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Avec lunion l'aimable autorisation de L'UNION DU CANTAL - Journal du 27 Juillet 2011

Sylvie Pullès ➜ Portrait de l’accordéoniste native de Paulhenc et dont la carrière enviable a fait d’elle la “Reine d’Auvergne”, comme l’a surnommée un certain André Verchuren.

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La formidable ascension de la Cantalienne devenue Reine d’Auvergne

 

Un rêve de petite fille, avoue-t'elle. Sylvie Pullès passe sa vie derrière un accordéon et fait danser toutes les générations sur le musette. Vedette du piano à bretelles, elle fait aussi la fierté de son pays, le Cantal. Et elle le lui rend bien. L’accordéoniste native de Paulhenc n’a-t-elle pas fait vibrer les plus grandes salles parisiennes au son de “La bourrée de Pierrefort” ? Sa destinée, elle la doit en grande partie à son encadrement familial.

Dans cette famille d’éleveurs, on taquine le piano à bretelles depuis longtemps. À commencer par le grand-père, que Sylvie n’a jamais connu, mais dont elle a réparé l’accordéon. Et puis surtout son papa, René, qui a appris à jouer en gardant les vaches. Un de ses trois frères, David, qui a repris l’exploitation familiale, joue aussi.

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Que de chemin parcouru depuis la petite fille qui accompagne son papa (en 1975) jusqu’à la vedette de l’accordéon d’aujourd’hui.

Quant à elle, déjà à dix ans, ses petits doigts courraient avec virtuosité sur le clavier. Tandis que René Pullès jouait “d’oreille”, il encourage sa fille à prendre des cours de solfège.

 

Une histoire de famille

“J’ai accompagné pour la première fois mon père qui animait un bal, j’avais 12 ans”, sourit aujourd’hui Sylvie Pullès. “À 16 ans, je reprenais l’orchestre de mon papa qui connaissait quelques problèmes de santé. En même temps, je passais un bac littéraire au lycée de la Haute-Auvergne de Saint-Flour.

Puis je suis allée en fac d’espagnol à Toulouse”, explique celle qui se destinait plutôt à l’enseignement des langues ou la traduction. Mais parallèlement, la jeune Sylvie suivait le conservatoire et à 20 ans, elle devient sociétaire de la Sacem(1).

Une réorientation en faculté de musicologie, toujours à Toulouse, sera déterminante : “Je savais que j’allais me consacrer 100 % à la musique.” Fin des études, c’est elle qui donne des cours particuliers dans le secteur de Pierrefort et de Neuvéglise. Quant aux soirées et les bals, ils ont pris le pas. Et le succès est immédiat. Son amour communicatif du territoire n’y est sans doute pas étranger. Son riche bagage musical lui permet de composer sur des bases solides au niveau harmonique.

Sa bonne humeur fait le reste. Depuis sa première cassette “L’Aubrac au Pont du Gournie”, elle ne cesse d’enregistrer des albums ; CD et DVD se succèdent à bon train. Hervé, un autre de ses frères féru d’informatique, se charge de la promotion de son artiste de soeur en réalisant et mettant à jour un site Internet(2).

À la conquête de Paris

Les plus grandes salles lui ouvrent les portes. C’est le Zénith de Paris en 2003 et 2004, aux côtés des plus grands noms de l’accordéon (Michel Pruvot, Yvette Horner, Pascal Sevran). La première accordéoniste à monter sur les planches du Casino de Paris, c’est encore elle, en 2007 (la même année, Sylvie Pullès participe au Carrefour mondial de l’accordéon au Québec). Et le fameux Balajo de la rue de Lappe ! En 2009, la Cantalienne s’y produit à deux reprises. Enfin, point d’orgue de cette reconnaissance parisienne, le 8 mai 2010.

Pour fêter ses 25 ans de carrière, Sylvie Pullès a partagé un cadeau avec ses admirateurs : un Olympia, pour elle toute seule, “une fête de famille”, plaisante-t-elle (voir par ailleurs). Le groupe auvergnat Wazoo, dont le tube “La manivelle” a envahi les ondes radiophoniques l’été 1999, était en première partie. Pierre Bonte assurait l’animation de la soirée. Pas moins de 16 musiciens l’accompagnaient au cours d’un spectacle varié qui alliait folklore, musette, mais aussi classique avec des oeuvres de Chopin ou Schubert.

Au sortir de cette expérience extraordinaire, la petite Sylvie de Paulhenc aurait-elle “attrapé la grosse tête” ? Sûrement pas ! Elle continue d’écumer les salles polyvalentes et les bals en plein air, car c’est aussi et surtout ça, sa vie. “Tous les ans, je parcours quelques 80 000 kilomètres, sans compter les déplacements ponctuels à l’étranger qui se font en avion”, explique t'elle sans une once de plainte dans la voix. Le plus drôle, c’est qu’elle n’est pas seule à faire autant de route : des fans la suivent partout ou presque. “Ils deviennent des amis”, sourit-elle en citant la famille Marcillac d’Ytrac qui accuse 500 sorties au compteur depuis 2002 ! Sans doute ont-ils entendu autant de fois la “Bourrée de Pierrefort”. “C’est le morceau fétiche et j’ai toujours autant de plaisir à le jouer”, confie Sylvie Pullès.

Une vie en décalage

Naturellement, de nouvelles compositions voient le jour. “Essentiellement au gré des rencontres ou des événements qu’on a envie de mettre en chanson” révèle l’auteur-compositeur. Aujourd’hui, Sylvie Pullès vit en Aveyron. “Mais tout près du Cantal, dans le secteur d’Espalion”, s’empresse-t-elle de corriger. Elle a rejoint son compagnon aveyronnais,

Jean-Louis Fontana, musicien d’orchestre qui est aussi à ses côtés sur scène (guitare, basse, chant). Fidèle à son département, l’artiste a besoin de s’y ressourcer, au point d’avoir fait l’acquisition d’une résidence secondaire dans le Cantal. Cependant, le temps libre est plutôt rare.

“On travaille avec un certain décalage, essentiellement la nuit, surtout pendant que les gens sont en vacances”, admet-elle, en reconnaissant que “dans ces conditions, les repas de famille se font rares”...

“Mais c’est ma passion. Je n’en ai qu’une et j’ai la chance que ce soit mon métier.”

RENAUD SAINT-ANDRÉ

(1) Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.

(2) www.sylviepulles.com

 

La légitime fierté de voir son nom en lettres rouges sur l’Olympia APRÈS 25 ANS de carrière, Sylvie Pullès se lance un défi : l’Olympia ! “Le précédent accordéoniste a avoir eu son nom en lettres rouges, c’était André Verchuren en 1956”, rappelle-t-elle non sans une légitime fierté.

D’autant qu’elle a le mérite d’avoir réalisée l’exploit en se débrouillant par elle-même. “J’ai monté ce spectacle toute seule, sans producteur, ni imprésario”, souligne-t-elle. L’organisation Coquatrix lui fait confiance. À juste raison. Le 8 mai 2010 (date choisie hors période de vêlage pour permettre aux agriculteurs de s’y rendre !), les 2 000 places qu’offre la salle mythique sont remplies. Le public s’est déplacé en masse des quatre coins de la France et des cars ont spécialement été affrétés.

L’artiste profite encore des retombées médiatiques assurées par la presse du Massif central. Elle s’avoue un peu déçue par les grands médias parisiens qui l’ont un peu boudée. De même, elle ne cache pas son regret de n’avoir bénéficié que de peu de soutien du côté de la Ligue auvergnate.

Qu’importe. Le titre de son spectacle “Paris gagné”, n’était pas usurpé... “Je n’ai qu’une envie désormais, c’est d’y retourner”, lance dans un généreux sourire l’accordéoniste.

Prête à y consacrer deux ans de préparation s’il le faut.


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