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Rapso-Disco.

1970 débute par une fragrance fleurie-boisée-chyprée du parfum Chanel N° 19. Cette création de Jacques Helleu (leu leu) directeur artistique de l’empire Chanel est un souhait de Mademoiselle Coco, probable réminiscence de son enfance passée à l’orphelinat d’Aubazine en Corrèze.

Dans les grands rassemblements hippies de Woodstock et dans l’île de Wight, (quatre à six cent mille festivaliers) seule la musique dispense une odeur de fraîcheur. Les dérives sexuelles provoquées par la vie en communauté, la prise exagérée de substances hallucinogènes, font qu’une certaine caste de la jeunesse sombre dans une déviance socioculturelle.

♪♫ Lors des concerts, la découverte par le vieux continent, du guitariste gaucher Jimi Hendrix, de Carlos Santana, du trompettiste Miles Davis, du chanteur Bob Dylan, de Jo Cooker et de la chanteuse Joan Baez provoque une révolution musicale qui va désorganiser l’univers du bal classique.

Cette période bariolée influence les groupes musicaux qui, par l’entrée en force de l’esprit ‘‘rythme and blues’’ dans la variété, ajoutent à leur rythmique un éclat coloré de ‘‘Sax’-Trompette-Trombone’’.

Electro-choc.

1970-1972. Au début des seventies, le grand chambardement artistique a le mérite de clarifier les choses, entre les désirs des 18-30 ans et les aspirations des gens d’âge mûr.

Ce bouleversement sauve pour l’instant le bal musette.

Les organisateurs prévoient d’un côté le bal des jeunes et de l’autre le bal à papa. Dans la plupart des fêtes de villages ces deux modes cohabitent parfaitement. Souvent le droit d’entrer est unique, ce qui permet de naviguer à volonté entre les deux sites. Cette nouvelle possibilité, très utilisée, offre un argument supplémentaire à de nombreux petits canaillous qui proposent hypocritement une promenade innocente à leurs proies, sous le seul prétexte d’aller voir ailleurs si c’est plus attrayant.

La trilogie ‘‘Joie, entrain, gaieté’’ n’est donc en rien altérée : Ouf !

♪♫ L’orchestre ‘‘In ’’ se compose d’une base de trois à cinq‘‘musicos’’ : un batteur, un ou deux guitaristes (accompagnement et solo), un bassiste et un organiste, à laquelle on ajoute deux ou trois cuivres.

Sur le chemin du retour, après un match disputé à Saint-Yrieix-la-Perche, l’équipe de Rugby de Bort-les-Orgues s’arrête au dancing Delno à Vimbelle. L’orchestre briviste d’Albert Claener, saxo baryton, a la réputation de jouer dans la cour des grands. Alain le fils vient de se doter d’un orgue ‘‘Éminent’’ qui possède des sons de strings (cordes) ce qui permet de napper les mélodies d’un voile sonore imitation violon. Alain maîtrise bien l’appareil et se met encore plus en valeur dans les tubes du ténébreux Mike Brant, Mais dans la lumière et Laisse moi t’aimer (Jean Renard).

Laisse-moi t'aimer toute ma vie
Laisse-moi laisse moi t'aimer

Faire avec toi le plus grand de tous les voyages
Laisse-moi laisse moi t'aimer t'aimer. Woh oh oh oh...

Je ne sais pas si vous vous souvenez des vocalises du final : essayez, vous allez vite déchanter !

Et si je vous révèle que Mike Brant se prénomme en réalité Moshe, qu’en dites-vous les filles ? Alors, pas calmées ?

Wight is wight (Michel Delpech) est conforté et bien assis sur le tapis symphonique de l’Eminent.

Wight is wight, Dylan is Dylan

Wight is wight, viva Donovan

C’est comme un soleil, dans le gris du ciel

Wight is wight, hippie, hippie, pie…

Revenons à nos rugbymen qui ne sont pas tous sensibles à la douceur des cordes d’un Stradivarius. Pour eux, la mandoline fait l’unanimité. Le seconde ligne ‘‘Tou-touche’’ aux feuilles de choux bouchées et fortement ourlées par le frottement dans les mêlées est, lui, plus attiré par la partie charnue des minettes qui passent à sa portée. Il laisse trop souvent traîner ses grosses paluches, ce qui n’est pas du goût de Pilar la grande brune, qui vient d’en faire la mauvaise expérience. Courageuse et n’ayant pas froid aux yeux, d’une volte face, pivot jambe droite, elle décoche un revers de main qui atteint sa cible : la joue de l’importun. Dans le choc, le joueur libère involontairement son dentier souvenir d’un coup de crampon récolté en marquant un essai contre Uzerche en fin de saison (trois points, trois dents). Surpris par la réaction de la donzelle, désarçonné un court instant, il ramasse sa prothèse et, incorrigible, repose ses mains baladeuses sur le postérieur le plus proche, celui de ‘‘Bouboule’’ le première ligne. ‘‘Tou-touche’’ en zozotant jette à l’arrière Jean-Pierre Lalitte :

─ Zelui-là, ze le connais, y mord pas !

Le numéro quinze est un prof’ de dessin qui, en plus d’un bon coup de ‘‘latte’’, a un bon coup de patte. Il vient de réaliser pour son copain Martial Ténor une superbe affiche publicitaire, dans le style Il était une fois dans l’ouest, western cher à Sergio Léone. L’homme à l’harmonica, musique signée Ennio Morricone, jouée par Franco De Gemini, fascine les orchestres qui arrivent à rendre assez fidèlement l’étrangeté et l’envoûtement procurés par cet air mystérieux. Le style particulier de Jean-Pierre dépeint bien ce climat. Le principe de la caricature est utilisé ici pour singulariser et donner à l’affiche l’ambiguïté d’une double image, à la fois groupe et orchestre.

De jeunes étudiants sont à la recherche des plaisirs démodés (ou que l’on croit). Ils les trouvent dans le ‘‘pince-fesses’’ à papa animé par l’ensemble Les compagnons de la nuit du sympathique François Madziarski, reconnu fin accordéon-bando. Il est entouré par trois profs : le solide pianiste Claude Buisson, le très sérieux guitariste-chanteur Michel Poignet et l’excellent Jean-Claude Milly Sax-Flûte. La qualité et la modestie en sont les atouts maîtres.

Pierrot Del Prat, allias Mister Henry Kane, veste jaune à carreaux, chemise rose, cravate verte, baskets blanches se fait passer pour un metteur en scène. Il recrute des comédiennes et des figurantes pour tourner dans un soi-disant long métrage historique. Grâce à la complicité d’un copain musicien l’affaire est bien montée. Mister Kane présente ses acolytes :

─ Mesdames Messieurs, chers compatriotes et chers amis du grand écran, je suis heureux et flatté de pouvoir vous présenter mes collaborateurs : Monsieur Jean-Pierre De Labrevoir mon régisseur, Mathurin Gard mon vieux secrétaire et Michel Leblond dit ‘‘Belle-Toise’’ mon chauffeur.

Avec le plus grand sérieux, après une définition précise des objectifs et des épreuves à subir, le quatuor organise une sorte de défilé-radio-crochet. Bien en vue sur ‘‘les planches’’, il s’agit de passer trois tests avec panache.

** Pour le premier, il suffit d’exécuter quelques pas de danse sur Sacré Charlemagne (écrit par Roger Gall et Georges Liferman pour France Gall), qui sera la musique du présumé film couleur à grand spectacle ‘‘De Gergovie à Nébouzat’’.

** Pour le second, il faut reproduire fidèlement et avec force un cri de ralliement à la manière de Jane la‘‘Tarzane’’. Les figurants ne seront vêtus que de peaux de bêtes au cours du tournage.

** Pour le troisième test, une épaule est largement découverte à la mode romaine. Il est primordial de chanter le plus juste possible le thème musical des pantagruéliques banquets donnés dans le film : Paulette des Charlots (Luis Rego & Gérard Rinaldi, ex-musiciens de la bande à Antoine).

Paulette, Paulette tu es la reine des paupiettes

Notre amour ne serait pas si fort

Si tu n’aimais pas les paupiettes

Les paupiettes de veau.

Paulette, Paulette, tu es la reine des paupiettes, olé !

** Une quatrième épreuve départagera les candidates en cas d’ex æquo, pour obtenir un rôle. Il suffira de mimer une scène d’amour de la manière la plus réaliste possible (baiser, bruitage, gestuelle…) avec le partenaire de son choix mais en restant dans le domaine de la bienséance. Les nymphettes sont triées sur le volet avec des physiques bien différents car, pour faire un film authentique, il faut avoir une représentation précise des gens du peuple. Une seule exigence du pseudo-cinéaste : avoir la mine rougeaude.

L’auditoire participe, tout se passe au mieux pour les trois premiers exercices. C’est essentiellement la phase quatre qui intéresse nos loustics. Il faut avoir recours à l’ultime épreuve pour le classement final des candidates.

Le casting tourne mal, lorsque, seulement pour démontrer, Henry serre Paulette la plus belle des postulantes, dans ses bras et lui donne un baiser. Les gars du village percevant le grotesque de la situation stoppent le spectacle et chassent manu militari les imposteurs qui ne trouvent leur salut qu’à la faveur d’un démarrage sur les chapeaux de roues de la Dyane Citroën (la carrosserie n’est pas encore piquée). Lorsqu’ils sont hors de portée, tête à la portière, Kane vocifère :

─ Vous aurez vite de mes nouvelles, tas de ‘‘mouges’’ ! (Moujiks).

1970. Le 1er Novembre à Saint-Laurent du pont en Isère, le dancing ‘‘Cinq-Sept’’ prend feu ; cent quarante six personnes, en majorité des ados, perdent la vie. Des mesures de sécurité sont prises immédiatement : tous les matériaux doivent être ignifugés, les issues de secours obligatoires doivent s’ouvrir de l’intérieur. Cela conduit à la fermeture des salles occasionnelles, granges, cafés…qui ne peuvent supporter les frais de mise en conformité, d’où une première diminution du nombre de petits bals de campagne.

Sans moyen de locomotion, les moins de 18 ans trouvent leur compte dans les ‘‘Boums’’. Ce sont les antiques surprises-parties d’avant 68, qui cette fois se déroulent le soir à partir de 20h30.

La tenue vestimentaire évolue quelque peu. La chemise, les chemisiers sont toujours fleuris très cintrés, encore plus près du corps. Ce qui change le plus ce sont les pantalons qui, serrés au niveau des cuisses, s’élargissent à partir des genoux en forme de patte d’éléphant. La rue adopte l’expression ‘‘patte d’Eph’’. Ces jeunes peuvent à volonté sélectionner Let it be ultime 45-tours des Beatles avant leur séparation, In the summertime de Mungo Jerry, She’s a Lady de Tom Jones, Black Night de Dee Purple. Le vrai bonheur est procuré par Mamy blue des Pop Tops ou Joël Daydé. Cependant, ils ne font aucun cas de l’admirable version de Nicoletta.

Oh, Mamy! Oh, Mamy Mamy blue!

Oh, Mamy blue (Oh Mamy Mamy)

Heureusement que les ‘‘boumeurs’’ ignorent, car ce serait un scandale, que la musique et les paroles sont l’œuvre du Marseillais Hubert Giraud qui auparavant a composé Sous le ciel de Paris, travaillé pour Bourvil (La tendresse), Dalida (Les Gitans), Montant, Piaf… 

Arrivent encore à se caser dans les soirées, Johnny Hallyday (favoris et cheveux longs) avec Jésus Christ est un Hippie, Cat Stevens Lady d’Arbanville ; mais celui qui fait l’unanimité c’est Michel Delpech qui, après son premier disque Anatole chez Vogue, signe Pour un flirt chez Eddy Barclay, le père fêtard.

Pour un flirt avec toi / Je ferai n’importe quoi

Pour un flirt avec toi…

Pour un petit tour, au petit jour, entre tes bras…

Les boums sont souvent l’occasion du premier flirt comme le faisait remarquer déjà en 1957 Sydney Bechet dans Premier bal.

Mon premier bal, tourne sous les lumières

Mon premier bal, au soir de mes seize ans,

Où j’ai dansé une nuit entière

À la lueur de notre amour naissant

Mine de rien, Anatole est toujours présent dans les endroits stratégiques !

J’espère que vous ne m’aviez pas oublié !...

Puisque vous êtes gentils avec moi, je vous invite à faire une balade agréable à Roannes-Saint-Mary dans un dancing de charme. Veuillez prendre place dans ma confortable R17 orange, capote et vitres électriques.

Accompagné par sa très bonne formation, Jo Sony, fin musicien polyvalent, cabrette, accordéon, bando, sax’, trompette, flûte, vibra… enfant de la balle (ancien bras droit et gauche de Jean Ségurel) mène la danse. En plus de ses numéros de contorsionniste-équilibriste qu’il réalise tout en jouant, il génère une chaude ambiance avec les tubes de Michel Sardou J’habite en France, Les bals populaires co-signés par Jacques Revaux & Vline Buggy.

Dans les bals populaires, l’ouvrier parisien

La casquette en arrière, tourne tourne bien. (Eh ! oui déjà)

Dans les bals populaires, les ‘‘Raquel’’ du sam’di

Du bleu sur les paupières, tournent tournent aussi

Mais là-bas près du comptoir en bois, on ne danse pas…

On est là pour boire un coup, on est là pour faire les fous

Et pour se reboire un coup et pas payer nos verres…

Jo réussit un tour de force : il fait chanter les ‘‘gourles’’ du bar, ceux qui prennent une ‘‘cabrette’’ (se soûler) comme ils disent. Quelle triste comparaison pour ce noble et bel instrument qui n’a pas dit son dernier mot ! Enfin ces vieux birbes (et tac !) s’expriment encore mieux sur les paroles de Claude François chantées par le comique Patrick Topaloff sur disque Flèche.

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

J’ai la peau du ventre bien tendue

Merci petit Jésus.

Un des ‘‘blaireaux’’, appuyé contre le mur à l’angle du comptoir, suite à cette dépense d’énergie imprévue, fronçant ses sourcils en pare-soleil pour faire le méchant, apostrophe le patron :

─ Camille Charmes, J’ai peut-être bien mangé, mais j’ai pas assez bu ! Tu vois pas qu’on ‘‘la pète’’ ? Dépêche-toi de refaire le plein, ça presse, j’ai besoin d’un fortifiant !

─ Je ne délivre des fortifiants que sur présentation d’une ordonnance !

─ Arrête ton char…me, sinon je t’en ‘‘colle une par le museau’’ !

Le répertoire de Jo s’oriente vers la détente Comme j’ai toujours envie d’aimer de Marc Hamilton, Il de Gérard Lenorman (moitié Normand, moitié Auvergnat) et The fool de Gilbert Montagné. Il termine sa prestation par deux marches de sa composition, les p’tits soldats et Nuit Arverne.

Changeons d’horizon ! Je vous emmène dans le massif du Sancy à la station thermale de La Bourboule assister à l’émission de Lucien Jeunesse, le jeu des Mille francs d’Henri Kubnick. Une surprise nous y attend !

Dans la grande salle des fêtes, sur scène derrière l’animateur radio (ex-chanteur), l’orchestre Martial Ténor au grand complet assure le fond musical avant la retransmission du jeu sur France-Inter. Vous en avez le souffle coupé ? Ce n’est pas grave, les eaux des thermes soignent l’asthme.

─ Le défi est lancé ! Si vous répondez à une seule question, je vous invite à dîner et ensuite dans ce même décor d’après guerre, je vous accompagne au bal Inter-danse de Jo Dona.

Première question posée par Lucien Jeunesse.

─ Question blanche de Monsieur Brun de Noirétable : Quel instrument de musique est masculin au singulier et féminin au pluriel ? Vous ne disposez que d’une minute.

Un assistant devant un micro, chrono en main, dans un silence impressionnant égrène les secondes en frappant sur son métallophone ding, ding, ding…et signale la fin du temps imparti en tapant les trois notes fatidiques …Tu Ti Tou.

─ Bravo, vous avez bien répondu, je tiens parole. Tentez le Banco !

21h30. Le matériel est impressionnant, sono dernier cri : Golden-Sound deux enceintes asservies (amplis incorporés) avec tweeter d’aigus, étoffée par une chambre d’écho Binson et un pupitre Freevox réverbération incorporée. Sur la gauche en retrait de l’orgue Elka (masculin singulier), deux techniciens France-inter sont aux commandes, l’un du magnétophone et l’autre du pupitre de mixage. Pour une bonne prise de son il y a deux micros par pied.

Gilbert Picard le présentateur ouvre la soirée avec les sept musiciens en tenue de gala, costume vert clair, chemises blanches, cravates assorties.

L’indicatif Soul Finger (Bar-kays) donne l’occasion à Jaques Duméry tiré à quatre épingles, trombone-sax’ (belle sonorité), au jeune et prometteur Thierry Barbance trompette, à Martial Ténor sax’ et à Pépé Lopez batteur au fin toucher, de bien se chauffer. Les chanteurs vont se succéder : Camille Trémoulinard (basse-flûte-clavier) dans We shall dance de Demis Roussos, Michel Lafage (guitare-Trompette-accordéon) dans Mourir de plaisir (Michel Sardou). Gérard Malroux (chant-guitare) captive la foule par sa facilité dans La musica de Patrick Juvet. Il est à son affaire dans le Mike Brandt C’est ma prière (M.B. & Richard Seff) et Qui saura (M. Jourdan - F. Migliacci - J. Fontana).

Qui saura, qui saura, qui saura

Qui saura me faire oublier dites moi

Ma seule raison de vivre, essayez de me le dire

Qui saura, qui saura, oui, qui saura

Ce guitariste-chanteur séduit aussi par son éclectisme et son sérieux. Il donne son maximum dans l’Himalaya de C. Jérôme, Ma jalousie de Ringo, comme dans Le rire du sergent de Michel Sardou.

Le rire du sergent, la folle du régiment

La préférée du capitaine des dragons

Le rire du sergent, un matin de printemps

M’a fait comprendre comment gagner du galon.

23 heures. Les deux présentateurs vedettes reviennent sur scène pour organiser les jeux France-Inter dotés d’appareils photos, de transistors, de stylos... L’émission débute à l’heure prévue : direct oblige. L’orchestre un peu contracté sur Everybody’s Everything de Santana (ouverture gourmande) réussit son entrée en matière. Le début de Don’t let me down est légèrement forcé pour mieux coller à la peau des Beatles. Avec l’Amérique (JDassin), Viens avec nous (Triangle) et Kiss me (C. Jérôme) les gars sont à leur aise. En frappant sur une vieille voiture à pédales en ferraille pour l’introduction du morceau de Martin Circus, Je m’éclate au Sénégal, les nerfs se relâchent totalement.

Je m’éclate au Sénégal avec une copine de ch’val…

JDassin avec Les champs Élysées permet de rentabiliser le saxo soprano.

Aux champs Elysée (soprano : Ta da do da do).

Aux champs Elysées (Te de di de do).

Au soleil sous la pluie, à midi ou à minuit / Il y a tout c’que vous voulez

Aux champs Élysées (Ta ta da da da do, da di da da, ti ti di di de do de do).

Tout se passe pour le mieux, le nombre d’entrées espéré est largement dépassé, le comité des fêtes est ravi d’avoir fait son ‘‘beurre’’.

Comme a priori le bandonéon n’est pas souverain dans la soirée, je vous propose d’aller danser un Dernier tango à Paris, en tout bien tout honneur. Celui dansé par Maria Schneider et Marlon Brando dans le film de Bernardo Bertolucci est un peu trop ‘‘hard’’ : quoique !

A quelques encablures de Clermont-Ferrand Georges Michel (Jojo) ne déroge pas à la règle de la modernité ; il vient de doter sa formation d’un matériel haut de gamme, sono et éclairage qui bluffe même les plus grands : la preuve !

Sous l’immense chapiteau deux scènes sont dressées face à face. JDassin est la grande vedette de la soirée. En professionnel méticuleux, il arrive le premier, vers 17h pour visiter l’espace, avant de réaliser la balance avec son groupe, et se dirige tout naturellement vers le podium le plus cossu.

Un organisateur, un peu gêné, le rattrape.

─ Non non Monsieur Dassin, vous, c’est de l’autre côté !

Après un moment de flottement, Joë se retourne vers Jojo.

─ Bon ça va ! Toi aussi on te surnomme Jojo !

Piqué au vif, l’artiste se dépasse, le grand jeu : costume blanc, lasso, pistolet… Sa prestation est une réussite.

Le public est chauffé au rouge, ce qui n’est pas fait pour déplaire à Alain Chanone, le solide chanteur de la bande à Jojo, bien décidé à rivaliser.

La fleur aux dents, il avoue modestement, Je ne suis qu’un homme (Alain Barrière).

Je ne suis qu'un homme rien qu'un homme
Et je vais ma vie au gré des vents
Et qu'on me pardonne me pardonne

Starlette au haras de Pompadour, une habituée des bals, La belle Bérengère est une écuyère reconnue. Elle maîtrise la monte. ‘‘La Geiger’’ c’est son petit nom, (je ne garantis pas l’orthographe) blonde pulpeuse aux yeux bleus, roulée comme un carrosse ─ elle le sait ─ dégage une énergie digne de la centrale de Pierrelatte. Même avec un périmètre de sécurité, les aiguilles les plus paresseuses flirtent avec le zénith.

Comme le souligne Claude Sautet, ce sont Les choses de la vie.