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Inauguré le 29 juillet 1836 pour le sixième anniversaire des Trois Glorieuses, l'Arc de Triomphe de l'Etoile au centre du carrefour des douze plus grandes avenues de Paris honore les soldats fidèles à l'empereur.

Parmi eux figurent un Arpajonnais et deux Aurillacois .

 

Édouard Jean-Baptiste MILHAUD, fils de Louis AMILHAUD et de Marguerite DAUDÉ, né à Arpajon-sur-Cère le 10 juillet 1766, est un homme politique français, général d’Empire, et comte d'Empire.maison-milhaud

MilhaudCommandant de la Garde Nationale d'Arpajon en 1791, député montagnard en 1792, Chef d'état-major de MURAT en 1799.
Quand Jean-Baptiste CARRIER est attaqué à la Convention, Édouard Jean-Baptiste MILHAUD, dont il est cousin, prend sa défense et est le seul député à voter contre sa mise en accusation.
Il meurt chez son neveu Jean Baptiste MANHES 6, rue du Rieu à Aurillac (Cantal), le 8 janvier 1833.

L'Avenue du Général MILHAUD à Arpajon sur Cère jouxte sa maison natale. (photo)

L'ancienne avenue de la gare à Aurillac, porte le nom du Général MILHAUD depuis le 29 septembre 1886
Le nom de MILHAUD est le 16ème de la colonne 35, gravé sur le pilier OUEST (Avenue de la Grande Armée / Avenue Kléber)

Alexis Joseph DELZONS né à Aurillac le 26 mars 1775
Fils d'Antoine Delzons, alors juge au tribunal d'Aurillac avec son oncle Pierre Hébrard, le jeune Alexis s'engagea en 1791 dans un bataillon de volontaires du Cantal, et fut nommé lieutenant de grenadiers.

Il fit les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée des Pyrénées orientales, et fut nommé capitaine en 1793 ; blessé au combat de la Jonquière en 1794, il se signala de nouveau au siège de Rosés.

Le 1er bataillon du Cantal ayant été incorporé dans le 8e chasseurs à pied, dit des Vosges, Delzons suivit ce régiment en Italie. Il prit d'assaut la redoute de Montenotte le 12 avril 1796, s'empara, le 14, d'une batterie sur le plateau de Dégo, se fit remarquer au passage du pont de Lodi, traversa le Mincio sous le feu de l'ennemi, et lui enleva les pontons parqués sur la rive opposée.

Fait prisonnier près de Mantoue, il fut échangé huit jours après. Il fut blessé à l'affaire du 17 novembre près de Rivoli, et à la bataille de Rivoli il résista, avec sa compagnie, à un régiment autrichien. On le nomma chef de bataillon sur le champ de bataille.

Le 2 juillet 1798, Delzons pénétra l'un des premiers dans Alexandrie en Égypte, enleva les retranchements d'Embabeh, II fut promu chef de sa demi-brigade ; il avait alors 23 ans.

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En 1812 il fit, sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, la campagne de Russie, et se distingua surtout aux journées d'Ostrovno et de la Moskowa. Le 24 octobre, pendant la retraite, il fut chargé de s'emparer du passage de la Louja qui devait faciliter l'occupation de Maloyaroslavets ; Delzons fit rétablir les ponts détruits et parvint à y faire passer sa division. Il attaque alors les hauteurs de la ville et s'en rend maître. Cependant l'armée russe se dirige sur ce point et en chasse les régiments français. Le prince Eugène donne ordre à la division Delzons de reprendre la ville. Le général s'élance à la tête du 84e régiment. Les Russes remplissaient en masse le chemin creux qui monte à la ville. Delzons s'y enfonce tête baissée ; les Russes rompus sont renversés en cédant. Delzons est sûr de la victoire, il n'a plus qu'une enceinte de bâtiments à envahir ; mais les soldats hésitent ; lui s'avance ; il les encourage du geste, de la voix et de son exemple, lorsqu'une balle le frappe au front et l'étend par terre. On vit alors son jeune frère Benoît Delzons (1787-1812) se jeter sur lui et le couvrir de son corps, mais une seconde balle l'atteint lui-même et tous deux expirent ensemble.

Le général Delzons fut enterré le lendemain 25 octobre sur le champ de bataille.

 

Le nom d'Alexis Joseph DELZONS figure sur la  16 ème colonne, pilier EST (Avenue des Champs-Élysées / Avenue de Wagram).


Jacques Zacharie DESTAING
, (né le 6 novembre 1764 à Aurillac – mort le 5 mai 1802 à Paris), général de division.

Cousin germain d'Alexis Joseph DELZONS

En 1789,il entre dans la garde nationale d'Aurillac.
Il est à la défense des frontières le 1 juin 1791.
Nommé lieutenant le 7 juillet 1792.
De 1793 à 1795,il est affecté à l'armée des Pyrénées-Orientales,nommé adjudant-général,chef de brigade le 22 février 1794.
Il fut blessé lors du siège de Saint-Elme,fin mars 1794.
Il prit part à l'action de La Mouga en août suivant.

Envoyé à l'armée d'Italie en 1796,il se distingue à Dégo le 15 avril,puis blessé à La Corona le 29 juillet ainsi qu'à Lonato le 3 août,de quatre coups de sabre.
A la bataille de Rivoli,sous les ordres de Joubert,il est encore blessé d'un tir de mousquet.

Transféré à l'armée d'Orient en 1798,il est nommé général de brigade sur le champ de bataille des Pyramides,par Bonaparte.
En octobre ,il rejoint la division Desaix et est nommé commandant du Caire.
Il combat ensuite à Aboukir sous les ordres de Murat,en commandant le bataillon d'infanterie légère.
Il se distingue à Alexandrie et commande le centre de l'armée à Canope,où il est blessé par deux fois.

Le 15 avril 1801,il est nommé général de division par Menou,qui le prend comme chef de cabinet.
Il reçut l'ordre d'arrêter le général Reynier accusé d'insubordination par Menou.
Il fait partie de la délégation qui a signée la convention avec l'amiral anglais Keath.
Il rentre en France pour récupérer sa santé.
A Paris,un différend l'oppose au général Reynier (qui lui tient toujours rigueur de son arrestation), il se finira par un duel où Destaing perdit la vie,mettant fin à sa carrière prometteuse.
Reynier fut exilé pour punition....

Son nom apparaît sur la 25 ème colonne du pilier SUD (Avenue des Champs-Élysées / Avenue Kléber).

L'ancienne rue Croix de Prades, dite "lou carrierou merdou" à Aurillac, dénommée à la demande des riverains porte le nom du Général DESTAING  depuis 1894.


Sources : Wikipédia, Histoire des rues d'Aurillac (Cl Grimmer, DeBorée 2002)