22 février 2003. La montagne cantalienne endeuillée

Attention, la montagne cantalienne peut tuer !

Un alpiniste de métier est mort le 22 février 2003, emporté par une avalanche entre le col de Serre et le Peyre Arse, à quelques kilomètrs du Puy Mary.

Prudence, prudence, prudence !
Prenez l'avis de spécialistes, ne vous aventurez pas,
ne provoquez pas la montagne!

Le massif cantalien n'est pas celui des Alpes, et les glissements de neiges sont heureusement moins fréquents et moins meurtriers. Cependant l'accident survenu à cet alpiniste chevronné est là pour nous rappeler que le massif cantalien peut également tuer.

Chutes abondantes de neige, gel, redoux, chute de neige lourde, tout cela favorise les glissements de plaques de neige que l'on peut voir sur les pentes du Puy Mary et des massifs environnants.

On a tendance à sous estimer la dangerosité des Monts du Cantal. Ici c'est une vraie montagne. Je peux moi-même en témoigner. Dans ma vie je n'ai été pris qu'à trois reprises dans des avalanches : une fois dans les Alpes et deux pois dans le Cantal.

Antoine Cayrol spécialiste incontesté de la montagne

Antoine Cayrol, membre du groupe militaire de Chamonix, grand explorateur des temps modernes, et l'un des rares hommes a avoir conquis les trois pôles (pôle Nord, Pôle Sud et Everest a également été mis en difficulté par une avalanche, au pied du Bataillouse .