla à la Martinique où il remplit les modestes fonctions de curé de campagne. De retour en France, en 1815, il devint aumônier de madame la duchesse d'Angouléme, et fut nommé, en 1819, à l'évêché de Poitiers, où il est mort • en 1842, regretté de tous les fidèles et de tous les pauvres de son diocèse.

Brezons (Charles de), d'une des plus anciennes et des plus nobles familles de l'Auvergne, dont la résidence était dans la commune de Brezons, canton de Hnrat, était chevalier de l'ordre du roi, capitaine de la forteresse de Murât, et lieutenant-général de la Haute-Auvergne, en 1562. Du parti des Guises pen- • dant les guerres de religion, il ne laissa point de trêve aux protestants; il leur devint si terrible, que la plupart d'entre eux quittèrent la province et se réfugièrent, les uns dans le Limousin, les autres à Lyon et Orléans. On ignore l'époque de sa mort. — Jacques de Brezons , capitaine du château de Cariât. maréchal des camps et armées de France, en 1609, député de la noblesse de la Haute-Auvergne aux Etats-Généraux du royaume, tenus à Paris en 1627, mourut vers 1637.

   Brieude (Jean-Joseph), médecin, né à Laroquebrou en 1728, mort à Paris en 1812, devint médecin de S A. S. M"" la duchesse de Bourbon, et de S. A. S. le duc d'Orléans. On a de lui : Mémoire de la Topographie médicale de la HauteAmer gne, in-8°, qui lui valut des récompenses honorables; plusieurs Mémoires sur les eax minérales, sur l'économie rurale, etc. — Son fils, mort en 1838, avait été couronné par l'Académie de Rennes, pour l'éloge de Duclos.

   Brisson (Jean), bourgeois de St-Flour, se rendit célèbre pendant les guerres de religion par son intrépidité et par les services qu'il rendit à son pays. Dans la nuit de la veille de saint Laurent de l'an .1578, accompagné d'un généreux prêtre de St-Flour, il sauva cette ville des horreurs du massacre et du pillage . en précipitant du haut des murailles les huguenots, commandés par le capitaine Merle, qui les avaient déjà escaladées. En action de grâce de cette délivrance , la ville de St-Flour fait annuellement une procession générale le jour de la Saint-Laurent, et le roi; pour récompense, anoblit le brave Brisson, en 1589.

Bru (Louis), gouverneur du château souverain de l'Isle, à St-Juery-de-Gevaudan, bailly de Pierrefort, avocat au parlement, etc., naquit à Pierrefort, le 27 novembre 1678 et mourut le 20 février 1738, au châleau de Cropières, paroisse de Baulhac. 11 est auteur d'une histoire de France manuscrite en 2 vol. in-folio, qui se trouvent aujourd'hui entre les mains de M. J.-B. Bru. Celle histoire s'arrête au règne de Louis XIV, et contient, dit-on, diverses particularités qu'il serait bon de faire connaître.

   Bru (Pierre-Louis), conseiller du roi en l'élection générale delà Haute-Auvergne et avocat au parlement, né à Pierrefort le 25 novembre 1734, décédé a St-Flour le 11 mars 1816, a traduit en vers français les Bucolique» de Virgile.

Le manuscrit, dont plusieurs extraits lurent comparés aux plus belles produc tions de Delille, est perdu pour la famille et q'a pu être retouvé. On rapporte que ce Pierre-Louis Bru savait Virgile tout entier par cœur el pouvait le réciter d'un bout à l'autre sans se tromper.

Brugier du Rochain (Gilbert de), d'une famille noble el considérée en Auvergne , reçut de sa majesté, en considération des services qu'il avait rendus, en plusieurs occasions, en Italie et en Lorraine, un brevet de gentilhomme ordinaire de sa chambre, par lettres de l'an 1624. Il était capitaine d'une compagnie de chevau-légers, et servit en cette qualité jusqu'en 1638. Le cardinal de Richelieu lui accorda son estime et son amitié.

   Cabanes-Comblat (Jean de), d'une famille ancienne du Carladès, fut capitaine aux gardes françaises, en 1563, gentilhomme de la chambre du roi en 1575, écuyer de la reiue Marguerite de Valois, en 1586, et député des notables de la Haute-Auvergne auprès d'Henri III, qui le chargea de ses instructions pour la pacification du pays.

   Caldaguès (Raymond comte de), d'une famille noble , fit les campagnes de Corse en 17il8 et 1769; celles d'Amérique, sous ïtochambeau, de 1780 à 1783. Il passa ensuite en Espagne et y fit les campagnes de 1793, 1794 et 1793 contre les républicains. Créé brigadier d'armée en 1802, il commanda en secon.l l'armée de Catalogue en 1808, et fut promu peu de temps après au grade de inaréchalde-camp, pour avoir fait le\er le siège de Gironne ; fait prisonnier de guerre en 1808, il fut conduit en France et ne recouvra la liberté qu'i la rentrée des Bourbons, en 1S14 , époque à laquelle il alla reprendre son grade en Espagne. Ayant repris du service eu France, en 1815, le roi d'Espagne lui fit expédier le brevet de lieutenant-général, et Louis XVIII le nomma prévôt du département du Cantal, le 12 novembre 1816.

  Cambefort (Pierre de), né à Aurillac ou au château de Niocel dont il était seigneur, lieutenant en l'élection d'Aurillac, en 1607, est auteur de plusieurs Pièce» fugitives , de l'Apologie de Gerbert et de l'Abrégé de la vie de l'intrépide Franço't Chapt deRastignac. Le Père de Jésus l'appelle le docte Carabefort.

   Cambefort (Pierre de), seigneur de Niocel, fils du précédent, fit imprimer, en 1607, un ouvrage sur la Pragmatique.

   Cambefort (François de), né à Aurillac, ayant abandonné la religion catholique , pour embrasser celle de Mahomet, parvint à la dignité de ministre à la cour de Constantinople, et au grade de général des armées ottomanes. — Hugues de Cambefort, procureur du roi en l'élection d'Aurillac, en 1696, est auteur d'un ouvrage excellent intitulé : Traité des tailles, contenant les anciens elles nouveaux édits, déclarations et règlements des rois de France, et arrêts de leur conseil d'Etat et d'autres cours souveraines, donnés sur le fait des tailles, 1 vol. in-folio; 1702. — Sous l'empire, plusieurs membres de la famille Cambefort se sont distingués dans l'armée, par de longs services et par divers actes de bravoure que l'on trouve consignés dans les Annales militaires de celte époque.

   Candèze (N.), né en 1779, dans le hameau de Pralniau, près de Lascelle, embrassa l'état ecclésiastique, fut successivement vicaire de campagne, curé de Saiiile-Christine de St-Flour et vicaire général de ce diocèse. Sous les dehors les plus simples, il cachait des connaissances très-étendues en architecture, en botanique , en géographie et en minéralogie. Il a traduit, du célèbre cardinal Bellarmin, les deux ouvrages suivants : Echelle du Ci'-l, ou moyens efficaces de parvenir au bonheur, in-I2; Explication dusymbole des Apôtres et de la doctrine chrétienne , in-i2; M. l'abbé Candèze a aussi traduit et publié : Saint Uréyuire-leG>aniinstruisant les pasteurs des dmes, in-32.

   Cardalhac (François de), né au château de Murât, d'une famille très-distinguée du Quercy, était dans l'ordre des Frères mineurs lorsqu'il fut nommé évéque de Cavaillon, en 4366; il fut transféré à Cahors en 1389 , où il mourut en 1404, en odeur de sainteté.

   Carlat (Bernard de), seigneur très-puissant de la Haute-Auvergne, que les anciens titres qualifient de sujet immédiat de la couronne, fut, en 834, un de ces missi dominici que Charlemagne envoya dans les diverses parties de son empire pour surveiller la conduite des principaux agents du pouvoir. — Gilbert de Carlat, son frère ou son fils, était un homme d'une réputation et d'une énergie extraordinaires. Assiégé en 839, dans son château, par l'empereur Louis-leDébonnairc, il opposa une forte résistance, et le fils de Charlemagne ne put s'emparer de la place qu'aux termes d'une capitulation fort honorable pour son ennemi.

   Carrier (Jean-Baptiste), naquit à Yolet en 1746. Député à la Convention nationale par le déparlement du Cantal, il y vota la mort de Louis XVI, fit décréter l'établissement d'un tribunal révolutionnaire et obtint l'arrestation du duc d'Orléans. Envoyé en mission à Nantes, il y déploya toute la férocité de son caractère, et y commit les crimes les plus horribles, confondant 1 innocent et le coupable dans ses proscriptions. 11 poussa même si loin ses atrocités par ses mariage* républicains et ses noyades de Nantes, que la Convention elle-même en rougit et le livra au tribunal révolutionnaire , qui le condamna à la peine de mort.

   Carrière, voyez Lacarrière.

   Cassaignes De Beaufort-Miramon , voyez Miramon.

   Castelloza (la dame), née en Auvergne, d'une famille noble, brilla parmi les troubadours du xiir9 siècle. Elle composa en langue romane de petits poèmes lyriques ou chansons d'amour, dont deux ont été publiées par M. Raynouard, dans son Choix de poésiesoriginales des Troubadours. Les historiens des poètes provençaux nous apprennent qu'elle avait épousé True de Maironne; qu'elle aima éperdùrnent, mais en vain , le seigneur Armand de Bréon ; qu'elle était moult gaie, moult bien enseignée et moult belle.

   Chabannes (Gilbert de), d'une illustre et ancienne famille qui a donné à la France une foule d'hommes distingués, naquit au château de Madic, arrondissement de Mauriac. Il fut capitaine de cinquante hommes d'armes, conseiller et chambellan du roi, chevalier de son ordre, sénéchal de Guienne et du Limousin , et ambassadeur auprès du duc de Bourgogne, en 1474. Il avait permission de battre monnaie. Il mourut en 1493.

Chabannes (Joachim de), né au château de Madic, fut chevalier d'honneur de la reine Catherine de Médicis, sénéchal de Toulouse et d'Albigeois, capitaine de cinquante lances des ordonnances, en 1546 et 1548. Il est cité dans l'histoire comme un des vaillants capitaines de l'époque. Lui et le seigneur de Lafayette, à la téte de leurs gens d'armes et de deux cents arquebusiers choisis, s'emparèrent par escalade du fort de Lurmarin, au comtat Venaissin, le 1er septembre 1536, à la barbe de Ferdinand de Gonzague qui venait secourir la garnison ; il obtint l'érection de la terre de Rochefort en comté, en 1556, et mourut à Paris en 1559.

   Chabannes (François de), comte de Rochefort, fils du précédent et de Catherine-Claudine de Larochefoucaull, fut lieutenant-général du roi en Auvergne, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, chevalier du St-Esprit en 1583 et conseiller d'Etat. Il commandait les royalistes à la bataille d'Issoire, le 14 mai 1590, et il défit le comte de Larochefoucault-Randao, chef des troupes de la ligue. — Jacques de Chabannes, seigneur de Madic, né en 1683 , mourut à Prague en 1742. avec le grade de lieutenant-général qui lui avait été conféré en 1738.

   Chalvet (Mathieu de), président au parlement de Toulouse, naquit à Salers, en 1528, ou au château de la Rochemonteix, paroisse de St-Uippolyte. Après avoir fait ses études à Paris par les soins de son oncle Pierre Lizet, il alla étudier le droit à Toulouse, où il fut reçu conseiller au parlement. Devenu président à mortier, en 1595, il fut député en celte qualité par sa compagnie pour aller saluer Henri IV passant à Lyon. Il fut nommé conseiller d'Etat en 1603, et mourut à Toulouse en 1607. On a de lui la traduction française des Œuvres de Sênèque, Paris, 1604, in-folio, et plusieurs poèmes qui le firent recevoir juge de la poésie française et mainteneur des jeux floraux — Son petit-fils, Hyacinthe de Chalvet, né à Toulouse en 1605, a publié Théologut ccclctiastes, 6 vol. in-folio ; les Grandeurs de saint Joseph ; les Avantages de l'ordre de saint Dominique.

   Chalvet De Rochemonteix, comte de Vernassal (Maximilien), de la même famille que le précédent, était page du roi en 1679, mousquetaire en 1683, gouverneur de Rocroi en 1750, et lieutenant-général en 1754. Il mourut le 18 juin 1755. — Henri-Gilbert, son fils, brigadier d'armée en 1744, fut tué le 20 juillet de l'année suivante , au siège d'Audenaerde

   Chanut (Antoine), second du nom, né à Aurillac, publia, en 1638, un ouvrage intitulé : Présages du roi très-chrétien, pour célébrer la prise de la Rochell» où le roi Louis XIII avait triomphé de l'hérésie qui ne fit depuis qu'un futile effort pour se maintenir.

   Chanut (Antoine) , né à Antignac en 1764, mort à Issy, près de Paris, en 4829, fut successivement directeur des séminaire» de Tulle, de St-Flour et de Germont, curé de Notre-Dame-du-Port, en cette dernière ville, et enfin supérieur du grand séminaire de la Solitude, à Issy, où reposent ses restes protégés par le souvenir de ses vertus.

   Chappe D'anteroche (Jean), prêtre, célèbre astronome et mathématicien, de TAcadémie des sciences de Paris, naquit à Mauriac le 2 mars 1722, de Jean Chappe, baron d'Anteroche et de Madeleine de Laforge, et mourut en Californie, en 1769, victime de son amour pour la science. On a de lui : Voyage en Sibérie ; Paris, 1768, 2 vol. in-4°, enrichi d'excellentes cartes géographiques; Voyage enCalifornie; Paris, 1772, in-4°. publié par M. Cassini; et une traduction en français de Tabulât astronomicœ, du savant Edmond Halley, 175i, in-8°. —Son neveu, Claude Chappe, né dans la Sarthe, est connu par plusieurs expériences de physique , mais principalement par l'invention si utile du télégraphe.

Chauliaguet (Hugues de), seigneur de Gorce , né à Murât, était chirurgien du roi Louis XI en 1420. Il fonda la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié en l'église de Murât, en 1446.

   Cinq-abbres (Jean), né à Aurillac au commencement du xvi* siècle, fut l'homme le plus savant de son temps dans la connaissance des langues. Après avoir été principal du collège Fortet, à Paris, il fut nommé, en 1554, professeur royal d'hébreux et de syriaque au collège de Fiance, et y enseigna pendant 3i ans les langues orientales. Il mourut à Paris en 1587. On a de lui : une Grammairehébraïque qui a eu plusieurs éditions; une traduction latine de la Paraphrase chaldaïque tur les lamentations de Jérémie, 1749 ; celle des Paraphrases sur Osée, Joël et Onias, 1554, l'une et l'autre in 4°; quelques traductions en latin de plusieurs ouvrages d'Avicenne, médecin arabe.

   Clislavide (Gralien), du lieu de Pouzols, commune de Marchastel, d'une famille qui, selon Audigier, a fourni les plus célèbres trompettes de guerre de l'Europe, fut envoyé par Louis XIII à Bruxelles, en 1635, pour déclarer la guerre à la maison d'Autriche. Ce fut lui qui fil bâtir le château de Tayrou , près de son lieu natal.

   Coffinhal (Jean Baptiste), né à Aurillac en 1746, était homme de loi à Paris lorsqu'il fut nommé vice-president du tribunal révolutionnaire créé le 11 mars 1793. Il remplit ses fonctions avec la férocité d'un tigre, envoyant tout le monde à la mort, innocent ou coupable; absoudre était pour lui le plus grand des crimes. Après avoir lassé, pour ainsi dire, la guillotine par le nombre des victimes qu'il lui livrait, il périt lui-môme sur l'échafaud, le 27 juillet 1794, abreuvé d'exécration et d'outrages. — Son frère, le baronDunoyer, est mort en 1844, conseiller à la Cour de cassation. Bonaparte l'avait nommé successivement commissaire-général de justice dans les provinces illyriennes, maître des requêtes au conseil d'Etat, chevalier de la Légion-d'Honneur et baron de l'Empire.

   Consul (Guillaume), né a Vic-sur-Cère, avocat à Riom, homme de beaucoup d'esprit et de littérature, jurisconsulte très-instruit, donna au public, en 1667, une édition de la Paraphrase de Basmaison sur la Coutume d'Auvergne, in-4". Il la traduisit, en quelque sorte, et il l'enrichit de notes très-judicieuses. Il laissa aussi des notes manuscrites sur la Coutume d'Auvergne. — Consix, fille du précédent, née à Riom, se fit recevoir, étant encore fort jeune , religieuse hospitalière de l'Hotel-Dieu de cette ville, où elle fut un modèle de grâce, de bonté, de savoir, de piété et de douceur. On a d'elle la 17e édifiante de M. Jacqvti Pasquicr-Bouray , prêtre ; Paris, 1714, 1 vol. in-12.

   Cordebœif De Montgon (Jean-François de), d'une des plus illustres familles d'Auvergne, naquit vers 165i. Entré fort jeune dans la carrière des armes, il la parcourut d'une manière brillante, et s'éleva par sa valeur et ses longs services au grade de lieutenant-général qui lui fut conféré en 1702. Il remplit longtemps les fonctions d'inspecteur général de la cavalerie française. Il avait fait toutes les guerres de la fin du règne de Louis XIV, en Flandre, en Alsace, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Il mourut en 1730. — Son fils ChartaAlexandre de CoBDEBŒUF-MoîiTco.i, prêtre, né à Versailles, fut ministre de Philippe V, roi d'Espagne, et fut employé dans diverses négociations en Porliigd et en France. Il a laissé des mémoires imprimés plusieurs fo's.

   Coutel (Jean), né à St-Flour, fut conseiller au grand conseil en 1553. maître des requêtes de l'hôtel du roi François I", en 1540. et président au grand conseil, en 1544. Il mourut en 1557, laissant quatre fils qui furent tous des hommes remarquables dans la robe et dans l'épée.

   Crussol (François de), fils d'Alexandre-Guillaume de Crussol et de Charlotte de Timbrnne-Valence, naquit au château de Valons, à 3 lieues de Mauriac. Il fut abbé de Cbarroux , en Poitou , en 1727, évôque de Blois en 173 \, et archevêque de Toulouse en 1753.

   Crussol (Anne-Emmanuel-François-Georges de), comte d'Aubijoux, seigneur de Valens, naquit à Aurillac le 29 juin 1726. Il entra dans la carrière des armes en 1740, et pendant quarante ans il ne cessa de servir activement sa patrie; il assista aux sièges et aux combats divers qui eurent lieu , et parvint par son intelligence et sa bravoure au grade de lieutenant-général qui lui fut conféré en 1780. Malgré son âge et ses longs services militaires, il fut décapité le 26 juillet 1794, la veille de la chute de Robespierre.

   Cussac (Jean), prêtre, né à Surgis, diocèse de St-Flour, est auteur de Lettrtt $ur l'instruction pastorale de M. {archevêque deTours. Il vivait au xvme siècle.

 Danty (N), avocat au parlement de Paris, naquit à Mural au xvu' siècle. II est auteur d'ouvrages de droit estimés, et notamment duTraité de la preuvt par témoins, en tnatière civile, 1 vol. in-4°. — Guillaume Danty , de la même famille, né à Mural en 1593, fut un savant distingué, attaché à Gaston, duc d'Orléans, frère du roi Louis XIII.

   Daumont, voyez Laval.

   Delpuech (Antoine), mort le 5 mai 1840, à Marze, commune de St-Cernin , arrondissement d'Aurillac, à l'âge de 120 ans, avait servi sous le maréchal de Saxe, en Autriche, avait assisté, en 1745 a la bataille de Fontenoy, et était resté, lai, cinquième de sa compagnie, commandée par le colonel Jean de Calonne. Dans les dernières années de sa vie, il se livrait encore aux pénibles travaux de l'agriculture. Jusqu'à sa mort, il avait conservé l'entier usage de ses facultés intellectuelles.

Deluguet (Jean), docteur en droit et avocat au baillage et siège présidial d'Aurillac dès l'an 1598 , naquit» à Pleaux vers le milieu du xvi" siècle. Il nous reste de lui un manuscrit qui peut être considéré comme la source où puisèrent Justel et Raluze pour faire leur Histoire de la maison d'Auvergne. Ce manuscrit, qui date de 1650 et qui existe à la bibliothèque nationale à Paris, contient sur les principales familles de la Haute-Auvergne, du Quercy et du Limousin , une foule de renseignements qui ne sont pas sans intérêt historique.

   Delzons (Alexis-Joseph, baron), général de division, né à Aurillac en 1775, fut un des plus vaillants capitaines de la République et de l'Empire. Du grade de lieutenant de grenadiers dans l'un des bataillons volontaires du Cantal, en 1791, il s'éleva par ses exploits, en montant tous les échelons de la hiérarchie militaire, à celui de général de division qui lui fut conféré en 1811. Il se signala en Espagne, en Italie, en Egypte, en Allemagne, en Russie. Il fut tué le 24 octobre 1812, dans un combat meurtrier, sous les murs de Maloïaroslawetz.

Le père du général Delzons, jurisconsulte distingué, fut successivement président de l'administration départementale du Cantal,président du tribunal civil d'Aurillac , député au conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif. Cette famille est aujourd'hui dignement représentée par M. le baron Delzons, avocat et savant distingué, qui a déjà publié des documents intéressants sur la province d'Auvergne.

   Denevers (N.), né à Laroquebrou en 1769, fut greffier de la section civile (iu tribunal de cassation. En l'an x, il commença à rédiger un journal des audiences de celte cour, journal excellent et utile qu'il continua jusqu'en 1815, époque de sa mort.

  Dessauret (lsaac-Alexis), jésuite , né à St-Flour en 1720, mort en 1804, se livra à la prédication et s'acquit une réputation justement méritée. L'Oraison funèbre de Louis AT, préchée à la cour, lui valut une pension de 1200 livres. Pierre Dessauret, son petit neveu, ancien conseiller d'Etat et avocat distingué, a publié ses ouvrages avec ce titre : Sermons , panégyriques, oraisons funèbres,instructions religieuses; 1829-1850, 5 vol. in-12. Le premier volume est précédé d'une notice historique sur l'auteur.

   Destaing (Jacques-Zachaiïe). né à Aurillac en 1764, commença sa carrière militaire par le grade de lieutenant-colonel du premier bataillon des volontaires du Cantal. Il se signala en Espagne, en Italie, où il reçut cinq blessures. Emmené en Egypte par Bonaparte, il fut nommé général de brigade sur le champ de bataille des Pyramides, et eut le commandement de la ville du Caire. Parvenu au grade de général de division, il fut nommé chef de i'état-major-général de l'armée d'Orient ; il contribua puissamment au gain de la bataille d'Aboukir et de celle d'Alexandrie. A son retour en France, le brave Destaing fut tué en duel, en 1802 , par le général Reignier. — Jean-Baptiste Destaing, chef de bataillon, commandant d'armes, né le 20 décembre 1776 à Aurillac, se distingua en différentes occasions, sous la République, par son intelligence et sa bravoure.

Deshuttes, voyez Huttes.

   Devèze (Jean-Sébastien), membre de plusieurs sociétés savantes, naquit à Chabriol, près de St-Flour, vers 1790, et mourut au mois de mars 1842. On lui doit, outre un grand nombre de brochures sur les bétes à cornes et sur les bêtes à laines du Cantal : Projet declassification des différentes espèces de terres cultivées dans le déparlement du Cantal, 1821, 1 vol. in-8°; Essai géologique etminéralogique sur tes environs d'hsoire. et principalement sur la montagne de Boutade , avec la description et les figureslilhographiées des ossements fossiles qui y ont été recueillis, 1827 , 1 vol. in-fol. Cet ouvrage fut publié de concert avec M. Bouillet.

   Dienne (Astorg de), d'une famille ancienne et illustre de la commune de ce nom, près de Murât, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et grand-prieur d'Auvergne en 1556, fut un vaillant capitaine, et rendit de grands services à sa province pendant la guerre contre les Anglais, dont il tua un grand nombre et qu'il força à se retirer. — François I" de Dienne, lieutenant-général des armées du roi, chevalier do son ordre, fut bailli de la Haute-Auvergne dont il commandait le ban en 1543. Il mourut en 1560.

   Dienne (François de), comte deCheyladet, né vers 1650, entra comme la plupart de ses ancêtres dans la carrière militaire, et la parcourut avec beaucoup d'honneur et de distinction. Il fut maître-de-camp en 1690, chevalier de St Louis en 1694, brigadier d'armée la môme année, maréchal-de-camp en 1702, lieutenant-général en 1704, commandeur de l'ordre de Saint-Louis en 1715, gouverneur de Briançon en 1719. H mourut en 1736. Les maréchaux de Villars et de Luxembourg avaient la plus grande confiance en sa valeur et sa capacité. On lui dut en grande partie le succès que nous eûmes à la défaite des Hollandais, sons Nimègues , et il prépara celui de la journée de Fleurus.

  Dienne (Charles de), appelé le chevalier de Cheyladet, mort en 1728, fut enseigne des gardes du corps en 1702, brigadier d'armée en 1704, maréchalde-camp en 1712, lieutenant-général en 1718, et gouverneur du port et des forts de Brescou , près d'Agde. en 1724. Il se distingua principalement à la bataille de Ramilies. A Malplaquet, il culbuta avec sa brigade, dans quatre charges différentes, les escadrons ennemis qu'il eut en tête.

   Douvreleur (dom Jean-Augustin), procureur du couvent des Bénédictins de St-Pourcain, né à Allanche en 1749 , mort à l'Ile d'Aix en 1754, avait beaucoup de talent pour la poésie : on connait de lui quelques pièces de vers qui ont été imprimées.

Durand De Henry, voyez Henry.

   Escars (Charles d), d'une illustre famille qui n'appartient pas à l'Auvergne, Daquit à Montai, près de Laroquebrou. Il est auteur de plusieurs ouvrages en vers et en prose, et entr'autres d'un livre intitulé : Le Solitaire de Terrasson.

Escorailles (Raoul d'), d'une ancienne et puissante famille du lieu de ce nom, près de Mauriac, devint évéque de Périgueux en 1001. — Jourdain d'Escorailles fut choisi, en 1191, pour soutenir un combat singulier en présence de Richard, roi d'Angleterre, d'Eléonore de Guienne, son épouse, et de plusieurs autres grands personnages. — Algayette d'Escorailles, célèbre par sa beauté et sa sagesse, avait épousé, avant 1212, Henri Ier, comte de Rodez. Hugues Brunet, troubadour distingué, devint amoureux d'elle et fit beaucoup de vers pour célébrer son esprit, ses vertus et ses charmes.

   Escorailles (Louis d'), premier du nom , fut un homme de guerre distingué. En 1412, il défendit pendant onze jours, avec une valeur extraordinaire, la ville de Dun-le-Roi, assiégée par Charles VI, à la téte d'une puissante armée. En 1418, il remplit diverses missions secrètes, par ordre du dauphin; il fut sénéchal de Berry et capitaine de la grosse tour de Bourges en 1419; il fut sénéchal du Limousin en 1420, et deux ans après, à la téte d'un corps considérable de troupes, il arrêta sur la Loire les Anglais et les Bourguignons, qui devaient faire lever le siège de Cosne. En 1427, il secourut d'hommes et de vivres la ville deMontargis, assiégée par les Anglais. On ignore l'époque de sa mort. — Marie-Angélique d'EscoBAiLLES, duchesse de Fontanges, maîtresse de Louis XIV, était de la môme famille; elle naquit dans le Rouergue en 1661.

Espinchal (Charles-Gaspard, marquis d'), né à Massiac d'une famille noble et ancienne qui a donné à l'armée une foule de militaires distingués, se rendit célèbre en Auvergne par ses violences et ses cruautés. Condamné par contumace à la peine de mort par la cour des Grands-Jours, tenue à Clermont en 1665, il se ' réfugia en Bavière où il reçut du duc Ferdinand-Marie, alors régnant, le commandement de ses troupes avec lesquelles il battit les Français sur les bords du Lech. Rentré en France après la paix, il obtint de Louis XIV des lettres de rémission, le 10 août 1678, et mourut avec le grade de lieutenant-général, en 1686, au château de Massiac, qu'il avait fait réédifier et qui avait été érigé en marquisat, en 1678. — Jean d'EsriNCHAL, général des armées navales, était gouverneur de la ville de Murât, en 1672.

   Espinchal (François II, baron d'), fils de Charles-Gaspard, marquis d'Espinchal, et d'Hélène de Lévis de Châteaumorand,mestre-de-camp en 1701,commandait l'avant-garde du maréchal de Villars, le 24 juillet 1712 , à la célèbre bataille de Denain, au gain de laquelle il contribua puissamment en pénétrant l'un des premiers dans les lignes formidables d'où l'ennemi préteudait marcher sur Paris. —. Son fils, Thomas d'Espinchal, fut fait maréchal-de-camp en 1770; il mourut en 1781. — Joseph-Thomas , marquis d'Espinchal, né en 1748, obtint le même grade en 1792. — François-Antoine d'Espinchal était lieutenant-général en 1762.

Claude-Louis d'Espinchal, appelé le marquis de Massiac, lieutenant-général des armées navales, ministre de la marine en 1738, mourut en 1770.

   Esquirou (Jean-Baptiste), médecin du roi, intendant des eaux de Vie, né dans l'arrondissement d'Aurillac d'une famille qui existe encore honorablement, a publié : Recherche analytique de la nature et de la propriété des eaux minérale» de Yir, dans la Haute-Auvergne, suivant les nouveaux principes de physique et de médecine, etc. ; Aurillac, 1718; 1 vol. in-18, de 148 pages. Cet ouvrage, aujourd'hui devenu fort rare, est dédié à M. Poirier, premier médecin du roi.

   Estaing (François d"), d'une ancienne et illustre famille du Rouergue, naturalisée en Auvergne, dès le xivc siècle, naquit au château de Lugarde, en 1460. Après avoir fait ses études à Lyon et à Padoue. il embrassa l'état ecclésiastique, remplit différentes missions avec succès, fut nommé, en 1561 , à Févêchéde Rodez, où il partagea son temps entre les soins de l'administration et de la culturc des lettres. Ce prélat instruit, charitable, bienfai ant, mourut en odeur de sainteté en 1529. Le P. Beau et Lacary ont écrit sa vie. — Joachim d'Estaing, abbé d'Issoire, fut nommé évéque de Clermont en 1C04. Il a publié deux recueils de Statuts synodaux, le premier en 1620 et le second en 1647 , in-8°. Il mourut en 1650. — Louis d'EsTAiNG, chanoine de Lyon, aumônier de la reine Anne d'Autriche , succéda ù Joachim , son frère, dans l'évéché de Clermont, et mourut en 1664. Il donna une nouvelle édition des Statuts synodaux du diocèse, avec des corrections et des additions; Clermont, 1655, in-8°.

   Estaing (Jean-Philippe d'), comte de Sailhans, fut l'un des plus intrépides guerriers du règne de Louis XIV. Il fut blessé a Senef, au siège de Gand, à Sa>ntDcnis , prés de Mons, a Valcourt. au siège de Namur, a Nerwindo. En 1790, il contribua à la prise de vive force du château de Froimont; le lendemain, il se fit remarquer à Fleurus par l'intrépidité de son courage. Au siège de Mons, il fit des prodiges à l'assaut de l'ouvrage à cornes. Après la funeste bataille de Ramillies, livrée le 25 mai 1706, il en diminua le désastre en sauvant l'artillerie et en faisant transporter à Namur les blessés répandus çà et là. En 1710, il fut fait gouverneur et lieutenant-général de Metz et des trois évôchés. Ce brave mourut «1 Metz, en 1723.—Son frère, Joachim-Joseph d'Estaing, nommé évéque de St-Flour en 1694, présida l'assemblée du clergé en 1715, et mourut en 1742, âgé de 90 ans. — Charles-François d'EsTAiNG, comte de Sailhans, marquis de Ravel, lieutenantgénéral en 1735, mourut en 1746. — Le comte J.-B.-Ch.-Hector d'EsTAixG, amiral de France et condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, en 1794, était de la même famille que les précédents et né au château de Ravel, dans le Puy-de-Uôuie.

   Fabri (Benoit), né à Jussac Cantal , dirigeait au Louvre, en 1307, les travaux de l'artillerie dont il était grand-maître. Il exerçait encore cet emploi en 1315'— Eustache Fabri fut bailli des montagnes d'Auvergne.

   Fargues (Jean-Joseph Méallet, comte de), né au château de ce nom , dans la commune de Vitrac, arrondissement d'Aurillac, en 1776, mort à Lyon en 1818, -servit d'abord dans l'émigration. Rentré en France, il devint maire de la ville de Lyon, où il s'acquit une grande réputation par son dévouement, sa sagesse et ses talents. Eu 1815, il fut envoyé à la Chambre des députés, et fut réélu pour celle de 1816. On a de lui un ouvrage intitulé : La Vérité sur les événements de Lyon en réponse au mémoire d<s M. le colonelFabvier ; Lyon, 1817, in-8°, réimprimé à Paris dans la même année. — Jean Méallet De FArgues , né au château de Farguei «n 1708, fut nommé évêque de Saint-Claude en 1742.

   Fayou (Jean), jésuite , de Saint-Flour, est auteur d'un éloquent panégyrique et de quelques poésies à la gloire du roi Louis XIII, sur le fameux siège de la Rochelle.

   Feu (François) , savant docteur de Sorbonne, né à Massiac en 1633, devint grand-vicaire du diocèse de Rouen, sous M. de Colbert dont il avait fait l'éducation, et ensuite curé de Saint-Gervais, à Paris, en 1686. Il mourut en 1699. On a de lui les deux premiers volumes d'un cours de théologie qu'il voulait publier ; ils portent pour titre : Theologici traclaius ex sacris codicibus et sanctorumjtatrum monvmentis Excerpta.

   Fontanges (Geraud de), chevalier, d'une ancienne et illustre famille du lieu de ce nom, près de Salers, se fit une grande réputation, en 1178 , par la victoire qu'il remporta dans un combat judiciaire, un des plus célèbres et des plus solennels dont la mémoire se soit conservée, contre Aimeri, co-seigneur de St-Céré, qui avait été accusé auprès de Raymond H, vicomte de Turenne, par Hugues et Rigal de St-Céré, d'avoir tué par trahison leur frère et cousin. — Jean-BaptisteJoseph de Fontanges, né à St-Flour en 1718 , fut nommé à l'évéché de Lavaur en 1748. Il mourut en 1764. — Son frère, maréchal-de-camp, mourut à Aurillac en 1781. — François, vicomte de Fontanges, né à la Fauconnière (Allier), lieutenant-général, mourut en 1818. — François de Fontanges , son frère, né à la Fauconnière en 1744, mort en 1806, fut successivement évéque de Nancy , archevêque de Bourges et de Toulouse.

   Fontanier (N), né à Moissac, arrondissement de Murât, vers 1768, mort en 1844, acquit dans l'enseignement une réputation justement méritée. On a de lui plusieurs ouvrages recommandables, entr'autres : Les Tropes de Dumarsais, avec un commentaireraisonné et critique, 2 vol. in-12 ; Etudes de la langue française sur Racine, i vol. in-8° ; Manuel classique pour l'étude destropes , ou Eléments de la science du sens de* mots; 1822, in-12, etc. Il était docteur ès-lettres et membre de plusieurs sociétés savantes. — Son fils, Victor Fontanieb , a déjà publié plusieurs travaux scientifiques importants.

   Fortet (Pierre), chanoine de Notre-Dame de Paris, né à Aurillac, fonda à Paris le collège qui a porté longtemps son nom et qui a été ensuite réuni à celui de Louis-le-Grand. C'était, selon le Père de Jésus, un docteur fort célèbre dans, la jurisprudence civile et canonique. Il mourut en 1391.

   Four De Pradt , voyez Pradt.

Froquiere (l'abbé), né à Aurillac ou à Vie en-Carladès, devint théologal de Nojon cl prédicateur célèbre. Il prêcha souvent devant le roi et fit les stations du Carême dans la cathédrale de Clermont, en 1751. Quelques-uns de ses sermons ont été imprimés; on estime surtout son Eloge funèbre de Marie de Si-Martial de Conrot, abbesse de Sl-Jean du Buis-Us-Aurillac; Aurillac, 1754, in-4".

   Ganilh (Charles), né en 1760, à Allanche, mort à Paris en 1836 , contribua de tous ses moyens à la révolution du 18 brumaire, devint membre du Tribnnat et fit partie, en 1816, de la Chambre des députés où il vota constamment avec la minorité. Il a publié : Essai politique sur le revenu public dis peuples de l'antiquité, du moyen-dge , des siècles modernes etc., 1806 , 2 vol in-8" ; Des systèmes d'économie politiquede leurs inconvénients et de leurs avantages, 1809, 2 vol. in-8° ; Théorie île l'économie politique ,fondée sur les faits résultants dés statistiques de la France et de [Angleterre', sur l'expérience de tous les peuples célèbres par leurs richesses et les lumières de la raison, 1815, 2 vol in-8°; De la Science des finances , etc., 1825, in-8°, etc., etc.

   Garde De Sourniac (Gabriel de la), l'un des cent chevau-légers de la garde du roi, né à Moussages vers la fin du xvi" siècle, fut anobli avec toute sa postérité par Louis XIII, au mois de novembre 1856, en considération de tes services et de sa valeur, dont ce monarque avait été le témoin dans diverses occasions, notamment aux attaques de Saint-Jean-d'Angély, de Royant, de l'Ile-deRé. du Pas-de-Suze, etc.

   Geraud (saint), comte et baron d'Aurillac où il naquit vers l'an 855, d'une des plus illustres familles de France, se rendit particulièrement recommandable par sa charité pour les pauvres , par son amour pour la chasteté, par son zèle pour la justice, en un mot, par la pratique de toutes les vertus. Il fonda l'abbaye d'Anrillac, ordre de Saint-Benoit, en 894, et la dota de biens immenses. La vie de ce saint a été écrite par le P. Dominique de Jésus, et par saint Odon, abbé de Cluni.

   Giou (Claude de), né au château de ce nom, dans l'arrondissement d'Aurillac, fut commandeur de Cariât, de l'ordre de Malte, et se distingua dans la guerre que le terrible Mahomet II fit en 1480 aux religieux de Sl-Jean-de-Jérusalem dont il avait juré la perte ; il repoussa l'ennemi et le força à prendre la fuite. — Pierre de Giou, général des galères à Malte, contribua, en 1563, 1564 et 1565, par sa grande valeur, à repousser les armes, jusqu'alors invincibles , du grand Soliman, et à conserver Malte à la chrétienté ; il fut plus tard ambassadeur de son ordre en France. — Jacques de Giou, gentilhomme de la chambre du roi et de la fauconnerie de Louis XIII, rendit de grands services à l'Etat pendant les guerres du Languedoc et de la Rochelle. Il commanda une partie de la noblesse d'Auvergne au ban de 1635. — Louis de Giou fut écuyer de la princesse de Navarre, duchesse d'Albret, sœur d'Henri IV, et gouverneur de tlalvinet. Il battit le duc de Joyeuse dans les plaines de Monlauban, et reçut a cet effet une lettre flatteuse du roi.

   Gironde (André de), comte de Buron, né en 1694, d'une famille fort riche de la Haute-Auvergne, fut pourvu de la charge de grand échanson de France en 4731, et de la lieutenance de l'Ile de France la même année. — Antoine de Gibosde fut conseiller et premier maître d'hôtel de la reine Catherine de Mcdicis. Il mourut en 1601.

   Grognier (Louis-Furcy), né à Aurillac en 1775, entra comme élève à l'école vétérinaire de Lyon , y remporta des prix, y obtint bientôt la place de répétiteur, cell« de bibliothécaire, de professeur de botanique médicale, et enlin de zoologie, d'hygiène et de jurisprudence vétérinaire. — Il mourut à Lyon en 1837. On remarque parmi ses ouvrages : Notice historique et raisonnée sur C.Bourgelat, Paris , Lyon, 1805, in-8°; Recherches sur le bétail de la Haute-Auvergne et particulièrement sur la race bovine deSalers, Paris, 1831, in-8° ; Précis du cours de zoologie vétérinaire , Lyon, 1835 , in-8° ; Cours de multiplication des animauxdomestiques , 2« édition, Lyon. 1838, 1 vol. in-8°.

   Guillaume De Paris, un des plus célèbres théologiens du xin* siècle, né à Anrillac, fut pourvu de l'évêché de Paris en 1228. Il gouverna son diocèse avec zèle et avec sagesse ; il opéra beaucoup de conversions par ses sermons ; il encouragea et fit fleurir les lettres qu'il cultiva lui-même. Il mourut en 1248. On a de lui plusieurs ouvrages estimés qui ont eu plusieurs éditions. La dernière et la meilleure est en 2 vol. in-folio, publiée à Orléans ea 1674.

   Guitard (Antoine-Joseph ), né à Aurillac en 1762, mort en 1846, exerça longtemps avec succès la profession d'avocat au bareau d'Aurillac, fut nommé membre de la Chambre des représentants pendant les Cent jours, député en 1819, et préfet du Cantal en 1850. On a de lui plusieurs discours et brochures politiques  .

   Hébrard De Fau ( Pierre), citoyen d'Aurillac et avocat en cette ville, député du Tiers-Etat de St-Flour aux Etats-Généraux de 1789, joua dans le Cantal un triste rôle pendant toute l'époque révolutionnaire et y a laissé une mémoire abhorrée. Aux Etats-Généraux de 1789, il parla contre le veto royal et vota la peine de mort pour réprimer le délit de l'exportation des grains. Orateur d'une députation du Cantal, il parut à la barre de l'Assemblés nationale le 20 novembre 1795, y dénonça les aristocrates de ce département et demanda contre eux l'emploi des mesures les plus sévères. Accusé ensuite de concussion par la commune d'Aurillac, il fut traduit au tribunal criminel du Puy-de-Dôme, mais cette affaire n'eut aucune suite.

   Henry (Durand de), né à Bredon, près de Murât, fut religieux de Cluni et accompagna saint Odilon, son ami, dans un voyage que celui-ci fit en Quercy en 1047. Nommé abbé de Moissac-sur-le-Tarn en 1052, il poursuivit avez zèle et succès la réforme que Gausbert y avait déjà commencée. Il fut élu évéque de Toulouse en 1059 , mais n'en conserva pas moins son abbaye a laquelle il fit de grands biens. Il se trouva au cinquième concile de Toulouse, tenu par Huguesle-Blanc, légat, en 1068. Il mourut en 1072, laissant dans l'abbaye qu'il avait illustrée et enrichie la mémoire du plus digne chef qu'elle vit jamais à sa tête. Bientôt après il fut révéré comme bienheureux par les religieux de Moissac.

    Henry (Durand de), neveu du précédent, fut nommé évêque de Clermont en 1077. C'est sous ce prélat que fut convoqué dans la capitale de l'Auvergne , le fameux concile où fut résolu la première croisade. Les mouvements que se donna Durand pour recevoir Urbain II qui avait choisi chez lui son logement, et pour préparer ce qui était nécessaire pour la célébration du concile, lui occasionnèrent une maladie dont il mourut le 16 novembre 1095, le lendemain même de l'arrivée du souverain Pontife.

   Hospital (Jean de 1'), d'une famille originaire de l'Hospitalet, commune d'Allanche. naquit à Mural, suivant d'anciens manuscrits "Il se trouva, dit le célèbre Michel de l'Hospital, son fils, dans son testament, à la guerre contre les Génois, sous le feu roy Louis XII, servant de médecin a Charles le  Bourbon, connétable de France, duquel alors ledit Charles s'en servait, et  s'en est servy plus, puis après, de conseiller que de médecin, et n'avait affaire de si grande importance, qu'il ne la communiquast à mon père, et la passast par son advis;... » Jean de l'Hospital dirigea dans toutes les circonstances les affaires du connétable avec tant de chaleur et d'intégrité, que celui-ci récompensa dignement son zèle et ses services en le faisant bailli de Montpensier, auditeur de ses comptes à Moulins, et en lui donnant la terre de Bussière, en Auvergne, et le château de la Roche. C'est dans ce château que naquit Michel de l'Hospital.

Humières ( Louis-Joseph d'), né à Aurillacen 1753, mort en 1834, fut nommé archevêque d'Avignon en 1831. Il avait été professeur, recteur de l'Académie de Limoges, grand-vicaire des diocèses de Reims, de Limoges, de Rennes et de Valence. — Son frère, le comte d'Humières, rnaréchal-de-camp, mort depuis peu d'années, était homme de lettres et bon helléniste.

   Huttes (le chevalier Pagès des), maréchal-de-camp, prévôt du département du Rhône en 1817 , né à Vic-sur-Cère, vers le milieu du xvme siècle , mort a Lyon en 1834 , a publié : Réponse à un écrit intitulé l.yon en 1817 , par M. le cohnel Fabuler, Lyon, 1818 , in-8°. — J.-B. des Huttes, frère du précédent, né à Vie sur-Cère en 1759 , est le garde du corps qui fut massacré avec M. de Varicourt, le 6 octobre , sur les marches de l'escalier de la reine, à Versailles.

  Jacobi (Pierre), professeur de droit romain et de droit français à Montpellier, né à Aurillac, vers 1270, a laissé un livre estimé ayant pour titre : Subtilissimi et aculitsimi legum interpretis, palri Jacobi, iitriusque jurit meritissimi professoriss aurea et famosissima Pratca : Lyon, 1527.

   Jonin (Gilbert), jésuite, né à St-Flour en 1593, morl en 1638, se distingua par son talent pour la poésie grecque et latine ; presque tous ses ouvrages ont été imprimés à Lyon, de 1630 à 1637, in-t6 et in-8°. On y remarque une imagination vive et brillante, et beaucoup d'élégance et de facilité Le P. Sanadon appelle Jonin l'Anacréon chrétien, et Titon lui a donné une place dans ton Parnasse français. ■

   Jourdain (Antoine), jésuite, de St-Flour, a publié a Lyon, en 1626, des Racines de la langue hebraïque qu'il a comprises dans une centaine de décades en

vers, avec leur explication latine, et y a ajouté une autre décade de ses remarques. Il mourut en 1636.

   Labouderie (Jean), licencié en droit, prédicateur distingué, chanoine de Notre-Dame de Paris, membre delà Société des antiquaires de France, né à Chalinargues, diocèse de St-Flour, en 1776, mort à Paris en 1849 , a publié: Pensées théolojiques, in-8° : Précis historique du méthodisme, 1818, in-83 ; Panégyrique de saint Louis , prononcé devant l'Académie française . 1821, in-8° ; des morceaux d'histoire lilhurgique, des discours, des oraisons funèbres, des notices biographiques et une collection des anciens monuments de l'histoire et de la langue française.

   Lacarrière (Raymond de), né dans les environs de Vic-en-Carladès, fut vicebailli de la Haute-Auvergne pendant 40 ans. En 1720, il fut nommé prévôt des maréchaux de France en la généralité de Monlauban, qu'il parvint par son zèle et par son intrépidité, à purger des nombreux malfaiteurs qui l'infestaient.

   Lacoste (Jean-Baptiste), naquit à Mauriac en 17... Député par le département du Cantal à la Convention nationale, il y vola la mort de Louis XVI et fut bientôt après nommé représentant du peuple auprès des armées du Nord, commandées par Jourdan et Bernadotle, qui n'eurent qu'à se louer de son caractère et de son courage. De retour à Paris, il fut accusé et décrété d'arrestation. Sous le gouvernement consulaire, il devint préfet du département des Forêts; il fat ensuite gouverneur de Danlzig, directeur-général des Douanes à Vienne et préfet de la Sarlhe. Il mourut dans sa terre des Vaisses, en 1820.

   Lagarde De Saignes (Pierre de), né au château de Parlan, canton de St Mamcl. d'une ancienne famille qui a donné à la France plusieurs personnages distingués, remplit, sous François I", des missions importantes en qualité d'ambassadeur extraordinaire auprès des rois de Pologne, de Hongrie et de Bohème, en Ecosse et en Portugal. — Pierre de Lagabde fut prévôt dé" Brioude et cardinal-diacie de Sainte-Marie-Neuve en 1387- Cette famille existe encore dans le Cantal.

   Laparra De Fieux (Louis), né vers le milieu du xvi" siècle au elialeau de Varboulès, près d'Aurillac, entra fort jeune dans la carrière militaire, et s'éleva, par son génie et son courage, du raug de simple soldat au grade de lieutenantgénéral. Emule deVauban, dont il était contemporain, il eut la direction du siège d'un grand nombre de forteresses depuis 1673 jusqu'en 1706 : il fut tué d'un coup de canon dans une attaque contre Montjoui, près de Barcelojine.

   Labonade (Jean-André de), surnommé A'Apchon où il naquit vers le commencement du xvie siècle, était avocat en 1511 à la sénéchaussée de Kiom- Il assista aux Grands-Jours tenus en cette ville en 1546, et à ceux de Moulin» en 1550; il devint ensuite bailli du comté d'Aubijoux et de la baronic d'Apchon. Il composa, sous le règne de Charles IX, après l'an 1.y>67, un commentaire sur la Coutume d'Auvergne, qui est demeuré manuscrit; Berroyer et de Lauriéra en font l'éloge dans leur Bibliothèque de* coutumes, et comparent l'auteur i Basruaison pour le savoir et l'érudition.

   Lastic (Jean de), d'une très-noble et très-illustre famille du lieu de ce nom, dans la Haute-Auvergne, naquit vers 1371. Entré fort jeune dans la carrière des armes, il s'y distingua par sa valeur et sa prudence; il devint grand prieur d'Auvergne et commandeur de Monlealm en 1395, et enfin grand-maître de l'ordre de St-Jean de Jérusalem en 1437. Il se rendit digne de l'emploi qu'on lui avait confié : Rhodes avait de redoutables ennemis qui avaient juré sa perte; de Lastic sut, par d'habiles négociations, neutraliser les uns, et, aidé de ses chevaliers, il vainquit les autres. Il travaillait avec ardeur à repousser les attaques que Mahomet II préparait contre Rhodes, lorsqu'il fut atteint d'une maladie qui l'enleva en 1454.

   Lastic (Louis de) entra dans l'ordre de Malle et fut grand-prieur d'Auvergne, depuis 1537 jusqu'en 1567. IL fut, au rapport de l'histoire, un des personuaget qui acquit le plus de gloire en France, dans les guerres contre les calvinistes. En 1565, sous le magistère de Jean de Lavaiette, il fut appelé au secours de l'Ile de Malte assiégée par Soliman II; il partit et amena un secours considérable qui concourut à sa délivrante. A son retour, en 1568, il donna en France de nouvelles preuves de sa fidélité et de sa bravoure, et quelques années après, il mourut dans son château de Rochegonde avec la réputation d'un des plu» grands hommes de son temps.

   Lastic (Jean de), seigneur de Sieujac, neveu du précédent, servit d'abord Henri III avec distinction ; il embrassa ensuite le parti de la Ligue, et prit part à toutes les affaires importantes de cette époque de troubles. Il assista à la prise de Marvejols, en 1586; à la bataille d'Issoire, en 1590, il commandait l'escadron du centre, dans l'armée du comte de Randan : la même année, jl s'empara des châteaux de Saillans et de Buisson. Il fit sa soumission à Henri IV. en 1574, et mourut en 1611. Le président de Vernycs dit de lui, dans ses mémoires : « C'est le plus brave et le plus grand capitaine que la Ligue ait en ce* provinces. »

   Lastic (Antoine de), né dans le diocèse de Clerraont en 1709, fut sacré évêque de Comminges, le 9 octobre 1740. — Pierre Joseph de Lastic, né au château de ce nom, devint évêque de Rîeux en 1770. — François, comte de Lastic, et François de Lastic, son fils, furent l'un et l'autre lieutenants-généraux des armées du roi Louis XV.

   Latapie (Jacques), né à Aurillac, au commencement du xvi* siècle, a publié: 

Chants royauls sur les triomphes du mariage de M. leDauphin et de la Royne d'Ecosse: Paris, 1558, petit in-8".

Laurent (François-Xavier), né à Marcenat, en 1745 , professa la rhétorique à Billom, fut curé d'Huillaux en Bourbonnais, député du clergé de cette province à l'Assemblée nationale en 1789, et enfin évêque constitutionnel de Moulins. Il mourut à Clermont eu 1822. Il a laissé quelques ouvrages manuscrits, notamment des Mélanges littéraires qui sont entre les mains de ses neveux.

   Laval d'Aumont (Jean-Joseph), né à Mauriac vers le milieu du xvii e siècle, entra au service en 1684, et parvint au grade de capitaine de cavalerie. Il s'était auparavant distingué en Catalogne au combat du Pont-Major, à la prise d'Engelheim, dans le Palatinat du Rhin et à la bataille de Ramillies. Il fut chargé à différentes époques de missions secrètes de la plus haute importance, à en juger par les lettres que lui écrivirent les ministres Chamillard, Voisin, le cardinal de Fleury et le maréchal d'Harcourt. Laval d'Aumont mourut à Mauriac en 1737.

Lavergne De Fontbonne (Jacques-Barthélemy-Dieudonné de) né à Sl-Flour en 1769, était officier dans les chevau-légers du roi lorsque éclata la révolution. Après le 10 août, il offrit de se constituer prisonnier à la place de Louis XVI. Il alla ensuite joindre l'armée des princes, puis il se rendit en Suisse, de là à Triesle, où il se fit agent de change. En 1816, il reçut des litres de noblesse de Louis XVIII, la croix de chevalier de St-Louis, et le grade honoraire de chef d'escadron. Il mourut en 1831. On a de lui plusieurs pièces de poésie qui ne sont pas sans mérite: 

Le Pèlerinage dans les treize cantons aux mdnes de Jacques Delile; La Limagned'Auvergne , etc., etc.

Légendre (Antoine), médecin, né à St-Flour et mort à Toulouse, est auteur de divers ouvrages estimés sur son art. On fait surtout beaucoup de cas de sa dissertation sur la fièvre épidémique qui avait régné pendant le siège de Montauban, en 1629.

   Leotoing De Montgon (Pierre de), d'une noble famille dont le berceau se voit encore à deux lieues de Lempdes, sur la route de Massiac, était prieur de Chenailles lorsqu'il fut pourvu de l'évêché de St-Flour en 1452. Il contribua à la construction de la cathédrale de cette ville, et fonda à Sl-Ilpise un collège de prêtres qui devaient vivre en communauté. Il mourut en 1465. — Antoine de Leotoing De Montgon, frère du précédent, lui succéda à l'évêché de St-Flour, en 1463. Il finit la cathédrale, et mourut en 1482. — Louis de Leotoing, frère des deux précédents, acquit beaucoup de gloire dans la guerre contre les Anglais, en Guyenne. Il fut fait chevalier par Jean d'Orléans, comte de Dunois, devant Bayonne, en 1451.

Lescure (N.), né à Aurillac, fut nommé, selon M. Raulhac, A un évéché d'Espagne en 1640.

   Lignerac (François-Robert de), seigneur de Pleaux, d'une famille noble et ancienne, originaire du Limousin, fut gentilhomme de la chambre du roi, chevalier de l'ordre de St-Michel, gouverneur d'Aurillac pendant les guerres de religion , et lieutenant du roi dans la Haute-Auvergne. Il prit parti pour la Ligue, battit et fit prisonnier Henri de Bourbon-Lavedan. Ce fut lui qui, en 1585, raiera la reine Marguerite de Valois du château d'Agen, et la conduisit au fort de Cariât, où cette princesse resta dix-huit mob. Vers 1592, il fît sa soumission au roi et mourut en 1613. Son corps fut enterré dans l'église d« St-Chamand. — Gilles, Edme et Joseph de Lignerac acquirent une grande célébrité dans les armes.

   Ligonier De Pruns (François), était, avant la révolution, capitaine au régiment des dragons du roi, chevalier de Saint-Louis et maire perpétuel de la ville d'Aurillac. Il assista à l'assemblée provinciale d'Auvergne tenue à Clermont en 1787. Lorsque la révolution éclata, il reprit du service dans l'armée française et s'éleva rapidement au grade de lieutenant-général. Envoyé malgré lui dans la Vendée, il fut battu à Vihiers, où il commandait les troupes républicaines, par le général d'Elbée, qui fit un grand carnage des ennemis, enleva leur artillerie et leurs munitions. — Son fils, mort depuis quelques années seulement, a été colonel des gardes nationales à Aurillac. (Voir Rangouze. )

   Lizet (Pierre), né à Salers en 1482, s'éleva par son mérite aux plus-batile* charges de la robe. 11 fut d'abord avocat au parlement de Paris, ensuite conseiller, avocat-général, et enfin premier président au même parlement, en 1529. Force de se démettre de ce dernier emploi, en 1550, il-reçut en dédommagement l'abbaye de St-Victor de Paris, où il employa le reste de sa vie à lire la Bible et à écrire contre les protestants, dont il fut toujours le plus implacable ennemi. Il mourut en 1554, après avoir donné tout ce qu'il avait aux pauvres et fondé l'hospice de Salers. On a de lui : La Coutume de Berry ; une Pratique judiciaire pour l'instruction des procès,plusieurs fois imprimée; six livres De mobilibus tcclesia perceptionibus, trois livres de la Confession auriculaire, et de laPerfection monastique. et quelques autres ouvrages de controverse peu estimés.

  Lombard (François), né au village de Roueyrc, près de St-Flour, vers 1606, montra dès sa plus tendre jeunesse un goût décidé pour la peinture, et ne tarda pas, sans avoir un talent supérieur, a s'élever dans son art au-dessus de la ligne commune. Formé à l'école flamande, source de tant de chefs d'oeuvre, il consens, dans la plupart de ses nombreux tableaux que l'on trouve encore en Auvergne les défauts de cette école. On ignore l'époque de sa mort.

   Magi (N ), né à Aurillac en 1722, se livra, au sortir du collège des jésuites i Toulouse, avec ardeur à l'étude des antiquités et principalement de 1 archéologie, devint membre de plusieurs sociétés savantes et fut recherché par son immense érudition. Il mourut dans la petite ville de Grenade en 1802. On a de lui plusieurs dissertations et discours, insérés dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Toulouse et dans les recueils des jeux floraux.

   Malroux (N.), capitaine de vaisseau, né à Maurs, se distingua sur mer par diverses actions d'éclat, notamment en l'an Vhi, par la prise de deux vaisseaux anglais montés par des forces bien supérieures aux siennes. Malheureusement Malroux trouva la mort dans son triomphe.

   Manhes (Joseph), né à Ladinhac, partit à la fleur de l'âge pour l'armée où sa conduite et son impétueuse bravoure lui valurent le grade de capitaine dans la garde impériale, la croix d'officier de la Légion-d'Honneur et un des premiers sabres d'honneur distribués par Napoléon. Au siège de Toulon, il sauva les jours de Bonaparte blessé en le prenant dans ses bras et en le portant dans un lieu à l'abri des boulets de l'ennemi. Quoique atteint de deux coups de feu sous les murs de la même ville, en montant l'un des premiers à l'assaut de la redoute de l'Aiguillette, il fit prisonnier un général anglais; le 15 avril 1795, à la prise de la redoute de Dégo, quoique blessé, il s'élança l'un des premiers à la téte des grenadiers et s'empara d'une pièce de canon ; quelque temps après il se signala à Eylau, où il reçut une blessure qui le força d'accepter sa retraite ; il reprit néanmoins du service en 1812 dans le 155 ème régiment, où il se distingua de nouveau. Manhes est mort à Aurillac le 5 février 1841. — Le général comte Manhès, encore existant, est né à Aurillac.

   Marze ou Marcé (Gilbert de), capitaine, d'une grande vaillance, frère de François Robert de Lignerac, seigneur de Pleaux, bailli et général au commandement des montagnes d'Auvergne, fut, par ordre d'Henri III, commis à la garde de la reine Marguerite de Valois, épouse d'Henri IV, au château fort de Cariât, dont il s'était emparé par un coup de main hardi et dans lequel il commanda pendant la Ligue. (Voyez Lignerac.)

   Milhaud (le comte Jean-Baptiste), né à Arpajon , près d'Aurillac, en 1766 , entra dans la carrière militaire en 1778. Nommé député à la Convention nationale, il y vota la mort du roi Louis XVI. Après la session, il reprit du service, fut nommé général de brigade à la suite de la révolution du 18 brumaire, général de division en 1806 et inspecteur-général de cavalerie en 1814. Il mourut à Aurillac en 1833. Milhaud fut, sans contredit, un des meilleurs généraux de l'Empire. Il  donna des preuves de sa bravoure et de ses talents militaires en Italie, en Prusse, en Allemagne, en Espagne, en France, en Belgique, partout enfin où il y eut des ennemis à combattre et de la gloire à acquérir.

Miquel (Guillaume), colonel, né le 1er avril 1764 à Aurillac, était capitaine d'une compagnie franche lorsqu'il devint chef du 3* bataillon du Cantal, le 25 mars 1793. Il fut nommé chef de la 26e demi-brigade de ligne, le 17 fructidor an vu ; il reçut la croix de la Légion-d'Honneur en l'an xn et celle d'officier du même ordre le 25 prairiul suivant II servit à l'armée de la Vendée, a celles du Rhin et Moselle, des Alpes et d'Italie, au camp de Bayonne et à l'armée d'observation de la Gironde. A l'affaire du 28 fructidor an II, devant Kreutznact, Miquel combattit corps à corps avec un officier prussien et le fit prisonnier avec 80 hommes qu'il commandait. Sur le compte qui fut rendu de sa conduite par le général en chef et par les représentants du peuple, la Convention nationale décréta, le 3 nivôse an III, que le citoyen Miquel avait bien mérité de la patrie. Retraité le 23 février 1808, le colonel Miquel rentra dans ses foyers où il est mort.

   Miramon (Jean-Gaspard-Louis de Cassagnes, marquis de), fut chambellan de l'empereur Napoléon en 1809, comte de l'Empire, avec érection de majorai, en 1810, préfet de l'Eure en 1813 et d'Indre-et-Loire on 1815. Il mourut en 1824.

   Montal (Gilles de), d'une des plus anciennes familles d'Auvergne , chevalier des ordres du roi et gouverneur du haut-pays d'Auvergne, servit dans les armées du Languedoc, et en Picardie depuis 1542 jusqu'en 1553. Il soutint dans la Haute-Auvergne le parti de Henri III et eut plusieurs fois à combattre Madeleine de Saint-Nectaire. Mézerai prétend qu'il fut tué par cette héroïne, lorsqu'il faisait le siège du château de Miremont en 1576. — Ayméric de Montai, était bailli des montagnes d'Auvergne et chambellan du roi en 1450.

   Montal (Françoise de), épouse de Jean VIII, baron d'Arpajon, de la même famille que les précédents, se fit une grande réputation par son courage pendant les guerres de religion ; elle se distingua surtout en reprenant en personne la ville et le château de Sévérac sur les calvinistes.

  Montarnal (Louis-Félix-Marie de Guirard de), officier supérieur de cavalerie, né en 1764 au château de Senezergues , dans le canton de Maurs, accompagna le célèbre Lapeyrouse, son parent, dans le malheureux voyage autour du monde, que ce dernier entreprit en 1785, et périt le 13 juillet 1786 avec 21 autres marins, au port des Français, en allant dans un canot placer la sonde dans la baie. C'était, au rapport de Lapeyrouse, un officier de marine de la plus grands espérance.

   Montaudon ou Pierre de Vic, troubadour, né à Vic-sur-Cère, d'une famille noble, se fit moine à l'abbaye d'Aurillac, et obtint ensuite le prieuré de Monlaudon, qu'il ne tarda pas à quitter pour aller en 1285 à la cour d'Alphonse III, roi d'Aragon, recueillir des succès que lui avaient déjà procurés ailleurs ses nombreux itrvcntes. Après avoir parcouru l'Espagne, comblé partout d'honneur et de bienfaits, il se retira au prieuré de Villefranche, en Roussillon, et y mourut, on ne sait à quelle époque. Il nous reste de lui un grand nombre de poésies dont l'abbé Millot nous a donné un aperçu dans son Histoire des Troubadowt.

Montvallat (Louis de), d'une ancienne famille noble qui a tiré son nom d'un château situé dans la commune de Chaudesaigues, devint conseiller et chambellan du roi, bailli des montagnes d'Auvergne, commissaire aux impositions du même pays, et gouverneur du château de Tanavelles, de 1595 à 1429. — François de Montvallat, deuxième du nom, servit en qualité de cornette de la compagnie de cent hommes d'ordonnance du prince de Joinville, et se signala à la tète de cette troupe en 1615. Les trois états de la Haute-Auvergne l'élurent en 1649 syndic de la noblesse et député aux Etats-Généraux convoqués à Orléans. — Plusieurs membres de cette famille se sont distingués dans l'armée et ont été promus au grade de maréchal-de-camp.

   Morèse (Marguerite Ouvrier de), née dans l'arrondissement d'Aurillac. s'acquit une grande réputation par la conduite ferme et courageuse qu'elle tint en 1612. Son mari ayant été arrêté par ordre supérieur, elle se rendit maîtresse de Cariât, et résolut de la défendre les armes à la main. M. de Noailles, envoyé pour faire le siège de celte place, somma vainement M"" de Morèse de se rendre; l'héroïne fut inébranlable; elle exigea la mise en liberté de ion mari, et l'on accepta ses conditions.

   Mossier (Jacques-François), pharmacien, né a Fontanges en 1736, mort à Clermont en 1808, se fit remarquer par ses connaissances chimiques et par son ardent amour pour les sciences naturelles ; on lui doit : Vue générale sur l'hittoire naturelle des environs de Clermont, an iv, in-8°; Mémoire de l'analyse des eaux minérales du Mont-Dore et de Néris, in-8" ; Observations sur le basalte  d'Auvergne, etc..

   Mourgues (Michel), jésuite célèbre, né à St-Flourou dans lesenrirons, en 1643, enseigna avec distinction, dans son ordre, la rhétorique et les mathématiques. Son savoir , son amabilité, son désir d'être utile, le rendirent cher à tout le monde. Ses principaux ouvrages sont : Plan théologique du pythagoritrne ; Paris, 1714, 2 vol. in-8° ; Traité de la poésie française, 1684, plusieurs fois réimprimé ; traduction de la Thérapeutique de Théodoral; Nouveaux éléments de géométrie, in-12. Le P. Mourgfles mourut à Toulouse, au service des pauvres, en 1713.

   Murat (Renaud de), deuxième du nom, d'une des plus anciennes et des plus puissantes familles de la Haute-Auvergne, qui, outre les personnages dont il va être parlé, a produit Jean de Mubat, croisé en 1103, et Guillaume de Murât, évéque du Puy en 1248, se rendit célèbre en 1444 par le siège qu'il soutint dans le château fort de Murât, contre Begon d'Estaing. Obligé de composer, après une longue et vive résistance , paur sauver la vie à ses gens , il fut mis en prison , mais il ne tarda pas à s'échapper; il se retira alors auprès de Jean, duc de Bourgogne, auquel il s'engagea plus tard à ôter la vie, moyennant 57,000 moutons d'or et 500 livres de rente en terre.

   Murat (Jean de), frère du précédent, fut constamment attaché au parti de Jean-Sans-Peur, duc de Bourgogne. Après la mort de ce prince, le 10 septembre 1419, il fut député vers le roi de Navarre et le comte de Foix; il continua de servir le duc Philippe-le-Bon, successeur du duc Jean. Chargé de remplir une mission importante en Languedoc, il fut arrêté par ordre du dauphin, en 1423, el détenu dans la ville de Carcassonne jusqu'au 7 juillet de la même année.

   Murat (Claude), seigneur de Villeneuve et de Varillettes, fils de François de Murât de Rochemaure, occupa divers emplois dans lesquels il fut très-utile à l'Etat et au roi. Sous le ministère du cardinal de Richelieu et de Mazarin, il fut nommé pour être gouverneur de S. A. R. monseigneur frère du roi. Il devint successivement maître-de-camp et maréchal des camps et armées de France. Il fut ambassadeur en Italie, où il se montra aussi habile dans les négociations que dans le maniement des armes. Il mourut à Saint-Flour en 1676. (Voyez de Sis trières.)

   Nicolas (le père), jésuite, né dans les environs de Saleis , fut connu au XTit* siècle, dans toute l'Europe, par son savoir en théologie et en mathématiques.

Noailles (Charles de), d'une très-ancienne famillo noble du Limousin , né atr château de Pénières, près de Laroquebrou, en 1589, fut, encore tout jeune, fait abbé d'Aurillac et sacré évéque de Saint-Flour en 1614. II passa, en 1646 , à l'évêché de Rodez, où il mourut au bout de deux ans. Ce prélat, plein de savoir, de zèle et de piété, remplit toute sa vie de bonnes œuvres, et ne cessa de travailler efficacement pour la gloire de la religion.

   Noailles (Anne-Jules de), duc, pair et maréchal de France, né à Aurillac, le 4 février 1650, fut fait premier capitaine des gardes du corps du roi en survivance de son père, se distingua d'abord dans la campagne de Hollande, en 1672, eut le commandement de la maison du roi en Flandre, en 1680, commanda en chef dans le Roussillon et la Catalogne, en 1689, et fut fait maréchal de France en 1695. Il prit et démolit Campredon, s'empara de Roses, de Palamos, de Gironne, de Castelfollit et gagna la bataille du Ter, le 27 mai 1693. Il mourut a Versailles en 1708. a

   Noailles (Louis-Antoine de), frère du précédent, né au château de Pénièrei en 1651, fut reçu docteur de Sorbonne en 1676, devint évéque de Cahors en 1679, puis de Châlons-sur-Marne en 1680, archevêque de Paris en 1695, et enfin cardinal en 1700. Il ne négligea rien pour faire fleurir dans son clergé la science, les bonnes mœurs et la discipline; il était savant, pieux, doux , charitable; il s'opposa longtemps à la bulle Unigenitut, et ne la signa qu'en 1728. Il mourut en 1729. On a de lui plusieurs instructions pastorales.

   Noailles (Gaston-Jean-Baptiste de), frère des deux précédents, évéque de Châlons-sur-Marne, était d'une piété exemplaire. Il se montra opposé à la bulle Unigenilus. — Jean-François, marquis de Noailles, lieutenant-général de la Haute-Auvergne, maréchal-de-camp, naquit au château de Pénières, le 21 août 1658, et mourut au camp de Groselières, en Flandre, en 1696.

   Nozières-Montal (Gabriel de), d'une famille d'ancienne noblesse, qui devait son nom à un château situé dans la commune de Saint-Martin-Valmeroux, près de Salers, fut bailli royal des montagnes d'Auvergne de 1524 à 1540- Il assista à l'assemblée, pour la rédaction de la coutume d'Auvergne, en 1510, et fit la revue delà noblesse du haut-pays en 1537. — François II de Nozièrbs-montal, seigneur de Valens, fut nommé gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, par lettres du 20 juillet 1585. H

   Oradour (Urbain d'), du bourg de ce nom , près de Pierrefort, fut d'abord chambellan du duc de Bourbonnais et d'Auvergne, et devint ensuite maître d'hôtel ordinaire du roi Charles VII, par lettres du H janvier 1426. Ce dernier emploi était la récompense des services qu'il avait rendus au roi dans les guerres contre les Anglais. — Jacques III d'OBADOUR fut fait, par Catherine de Médicis et Charles IX, gentilhomme ordinaire de la chambre en 1560 et maître d'hôtel du roi en 1570. Il avait servi longtemps avec distinction, et il mourut de blessures reçues dans les rangs des catholiques.

Pagès de Vixouze (François-Xavier), littérateur, né à Aurillac en 1745, -d'une famille distinguée, se rendit au commencement de la révolution à Paris, où il obtint un petit emploi. Dans l'espoir de s'avancer rapidement, il adopta avec ardeur les principes démagogiques et publia divers ouvrages qui portaient l'empreinte dont son esprit était animée; les principaux sont : Tableauxhistoriques delà Révolution française, avec gravures, Paris, 1791-4804, 4 vol. in-folio; Histoire secrète de la Révolution française,Paris, 1796, 1801, 6 vol. in-8"; la France républicaine, poème en 10 chants, in-8°. Pagès mourut à Paris en 1802.

Pages Deshuttes. (Voyez Huttes.)

   Parenque (Antoine), prêtre , né à Jalleyrac en 1745, mort eto 1829, a publié plusieurs opuscules en vers latins dont il donna lui-même la traduction en vers français.

   Pérusse-d'Escars (Jacques de), troisième du nom , marquis de Montai, né, à ce que l'on croit, au château de ce nom , près de Laroquebrou, fut sénéchal de Guyenne , gouverneur de Bordeaux , du fort de Hâ, des villes de Mauriac et de Maurs. Il mourut à Paris au mois de février 1631. (Voyez Escars.)

   Peyre (Jacques d'Auzoles, seigneur de la), secrétaire du duc de Monlpensier et conseiller du roi, naquit à la Peyre, commune de Paulhac , en 1571, et mourut d'apoplexie à Paris, en 1642. On lui doit un grand nombre d'ouvrages de chronologie et d'histoire, aujourd'hui oubliés , mais qui lui firent, dans le temps , une réputation immense et lui valurent des honneurs rarement accordés à des savants de premier ordre. Les principaux ouvrages sont : Sancta Evangelia, 1610, in-folio; la Sainte Géographie, ou laDescription de la terre et la véritable démonstration du paradis terrestre, 1629, in-folio; la Sainte Chronologie, 1632, in-folio.

   Piganiol De Laforce ( Jean-Aymard de), né à Aurillac en 1673, d'une famille noble, a publié un grand nombre d'ouvrages estimés relatifs à la géographie et à l'histoire de France; les principaux sont : Description historique et géographique de la France, 1753, 15 vol. in-12, dernière édition ; Description de Paris, 10 vol. in-12 ; Description du château de Versailles, 2 vol. in-12; Voyage deFrance, 2 vol. in-12. Tiganiol mourut à Paris en 1753.

   Planche (Joseph), né dans l'arrondissement d'Aurillac en 1762, mort à Paris m 1853, fut successivement directeur du petit collège Sainte-Barbe, rédacteur de Y Eclair, du Journal des Débats, en collaboration avec Berlin de Vaux , de Y Année littéraire, avec MM. de Châteaubriand et de Bonald, professeur de rhétorique au lycée Bonaparte et conservateur adjoint à la bibliothèque de la Sorbonne- On lui doit le premier Dictionnaire grec-français, in-8°; les Ephémérides religieuses, politiques et littéraires,conjointement avec M. Noël, 12 vol. in-8°; un Cours de littérature grecque, 7 vol. in-8°; la traduction de la politique de Plutarque, et divers autres ouvrages pour l'enseignement de la langue grecque.

   Pompier (Augustin), né à Maurs, le 24 janvier 1756, fut proclamé lieutenant, en 1792 , dans le bataillon du Cantal, devenu 25' demi-brigade et 25« régiment d'infanterie de ligne. Depuis cette époque jusqu'à l'an vu, il servit avec distinction aux armées des Alpes, d'Italie et d'Helvélie, et se fit particulièrement remarquer par sa bravoure au combat d'Ulello. Passé , en l'an vi, à l'armée d'Orient, il fit les campagnes de Syrie, et se signala par son intrépidité, le 21 floréal an vu, à l'assaut de Saint-Jean-d'Acre, en montant le premier sur la brèche; à la bataille de Canope, en l'an ne, il entra le premier dans la redoute anglaise et tua plusieurs soldats de sa main. Le général en chef Menou lui décerna un sabre d'honneur, le 9 floréal de la même année , et Bonaparte le créa officier de la Légiond'Honneur, le 25 prairial an xu. On ignore l'époque de sa mort.

   Pradt (Louis du Four de), chevalier de Saint-Louis, mestre-de-camp et brigadier de dragons, anobli en 1722, naquit à Allanche d'une ancienne et bonne famille qui avait rendu de grands services à l'Etat dans la profession des armes. Il mourut dans un âge très-avancé, criblé de blessures, et laissant une réputation de prudence et de bravoure à toute épreuve.

   Pradt (Dominique Dufour de), né à Allanche, en 1759, était grand-vicaire du cardinal de Larochefoucauld, archevêque de Rouen, lorsqu'il fut nommé député du clergé de Normandie aux Etals-Généraux , en 1789 , où il signa les diverses protestations de la minorité de l'Assemblée. A la fin de la session, il se relira en Allemagne où il publia plusieurs ouvrages politiques. Rentré en France après le 18 brumaire, il devint premier aumônier de Bonaparte et ensuite évêque de Poitiers en 1805, archevêque de Malines en 1809, ambassadeur a Varsovie pendant la campagne de 1812, chancelier de la Légion-d'Honneur en 1814. En 1828, il fut envoyé à la Chambre des députés par le département du Puy-de-Dôme, et mourut à Paris, en 1858 On doit à sa plume élégante, spirituelle et féconde, un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1' .Antidote ou congrès de Rastadi, 1798, in-8° ; Voyageagronomique en Auvergne, 1805, in-8° ; Histoire de l'Ambassade dans le duché' de Varsovie, en 1812, 1815, in-8°; des Colonies etde la Révolution actuelle de l'Amérique, 1817, 2 vol. in-8".

  Rangouze (Jean-Jacques-Joseph Ligonyer, comte de), né dans l'arrondissement d'Aurillac, a publié, entr'autres ouvrages : Essai sur l'origine des fiefs de la noblesse de la Haute-Auvergne, et sur l'histoire naturelle de cette province ; Paris, 1784, in-12.

   Raulhac (Charles-Jean-François), né à Aurillac, vers le milieu du xviii* siècle, mort à Moulins en 1825 , a donné au public :Annotation sur l'histoire et les grands hommes de la ville d'Aurillac et de son arrondissement ; Aurillac, 1820, in-8* ; Discourt sur les développements successifs de l'agriculture, des arts et du commerce dans le déparlement du Cantal, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du xtn* siècle de notre ère; Aurillac, 1822, in-8».

   Ribier De Cheyssac (Frédéric-Guillaume de), né au château de Layre, commune de Saignes, en 1774, mort en 1842, se fit connaître de bonne heure, fort avantageusement, par la publication de quelques pièces de vers ; il s'adonna plus tard à l'étude des sciences, et devint membre correspondant de l'Académie de Clermont et de la Société royale des antiquaires de France. On lui doit : Statistique du département de la Haute-Loire, 1 823, in-8°, ouvrage couronné par l'Académie des sciences de Paris ; plusieurs mémoires intéressants et des pièces de vers insérées dans lesAnnales de la Sotie'té d'agricidture, sciences et arts du Puy.

  Ribier Du Chatelet (Jean-Baptiste de), frère du précédent, né au château de Layre, en 1779, mort en 1844, a publié : Dictionnaire statistique du département du Cantal; Aurillac, 1824, in-8°. Une nouvelle édition, considérablement augmentée et bien supérieure à la première, parait' en ce moment, d'après les manuscrits de l'auteur et avec des améliorations importantes dues aux soins et aux travaux de quelques bommes consciencieux et amis de leur pays.

   Rigal (Jean-Baptiste de), né le 6 décembre 1686, d'une famille ancienne et noble de la paroisse de Sainl-Remy-de-Chaudesaigues, entra au service , dans le régiment de la couronne, en 1706, y fut lieutenant en 1707, capitaine en 1712, chevalier de Saint-Louis en 1715, capitaine de grenadiers en 1735, chef de bataillon en 1740, lieutenant-colonel en 1744, brigadier d'armée en 1747 et marécbalde-camp en 1758.

   Rochebrune (le baron de), député de la noblesse du bailliage de Saint-Flour aux Etats-Généraux, prit souvent la parole dans cette assemblée, et s'y fit toujours remarquer par son énergie à combattre toutes les propositions attentoires aux droits de la royauté. — L'abbé de Rocbebrune, mort en 1827, administra le diocèse de Saint-Flonr pendant la vacance du siège, qui dura 12 ans. Il fut nommé évéque ; mais il ne reçut pas l'institution cononique.

   Rochefoucauld (Dominique de La), cardinal et archevêque de Rouen, né en 1713 au château de Saint-Ilpize et non dans le diocèse de Mende, comme l'ont répété tous les biographes, fut d'abord fait grand-vicaire du diocèse de Bourges, nommé ensuite archevêque d'Albi en i 747, abbé de Cluny en 1757, transféré deux ans après au siège de Rouen, et enfin déclaré cardinal, sur la présentation du roi, en 1778. Député aux Etats-Généraux et président de la Chambre du clergé, il eut part à toutes les mesures adoptées par lui et refusa le serment. Il sortit de France après le 10 août 1792, et mourut à Munster en 1800.

   Rodier Ou Roderi (Pierre), gentilhomme, né, à ce que l'on croit, dans les environs de Salers, fut d'abord chanoine de l'église de Saint -Martial de Limoges et secrétaire du roi Philippe-le-Long. En 1320, il devint chanoine de Reims et chancelier de Charles, comte de la Marche; enfin, chancelier de France en 1321. Il garda les sceaux jusqu'à 1323, qu'il fut nommé évéque de Carcassonne. Il mourut en 1330.

   Roquenatou (Pierre de), cinquième abbé d'Aurillac en 1107 , né au château de Roquenatou , peu éloigné d'Aurillac, se distingua par la finesse de son esprit et l'élégance de ses manières. Il répara et embellit le cloitre, et mourut en 1129, après une administration de vingt-deux ans.

   Roquetaillade (Jean (le). cordelier, né à Aurillac en 1346 , se crut doué àa don de prophétie, el, pour établir ses contes, il publia deux livres intitulés, l'un Ostensor, et l'autre Vadc mecum in tribulatione. Comme il continuait ses extravagances , malgré la défense expresse du pape . Innocent VI le fit enlever de son couvent et renfermer au château de Bagnols. En étant sorti, il se retira à Villefranche et y mourut.

   Roussilhe (Jean-Baptiste), avocat à St-Flour, né dans les environs de cette ville, a publié: 

Traité de la dotà l'usage du pays dedroit écrit et de celui de coutumes ; Clermont-Ferrand, 4785, 2 vol. in-12.

   Salers (François de), troisième de nom , fut page , puis gentilhomme de la chambre du roi Henri IV, à qui il rendit de grands services. — Henri de Salkbs, fils du précédent, fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, syndic de la noblesse d'Auvergne , colonel d'infanterie et mestre-de-camp en 1635, et capitaine de chevau-légers en 1641.

   Salpini (Pierre), fils d'un médecin de Saint-Flour, fit profession de la règle de Saint-François chez les Cordeliers de Toulouse, devint grand-vicaire de Bazas et ensuite évéque de cette ville en 1397. Il siégea avec une grande sagesse jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée en 1406. Ce prélat charitable, pieux et savant, fonda à Toulouse le collège de Saint-Nicolas, avec quatre places de boursiers destinées a des étudiants du diocèse de Saint-Flour.

   Salvage (Jean-Galber), docteur-médecin, né en 1772, à Lavastrie, arrondissement de Saint-Flour, fut d'abord attaché , en 1792, à un régiment en qualité de chirurgien, puis aux hôpitaux militaires, et enfin à l'hôpital d'instruction du Val-de-Grâce, où il commença d'utiles travaux, qu'une mort prématurée, arrivée en 1813, ne lui permit pas de terminer. On lui doit YAnatomie du Gladiateur, Paris, 1812, grand in-folio, ouvrage qui ne serait désavoué par aucun de nos artistes les plus distingués.

   Salvan (Antoine), né à Loubeysargues, commune de Valuéjols, près de SaintFlour, en 1755, remplissait depuis trois ans les fonctions de vicaire à Cezens, lorsque l'abbé de l'Epée, instruit de son aptitude pour l'instruction des sourds et muets, l'invita, en 1785, à se rendre à Paris pour y suivre ses leçons. Sous un tel maître, Salvan fut bientôt capable de diriger un établissement, et il fut placé à la tête de l'école des Sourds-et-Muets fondée à Riom par la noblesse et le clergé d'Auvergne, à l'instigation du général Lafayette. Appelé, en 1789, à remplacer M. de l'Epée, il déclina cet honneur et désigna M. Sicard comme plus digne que lui; il se contenta de la direction de l'école des Sourdes-Muettes, qu'il a gardée pendant quarante ans. En 1822, il refusa encore, à la mort de son ami, la direction générale de l'école ; il consentit seulement à remplir l'intérim, qui se prolongea jusqu'au mois d'avril 1825. En 1834, il se retira dans le Cantal où il décéda en 1838, après y avoir donné l'exemple de toutes les vertus chrétiennes. L'abbé Salvan a laissé, sur l'enseignement des sourds et muets, de longs et intéressants mémoires, que sa modestie ne lui a pas permis de livrer à l'impression. ( ajouté par moi : sa tombe est au cimetière de Bredon)))

   Sarret De Fabregues (Antoine de), troisième du nom , écuyer, seigneur de Vaurs, président au présidial du haut-pays d'Auvergne, rendit de grands services sous Henri III, lors de la Ligue; il fut maitre des requêtes ordinaires de la maison du duc d'Anjou et d'Auvergne, et fit même les fonctions de secrétaire d'Etat. — La maison de Sarret de Fabregues, établie à Aurillac depuis la fin du xv' siècle, a produit plusieurs personnages recommandables.

   Sartiges (Bertrand de), né vers 1260, au château de ce nom, près de Mauriac, fut reçu chevalier de l'ordre du Temple, à Tortose, en 1279. Il se distingua plu» tard dans les guerres contre les infidèles, et fut pourvu de la riche commanderie de Cariât. Lors du procès des Templiers, sous Philippe-le-Bel, il fut arrêté, avec soixante chevaliers de sa province , et interrogé par l'évêque de Clermont, leii juin 1309. Conduit à Paris, il fut élu par les Templiers, en 1512, pour représenter et défendre l'ordre devant la commission nommée par le pape Clément V. On croit qu'il passa ensuite en Allemagne, et qu'il termina sa carrière dans l'ordre teutonique. — Antoine-Simon et Charles-Gabriel-Eugène de Sartiges, nés au château de Sourniac , furent nommés, le premier, maréchal-de-camp en 1814, et, le second, préfet de la Haute-Loire la même année. — Le fils de ce dernier, né en 1809 , est, depuis plusieurs années, ministre plénipotentiaire de France en Perse. — M. de Sartiges-d'Angles, né dans la commune du Vigean, a pris une grande part auNobiliaire d'Auvergne, en 7 vol. in-8°, publié par M. J.-B. Bouillet, et nous croyons savoir qu'il s'occupe en ce moment d'un travail important sur notre province.

   Scorailles (Voyez Escorailles.)

Segret (Aslorg de), troubadour, du château de ce nom, qui dominait autrefois le bourg de Saint-Vincent, déplore les maux, de la croisade dans le seul sirvente qui nous reste de lui ; il engage, dans la même pièce, Edouard Ier, roi d'Angleterre, à récupérer les possessions qu'Henri III, son prédécesseur, avait en France.

   Sénezergues De La Rode (Louis-Etienne-Guillaume de), né à Aurillac, vers le commencement du xvui* siècle, entra dans la carrière militaire, fut nommé brigadier des armées de France, en 1753 , et servit en cette qualité dans la guerre du Canada. Il fut tué le 13 décembre 1759, dans une bataille livrée près de Québec, où il commandait la gauche de l'armée.

   Séraphin De Saint-François (le B. P.), connu dans le monde sous le nom de Gaspard Fortet, né à Aurillac en 1596, établit, par la protection du chancelier Séguier, dont il était le confesseur, les Carmes déchaussés au monastère de Chantoing, en remplacement des Chanoines réguliers qui l'occupaient. Il fut luimême le premier prieur qui vint en prendre possession , en 1633. H mourut à Clermont en 1641. Il a écrit plusieurs ouvrages ascétiques dont les manuscrit» étaient déposés au couvent de Clermont.

   SYLVESTRE II, dont le nom de famille est GERBERT, naquit au village de Belliac, commune de Saint-Simon, près d'Aurillac, vers 940. Il fut le plus grand homme de son siècle; il était orateur éloquent, mathématicien profond , astronome distingué, mécanicien habile, médecin, musicien; il devint abbé de Babio, en Italie, directeur de la fameuse école de Reims, archevêque de cette ville en 992, archevêque de Ravennes, et enfin pape, après la mort de Grégoire IV. Il mourut le 12 mai 4005 , après avoir gouverné l'Eglise pendant quatre ans, regretté de la chrétienté entière. Il nous reste de lui 149 Epitres, la Vie de saint Adalbert, archevêque de Prague, plusieurs ouvrages sur les mathématiques et la géométrie, no traité de dialectique, un traité sur la sphère, les Actes du concile de Bàle, des vers élégiaques, etc., etc

   Sistrières (Jean de), bailli de Murât et lieutenant-général d'Andelat, d'une famille ancienne de la Haute-Auvergne, a publié lePanégyrique de la royne Marguerite, duchesse de Valois, sur son arrivée à Paris, en 1582 ; Paris, même année, in-8». — François de Sistrières, frère du précédent, avocat au parlement de Paris, prieur de Saiut-Etiennc, chanoine célérier de Sainl-Geraud d'Aurillac , a publié un Discours de la tenue des conciles sur une dispute eue avec un religieux de l'ordre de Saint-François; Clermont, 1594, in-12. L'auteur se proposait de publier d'autre* ouvrages, mais il n'a pas exécuté ce projet.

   Sistrières (Jean de), né au commencement du XTir* siècle, mort en 1692, a laissé manuscrits : Mémoires curieux sur les fiefs dechaque province de France; Histoire d'Auvergne. suivie d'un nobiliaire de cette province, et d'une Histoire particulière duCarladèt,

   Sistrières (François-Michel de), vicomte de Murât, né à Vic-en-Carladès vers 1725, mort dans la même ville en 1809, fut conseiller du roi, son sénéchal d'Appeaux et son lieutenant-général au baillage de Carladez. On a de lui : Discours sur l'origine des lois,prononcé à l'ouverture des audiences du baillage royal et immédiat du pays de Carladès. à Vie, en 1765 ; Paris, 1789, in-12; l'Artde cultiver les pays des montagnes et des climats froids, ou Essai sur le commerce et l'agriculture particulière au pays desmontagnes d'Auvergne, 1774, in-12; Histoire d'Auvergne, première partie, 1782, in-12. N. de Sistrières-murat , fils du précédent, mourut à Vie en 1826, avec le grade de général de division.

   Teillard (Jacques), né à Murât vers le milieu du xvu* siècle, embrassa l'état ecclésiastique et fut nommé curé de Virargues. Homme d'étude et de science, il utilisa les loisirs que lui laissaient les fonctions de son ministère pour compulser les terriers, les Chartres, les titres de familles, les archives des villes, des monastères et des châteaux. Après avoir par ses labeurs ramassé des matériaux immenses, il composa une Histoire d'Auvergne, qui est demeurée manuscrit» et dans laquelle on trouve des choses fort intéressantes. — Nicolas Teillard fut général des finances sous Louis XI. — Jean Teillard, chevalier, fut nommé trésorier général de France par lettres du 11 août 1620.

Teissières (Bertrand de), d'une famille d'ancienne chevalerie qui florissait dès le treizième siècle, en Carladez, était chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1930, et succéda, a-t-on prétendu, comme grand-maitro, à Guérin de Montaigu ; mais cette dignité est attribuée par tous les historiens à Bertrand de Texis. Le doute est d'autant plus permis que le nom de Teissières s'écrivait en latinTaxer Us.

    Textoris (Jean de), d'une famille originaire de la Tour, naquit dans la commune de Champagnac où ses ancêtres s'étaient établis depuis un temps immémorial. Il fut successivement avocat au parlement de Paris, conseiller au siège présidial de Clermont, lieutenant-général à la sénéchaussée d'Auvergne, et député, en 1576, aux Etals-Généraux de Blois, où il se fit remarquer comme l'un des principaux orateurs à cette célèbre assemblée.

    Théotard ( N. ), né à Aurillac, était moine de cette ville lorsqu'il fut élu évéque du Puy, en 998. Il gouverna dignement son troupeau, et fit des dons à l'église de Clermont.

   Tondy (Jean-Antoine), jésuite, savant dans la langue hébraïque et auteur d'un ouvrage intitulé : Radiées linguœ hebraïcœ, naquit à St-Flour au commencement du xvr* siècle.

   Tourdes (N.), né à Cariât vers la fin du Xviii" siècle, mort à Strasbourg en 1846, enseignait depuis longtemps la pathologie interne à la Faculté de médecine de Strasbourg, lorsqu'il y fut nommé professeur de médecine légale le 8 juillet 1840. On lui doit plusieurs ouvrages estimés de médecine.

   Tournemire (Jean de), d'une ancienne et noblo famille qui tire son nom d'un château situé à trois lieues d'Aurillac, fut un homme d'un grand mérite et jouit de son temps de beaucoup de considération. Il rendit de grands services au roi et à l'Etat par sa bravoure ; mais il en rendit un bien plus grand encore en faisant arrêter, en 1390, Aymérigot Marchés, surnommé le roi des pillards, et en le faisant conduire, chargé de chaînes, à Paris, où il fut écartelé après avoir eu la téte tranchée. — Pierre II de Tournemihe se croisa au concile de Clermont, en l'an 1095; il était contemporain de Jacques de Tournemire qui prit aussi la croix avec Guillaume VII, comte d'Auvergne, en 1102, et assista, l'anné suivantee au siège de Tripoli, où se trouvaient plusieurs autres chevaliers d'Auvergne. — Antoine de Tournemire était capitaine des francs-archers établis en Limousin et en Périgord et panelier du roi, le 5 avril 1467. Cette famille a produit divers autres personnages distingués, entr'autres Henri de Tournemire fait maréchal-de-camp en 1704, puis lieutenant-général.

   Tournemire (Voyez Vacher de Tournemire).

   Traverse (Guillaume de), né à Murât, fut médecin de Louis XI et de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, vicomte de Cariât et de Murât qui le produisit à la cour; il mourut vers 1475.

   Trepsat (N.), architecte, né a Aurillac en 1743, fut élève du célèbre Blondel. Il dirigea les constructions du théâtre du Marais, à Paris, et celles du château de Saint-Brice; il excellait surtout dans la composition de jardins pittoresques. En 1815 il fut nommé par Bonaparte d'abord architecte des Invalides, ensuite architecte du palais de Versailles et des châteaux de Compiègne et de Rambouillet. Il mourut à Paris la même année.

   Vacher De Toirsemine (Charles baron), né à Pleaux en 1755, mort à Mauriac eu 1840, fut reçu avocat à l'dge de dix-neuf ans, et bientôt il prit rang parmi les hommes les plus distingués de sa province. Chargé par M. de Miromesni! de rechercher les anciens monuments écrits de l'histoire d'Auvergne, il s'occupa avec ardeur de ce travail et recueillit pendant trois années des documents précieux dont les originaux ont disparu dans la tempête révolutionnaire. Après avoir fait partie de l'administration départementale, de 1791 à 1792, il alla siéger au conseil des Anciens où il soumit un grand nombre de rapports et d'opinions, devint ensuite membre du Corps législatif, recteur de l'académie de Clermonl, président du tribunal de Mauriac, député, baron et chevalier de la Légiond'Honneur. On lui doit : Recherches historiques et politiques sur l'origine es assemblées d'Etal et en particulier de cellesd'Auvergne, 1789, in-8°; des Notices dans les Mémoires de la société des antiquaires de France dont il était membre correspondant. — Bernard de Tournemine, fils du précédent, est général de division d'artillerie, commandant à Vincennes.

   Vair (Jean du), né à Tourncmire, arrondissement d'Aurillac, fut d'abord avocat au parlement de Paris, ensuite procureur-général de la reine Catherine de Médicis et d'Henri de France, duc d'Anjou, et enfin maître des requêtes de l'hôtel du roi. Il mourut en 1592. — Guillaume du Vair, fils du précédent, né à Paris en 1556, fut garde des sceaux et évêque de Lisieux. Il mourut en 1621.— Pierre duVair, frère du précédent, fut nommé évêque de Vence en 1601. Il mourut en 1638.

   Verdier (François), né à Cher en 1770, entra au service en 1788 et parvint par sa seule bravoure au grade d'adjudant sous-officier à la 29e demi-brigade de ligne. Il mérita d'être plusieurs fois mentionné dans les différents rapports adressés au ministre de la guerre. Le 16 messidor an vu, à Appenswyr. Verdier, avec 15 soldats de sa compagnie, fond impétueusement sur l'ennemi, le force à la retraite et reprend une bouche à feu qui avait été enlevée à des canonniers français. Le deuxième jour complémentaire an vu, il se fit remarquer par plusieurs actes de bravoure et enleva 4 prisonniers. On le vit en l'an ix, à l'attaque d'une redoute ennemie, s'élancer le premier sur un obusier qui faisait de grands ravages dans nos rangs, tuer plusieurs canonniers qui le servaient et s'en emparer après un combat de plusieurs minutes. Il obtint un sabre d'honneur le 10 prairial an xi, et mourut le 21 brumaire an xiv.

Vergne (Jean de la), né à Aurillac vers 1300, fut d'abord clerc de la Chambre apostolique, trésorier de l'anti-pape Benoit xm, et ensuite évêque de Lodève. — Son frère Rigaud de Lavergne., anobli par le roi Jean, en novembre 1350, fut la tige de la maison de Cressan qui a produit plusieurs personnages distingués

   Vernassal (Maximilien, Chalvet-Rochemonteix., comte de), de la môme famille que Mathieu Chalvet, de Salers (voir ce nom), était page du roi en 1679, mousquetaire en 1683, gouverneur de Rocroi en 1750, et lieutenant-général en 1754. fi mourut le 18 juin 1755. — Henri-Gilbert, son lils, brigadier d'armée en 1744, fut tué le 20 juillet de l'année suivante, au siège d'Audenaerde.

   Vernols (Pierre de), né à Murât, suivant un vieux manuscrit, était trésorier du pape Grégoire XI lorsqu'il fut nommé évéque de Maguelonne. Le souverain pontife l'envoya, en 1374, pour son légat au synode de Narbonne, et le fit, la même année, un de ses exécuteurs testamentaires. En 1380, de Vernols prononça l'oraison funèbre do Charles-le-Sage, reçut la même année, avec beaucoup de pompe a Montpellier, le roi d'Arménie, que le sultan avait dépouillé de son royaume, et il l'accompagna jusqu'à Bourges. En 1383, il fut nommé camérier du pape. Il mourut à Montpellier en 1389.

   Vernyes (Jean de), né à Salers, fut président en la Cour des aides de Montferrand. Chargé par Henri III de rédiger secrètement des mémoires sur la situation politique de l'Auvergne et les différents partis qui divisaient celte province, il remplit celte commission avec toute la sagesse et tout le zèle d'un fidèle et bon citoyen. Ces mémoires, qui ont été réimprimés en 1837, sont précieux pour l'histoire de l'Auvergne.

   VEYRE (Guy de), né à Aurillac, était premier consul et commandant des milices de celte ville, lorsqu'elle fut attaquée par les religionnaires, en 1581. A la fois brave et aelif, il parvint à repousser l'ennemi après un combat meurtrier dans lequel il fut grièvement blessé, et trois de ses frères aussi intrépides que lui perdirent la vie. En récompense de ces glorieux services, Henri III anoblit toute la famille de Veyre par lettres du 8 juin 1582.

   Vidal De Bezaudun (Raymond), troubadour, probablement du château de Kezaudun qui existait autrefois près de Tournemire, à trois lieues d'Aurillac , est connu par plusieurs pièces remarquables, entr'autres par deux Nouvelles qui ont fait dire à Millot : « Si les troubadours et les jongleurs avaient eu sou• vent à débiter des contes semblables, il faudrait moins s'étonner de leurs » prodigieux succès dans les Cours. > Raymond Vidal vivait sous le règne d'Alphonse IX, roi de Castille. mort en 1214, à la Cour duquel il avait séjourné.

   Vigier (Geraud), carme déchaussé, plus connu sous le nom de père Dominique de Jésus, naquit à Aurillac à la fin du xvi* siècle, et mourut en 1638. Ce savant religieux nous a laissé : Histoire parénélique des trois saints prolecteurs du Haut-Auvergne; Paris, 1636, in-8°; la Monarchie sainte et historique de France, enrichie de notes par le P. Thomas d'Aquin Pasturel, et traduite du latin en français par le P. Modeste de saint Amable, de Riom; Paris, 1670. 2 vol. in-folio.

   Vigier (Pierre de), du bourg de Fontanges, entra au service en 1634, dans les chevau-légers du comte d'Agcn, et fit dans l'espace de huit années les campagnes d'Alsace et d'Allemagne, de Piémont et de Roussillon, pendant lesquelles il assista au siège d'un grand nombre de villes. A la reprise de Saint-Denis, il combattit pied à terre avec les généraux de Miossans et de Saint-Mesgrin, et y fut blessé d'un coup de mousquet ; au combat du faubourg Saint-Antoine, en 4652, il se fit remarquer de toute l'armée par sa bravoure, après avoir eu un cheval tué sous lui. En récompense de ses services signalés, il fut anobli par lettres du roi Louis XIV, données à Compiègne en septembre 1652.

Vixouzes, voyez Pages.

   Volpilhère (N. de la), docteur en théologie, né d'une noble et ancienne famille à Allanche, dont il fut curé, prêcha dans plusieurs villes du royaume avec beaucoup d'approbation et de succès. Il mourut au commencement du xvn" siècle. Ou lui doit 6 volumes deSermons, in-12, et une Théologie morale, en 7 vol. in-12.— Le P. de la Volpilhèbe, jésuite, frère du précédent, se fit connaître avantageusement en Auvergne par ses excellentes et utiles prédications. Il nous reste de lui quelques petits ouvrages imprimés à Clermont.

Parmi les grands hommes que le Cantal a produits, on a cru ne devoir faira figurer ici que ceux qui sont nés dans le département. C'est la seule réponse que nous ayons à faire à ceux qui pourraient, nous accuser d'avoir omis le cardinal Rolland De Cromières, qui est incontestablement du Puy-de-Dôme; le célèbre violoniste Lafont, né à Versailles; l'inventeur du télégraphe, Claude Chappe,né dans la Sartbe , et beaucoup d'autres encore qui appartiennent seument à l'Auvergne par leurs ancêtres.

Malgré cette suppression, le nombre des notabilités cantaliennes est asser grand pour en être fier et le présenter avec orgueil à la France et aux génétions futures.

Le Cantal qui, à toutes les époques, a fourni, comme le Puy-de-Dôme, son glorieux contingent d'hommes de guerre et d'église, d'écrivains, desavants, de magistrats, est un des départements qui compte aujourd'hui peut-être le plus de personnages distingués vivants. Nous nous contenterons de citer ici M. de Parieu , ancien ministre de l'instruction publique ; les généraux Manhès , de Tournemine , d'Aurelle , Prax et le colonel Magnes ; les évêques Lacarrière et Chabrat; le médecin Civiale; les abbés Migne, Meindre et LadenDessauretDurat-Lassalede FoiilanLadvie-roche , Saphary, BeruldAntonin RoquesCombrouseb, etc., etc.

 

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