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 LA VISITATION.

Les religieuses de la Visitation vinrent de St-Flour à Aurillac en 1650, sous la conduite de Mme de Noailles, leur supérieure, proche parente de M. de Noailles, gouverneur de la province, et de M. de Noailles, successivement évêque de St-Flour et de Rodez. A cette époque, la ville avait besoin de protecteurs, elle avait besoin surtout de la protection de M. de Noailles; aussi, lorsqu'une personne de cette famille voulut fonder un établissement au haut de la rue du Collège, dans la maison occupée aujourd'hui par MM. les Missionnaires du diocèse, on ne put lui refuser ses demandes. On permit donc à Mme de Noailles de fermer une petite rue qui mettait en communication la place du Chapitre et la rue du Collège; il n'en reste, de nos jours, que le commencement, à droite de la maison de Mme de Sarrasin. En outre, il y avait alors une petite place appelée de Cajalar, au milieu de laquelle était planté un bel arbre entouré de bancs de pierres, qui faisaient, disent nos annales, les délices du quartier. Il fallut encore féderaux nouvelles religieuses une partie de cette place et abattre l'arbre séculaire, au grand regret de tous les voisins.

Cependant, les visitandines se trouvèrent trop à l'étroit bientôt dans leur première maison, et, dans le fait, elles y étaient bien plus resserrées que les trois autres couvents de femmes dont les clôtures, vastes et aérées, ne laissaient rien à désirer ni pour l’utilité, ni pour l'agrément. Elles achetèrent donc les prairies situées au-dessous de l'enclos des Carmes et y construisirent un vaste couvent, qu'elles furent habiter au mois de juillet 1688. Alors, par l'entremise de M. le marquis de Noailles, lieutenant du roi dans la province, elles firent écrire aux consuls de permettre l'établissement des Recollets dans la maison qu'elles venaient de quitter et dont lesdits pères recollets leur offraient 25,000 livres. Les consuls furent fort embarrassés, n'osant refuser leur consentement et ne se souciant pas cependant d'augmenter le nombre des maisons religieuses. Heureusement pour eux, l'évêque de St-Flour, l'abbé d’Aurillac, les cordeliers et les carmes firent, A ce projet, une opposition si vive et si constante, qu'il fallut l'abandonner.

Les visitandines restèrent dans leur nouveau couvent un peu plus d'un siècle; la Révolution les en chassa, et leur supérieure, M de Roche-Monteix, eut l'honneur d'être exposée au pilori sur la place d'Aurillac pendant ces temps de funeste mémoire. Aujourd'hui, leur immense enclos est divisé; le cloître sert de caserne, l'église et une partie des bâtiments est occupée par le dépôt des Haras, et les prairies inférieures ont été jointes à l'hôpital St-Joseph, ancienne demeure des religieuses de S,e-Claire.

Aurillac, cependant, possède encore des religieuses de la Visitation. Elles sont aussi venues de St-Flour se réunir à quatre anciennes religieuses de la maison dont nous venons de parler; elle ont acquis ce qui restait de l'ancienne abbaye du Buis, et, au moyen de constructions nouvelles, plus coûteuses que bien entendues, elles y ont ouvert un pensionnat de jeunes demoiselles nombreux et bien tenu.