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Week-end de fête à Maurs pour les cent ans du Stade Maursois. Voici les temps forts de ces deux journées :

Samedi 26 mai à partir de 10 heures :  Mini tournoi des écoles de rugby et défilé au tour de ville de ces jeunes au son des "bandas". A partir de 12 heures, ouverture de la "Bodega" au stade du Vert. Puis rencontre entre les cadets de Maurs et leurs homologues de Bort les Orgues suivi d'un tournoi triangulaire entre les "Roudelous", les anciens juniors de 1989 finalistes du championnat du Limousin et l'équipe de Launaguet. A 15 heures rugby féminin avec la participation des équipes du Stade Aurillacois, Salon la Tour et Neuvic. A 17h15  Match de gala entre les anciens internationaux et la sélection nationale de la police, suivi d'un vin d'honneur et "bodega". A 21 heures grand repas dansant avec l'orchestre de Gilles Pellegrini

Dimanche 27 mai à 11 h 30 dépôt d'une gerbe au monument aux morts. A 12 heures inauguration du "Stade Pierre Fabre" suivi du repas des officiels à 12 h 30. A 14 heures tournoi de rugby à XV avec Figeac, Decazeville, Saint-Paul des Landes, Saint-Cernin, Arpajon et le Stade Maursois. 18 h 30 remise des trophées, buffet et "Bodega".

Entretiens avec Jean François Viars & Vincent Caldayroux

Questions à Jean François Viars:

Pourrais-tu te présenter aux internautes de Cantalpassion: Je suis né le premier janvier 1975 à Aurillac, mes parents Serge et Christiane habitent à Arpajon sur Cère. J'ai 2 frères Sébastien et Pierre. Je suis marié à Christelle qui m'a donné 2 beaux enfants, Pauline 6 ans et Tom 2 ans 1/2. Je viens de construire ma maison que j'habite, depuis quelques mois, avec ma famille.

Le club de tes débuts: J'ai commencé par le foot à Arpajon sur Cère, puis naturellement j'ai suivi mon grand frère,Sébastien, à l'école de rugby du stade aurillacois, sous la houlette d'Alain Bony.
Tu n'as pas toujours évolué au Stade Aurillacois: J'ai joué 2 saisons à Brive (93/94 et 94/95) avec mon frère Sébastien, puis un an à Bayonne 95/96 avec Pierre Perez comme entraîneur, puis je suis revenu dans mon club d'origine que je n'ai plus quitté.
Parles nous de tes sélections nationales: J'ai connu plusieurs sélections en juniors première et deuxième année. Ces compétitions se déroulaient dans le cadre du tournoi des 5 nations. J'ai rencontré l'Angleterre, l' Ecosse, le Pays de Galles. Lors de ces rencontres j'ai évolué aux cotés de mon partenaire de club Yvan Manhès (aujourd'hui à Brive) mais aussi de Thomas CastaignèdeAlexandre PéclierThomas LombardOlivier Millou etc....
J'ai également connu plusieurs sélections en "France A" en compagnie de mes partenaires de club, Eric Bertrand ,Raphaêl Chanal et Guillaume Combes. J'ai eu la grande joie de faire partie de la sélection des "Barbarians", aux côtés de mon frère Sébastien, en 2005 en Afrique du Sud, quelques jours après le match de barrage joué à Toulouse, face à la section Paloise.
Tes meilleurs souvenirs de rugbyman?: Il y en a beaucoup. Justement ce match contre l'Afrique du Sud aux côtés de Sébastien, mais aussi face à lui lorsqu'il portait le maillot de Montferrand et du Stade Français.Paradoxalement, et malgré la relégation en "Fédérale 1", les matchs de la fin de saison dernière, avec de formidables supporters, font partis de mes bons souvenirs. Avec des rencontres d'une telle qualité nous n'aurions jamais du descendre.
La descente, justement, comment l'expliques tu ?: Je crois d'abord que nous avons manqué de chance sur 3 ou 4 rencontres perdues de justesse. Ensuite la blessure de Fabien Domingo, lors du premier match, a été très préjudiciable. Dés qu'il est revenu dans le groupe, les résultats ne se sont pas fait attendre. L'absence d'un buteur régulier, surtout en milieu de saison, reste également une des causes de quelques rencontres perdues.
Comment arrives-tu à concilier la pratique du rugby de haut niveau avec ton travail ? : Les joueurs comme moi, qui exercent une activité en dehors du  rugby, bénéficient d' un contrat particulier "Pluri-actif". Le rugby, même professionnel, ne donne pas la possibilité d'en vivre. Personnellement, j'ai toujours souhaité avoir une activité parallèle afin de ne pas penser que rugby. Et puis il y a l'après rugby car une carrière sportive est de courte durée, il y a aussi le risque de blessures.
Parlons des blessures c'est ton cas actuellement : J'ai connu une longue période sans jouer, suite à une pubalgie tenace qui m'a tenu éloigné des terrains durant plusieurs mois. A Aubenas j'ai ressenti une douleur que j'avais contractée à Périgueux en challenge de l'espérance. En fait je souffre d'une entorse sterno-claviculaire qui va me priver du match retour contre Beaurepaire, mais j'espère bien être opérationnel pour aller à Lourdes.
Que penses-tu de la saison actuelle ? : Je dirai , pour l'instant, que tout se passe pour le mieux. L'ambiance est excellente et les résultats sont là. Maintenant les objectifs sont clairs, nous devons aller jusqu'au bout et retrouver le niveau que nous n'aurions jamais du quitter. Il n'existe pas de rencontres faciles et nous n' avons aucun droit à l'erreur. A nous de faire tout ce qu'il faut pour atteindre l'objectif fixé par les dirigeants.
Un petit mot sur le public de "Jean-Alric" : Il est tout simplement extraordinaire, c'est vraiment le 16e homme, à la maison comme à l'extérieur. Nous ne le remercierons jamais assez.
Quels sont tes loisirs ? : Je pratique le golf,  le vélo avec mon père et mon copain Sébastien. Hélas je ne dispose pas de beaucoup de temps pour mes loisirs, entre la famille, le bar, et le rugby. 
Dernière question : Connaissais-tu  Cantalpassion avant cet interview? Oui bien sur j'y vais de temps en temps mais j'ai été impressionné en lisant, ce matin (29/03/2007), dans  'La Montagne " le compte rendu de votre dernière assemblée générale, par le nombre de connections journalières.


Merci Jean-François d'avoir répondu avec autant de gentillesse aux questions de Cantalpassion


 

Questions à Vincent Caldayroux:

Si tu le veux bien commençons par l'exploitation agricole : Avec mon Père, Georges, nous exploitons, en GAEC,  une propriété de 80 hectares à Labouygue commune d'Arpajon sur Cère, plus une montagne à Vic sur Cère, d'une trentaine d' hectares, destinée aux génisses. Notre spécialité est la production laitière. Depuis cinq ans nous avons pris la décision de nous lancer dans la fabrication du fromage fermier. L'exploitation étant située dans la zone d'appellation "Salers", il ne nous restait plus qu'à investir dans une laiterie et à respecter les normes qu'exige cette production.
Quels sont les règles et critères à respecter: Le label "Salers fermier", en dehors de la zone spécifique, est soumis à des règles très strictes. Pour bénéficier de l'appellation, le fromage doit être fabriqué avec du lait produit lorsque les vaches consomment de l'herbe, du 15 avril au 15 novembre, d'autre part l'herbe pâturée doit correspondre à 70 % de la ration de base. Le fromage a une durée minimum d'affinage de 3 mois. Pour la fabrication, la gerle en bois est obligatoire et on ne doit pas mélanger le lait de plusieurs traites. Le fromage fabriqué en dehors de la période de référence est vendu sous l'appellation "Cantal"
Les vaches doivent-elles être de race Salers ? : Non, ce n'est pas une obligation. Notre troupeau (55 laitières)  est de race "Pie rouge des plaines" dont les origines proviennent du nord de l'Allemagne. Le renouvellement du cheptel se fait sur l'exploitation par reproduction naturelle.


Que représente la production de "Salers": Ce matin, la traite représente 700 litres de lait ce qui devrait permettre de fabriquer 80 kilos de fromage environ, la traite du soir sera un peu moins importante. La production annuelle de "Salers" est de l'ordre de 25 tonnes. Nous fabriquons également d'autres produits (fromage "Cantal", beurre (30 kilos semaine environ), tome destinée à la fabrication du plat régional la"truffade", et autres fromages à pâte mole (tome de Labouygue). Le sérum (petit lait) est consommé sur place et permet l'engraissement d'une cinquantaine de porcs charcutiers.

Comment se fait la commercialisation ?: D'abord par les ventes à la ferme, puis sur le marché d'Arpajon sur Cère, le dimanche matin, les excédents sont vendus aux fromageries Occitanes, chargées par ailleurs de l'affinage.(Le GAEC Caldayroux à obtenu la médaille d'or au concours agricole de Paris 2007)

Tout ceci représente beaucoup de travail et certainement de la main d'oeuvre spécialisée: Nous travaillons en famille plus 2 salariés dont Lucienne la fromagère.

Comment arrives-tu à concilier le travail sur l'exploitation et le rugby ?: J'ai la chance d'avoir mes parents,ArletteGeorges, présents sur l'exploitation. Par ailleurs je possède un statut de joueur "pluri-actif", avec 4 entraînements par semaine plus les matchs le week-end.
Parlons maintenant du joueur de rugby : Je suis né le 28 septembre 1976, je joue au poste de pilier gauche, je mesure 1.83 m pour un poids de 110 kilos. J'ai débuté à l'école de rugby d'Arpajon sur Cère avec mon frèreStéphane. Je suis ensuite passé par la célèbre école de rugby du Stade Aurillacois. Dans les équipes de jeunes ( cadets, juniors, espoirs) j'ai souvent occupé le poste de n° 8.
Tu n'as pas toujours porté les couleurs du stade Aurillacois: Effectivement j'ai passé une saison à Riom en fédérale 2, en compagnie de Stéphane Borel avec Patrick Boucheix comme entraîneur, ensuite j'ai porté, durant 2 saisons (99/00 & 00/01), les couleurs de Périgueux, lorsque le club évoluait dans l' élite. Depuis la saison 2001/2002 je porte les couleurs du Stade Aurillacois.
Tu as également connu quelques sélections : J'ai été sélectionné du Limousin cadets, puis j'ai eu l'honneur de jouer avec la sélection Nationale scolaire en 94/95 contre l'équipe d'Angleterre. Plus récemment j'ai été retenu dans l'équipe d'Auvergne dans le cadre de la "coupe de la fédération".
Quels sont tes meilleurs souvenirs rubystiques ? : Une finale "cadets" avec le Stade Aurillacois, entraîné parMichel Peuchlestrade et perdue 3 à 6 contre le PUC. Une autre finale "Espoirs" avec Périgueux perdue 35 à 40 face à Agen.
Que penses-tu de la saison actuelle ? : Je dirai que l'ambiance est excellente et que les victoires génèrent les victoires. L'objectif est clair nous devons retrouver la "Pro D2" dés cette fin de saison. Nous avons les moyens d'atteindre cet objectif à condition d'aborder toutes les rencontres avec sérieux et détermination. Il faut terminer premier du "trophée Jean-Prat" afin de recevoir, lors des matchs retour, en quart et demi finales. 
Connaissais-tu "Cantalpassion" avant notre rencontre ?: Oui je connaissais, mais maintenant je vais le visiter encore plus souvent.
Merci Vincent, pour le temps que tu as bien voulu consacrer à cet interview.