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 NOTRE-DAME

En 1619 M. Robert de Senezergues, procureur du roi, d'accord avec les consuls, demanda, a la supérieure du monastère du Puy, des religieuses de Notre-Dame qui se consacrent à l'éducation des filles. Il fallut quelques années pour approprier les maisons que plusieurs habitants de la ville s'empressèrent de donner pour cet effet, et ce ne fut qu'en 1625 que le même Robert de Senezergues fut lui-même chercher au Puy les religieuses qui devaient former la nouvelle communauté d'Aurillac. Elles t'établirent au bas de la rue de Lacoste, dans une position centrale qui convenait parfaitement au but que l'on se proposait en les appelant à Aurillac.

Nos annales ne disent presque rien de ces dames, qui faisaient le bien sans bruit et sans ostentation. On remarqua seulement, en 1735, que leur nécrologe constatait le décès de 117 religieuses pendant le siècle qui s'était écoulé depuis leur arrivée à Aurillac. Leur église, commencée en 1726, d'après les plans, et sous la direction du père Montanhac, jésuite, fut achevée en 1728 et bénie le 7 août. Lors de la suppression des couvents, en 1792, elle fut d'abord fermée, puis elle devint le siége de l'assemblée populaire. Depuis le rétablissement du culte et la restauration du collège, dont l'église avait été transformée en salle de spectacle, l'église de l'ancien couvent de Notre-Dame est devenue un théâtre où des troupes nomades donnent, de temps à autre, quelques représentations.

Une partie de l'enclos de Notre-Dame, qui était autrefois très vaste, est occupé en ce moment par les dames de l'instruction de l'Enfant Jésus. Cette institution, fondée à Aurillac en 1804, par M Maisonobe et trois autres dames seulement, a pris, depuis quarante-six ans, une rapide extension, grâces au zèle, au talent et à, la direction éclairée qu'ont su lui donner ses trois supérieures, la fondatrice d'abord, puis mesdames Bouchy et Louise Maisonobe, qui lui ont succédé.

Outre un nombreux externat et un pensionnat des jeunes demoiselles parfaitement tenu et dont les succès, toujours croissants, attestent tout à la fois le zèle et l'habileté des maîtresses et l'application des élèves, la maison de l’Instruction, pour mieux répandre autour d'elle le bienfait d'une bonne et solide éducation, s'attache à former, pour les campagnes, de vertueuses institutrices. Le bien qu'elle fait sous ce rapport est immense; chaque année la commission d'examen, chargée de délivrer les brevets de capacité, se plaît à reconnaître et à récompenser le mérite et la solide instruction des jeunes aspirantes qui sortent de cette maison. Elle est, par le fait, une véritable école normale de filles.